FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu : Patrimoine des ministres : des montres et bijoux de luxe oubliés ?
- Ce sujet contient 141 réponses, 46 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
54gasp, le il y a 13 années et 5 mois.
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12 mai 2013 à 21h45 #420002127194
thierry31
Membre- patrickN a écrit:
- sinon , notre Roi a aussi quelques belles rolex
Après on va dire que c’est moi qui politise les choses…
Tu parles du psdt actuel? tu as des sources de ce que tu avances?
Tiens ça me fait penser que Mitterrand ne portait jamais de montres, synonyme du temps qui passe, rappel de la mortelle condition humaine
12 mai 2013 à 21h46 #420002127195lolofurax55
Membre- archie a écrit:
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Et si l’accumulation d’un patrimoine mobilier ou immobilier n’était pas la priorité de tout le monde ?
d’accord avec benmarie sur ce point . Quelle crédibilité as tu si d’un point de vue personnel , la cinquantaine passée très largement , ton patrimoine est quasi nul et que tu dois gérer les finances du pays ?.
12 mai 2013 à 21h46 #420002127196thierry31
Membre- lolofurax55 a écrit:
- d’accord avec benmarie sur ce point . Quelle crédibilité as tu si d’un point dé vue personnel , la cinquantaine passée très largement , ton patrimoine est quasi nul et que tu dois gérer les finances du pays .
Quel rapport?….
12 mai 2013 à 21h48 #420002127197broncos
Membre- thierry31 a écrit:
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Après on va dire que c’est moi qui politise les choses…
Tu parles du psdt actuel? tu as des sources de ce que tu avances?
Tiens ça me fait penser que Mitterrand ne portait jamais de montres, synonyme du temps qui passe, rappel de la mortelle condition humaine
arrête de tout prendre mal: Patrick habite au Maroc…
12 mai 2013 à 21h49 #420002127198CLAGODEN
Membre- lolofurax55 a écrit:
- d’accord avec benmarie sur ce point . Quelle crédibilité as tu si d’un point de vue personnel , la cinquantaine passée très largement , ton patrimoine est quasi nul et que tu dois gérer les finances du pays ?.
Tu passeras pour quelqu un qui a fait passer l intérêt de la France avant le sien .. Rien de choquant en somme
12 mai 2013 à 21h49 #420002127199thierry31
Membre- broncos a écrit:
- arrête de tout prendre mal: Patrick habite au Maroc…
Au temps pour moi, mais je ne passe pas mon temps à compulser les infos des gens pour savoir où ils habitent ou passent leur villégiature , et ne possède pas la science infuse..
12 mai 2013 à 21h51 #420002127200broncos
Membrejuste sous son avatar: Essaouira…
12 mai 2013 à 21h55 #420002127201gogo37
Membre- ZEN a écrit:
- Au final c’est quoi la valeur d’une montre ? Son prix d’occasion, sa valeur catalogue, son prix de revient ?
Il y a bien longtemps, les ministres de droite et de gauche allaient chez Chaumet acheter leur Breguet et nul n’en rêvait .
Pour les médias et le grand publique j’ai envi de dire la valeur catalogue.
En ce qui concerne mon cas, les valeurs pécuniaire et sentimentale de mes montres (et mes biens onéreux en règle générale) sont plutôt liées. Continuons avec moi, j’ai 21 ans, j’ai eu mon Aqua Terra pour mes 20 ans, j’ai longtemps rêvé de cette montre en j’en suis toujours dingue. Je ne la vendrais pour rien au monde. Mais quand il m’arrive un petit soucis avec (une nouvelle rayure) j’ai tendance à me dire « me*** gogo fait gaffe c’est fragile et ça vaux 4000 balles ». Donc même si pour moi elle a une valeur sentimentale très importantes (cf cadeaux de mes 20ans) je n’en oubli pas moins la valeur pécuniaire pour autant, bien au contraire.
Revenons à nos histoires de ministres, tu sembles ignorer/écarter un point Zen, il y a bien longtemps, les montres (de luxe) n’étaient pas aussi « à la mode » qu’à l’heure actuelle. De plus on est dans un climat malsain, entre la crise économique et de l’UE et la tendance sociétale actuelle, particulièrement vrai ici en France, qui consiste à cacher les signes extérieurs de richesse et ou de réussite, sous peine de se faire mal voire et ou de s’attirer des ennuis(convoitise, jalousie…).
Edit : J’ajouterais que, le fait de parler du prix des montres en les comparant, comme ont le fait très régulièrement ici, au SMIC n’est pas quelque chose de bien vue, dans un pays ou le chômage est en hausse depuis déjà quelques temps. (j’arrive pas à articuler mon idée, mais j’espère que vous comprendrez).
12 mai 2013 à 21h55 #420002127202CLAGODEN
Membre
allez je sors parce que c est vrai que le débat devient lourd et que ce forum n est pas le lieu pour ce genre d échange d idées ..
