FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Dans le Doubs, Lip rejoue la montre
- Ce sujet contient 23 réponses, 15 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Rocca, le il y a 8 années et 8 mois.
-
AuteurMessages
-
21 février 2018 à 19h51 #410000131614
ZEN
Membre- Citation :
- Dans le Doubs, Lip rejoue la montre
La marque d’horlogerie, qui s’est réinstallée dans son berceau historique en 2015, vient de lancer un modèle inédit, le premier depuis des décennies. En 1973, le combat social des salariés de l’usine franc-comtoise avait électrisé la France et «Libé».
«Je n’imaginais pas que Lip puisse revenir dans la région», glisse Patricia Marchiset en souriant. Courbée sur son poste de travail, cette horlogère de 59 ans assemble avec dextérité de minuscules pièces de montres Lip, grossies à la loupe. Après vingt-cinq ans d’absence, la célèbre marque est de retour en Bourgogne-Franche-Comté, via une licence d’exploitation accordée en 2015 à la Société des montres bisontines (SMB), implantée à Châtillon-le-Duc, à une dizaine de kilomètres de Besançon (Doubs).
«Je suis née à Besançon, déroule la frêle horlogère. L’histoire de Lip est intimement liée à cette ville. Je me souviens encore du conflit dans les années 70, des camions de CRS partout et des gens qui ne parlaient que de cela. Forcément, ce retour de la marque ici, c’est un peu comme un dû.» Et pour Patricia Marchiset, l’occasion de réaliser «un rêve» : «Je travaillais chez Alstom, mais j’ai été licenciée. Alors, à plus de 50 ans, je me suis formée. C’est très valorisant.»
Dans l’atelier ensoleillé, beaucoup, comme elle, expriment une fierté qui frôle parfois le chauvinisme. Qu’importe l’embauche à 7 heures du matin. Ici, tous ceux qui arborent les blouses floquées des trois lettres iconiques ont en tête le passé de cette maison, souvent entrelacé aux histoires familiales. Car la boîte, fondée en 1867, a employé jusqu’à 1 500 personnes à Besançon, ville qui fut la capitale de l’horlogerie française. «Ma mère a longtemps travaillé dans l’ancienne usine, elle m’a souvent parlé du conflit», raconte ainsi Katia Kemper. Alors, pour cette ouvrière de 36 ans, «travailler ici est normal, presque logique». Baptiste Chapuiset, 25 ans, a quant à lui été embauché l’année dernière, après cinq mois de chômage : «Il n’était pas question pour moi de partir en Suisse…» balaie-t-il.
Lire la suite
http://www.liberation.fr/france/2018/02/21/dans-le-doubs-lip-rejoue-la-montre_1631419
21 février 2018 à 20h18 #420003813072Razgriz
MembreRien que pour ça j’achèterais bien une Lip Nautic-Ski réédition.
C’est ce genre d’histoire qui fait chaud au cœur, des vrais gens qui bossent et font vivre leurs régions, à des lieues des ‘disruptive startupers’ et autres bullshiters qui infestent nos écoles de commerce et les salons d’investissement.
21 février 2018 à 20h18 #420003813073ChristopheH
MembreMaybe everything that dies someday comes back.
souhaitons le meilleur à cette renaissance.21 février 2018 à 21h18 #420003813074Rocca
MembreFranchement, ça fait plaisir !

J’espère qu’ils pourront sortir leur propre calibre R23 assez rapidement.
21 février 2018 à 21h40 #420003813075Jonpi
MembreApparemment, ces repreneurs connaissent le domaine de l’horlogerie et semblent vouloir avancer sans précipitation.
Ils ont quand même, dans l’histoire de la marque, pas mal de modèles qui légèrement dépoussiérés collent bien à l’esprit vintage actuellement à la mode.
Il faut quand même développer encore le nouveau réseau de distribution chez les horlogers et produire un peu plus sans sacrifier la qualité.
