conseils nettoyage montres anciennes

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 25)
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  • #410000138524
    Yann Riquier
    Membre

    Bonjour,

    Bien que sans doute déjà existant mais ne trouvant réellement les réponses que j’attends, j’ouvre donc ce topics.

    Ma question est simple.

    Etant débutant et voulant devenir horloger, j’ai un dossier horloger à monter pour mon admission dans les écoles.

    J’ai plusieurs montres de gousset anciennes qui pour certaines pourraient fonctionner avec une révision digne de ce nom.

    J’ai les outils de base et le geste pour travailler mais je n’ai absolument aucun idée de comment nettoyer les pièces en question, la meilleure façon…

    Je peux me permettre d’investir dans un bac à ultrason pour un peu plus d’une centaine d’euros tout comme je pourrai me contenter d’un simple bac avec un produit nettoyant….

    j’ignore totalement aussi qu’elles huiles acheter pour lubrifier les mécanismes….

    En gros :

    -quel bon moyen pour nettoyer correctement les pièces (toutes les pièces ?) ?

    -qu’elles huiles utiliser ?

    Si possible de me donner des références ou des liens d’outils et de produits vivement recommandés, je vous en serai reconnaissant.

    Merci d’avance

    #420004119828
    MisterP
    Membre

    Bonjour,

    Sujet multitraité Mr. Green , mais au cas où:

    http://www.horlogerie-suisse.com/technique/base-de-l-horlogerie/liste-outillage

    Pour nettoyer, essence C uniquement. Pour un début en amateur ça suffit plus qu’amplement.

    Pour « savoir quelles huiles » prendre, tu regardes la doc ETA d’un mouvement simple style 6497, il y a le détail.

    Le bac US n’est pas forcément utile ni bien adapté pour les mouvements.
    Le nettoyage main est plus respectueux des pièces et des traitements de surface. Qui plus est, au pinceau à main, ou en chevillant, tu apprends alors à bien regarder un composant sous tous ses angles. Et tu apprends aussi à manipuler les composants.

    Attention beaucoup d’écoles ne souhaitent pas forcément des personnes ayant déjà des habitudes même minces, ou « une gestuelle technique ».
    Ils savent le détecter lors des examens d’admission.

    Avant de te lancer dans un démontage remontage, il serait plus judicieux de savoir faire un genre de fraise à 3 faces sur une cheville de bois (–> cheviller un rubis), ou de savoir reprendre l’affutage d’un tournevis ou de brucelles Wink
    Outillage nécessaire: du bois de fusain, un couteau affuté, une lime et ou une pierre, rien de plus.

    NB: si tu as de vieux goussets, attention, entre les cylindres HS, les rubis ébréchés, les pivots cassés, c’est souvent une cascade d’emm**** pour un débutant.

    #420004119829
    Tass2909
    Membre
    #420004119830
    Yann Riquier
    Membre

    merci pour les infos !

    MisterP pourquoi les écoles n’aiment pas forcement les élèves avec une petite expérience ? de ce que j’ai pu voir c’est l’inverse, ils veulent visiblement des gens qui connaissent et s’intéressent de très près.

    #420004119831
    Wolfy
    Membre

    Perso j’utilise, essence C , eau distillé , Elma 1:9 ICI en bain ultra son ou bain simple de trés courte durer,pour les huile Moebius ICI 2 ml dure …longtemps .
    Spiral et ressort moteur uniquement dans l’essence C . La machine a ultra son est bien mais ….si tu a un rubis mal sertie au autre …. il se barre .
    L’elma 1:9 est bien aussi pour les mouvement laiton ternis par l’oxydation dut a leurs ages , il redonne l’éclat ….mais pas longtemps car il aurait l’effet inverse, perso 2 ou 3 mn et même moins sur les mouvement Français ayant une galvanisation de nickel tellement fine qu’il le bouffe .

    #420004119832
    MisterP
    Membre
    Yanovich a écrit:
    (…) de ce que j’ai pu voir c’est l’inverse, ils veulent visiblement des gens qui connaissent et s’intéressent de très près.

    Non, ils veulent d’entrée avoir des gens motivés, avec un esprit et une logique « mécanique ».
    Si tu sais déjà nettoyer-remonter-huiler (=/= réviser) un 6497 et que tu connais toutes les spécificités des lettrages de cadrans rolex et heuer sur 50 ans ils s’en cognent.

    Par contre si on te met un assemblage mécanique (pas forcément horloger) entre les mains, si tu arrives en te cassant un peu la tête à comprendre quelle est en gros sa chaine cinématique, son fonctionnement global, ca c’est un plus.

