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- Ce sujet contient 30 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
mordicus, le il y a 13 années et 9 mois.
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22 janvier 2013 à 10h22 #410000090850
brunod
MembreBonjour à tous,
J’ai quelques questions pratiques qui me taraudent.
J’aimerais savoir comment sont, à l’heure actuelle, réalisées les vis microscopiques que les montres recèlent. Je pense notamment aux vis sur le balancier ou à toutes ces micro vis dans les montres dames.
Je m’interroge également sur leur pendant, le trou de vis : est-il taraudé ?
Si je connais les tours, tarauds et les filières pour des diamètres « communs » de quelques mm, je n’arrive pas à imaginer comment on procède pour de si petites tailles.
Idem pour les rouages : j’ai vu le principe de la taille des pignons avec plateau diviseur, mais lorsque le calibre fait 1,5 cm de diamètre avec des rouages dont même à la loupe je ne vois qu’à peine les dents … Comment fait-on ?
Et enfin, comment faisait-on par le passé, lorsque l’on ne disposait pas de l’outillage actuel ?
Merci d’éclairer ma lanterne.
Bruno22 janvier 2013 à 11h08 #420001991936nam_gyver
Membrecomme tu peux le voir dans le catalogue Bergeon ici, page 53, il existe des tarauds très fin pour l’horlogerie… Tu trouvera aussi des filllières et des fraises pour tailler les engrenages. Il existe des machines prévues pour tailler les engrenages. voici une photo d’une ancienne
NamGyver
22 janvier 2013 à 11h16 #420001991937Bernard
MembreBonjour ,
Questions très pertinentes auxquelles tu vas sans aucun doute avoir des réponses plus précises que les miennes ….
Je pense que tu vas entendre parler décolleteuses , machines à tailler , commandes numériques etc etc ….
Le sujet est intéressant , il y a qq mois , j’avais demandé comment était réalisé (en son temps) un balancier bi-métallique fendu
et surtout comment était réalisée la liaison acier/laiton ou cuivre de la serge …. (on ne peut pas tout savoir …)
Cette question était restée sans réponse !
Passée inaperçue ? ridicule ? trop élémentaire ? trop emmerdante … ??
Dans la vallée de l’ARVE il doit se trouver des « connoisseurs » !!
Cordiales salutations et bienvenue sur le forum
bernard22 janvier 2013 à 11h41 #420001991938brunod
MembreMerci à vous pour vos réponses et liens.
Pas encore un jour que je suis inscrit sur ce forum et je suis déjà moins bête !
BD22 janvier 2013 à 12h57 #420001991939Hypnos
Membre- Bernard a écrit:
- ….. il y a qq mois , j’avais demandé comment était réalisé (en son temps) un balancier bi-métallique fendu
et surtout comment était réalisée la liaison acier/laiton ou cuivre de la serge …. (on ne peut pas tout savoir …) ….
trouvé sur le bar d’en face un début de réponse
» C’est à Earnshaw également qu’est due la méthode de fabrication des bilames des balanciers compensateurs, toujours universellement employée. Tandis que John Arnold exécutait séparément les lames bimétalliques, reliait ensuite par un soudage l’acier et le laiton, puis les cambrait à la forme voulue pour les visser sur un bras diamétral, Earnshaw imagina de former l’ensemble du balancier bimétallique par un procédé de fusion.
Il unissait les parties constitutives de la bilame de la façon la plus intime, en façonnant d’abord, au tour un disque d’acier percé en son centre, et en y pratiquant une rainure cylindrique circulaire. Le disque, chargé de laiton en grenaille et de borax était chauffé jusqu’à ce que le laiton en fusion remplisse complètement la rainure, de manière à faire intimement corps avec les parois d’acier.
