Comment le Cornavirus a contaminé le luxe jusqu’à tuer les détaillants – Billet

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15 sujets de 46 à 60 (sur un total de 83)
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  • #420004336495
    LUDOSTER
    Membre

    Oui mon choix est vite fait aussi, mais si ils proposaient leurs montres moins chère sur leurs sites internet, les gens iraient en boutique essayer puis commanderaient sur internet… ils seraient accusés de concurrence déloyale par ceux qui distribuent leurs produits.

    #420004336496
    Invité
    Membre
    LUDOSTER a écrit:
    J’aime aussi me rendre dans les magasins, avoir des conseils de spécialistes, du service, de l’échange, pouvoir essayer et donc voir le rendu au poignet, etc. Pour les montres et pour le reste.

    Mais désormais beaucoup de personnes achètent leurs vêtements et leurs chaussures sur internet sans les avoir essayés, certains achètent même leurs voitures ainsi!

    Alors pourquoi pas des montres… Donc encore moins de boutiques, gérants et personnels au chômage, du travail en moins pour ceux qui font l’agencement des boutiques, les entreprises de nettoyages, etc. L’évolution quoi! What the fuck ?!?

    Tout ça va rester.Faut bien des salons d’éssayages,et des boutiques pour les touristes.

    Ça devrait embaucher d’ici peu en tant que préparateur de commandes.

    Voilà les ad du futur

    Comment le Cornavirus a contaminé le luxe jusqu'à tuer les détaillants - Billet - Page 2 Entrep10

    #420004336497
    olivier2412
    Membre
    reznor6969 a écrit:
    Mais du coup…on comprend bien que les marques margent plus sans les revendeurs en intermédiaire …mais c’est sans répercussion sur le prix pour l’acheteur…
    A tarif identique mon choix est donc fait…pas vous ?

    On est bien d’accord, et mon achat (en boutique) du moment en est la preuve.

    Le virtuel a ses limites.

    D’ailleurs, pourquoi organiser de Fameuses rencontres ?
    N’est-ce pas la preuve que les échanges en directs sont indispensables ?

    #420004336498
    reznor6969
    Membre

    On est d’accord !
    Après je conçois que pour certains, la distance les séparant d’une boutique est peut-être rédhibitoire…
    Ai aussi lu ici le malaise qu’un membre éprouvait lorsqu’il rentrait en boutique…
    Il y a certainement d’autres facteurs qui poussent une personne à acquérir une pièce sur internet…une expérience d’accueil peu satisfaisante peut-être..
    En ce qui me concerne, je vis dans une ville largement servie en boutiques et dans lesquelles l’accueil est plutôt agréable…
    Et j’aime bien l’expresso – verre d’eau clown
    Et « accessoirement » me dire que je paye un bout du salaire de la personne qui m’a « donné » de son temps..

    #420004336499
    ashivan64
    Membre
    olivier2412 a écrit:
    On est bien d’accord, et mon achat (en boutique) du moment en est la preuve.

    Le virtuel a ses limites.

    D’ailleurs, pourquoi organiser de Fameuses rencontres ?
    N’est-ce pas la preuve que les échanges en directs sont indispensables ?

    Attention à ce que ces rencontres inter forum / groupes FB ou Insta ne viennent pas remplacer l essai en boutique… aux frais des clients / fanboys de la marque.

    Je vois déjà les marques se frotter les mains : « Faites les essais entre vous, organisez vous pour ces soirées essayages, faites votre choix. Nous vous enverrons vos montres dès réception des fonds ! »

    Ça sent bon les réunion tupperware rolex et consorts un soir de semaine ! Le client, non rémunéré, parti prenante du système commercial !

    Quel bon en avant ! clown

    #420004336500
    Necro
    Membre

    C’est rigolo ce colloque pour débattre si en 2020 une entreprise doit vendre sur internet. Pas anachronique du tout…

    Sinon, pour couper le gui, vous êtes plus serpe en or ou acier ?

    #420004336501
    Nico1293
    Membre
    Necro a écrit:
    C’est rigolo ce colloque pour débattre si en 2020 une entreprise doit vendre sur internet. Pas anachronique du tout…

    Sinon, pour couper le gui, vous êtes plus serpe en or ou acier ?

    Mr. Green Mr. Green Mr. Green

    #420004336502
    hurluberlu
    Membre
    Necro a écrit:
    C’est rigolo ce colloque pour débattre si en 2020 une entreprise doit vendre sur internet. Pas anachronique du tout…

    Sinon, pour couper le gui, vous êtes plus serpe en or ou acier ?