    Ils ont un référentiel (cap/bma/dma etc) calqué sur ce que demande l’Education Nationale, ou plus orienté travail en Suisse, pour les établissements type Wostep.
    Ils t’apprennent leurs méthodes. Si tu arrives avec des gestes et habitudes techniques déjà en place, c’est incompatible avec ce qu’ils veulent t’inculquer. Ils le verront, tu es out d’entrée.

    Les premiers mois de CAP, tu as des limes, du bocfil, de l’affutage, puis du tournage, avec des cotes et des tolérances qui sont de plus en plus faibles.
    Les élèves peu motivés et les matamores se barrent alors.
    Arrivent ensuite les exercices sur les pendules, les comtoises etc. La montre arrive en dernier, une fois maitrisés ( Rolling Eyes Incompréhensible ) la théorie et la pratique sur les gros volumes. Et en CAP, du quartz aussi.

    Edit: si tu veux prendre de l’avance pour une phase dans le CAP, achète un burin de tournage moyen, une pierre india à casto, une petite arkansas, et tu réaffutes ca au mieux. C’est pas glamour, ca va te prendre des soirées, mais au moment de faire du tournage, là tu auras d’un coup les fruits utiles de ton travail Mr. Green

    #420004119833
    Yann Riquier
    Membre

    Tu m’as l’air d’en savoir un paquet sur la formation… tu es formateur ou un ancien élève ?

    en gros il faut avoir l’air motivé tout en étant une brèle avec ses mains si je saisi ce que tu dis…

    #420004119834
    pilàlheure
    Membre
    MisterP a écrit:

    Avant de te lancer dans un démontage remontage, il serait plus judicieux de savoir faire un genre de fraise à 3 faces sur une cheville de bois (–> cheviller un rubis), ou de savoir reprendre l’affutage d’un tournevis ou de brucelles Wink
    Outillage nécessaire: du bois de fusain, un couteau affuté, une lime et ou une pierre, rien de plus.

    en gros tu y vas pour apprendre
    sur quelques gestes, l’équipe pédagogique saura si tu as le potentiel ou pas !
    une motivation saine est la clé

    #420004119835
    Yann Riquier
    Membre

    je trouve ça assez déroutant ce que j’entends, sans vouloir manquer de respect.

    Intérieurement je sens ma motivation dur comme du béton, j’ai clairement envie d’apprendre.

    J’ai un suivi avec la mission locale, eux mêmes m’incitent à bouffer du stage en entreprise et des travaux perso (ce que je fais). récemment j’ai essuyé un premier refus de la part d’une fac en Bretagne, soit disant mon dossier trop récent pour eux (ce qui est pas faux dans un sens). j’ai réussi tous les tests, en revanche les types à l’entretien je les ai trouvés très fermés…

    Je sais que je dévie totalement du sujet initial mais c’est très important aussi.

    #420004119836
    Saturne
    Membre

    Bonsoir,

    Pour expliciter un peu ce qui t’a été dit plus haut et qui peut paraître contre intuitif sur les attentes des écoles je vais essayer de te donner le pourquoi de ces attentes.

    Les tests des écoles du genre démontage-remontage d’un mouvement 6497 sont en gros basés sur la question suivante : Comment va se comporter l’élève face à un mécanisme et une opération inconnus de lui?
    Cela permet de déceler « l’esprit mécanique » dont parlait MisterP, la patience, la persévérance, la méticulosité, l’organisation, la pertinence de tes questions, la capacité d’auto-évaluation, etc.
    Toutes ces choses, il est important pour l’école que tu les possède déjà dans une certaine mesure car si tu ne les a pas, il sera très difficile (voir impossible) de te les inculquer.

    Au contraire, les connaissances théoriques et pratiques ainsi que les gestes techniques, l’école est là pour te les enseigner. Il n’est donc pas nécessaire que tu les aies déjà. Au contraire, les profs sont souvent agacés par les élèves qui ont déjà des « habitudes » de travail qui ne correspondent pas à la manière de faire voulue par l’enseignant. Il est plus simple d’enseigner à quelqu’un qui ne sait pas que de faire désapprendre une méthode à quelqu’un qui croit savoir pour lui en enseigner une autre.

    Bien sûr ça n’est pas mauvais en soi d’essayer d’apprendre des choses et de bricoler des montres en amont (cela démontrera au moins ta motivation et ton intérêt), mais ça rend leur test moins opérant sur tous les autres aspects qui les intéressent. En gros, plus tu en sais, moins leur test leur donnera d’infos.

