Comment le Cornavirus a contaminé le luxe jusqu’à tuer les détaillants – Billet

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15 sujets de 61 à 75 (sur un total de 83)
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  • #420004336510
    Invité
    Membre
    DON a écrit:

    C’est cela qu’il faut retenir.

    Ce que dit Zen n’est une remise en cause de la numérisation de l’économie ou du processus de désintermédiation…

    La désintermédiation n’est bénéfique à l’économie qu’à partir du moment où une marque joue le jeu : vendre en direct- sans intermédiaire – mais en ajustant les prix en conséquence (ce modèle existe et fonctionne pour information)… mais pas en gardant toute la marge comme un glouton qui voit pas plus loin que sa truffe tout en envoyant le détaillant aller prendre un pot de vaseline.

    Ça serait pire s’ils vendaient à des prix inférieurs aux AD. Et puis c’est la loi de l’offre et de la demande. A partir du moment où le client qui est prêt à mettre 4000€ dans une montre existe, pour le client, l’acheter chez un AD ou auprès de la marque en direct, économiquement ça ne change absolument rien. (Alors certes on peut entrer les paramètres du « bien-être » créé chez le client qui fait vivre un commerce de proximité, etc…) Il n’y aucune destruction de valeur, au global dans l’échange, en transférant l’intégralité de la marge chez le fabricant. Au contraire même, on supprime les coûts d’entretien, location, standing,… d’une boutique physique. Donc il est, à mon sens, inexact de dire que ça n’est pas bénéfique à l’économie.

    #420004336511
    hurluberlu
    Membre
    t0ul0us1 a écrit:

    Ça serait pire s’ils vendaient à des prix inférieurs aux AD. Et puis c’est la loi de l’offre et de la demande. A partir du moment où le client qui est prêt à mettre 4000€ dans une montre existe, pour le client, l’acheter chez un AD ou auprès de la marque en direct, économiquement ça ne change absolument rien. (Alors certes on peut entrer les paramètres du « bien-être » créé chez le client qui fait vivre un commerce de proximité, etc…) Il n’y aucune destruction de valeur, au global dans l’échange, en transférant l’intégralité de la marge chez le fabricant. Au contraire même, on supprime les coûts d’entretien, location, standing,… d’une boutique physique. Donc il est, à mon sens, inexact de dire que ça n’est pas bénéfique à l’économie.

    Moi qui suis marxiste, je suis d’accord, faisons en sorte de faire disparaitre toutes les boutiques réelles, commandons tout sur internet, pas besoin de contact physique avec ces salauds de commerçants! Et restons chez nous, on peut commander des boissons et de la bouffe, plus besoin de resto non plus! clown

    #420004336512
    Invité
    Membre
    hurluberlu a écrit:
    Moi qui suis marxiste, je suis d’accord, faisons en sorte de faire disparaitre toutes les boutiques réelles, commandons tout sur internet, pas besoin de contact physique avec ces salauds de commerçants! Et restons chez nous, on peut commander des boissons et de la bouffe, plus besoin de resto non plus! clown

    Bel exemple les resto, quand on sait que c’est internet qui en a sauvé certains pendant le confinement ! Comme quoi la numérisation n’a pas que des mauvais côtés ! Wink

    #420004336513
    herge81
    Membre

    Cela fait écho à un post de Stef il y a un certain temps. Il avait dénoncé ces pratiques et du coup, il avait de lui même débarqué les marques (c’était le Swatch Group de mémoire) et ne travaille plus qu’avec des marques respectueuses. Si cela a marché pour lui car il gère plutôt des marques en milieu de gamme, plus compliqué pour un AD qui distribue des marques plus haut de gamme.

    #420004336514
    mathh971
    Membre
    DON a écrit:

    C’est cela qu’il faut retenir.

    Ce que dit Zen n’est une remise en cause de la numérisation de l’économie ou du processus de désintermédiation…

    La désintermédiation n’est bénéfique à l’économie qu’à partir du moment où une marque joue le jeu : vendre en direct- sans intermédiaire – mais en ajustant les prix en conséquence (ce modèle existe et fonctionne pour information)… mais pas en gardant toute la marge comme un glouton qui voit pas plus loin que sa truffe tout en envoyant le détaillant aller prendre un pot de vaseline.

    Le détaillant est acteur de sa situation, comme les Taxis qui ont créé une situation favorable à Uber.
    Internet ne tue pas les AD et les marques, le manque de considération pour la clientèle oui !

    Les AD veulent survivre, simple qu’ils nous prennent pas pour des idiots…

    #420004336515
    hurluberlu
    Membre
    t0ul0us1 a écrit:

    Bel exemple les resto, quand on sait que c’est internet qui en a sauvé certains pendant le confinement ! Comme quoi la numérisation n’a pas que des mauvais côtés ! Wink

    Je ne dis pas qu’il n’y a que des mauvais côtés mais je dois être trop vieux pour n’y trouver que des bons… Wink

    #420004336516
    Invité
    Membre
    hurluberlu a écrit:
    Je ne dis pas qu’il n’y a que des mauvais côtés mais je dois être trop vieux pour n’y trouver que des bons… Wink

    Il n’y a pas que des bons côtés. Mais dire « la numérisation de l’économie détruit des emplois » c’est totalement faux, quand on prend le problème dans sa globalité sans défendre telle ou telle corporation.

