FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Calibres Rolex et ETA: Un peu de provocation.
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cisco, le il y a 18 années et 3 mois.
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9 juillet 2008 à 2h11 #420000469957
domingo chavez
MembreLa production des calibres Rolex est guidée par une seule obsession : une conception irréprochable pour un SAV nul.
A mon sens, les emboiteurs n’ont pas cette philosophie.
9 juillet 2008 à 2h11 #420000469958Invité
Membre- bouxier-vignancour a écrit:
- Bonjour à tous,
1. ta comparaison aurait eu un poil plus de sens il y a 5 ans, quand Rolex Bienne et Rolex genève étaient deux société distinctes avec un lien fournisseur de mouvement / emboiteur, et le partage d’une marque commerciale…
Sauf que le lien entre les deux (contrats d’exclusivité , collaboration en amont dans le cahier des charges des futurs mvt ,) était déjà bien plus fort qu’entre ETA et Breitling, l’un de ses multiples acheteurs.
2. En horlogerie, manufacture signifie en principe conception et fabrication (pour l’essentiel) de la montre, mvt compris. Tu peux changer le sens des mots si ça arrange ta démonstration, mais tu ne démontreras rien de plus.
Sauf que Rolex, Seiko ou Breitling sont des industriels.
Ce que tout le monde sait.
Et que les deux premiers sont bien plus verticalisés et ont une meilleure maitrise de leur production et avenir que le troisième.
3. Pourquoi faire un lien entre verticalisation et qualité du produit ?
Il vaut mieux acheter de la bonne came à un bon fournisseur pour l’emboiter dans une boite et sous un cadran de qualité qu’on a fait faire cher de bon fabricants, que produire soi même de la merde.
9 juillet 2008 à 2h11 #420000469959Invité
MembreTout simplement pas les mêmes cibles en recherche et développement pour les deux manufactures. Rolex ne fait pas évoluer les calibres maison régulièrement mais les étapes sont toujours dans un cadre d’optimisation et de fiabilité. ETA propose aussi de bons calibres qui sont avant tout pour des clients, donc des bases communes avec des modules en fonction des demandes. La comparaison n’est donc pas facile, car même avec un niveau d’industrialisation pour les deux, Rolex garde jalousement ses calibres!
9 juillet 2008 à 2h13 #420000469960Invité
Membre- domingo chavez a écrit:
- + Moser et les mouvements manuf‘ de Panerai.
Et je rajouterais : pont de balancier bilatérale règlable en hauteur, remontage automatique bidirectionnel, etc…
on va dire "exclusifs"
(pour Moser aussi, d’ailleurs, mais eux ne s’en cachent pas )9 juillet 2008 à 2h14 #420000469961Invité
Membre- domingo chavez a écrit:
- A mon sens, les emboiteurs n’ont pas cette philosophie.
– il n’ont pas le choix et la maitrise
– ceci dit, c’est ce point que JCBiver a mis en avant pour justifier le recours à un 7750 pour les BB chrono
9 juillet 2008 à 2h15 #420000469962croixdemalte
Membre- ZEN a écrit:
- Sauf que Breitling n’impose rien à ETA mais subit ce qu’on veut bien lui livrer….
juste observation Zen…
9 juillet 2008 à 2h20 #420000469963brecottier
MembreC’est marrant, il y a déja peu de monde qui apprécie l’horlogerie mais encore parmis les passionnés, il faut de nouveau scinder et classer:
Mecanique c’est bien / Quartz c’est mal
Manuf c’est bien / les emboiteurs (tres péjoratif) d’ETA c’est mal
Suisse c’est top / le reste c’est bof
Rolex c’est bien / le reste c’est mal (la j’avoue que je caricature un peu trop)
Au final, tout ca c’est de l’horlogerie, le meme business avec les memes qui dirigent et appliquent des procedures assez semblables dans toute la suisse.
Reste ceux qui innovent en design ou mouvement et ceux qui suivent.9 juillet 2008 à 2h25 #420000469964bouxier-vignancour
Membre[quote="h trois"]…ça amuse les jeunes.
J’envie tes 44 ans, jeune homme.