    Serpe en or pour ma part, l’acier n’ayant été inventé que bien plus tard, je suis traditionaliste! Mr. Green

    #420004336503
    ZEN
    Membre
    Necro a écrit:
    C’est rigolo ce colloque pour débattre si en 2020 une entreprise doit vendre sur internet. Pas anachronique du tout…

    Sinon, pour couper le gui, vous êtes plus serpe en or ou acier ?

    Rigolo mais pas vraiment le sujet. Les marques ont interdit aux détaillants de vendre directement sur le net mais elles leur demandent depuis des décennies de leur faire leur trésorerie en leur achetant des volumes qu’elles établissent.
    Aujourd’hui, les marques qui n’ont pas levé l’interdiction auprès des détaillants vendent directement sur le net en concurrence frontale avec les détaillants sans leur ouvrir le droit de faire de même.

    La bonne question est donc, une marque peut-elle interdire aux détaillants de son réseau de vendre par internet et le faire elle-même ? Est-ce un dispositif léonin et quid du droit concurrentiel quand les contrats signés avec les détaillants sont antérieurs à ces pratiques ?

    Plus on creuse, moins c’est « rigolo »… Ca devient même pas rigolo du tout pour le personnel des détaillants qui a subi des mesures de chômage partiel et va maintenant être licencié si les détaillants ne « repartent pas » dans l’économie « positive ». Plus du tout « rigolo » quand la marque a besoin de trésorerie et n’a trouvé que la vente par internet en piétinant ses détaillants.

    Débat anachronique ? Non … On est dedans et c’est bien contemporain, pas rigolo. Le sujet devient cynique quand les détaillants ont incité à aller sur Facebook en créant une gentille actualité pour la marque et les marques créent sur Facebook des boutiques virtuelles. Les gentils détaillants ont mis des liens sur leurs pages vers les sites des marques ou leurs pages Facebook. Tout ça est considérablement cynique et drôle.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420004336504
    KrissBZH
    Membre

    D’un autre coté, vu comment se porte le marché gris, j’ai pas vraiment l’impression que les détaillants soient vraiment cleans non plus 🙂

    Bref, balle au centre.

    Personnellement, j’en ai un peu ras le bol de cette vue simpliste : les gentils détaillants versus les méchantes marques. Derrière les marques et les détaillants, il y a des hommes et des femmes. Et désolé, c’est bien souvent la même médiocrité crasse des deux cotés de la barrière.

    Le monde n’est pas blanc ou noir. Il est gris. Tout gris.

    Stéph.

    #420004336505
    Invité
    Membre

    La numérisation de l’économie a été abordée par tous les plus grands experts et il a clairement été établi qu’elle était positive pour l’économie en général. Elle favorise la croissance, denrée rare en cette période de récession annoncée.

    Je pense qu’il est temps en France de prendre le virage du 21ème siècle et d’abandonner ces idéologies marxistes. On ne peut d’ailleurs pas dans un cas considérer que le circuit court, sans intermédiaire, est bon pour l’agriculteur mais mauvais pour l’horloger.

    Et puis dans le cas qui nous concerne, les gens auront toujours besoin d’essayer les montres avant de les acheter. Les marques n’auront jamais la capacité d’avoir leur propre réseau émaillant les grandes villes de chacun des pays où elles ont un marché. Et quand bien même elles y viendrait, il faudrait alors à l’acheteur faire le tour de 3, 4 ou 5 boutiques pour essayer les modèles qui lui plaisent, quand chez un AD il peut voir directement de nombreuses marques. L’AD aura toujours sa place.

    Et pour finir, il ne faut pas oublier que l’horlogerie est un secteur qui n’est pas forcément le mieux orienté (combien de débats sur FAM concernant l’obsolescence de nos montres mécaniques ?). Pour que l’AD existe, il faut que la maison horlogère tienne debout.

    La numérisation de l’économie ne consiste qu’au partage d’un plus gros gâteau, avec la mondialisation du marché et l’accès à des clients difficiles à aller chercher sans internet. Il faut faire en sorte de tirer son épingle du jeu dans ce changement, non seulement inéluctable, mais surtout souhaitable. Sans oublier que certes certains emplois disparaîtront, mais pour simplement être remplacés par de nouveaux métiers ! Et pas que de la préparation de commande.

    #420004336506
    mathh971
    Membre
    KrissBZH a écrit:
    D’un autre coté, vu comment se porte le marché gris, j’ai pas vraiment l’impression que les détaillants soient vraiment cleans non plus 🙂

    Bref, balle au centre.

    Personnellement, j’en ai un peu ras le bol de cette vue simpliste : les gentils détaillants versus les méchantes marques. Derrière les marques et les détaillants, il y a des hommes et des femmes. Et désolé, c’est bien souvent la même médiocrité crasse des deux cotés de la barrière.