    #420004119837
    Yann Riquier
    Membre

    J’ai démonté-remonté ce mouvement 6794 lors de la journée de qualification à la fac des métiers de Fougeres, j’ai fini le premier sans rien faire tomber et sans toucher les pièces avec les doigts. Ils m’ont refusé soir disant que mon dossier est trop récent pour eux (ce qui est pas faux), j’ai pourtant réussi tous les tests selon eux à l’entretien. De toute façon je n’arrêterai pas de chercher. Je veux être horloger un point c’est tout. J’aime apprendre toujours plus et surtout dans ce petit monde.
    La je suis dans l’optique actuel de bouffer du stages et des dossiers de travaux maison.
    Vos conseils et expériences sont très important pour moi. C’est un plaisir d’en parler.

    #420004119838
    Ludo888
    Membre

    Moi je suis pas du milieu mais je suis assez effaré de lire certains commentaires..je vois vraiment pas en quoi avoir déjà mis un œil dans un mouvement et connaître quelques trucs sur l’horlogerie pourrait nuir dans un dossier (tout en restant humble bien sûr).
    A mon avis il faut savoir comment fonctionne une montre mécanique, le principe de l’échappement, du remontage auto et du Quartz..peut être les dates et les noms des principaux inventeurs et voilà! De la motivation, de l’envie et un peu de logique et de connaissance en mécanique…je vois pas pourquoi on refuserait quelqu’un qui possède toutes les qualités décrites Wink (on envoie pas non plus quelqu’un sur mars hein quand on repart une montre même si c’est un très beau métier)

    #420004119839
    Saturne
    Membre
    Ludo888 a écrit:
    Moi je suis pas du milieu mais je suis assez effaré de lire certains commentaires..je vois vraiment pas en quoi avoir déjà mis un œil dans un mouvement et connaître quelques trucs sur l’horlogerie pourrait nuir dans un dossier (tout en restant humble bien sûr).
    A mon avis il faut savoir comment fonctionne une montre mécanique, le principe de l’échappement, du remontage auto et du Quartz..peut être les dates et les noms des principaux inventeurs et voilà! De la motivation, de l’envie et un peu de logique et de connaissance en mécanique…je vois pas pourquoi on refuserait quelqu’un qui possède toutes les qualités décrites Wink (on envoie pas non plus quelqu’un sur mars hein quand on repart une montre même si c’est un très beau métier)

    Personne ne lui dit qu’il ne faut pas qu’il apprenne des choses et s’exerce à l’horlogerie. On lui indique juste que ce ne sont pas les choses qui vont intéresser en premier les écoles.
    D’ailleurs, Yanovitch nous le dit lui-même dans son dernier message. Il a été le plus rapide à faire son démontage-remontage de mouvement et n’a pourtant pas été pris. Cela montre bien que d’autres critères de sélection sont pris en compte de manière plus importante.

    Pour parler de mon cas personnel, j’ai fait un stage d’une semaine chez un horloger avant de décider de m’inscrire au lycée d’horlogerie (pour vérifier si le métier d’horloger me plaisait vraiment une fois derrière l’établi), je ne vais pas déconseiller ce que j’ai fait moi-même avec profit.

    Donc Yanovitch, bien entendu tu es passionné et tu as envie d’en « bouffer » comme tu dis. Vas-y, fais-toi plaisir 🙂 Ça te sera profitable une fois que tu seras à l’école d’horlogerie car tu auras pris de « l’avance » sur le programme, mais par contre ça n’est pas forcément sur cette base là que tu seras accepté dans l’école.

    Et quelque part, c’est assez logique :
    Par définition un élève vient à l’école pour apprendre, c’est donc normal qu’il ne « sache » pas en arrivant les choses qui doivent justement lui être enseignées.

    Cela dit, le fait d’avoir été recalé à Fougères c’est pas la fin du monde. Il y a d’autres écoles d’horlogerie en France, par contre dans les lycées professionnels les élèves sortant de troisième sont prioritaires sur les autres profils, il faudra donc plaider ta cause auprès des lycées et ça sera au bon vouloir de l’administration. Pour revenir sur mon cas, j’ai été pris au Lycée Diderot (Paris) après un Bac Général, un de mes camarades avais même fait une année de fac d’histoire. J’ignore quelle est leur politique d’admission aujourd’hui?

    #420004119840
    Yann Riquier
    Membre

    que l’on soit à l’école pour apprendre je le conçois à 100%, mais le métier d’horloger est avant tout un métier ou il faut avoir la passion et aimer ça…donc avoir déjà sa petite expérience pour le confirmer (surtout à soi même) est selon moi une évidence… enfin c’est mon point de vue.

    #420004119841
    pilàlheure
    Membre

    après il y a l’image dont on se fait du métier
    qui ne colle pas forcément avec la réalité

    les enseignants sont plus à même de sentir si tu es fait pour les vicissitudes du métier

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