    #420004336517
    hurluberlu
    Membre

    Je ne défends aucune corporation, je suis simplement attaché au commerce de proximité… Wink

    #420004336518
    DON
    Membre
    t0ul0us1 a écrit:
    Il n’y aucune destruction de valeur, au global dans l’échange, en transférant l’intégralité de la marge chez le fabricant. Au contraire même, on supprime les coûts d’entretien, location, standing,… d’une boutique physique. Donc il est, à mon sens, inexact de dire que ça n’est pas bénéfique à l’économie.

    Bien sûr, c’est le principe même de destruction créatrice en économie (cf. Schumpeter) sauf que là je ne vois vraiment rien en termes de création, il s’agit pour une marque de prendre toute la marge en n’offrant rien de plus au client. Garder 100% de la marge en se séparant des intermédiaires et ne rien proposer de mieux en retour, cela s’appelle pour moi de la culbute et cela a pour conséquence directe de la destruction d’emplois, et de service et de tout un écosystème économique qui gravite autour. Par quoi tout cela est remplacé ? Un site virtuel animé par une équipe aux effectifs très limités en comparaison du réseau des boutiques et tout cela pour le même prix ? Merci mais non merci.

    Les clients jugeront – et vu que la marge de négociation qui existait avec un AD aura disparu (car les marques n’aiment pas offrir elles-mêmes des rabais car cela ne colle pas avec leur soi-disante identité), je pense que certains comprendront vite l’intérêt d’aller voir ailleurs. Il est normal qu’il y ait un juste retour des choses.

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    « Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé« 
    Instagram : don_writer_w

    #420004336519
    DON
    Membre
    mathh971 a écrit:
    Le détaillant est acteur de sa situation, comme les Taxis qui ont créé une situation favorable à Uber.
    Internet ne tue pas les AD et les marques, le manque de considération pour la clientèle oui !

    Les AD veulent survivre, simple qu’ils nous prennent pas pour des idiots…

    La situation n’est pas du tout comparable, on est même dans une situation inverse. Les chauffeurs de taxis ne sont pas des AD ou des intermédiaires… Uber est en fait un intermédiaire qui s’est greffé sur des travailleurs indépendants (les VTC) qui sont arrivés dans un marché qui était auparavant tenu jusqu’alors par le monopole des chauffeurs de taxi (insuffisance d’offre et prix élevés).

    Quant aux AD… je pense que beaucoup sont professionnels et utiles. Je n’ai jamais été traité de haut ou pris pour un dessous de pied, et si d’aventure je rencontre ce cas, direction directe chez un autre AD et voilà tout…

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    #420004336520
    KrissBZH
    Membre
    hurluberlu a écrit:
    Je ne défends aucune corporation, je suis simplement attaché au commerce de proximité… Wink

    Moi aussi j’aime beaucoup le commerce de proximité. Le problème, c’est quand même que j’ai l’impression que le commerce de proximité, lui, ne m’aime pas 🙁

    Stéph.

    #420004336521
    stmartin
    Membre

    Ce que ZEN critique, ce n’est pas la vente sur internet, mais l’hypocrisie (la malhonnêteté?) des marques qui utilisent des règles qu’elles interdisent pour leurs « partenaires ». Ca ressemble à de la négociation avec des gros sabots et du rapport de force mais avec des pseudos partenaires. Ce serait plus clair de leur dire d’aller se faire voir chez Plumeau.

    #420004336522
    Invité
    Membre

    Faut bien alimenter le marché « gris ».

    #420004336523
    KrissBZH
    Membre
    stmartin a écrit:
    Ce que ZEN critique, ce n’est pas la vente sur internet, mais l’hypocrisie (la malhonnêteté?) des marques qui utilisent des règles qu’elles interdisent pour leurs « partenaires ». Ca ressemble à de la négociation avec des gros sabots et du rapport de force mais avec des pseudos partenaires. Ce serait plus clair de leur dire d’aller se faire voir chez Plumeau.

    Sauf qu’encore une fois, les dits partenaires s’en temponnent le coquillart de cette interdiction et continuent d’alimenter le gris sans modération.
    Donc l’hypocrisie est dans les deux sens. Arrêtons de prendre les AD pour des saints… Ce sont pour la plupart des commerçants qui pourraient vendre des aspirateurs ou de la poudre de perlimpinpin avec le même manque de conviction !

    Stéph.

    #420004336524
    azulseco
    Membre

    Avant de me révolter, ou de me réjouir, j’aimerai savoir de quoi nous parlons.
    – Quelles marques ont un contrat léonin décrit par Zen ?
    – Quelles marquent refusaient de vendre sur internet et le font.

    De mon point de vue merdousil, ce n’est pas FB le problème, c’est la marge, et du détaillant, et de la marque.
    Seiko vend en boutique ET sur internet (pour ne citer que cette marque que chacun connait et qui a de vraies usines), et l’un n’empêche pas l’autre. Evidemment, je ne connais pas de système de liste d’attente pour Seiko ou Gd Seiko, mais je suis peut-être mal renseigné. On trouve du reste du Montblanc, du Hamilton, du Oris… aussi bien en boutique qu’en ligne, et ça à l’air de fonctionner.
    Mais ce ne sont pas des marques de luxes.

    Le problème est donc ailleurs.
    Peut-être qu’un des effets secondaire du virus mal étudié par les scientifique, c’est qu’elle rend les consommateurs moins quiches et qu’ils ont bien vu que l’augmentation stratosphérique des prix depuis les années 2000, et qui a profité a toute la filière, marques et détaillants, était moins justifiée qu’il n’y parait.
    Et comme dans toute crise, malheureusement, c’est le clampain qui trinque, c’est à dire le détaillant.
    Proverbe chinois : Quand le riche maigri, le pauvre meurt.

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