    Le monde n’est pas blanc ou noir. Il est gris. Tout gris.

    Stéph.

    Exactement ! les AD et les marques ont semé maintenant ils récoltent…

    Aujourd’hui pour essayer un modele il faut aller chez les vendeurs du gris qui eux sont déjà sur le net. Par conséquent AD ou marques il y a déjà un train de retard sur le sujet.

    Quand à « l’expérience client » je pense que les clients ne sont plus au centre de la réflexion de beaucoup de marques et AD depuis plusieurs années : « Monsieur, vous êtes en troisième position sur la liste ».

    Cette nouvelle concurrence va remettre les pendules à l’heure.

    #420004336507
    elric15
    Membre

    Je dois être un peu vieux jeu, mais quasi quelque soit le domaine, passé une certaine valeur j’ai envie / besoin de voir le produit avant de l’acheter ..
    Le voir, l’essayer le « sentir » et cela marche pour les montres, comme pour les chaussures, ou les habits … qui n’a jamais acheté une paire de chaussures trop petites ou un T shirt trop grand etc etc … C’est tellement pénible de renvoyer que bref le gain est rarement là au final ..

    Après il est clair que l’aspect économique joue aussi, entre un détaillant qui est 30% plus cher qu’un site internet, en effet le choix sera vite fait, mais à prix assez proche, je préfére partir avec mon produit.
    Comme ont pu le dire certains, je pense que les boutiques / show rooms / ADs seront toujours nécessaires, mais ils vont devoir apporter le petit plus … meilleur service, plus aimable, meilleure communication que ce que ne font amazon ou aliexpress ou DHL / Chronopost .. et là cela peut justifier les % en plus ..

    #420004336508
    Necro
    Membre
    ZEN a écrit:
    …

    Tu décris le monde moderne en somme. Auquel tout le monde est contraint. On a le droit de pas aimer mais il est là.

    Tous les marchands physiques de tous les secteurs s’y sont mis à contrer ou faire avec internet ; depuis longtemps. C’est pas une surprise pour personne et si le Sras Cov 2 a accéléré les choses ça arrivait forcément un jour.

    Donc maintenant ils vont s’adapter et trouver des moyens de faire venir les clients chez eux. Accepter de faire un bracelet par dessus ou un vrai geste, améliorer le SAV de proximité, vendre des Garmin (comme un grosse bijouterie sur Nancy) car ça fait du passage de clients différents et génère des envies, etc,…

    Et de toutes façons le fond du problème c’est le produit pour 95 % des marques. C’est pas internet qui ferme des bijouteries, c’est le modèle même de la montre de luxe qui est mort à terme chez certains.

    Quand une marque vends plus que 100 000 montres par an, que ta boutique sert plus que de show room et que tes 4 AD restant en France vendent 3 montres par mois, internet devient la solution pour faire semblant d’exister encore… Le succès à 1M de montres/an de Rolex et Omega cache une forêt de tronc.

    Des marchands de fibules y’en a plus ; sauf sur internet justement.

    #420004336509
    DON
    Membre
    ZEN a écrit:
    Les marques ont interdit aux détaillants de vendre directement sur le net mais elles leur demandent depuis des décennies de leur faire leur trésorerie en leur achetant des volumes qu’elles établissent.
    Aujourd’hui, les marques qui n’ont pas levé l’interdiction auprès des détaillants vendent directement sur le net en concurrence frontale avec les détaillants sans leur ouvrir le droit de faire de même.

    La bonne question est donc, une marque peut-elle interdire aux détaillants de son réseau de vendre par internet et le faire elle-même ? Est-ce un dispositif léonin et quid du droit concurrentiel quand les contrats signés avec les détaillants sont antérieurs à ces pratiques ?

    Plus on creuse, moins c’est « rigolo »… Ca devient même pas rigolo du tout pour le personnel des détaillants qui a subi des mesures de chômage partiel et va maintenant être licencié si les détaillants ne « repartent pas » dans l’économie « positive ». Plus du tout « rigolo » quand la marque a besoin de trésorerie et n’a trouvé que la vente par internet en piétinant ses détaillants.

    C’est cela qu’il faut retenir.

    Ce que dit Zen n’est une remise en cause de la numérisation de l’économie ou du processus de désintermédiation…

    La désintermédiation n’est bénéfique à l’économie qu’à partir du moment où une marque joue le jeu : vendre en direct- sans intermédiaire – mais en ajustant les prix en conséquence (ce modèle existe et fonctionne pour information)… mais pas en gardant toute la marge comme un glouton qui voit pas plus loin que sa truffe tout en envoyant le détaillant aller prendre un pot de vaseline.

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