Après refroidissement, Earnshaw remettait le disque sur le tour, formait l’anneau de la bilame aux dimensions voulues, après en avoir écroui l’enrobage de laiton ; puis il procédait au découpage du bras diamétral, et enfin au perçage des trous destinés à recevoir les vis réglantes. Il découpait alors son anneau en deux régions diamétralement opposées, pour obtenir, après un recuit convenable, deux lames bimétalliques ayant chacune une extrémité libre, les extrémités fixes faisant corps avec la barrette diamétrale elle-même. «
à faire un par un ça devait être une belle galère !
22 janvier 2013 à 13h38 #420001991940Drive
Membreregarde la si cela peux t’aider.
http://www.hautehorlogerie.org/fr/trades-training/metiers-dart/concevoir-et-realiser-un-mouvement/
C’est une histoire de microns, laser et machine numérique.
Cela me rappel mon ancien métier pfffou
pas dans l’horlogerie un !!! dans les pièces auto
22 janvier 2013 à 13h53 #420001991941fly back
MembreLa petermann P0 ( 4 outils) est la décolleteuse qui a réalisée les vis de montres par millions, ici avec filière, mais à l’outil également:

Il faut une journée pour faire le calcul et le réglages.
Après en faire quelques milliers est facile…Il y a quelques rares décolleteurs qui travail à la came ( dans le haut il y a quelques rares Po qui tournent) , mais depuis des années il est numérique.
La mienne se repose et ne demande quà usiner.
N’est-ce pas Bernard !
Un modèle plus rare, à 2 outils , sans tête à fraiser pour la fente:
22 janvier 2013 à 17h30 #420001991942Bernard
Membre- fly back a écrit:
- La petermann P0 ( 4 outils) est la décolleteuse qui a réalisée les vis de montres par millions, ici avec filière, mais à l’outil également:
Il faut une journée pour faire le calcul et le réglages.
Après en faire quelques milliers est facile…Il y a quelques rares décolleteurs qui travail à la came ( dans le haut il y a quelques rares Po qui tournent) , mais depuis des années il est numérique.
La mienne se repose et ne demande quà usiner.
N’est-ce pas Bernard !
Un modèle plus rare, à 2 outils , sans tête à fraiser pour la fente:
Oh … que OUI !!!
çà y est , voilà le vieux crouton reparti sur les « chapeaux de roues avec ses souvenirs ….
Tant-pis pour vous !
J’ai évoqué plus haut la vallée de l’Arve et plus précisément les villes villages de Cluses , Scionzier , Marnaz , Magland (oui ! , là ou l’on fait encore un saucisson délicieux….)
Dans les « années 40 », tous les agriculteurs étaient décolleteurs …et tous les décolleteurs étaient agriculteurs …
Il y avait la ferme , d’un coté l’écurie , et de l’autre un appentis … , ils commençaient avec une seule décolleteuse (Petermann comme le rappelle si bien FB !) il me semble aussi me souvenir des « Schaublin et Tornos »
A l’extérieur , les inévitables tonneaux d’ « huile de coupe » et le « raffut » infernal qu’émettaient ces décolleteuses (qui tournaient jour et nuit , 365/365 jours) entrainées par un seul moteur électrique , avec arbre et courroies de transmission ….
C’est grâce à l’école de Cluses que les agriculteurs ont appris le « calcul des cames » …l’essor a été époustouflant et a contribué à la richesse de la vallée …
Les productions concernaient l’horlogerie , puis ensuite et entre-autres , la photo , l’automobile , l’armement sans oublier plus récemment le nucléaire et la recherche spaciale …
Il s’y est fait des fortunes….certes méritées …mais aussi assez juteuses …
Et , pour un élève de l’école , se « lever » une jolie fille de décolleteur ….plus de souci pour l’avenir ….
Tiens , il me vient une idée , j’ai parlé de saucisson … et bien , FB , en récompense de tes toujours jolies images … je vais t’ envoyer un de ces saucissons !
Sauf si tu ne manges pas d’ « allouf » Traduire Porc …..
Comme quoi , « FAM » peut aussi nourir son homme !