12 mai 2013 à 22h04 #420002127203lolofurax55
Membre- CLAGODEN a écrit:
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Tu passeras pour quelqu un qui a fait passer l intérêt de la France avant le sien .. Rien de choquant en somme
Si seulement tu disais vrai !!!.mais j’en doute .
12 mai 2013 à 22h08 #420002127204Invité
Membredésolé, je voulais mettre un peu de bonne humeur … un peu d’humour …
mais bon, je vais aller voir ailleurs si c’est plus sympa
néanmoins, j’ai croisé le ROI une fois et il portait une DD full gold
12 mai 2013 à 22h18 #420002127205Mister_K
Membre- patrickN a écrit:
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néanmoins, j’ai croisé le ROI une fois et il portait une DD full gold
C’était une fausse
12 mai 2013 à 22h39 #420002127206Invité
Membreeh non !
je sais même où il l’a acheté
12 mai 2013 à 22h43 #420002127207Mister_K
Membre- patrickN a écrit:
- eh non !
je sais même où il l’a acheté
A un vendeur ambulant sur la plage de Casa.
12 mai 2013 à 22h59 #420002127208Bozaware
MembreC’est vrai qu’il est vif le Thierry….
Pauvre Patrick…
Ah! de quoi nourrir le « débat », oui je sais, c’est une façon de parler
- Citation :
- Reportage personnel, voici quelques années, dans un quotidien de gauche qui n’avait alors pas froid aux yeux (Libération) : quelles sont les montres préférées des responsables politiques français ? Par téléphone, tous ne juraient que par la Swatch, à droite comme à gauche : un choix médiatiquement intelligent, avec des « éléments de discours » intéressants comme le côté populaire, la dimension créative, la touche artistique, la prise de distance vis-à-vis des codes bourgeois, etc.
Sauf que, quand on connaît un peu le personnel politique, on comprend très vite que ce n’est que du discours. Donc, direction la salle des Quatre Colonnes à l’Assemblée nationale où, par tradition, les journalistes ont un accès direct aux parlementaires. « Qu’est-ce que tu portes aujourd’hui ? » Là, on change de registre : quelques Swatch effectivement, chez ceux qui sont indifférents à leur montre, mais beaucoup de Rolex, d’Omega, de Cartier, d’Hermès, de multiples montres suisses, des Casio fatiguées, quelques Patek Philippe de valeur et même des montres amusantes ou décalées (du « Made in China » aux armes de tel ou tel conseil général)…
Au final, un spectre assez représentatif des goûts de la moyenne et de la haute bourgeoisie française (les « élites » françaises), avec un pyramide des choix et des prix assez bien répartie entre la droite et la gauche. C’était au début des années 2000.
Au début des années 2010, le paysage a changé. Les montres sont entrées dans notre horizon mental comme des objets de passion (et non plus de simples instruments pratiques), et même comme des sujets de polémiques politiques. Le député Julien Dray s’est fait prendre par la patrouille en collectionnant un peu trop ostensiblement des Patek Philippe et des Richard Mille, mais aussi en initiant beaucoup de ses copains de la direction du PS à l’amour des belles montres (ce n’est pas le cas de François Hollande). Nicolas Sarkozy s’est fait tacler avec sa Rolex Daytona (qu’il ne porte plus) et sa Patek Philippe (qu’on a failli lui voler à la Concorde), mais les dirigeants de l’UMP aiment bien, eux aussi, les belles montres.
Bref, les montres ont acquis, en quelques années, une charge symbolique déflagrante, qui en fait à la fois un symbole statutaire et un fétiche d’exécration. L’inculture horlogère des journalistes n’aide pas à clarifier le débat. Hier, les montres étaient des accessoires usuels de notre quotidien et elles servaient à donner l’heure. Aujourd’hui, elles sont sorties de ce registre purement fonctionnel pour devenir tantôt un repère créatif, tantôt un totem sociétal, mais toujours une expression d’orientations personnelles chargées de significations multiples.
La montre, un objet de collection comme les autresTout le monde sait ce qu’est une assiette, objet usuel dont on mesure la valeur au matériau (plastique, faïence, porcelaine, métal précieux) et à la marque de fabrique. Chacun admet spontanément que les assiettes des dîners officiels servis à l’Elysée valent plus cher que celles de sa cantine d’entreprise. On connaît moins bien, tout en la comprenant, la valeur d’une assiette signée par un grand designer contemporain, celle qui est décorée par Picasso, celle d’un service de Sèvres commandé pour le Grand Trianon, celle d’un empereur chinois ou celle d’un trésor archéologique celte. C’est la même chose pour les montres : par méconnaissance du sujet et par fausse proximité avec l’objet, on a du mal à imaginer que la plupart des montres coûtent quelques dizaines d’euros, quand d’autres vaudront quelques millions d’euros…
D’où les indignations sur commande concernant « l’homme à la Rolex » ou, désormais, l’homme à la Patek Philippe. Pour avoir été le seul à cataloguer la « chronothèque » présidentielle de Nicolas Sarkozy, je peux affirmer qu’elle reflète l’évolution des inclinations successives tout au long d’une vie d’homme, qui a su passer du culte de la marque (influence du milieu) à la tentation de l’image (attirance aspirationnelle) pour en arriver à l’expression d’un goût personnel pour les beaux objets d’un art de vivre séculaire (affirmation culturelle).