9 juillet 2008 à 2h48 #420000469965ZEN
MembreETA et Rolex ont à peu près les mêmes méthodes de travail . Ce sont deux entités industrielles dont l’une (Rolex) tire la majorité de ses bénéfices des immobilisations que la maison détient en suisse. Un tiers de l’acitivite de "groupe" semble relever de la fabrication des montres.
Rolex a mis en oeuvre un concept industriel qui repose sur l’hyperfiabilité . Peu de SAV et des SAV délocalisés chez les distributeurs. ETA a un concept de fabrication de masse et de livraison en interne et à des tiers avec un niveau de fiabilité un peu inférieur.
Les deux groupes savent faire du Chronomètres certifié par le COSC auquel les normes sont plus ou moins dictées par les industriels. ETA fabrique des produits de très grande qualité dont le coût ne vaut pas le temps passé pour des réparations et où il vaut mieux remplacer plutôt que réparer.
Rolex a mis au point des calibres esthétiquement assez moyens mais d’une qualité extrême et d’une fiabilité totale. Une Rolex tourne 30 ans sans réparation ( mais ce n’est pas bien ) et un Eta se met à genoux au bout de 15 ans , il est alors temps d’en échanger les pièces .
Le reste est fruit du marketing et de l’imaginaire collectif. ETA vend comme il veut ce qu’il veut à des clients dont il contrôle indirectement l’expansion industrielle . Ces clients se fournissent chez ETA et pour augmenter leurs quantités vont chercher sur le marché des calibres achetés par d’autres marques à ETA. Ensuite ? Breitling s’adapte comme tous ceux qui n’ont pas les volumes souhaités . Breitling est un gros client d’eta ce qui lui permet d’avoir des rotors gravés à son nom et pas de numéro de série sur les platines …. C’est un jeu de dupe et pour conforter le discours commercial de Breitling, la marque qui se targue d’être manufacture fait tout un spectacle autour du travail de ses ateliers.
Breitling sort près de 300 000 montres par an quand avec la même surface d’autres peinent à en faire 25 000 mais Breitling assure que tout est assemblé dans ses ateliers. Les sous-traitants de Breitling sont donc de vils menteurs. Tout cela est évidemment 100% suisse et les détaillants ont droit une fois par an à un show in house pour les convaincre que tout est fait maison comme le saucisson pistache de mon charcutier.
Bref, il y a ceux qui croient aux fées et ceux qui n’y croient plus … après, il y a le c’est beau, c’est pas beau mais à la base, il y a d’un coté avec ETA des produits d’assemblage et de l’autre avec Rolex , des produits intégrés et faits dans les ateliers de la marques avec beaucoup de machines et moins d’horlogers qu’on n’en voit dans les publicités .
Chez ETA comme chez Rolex, à part dans le secteur du développement, le travail est triste à mourriur car c’est du controle et calibrage de machines et à la différence de chez Lu , ça ne sent jamais le biscuit…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).9 juillet 2008 à 3h06 #420000469966LeGugussDeMontauban
Membremerci pour ces explications
9 juillet 2008 à 3h17 #420000469967bouxier-vignancour
Membre- ZEN a écrit:
- ETA et Rolex ont à peu près les mêmes méthodes de travail . Ce sont deux entités industrielles…
…Bref, il y a ceux qui croient aux fées et ceux qui n’y croient plus …
Chez ETA comme chez Rolex, à part dans le secteur du développement, le travail est triste à mourriur car c’est du controle et calibrage de machines et à la différence de chez Lu , ça ne sent jamais le biscuit…
J’espère que ça ne sent pas la m… non plus.
J’ai trouvé l’intégralité du texte de Zen très intéressant. Merci.
9 juillet 2008 à 3h28 #420000469968bouxier-vignancour
Membre- Tac reloaded a écrit:
- En horlogerie, manufacture signifie en principe conception et fabrication (pour l’essentiel) de la montre, mvt compris. Tu peux changer le sens des mots si ça arrange ta démonstration, mais tu ne démontreras rien de plus.
Tu as parfaitement raison, mais l’on peut rêver. Non?