Cordiales salutations à tous,
bernard22 janvier 2013 à 20h17 #420001991943Saturne
Membre- Bernard a écrit:
- il y a qq mois , j’avais demandé comment était réalisé (en son temps) un balancier bi-métallique fendu
et surtout comment était réalisée la liaison acier/laiton ou cuivre de la serge …. (on ne peut pas tout savoir …)
Cette question était restée sans réponse !
Pour compléter la réponse d’hypnos, j’ai rencontré lors d’une exposition organisée par la S.E.M.A en 2008 un « amateur » (si on peut encore parler d’amateurisme à ce niveau) qui a réalisé des échappements complets pour restaurer d’anciens chronomètres de marine mutilés (réalisation de la détente, de la roue d’échappement, du balancier bimétallique et du spiral). J’avais pris ces photos sur la réalisation des balanciers et des spiraux:


22 janvier 2013 à 21h04 #420001991944Hypnos
MembreBen ça! Si c’est pas de l’artisanat de haut vol!
Merci Saturne de ces photos très intéressantes.
Horloger + métallurgiste + …
Il faut combien de métiers pour savoir faire ça?
Comme disaient les d’jeuns « total respect »22 janvier 2013 à 21h08 #420001991945mordicus
MembreEn complément de ce qu’a évoqué Bernard, et pour ceux qui ne connaissent pas ce genre de machines outils dédiées pour l’horlogerie, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur ce site : MACHINES ANCIENNES de DECOLLETAGE et d’HORLOGERIE
Vous retrouverez les Petermann P0 & N°1 mais aussi les machines à tailler, à arrondir…etc. bref, de quoi étayer votre soif !
22 janvier 2013 à 21h26 #420001991946Hypnos
Membre- mordicus a écrit:
- En complément de ce qu’a évoqué Bernard, et pour ceux qui ne connaissent pas ce genre de machines outils dédiées pour l’horlogerie, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur ce site : MACHINES ANCIENNES de DECOLLETAGE et d’HORLOGERIE
Vous retrouverez les Petermann P0 & N°1 mais aussi les machines à tailler, à arrondir…etc. bref, de quoi étayer votre soif !
Magnifique. Merci.
La démo de la machine Peterman P0 est fascinante22 janvier 2013 à 23h31 #420001991947plume68
Membreputin ce motel loin d’être un manche le mec.
combien en sont encore capable????
très sympa aussi le site !
23 janvier 2013 à 0h11 #420001991948Saturne
MembreMerçi pour le site mordicus
- plume68 a écrit:
- putin ce motel loin d’être un manche le mec.
Les légendes des photos sont trompeuses, l’homme qui a réalisé les balanciers en question ne s’appelle pas Motel (Henri Motel est un chronométrier du XIXème siècle) mais il a réalisé ces balanciers et spiraux pour restaurer un chronomètre de marine de Motel. En fait il en a restauré plusieurs qu’il présentait aussi lors de cette expo. J’ai du discuter une paire d’heures avec lui mais je n’ai pas eu le bon sens de lui demander son nom! Le plus formidable, c’est que l’homme n’est même pas horloger. De mémoire il s’agit d’un physicien à la retraite; il m’a épaté par ses connaissances en horlogerie, métallurgie, usinage…
En même temps, il faut être amateur pour pouvoir « s’amuser » à fabriquer des balanciers bimétalliques artisanalement aujourd’hui. Car refaire un tel balancier n’est certes pas aisé, mais il est encore plus difficile de trouver un client qui paiera le prix d’un tel travail dans le cadre d’une restauration. Ou alors il faut être horloger créateur indépendant et faire des montres à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
23 janvier 2013 à 9h17 #420001991949fly back
MembrePas trop gros le sauce…!
Pour ta peine, une came faite à Scionzier , pour couteau; ici 4 diamètres:

Pour le balancier, article déjà paru revue qui va bien.
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