Certains aiment les grosses cylindrées, dont d’autres jugeront les prix démentiels pour un simple objet de mobilité. Des goûts et des couleurs… D’autres préfèrent les maisons cossues, ou les terres agricoles, les forêts, les étangs, les chevaux, les livres, l’art contemporain, les tableaux de maîtres ou les grands millésimes. La passion pour les belles montres est trop récente pour être communément admise (ou même comprise) par une opinion commune qui n’a pas perçu cette récente mutation socio-culturelle des objets du temps, devenus œuvres d’art à part entière par le génie mécanique et le souci esthétique dont ils témoignent. Et si les collectionneurs de montres étaient, aujourd’hui, en avance sur leur temps, de même que les acheteurs de toiles cubistes étaient moqués, dans les années 1910, par les admirateurs des peintres académiques ?
Le prix de 55 000 euros annoncé pour la Patek Philippe réf. 3940 G du président de la République est bidon : Carla Bruni-Sarkozy a payé cette montre moins cher, et avec son argent personnel ! Faut-il qu’un mari refuse les cadeaux de sa femme ? Surtout quand celle-ci sait choisir, avec intelligence et discernement, des objets personnels qui témoignent d’un instinct patrimonial très sûr : offerte en 2008 et payée 45 000 euros, cette montre (qui n’est plus au catalogue) vaut aujourd’hui 20 % à 25 % de plus. Les épargnants français auraient aimé réaliser, au cours de ces cinq dernières années, une plus-value comparable avec leurs investissements personnels…
En France, condamner le luxe serait hypocriteTous les hommes et toutes les femmes ont une passion, avouée ou cachée : le goût de la collection est humain. L’ascétisme personnel est un choix éthique personnel, pas (encore) un réquisit républicain. C’est tout au plus un accessoire pour compléter une posture démocratique pré-électorale : le questionnement polémique des poignets relève d’une parfaite mauvaise foi et d’une mauvaise conscience sournoise chez les questionneurs.
Depuis quand juge-t-on de la valeur d’un objet à son prix ? Un objet d’art peut se révéler coûteux sans être cher ! Depuis quand résume-t-on la valeur d’homme à la somme de ce qu’il porte sur lui ? C’est avoir une conception très étroitement marchande du monde. C’est aussi se soumettre, d’instinct, à cet impératif de marchandisation de la vie que la gauche reproche, précisément, à la société de consommation avancée…
Faut-il décréter, comme dans la Chine de Mao (qui aimait porter des Rolex), le port obligatoire d’une montre sortie des usines populaires agrées par le comité central ? À quand des comités de vigilance pour vérifier la « morale carpienne » (l’éthique des poignets) de nos élus ? Devront-ils, dans leur vie publique, déposer au vestiaire les montres qui témoignent de leurs penchants privés pour les belles mécaniques et enfiler des modèles choisis sur la liste du médiatiquement acceptable ?
Après la langue de bois, la langue de poignet ! À sa manière, une Swatch est aussi une « montre de luxe » par son mariage de haute technologie, d’esthétique, de non-conformisme (malgré 400 millions de Swatch vendues !) et d’art de vivre contemporain : elle vaut à peu près 100 fois plus cher qu’une montre ultra-basique « Made in China », facturée moins d’un dollar américain ex factory. Quand l’horlogerie française régnait sur le monde (jusqu’au XIXe siècle), les élites françaises – princières, aristocratiques, bourgeoises, militaires, économiques, scientifiques ou culturelles – commandaient aux horlogers et aux artisans spécialisés des montres qui sont aujourd’hui des pièces de musée d’une immense valeur artistique.
Rien d’extraordinaire, donc, à ce que les élites contemporaines aient la même démarche. Il serait même inquiétant d’avoir, au sommet de l’Etat, des gouvernants totalement indifférents à l’art de vivre à la française, au luxe (qui reste un de nos bras armés pour l’exportation) et donc aux objets qui témoignent de ces nouveaux beaux-arts de la montre. Dans les années 1980, on peut considérer que l’horlogerie française – tout juste renaissante aujourd’hui – a failli mourir de la planification industrielle insensée qui lui était imposé par la vision parasoviétique de la gauche socialiste au pouvoir (Jean-Pierre Chevènement et ses copains). Pendant ce temps, la Suisse misait sur le retour des belles montres et remportait une victoire aujourd’hui mondiale sur ses concurrents asiatiques. Pour le succès de la maison France, toute condamnation morale du luxe est suicidaire – et parfaitement hypocrite, compte tenu des goûts horlogers réels du microcosme politique…
Grégory Pons
Intéressant….

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