9 juillet 2008 à 4h12 #420000469969DomMars
MembreSalut
Merci Zen de t’être donné la peine, je n’en avais pas la force (l’usure peut être).
Avec un petit bémol, les calibres de chez ETA sont de trés bons calibres qui le prouvent tout les jours par leur bons services. Cependant, la comparaison avec un calibre Rolex comme le 3135 est un tatinet optimiste, ils ne courrent pas dans la même course. Le soucis dans les détails qui font au sens horloger qu’un calibre est un bon calibre (fiabilité, suppression des eléménts qui détériorent l’isochronisme, course à la recherche (même si certains pensent que Rolex ne se fend pas d’un mouvement à fiabiliser tout les deux ans et qui le change avant qu’il le soit), qualité des rubis et des traitements de surface des pivots (temps machine et contrôle important), recherche sur les lubrifiants, etc..
Hé bien ce soucis du détail on le retrouve chez Rolex.Pour prendre un exemple, le calibre 2892 ETA possède un système de mise à l’heure et de verrouillage de la tige de remontoir indigne d’un calibre moderne, fiabilité nulle, plot de tirette qui fait sauter la bascule de mise à l’heure (un horloger aurait du dire aux ingénieurs, halte là les gars c’est n’importe quoi, il faut tout revoir) cela bien sur on ne le voit pas chez Rolex. Un nouveau mouvement fait l’objet de test en interne pendant de trés long mois, du personnel à Genève porte des montres avec des nouveaux calibres pour des essais, ces montres sont régulièrement controlées, des horlogers de la marque donnent leurs sentiments quant à la facilité du SAV, au bon accés visuel sur les différentes fonctions de l’échappement.
Certains pensent que Rolex est mou du genou pour sortir de nouveaux mouvements
Pourtant en quelques années nous avons eu :
Le 2235 calibres dame avec pont de balancier réglable en hauteur, spiral à courbe Breguet et réglage par variation du moment d’inertie, séparation pignon des heures-indications horaire quantième et train de rouage-echappement, réserve de marche 50 heures etc.. mettre un Breguet dans un calibre si petit chapeau.
Le 4130 chronographe automatique à embrayage vertical, réserve de marche 72 heures, spiral in-house Parachrom, etc
Le 4160 Compteur de régate à mémoire programmable, avec roue de chrono sans jeu (procédé LIGA), double roue à colonne, propre énergie pour le mécanisme de compteur, fonction fly back et compensation de retard à la prise du départ etc..
Le 3186 mécanisme de GMT revu complètement, spiral Parachrom, roue d’échappement et ancre amagnétique etc…Sans parler de ce que Rolex à dans ses cartons.
La verticalisation de Rolex lui permet aujourd’hui en plus de parfaire ses mouvements (le 3135 dont le seul défaut est peut être un pignon de renvoi un peu sous-dimensionnés (qui s’en est rendu compte et combien de retour pour ce défaut : quasiment nul) posséde même un cache autour du balancier pour supprimer les perturbations aérodynamiques) de parfaire ses habillages (boitier, bracelet, couronne monobloc, étanchéité, et boitier de la SDDS) mais aussi d’apporter une qualité de fabrication à ses cadrans sans comparaison avec les productions d’il y à dix ans.
Les moyens humain et financier mis en place chez Rolex sont sans commune mesure avec ce que la concurrence peut faire. Tout cela pour une prévision de production de un million de montres par an avec des critères chronométriques hors normes.
Je répare et vend plus d’une vingtaine de marque de montres parmi le meilleur de ce que les Suisses savent faire. Je suis toujours aussi impressionné par la puissance et l’obsession du parfait que l’on trouve chez cette marque.
De plus les projets sont sans limite de budget, sans dead-line des conditions parfaites pour un travail parfait.Pardon pour la longueur et merci de m’avoir lu à ce qui en ont eu le courage.
Dom
9 juillet 2008 à 4h15 #420000469970ZEN
MembreExcellent éclaicissement Dominique
C’est un plaisir de lire tes explications !!!__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).9 juillet 2008 à 4h27 #420000469971fred0666
MembreEt vous voulez acheter autre chose que Rolex aprés ça, vous???
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