En tout cas, leur service commercial est réactif et répond très vite aux demandes d’information.
Cela montre au moins que la marque porte de l’attention au client, ce qui n’est pas le cas loin de là pour d’autres marques.
Tout ceci reste néanmoins assez fragile mais si les dirigeants font preuve d’un minimum de bon sens (et cela semble être le cas) l’avenir s’annonce pas mal.21 février 2018 à 21h48 #420003813076francis28
Membretoujours aussi pourri ce journal liberation :
« ..une fierté qui frôle parfois le chauvinisme ».
21 février 2018 à 22h48 #420003813077Rocca
Membre- francis28 a écrit:
- toujours aussi pourri ce journal liberation : « une fierté qui frôle parfois le chauvinisme ».
Mais non, mais non… c’est juste l’ADN du canard
21 février 2018 à 23h20 #420003813078Jonpi
Membre- francis28 a écrit:
- toujours aussi pourri ce journal liberation :
« ..une fierté qui frôle parfois le chauvinisme ».
Effectivement, ce type de remarque, ils ne peuvent décidément pas s’en empêcher.
21 février 2018 à 23h34 #420003813079Rocca
Membre- francis28 a écrit:
- toujours aussi pourri ce journal liberation : « une fierté qui frôle parfois le chauvinisme ».
- Jonpi a écrit:
- Effectivement, ce type de remarque, ils ne peuvent décidément pas s’en empêcher.
Pour éviter ce genre de remarque perfide, LIP n’a plus qu’une chose à faire : délocaliser en Afrique
Libé applaudira alors des deux mains !!
21 février 2018 à 23h46 #420003813080didicargo
Membre- Rocca a écrit:
- Franchement, ça fait plaisir !
J’espère qu’ils pourront sortir leur propre calibre R23 assez rapidement.
Ce serait une bonne suite et je serai acheteur
.. je me souviens du conflit Lip , j’étais gamin mais ça a marqué mon imaginaire .. mais une Lip avec un Myota, pour l’instant je n’y arrive pas.
22 février 2018 à 0h55 #420003813081Franceallemagne
MembreSuper pour Lip
, d’ailleurs j’ai vu chez Maty une Lip Nautic Ski automatique qui me faisait de l’oeil. J’ai été sérieux surtout que je venais d’acheter une Seiko Padi et que j’ai déjà une ancienne Nautic Ski à pile mais bon pour plus tard pourquoi pas. J’aime bien le petit Besancon France en bas du cadran. A+
FA22 février 2018 à 3h54 #420003813082Jonpi
Membre- Rocca a écrit:
- Franchement, ça fait plaisir !
J’espère qu’ils pourront sortir leur propre calibre R23 assez rapidement.
- didicargo a écrit:
-
Ce serait une bonne suite et je serai acheteur
.. je me souviens du conflit Lip , j’étais gamin mais ça a marqué mon imaginaire .. mais une Lip avec un Myota, pour l’instant je n’y arrive pas.
C’est l’éternel débat entre emboitage et inhouse.
Oui bien sur un calibre manuf ce serait bien, très bien même, mais le problème en général c’est le prix de vente du modèle à la sortie pour amortir l’investissement.
Là on parle d’un investissement entre 500 K€ et 1M€ soit entre 1/6 et 1/3 du CA annuel, c’est pas une paille quand même.
Donc, il faudra l’inclure dans le prix de vente et dans ce cas qu’elle sera la réaction des clients ? Seront-ils prêts à mettre 2 ou 3 ou 4 fois plus cher dans une Lip ? Même les passionnés de montres ? Même les fans de la marque ?
Après pour sortir une montre correcte dans la gamme de prix Lip actuelle, en gros de 150 à 500 €, je ne pense pas qu’on puisse faire autre chose que de l’emboitage (et ce n’est pas une maladie honteuse surtout quand on le dit clairement comme Lip le fait). Et là, la question est de voir ce qu’il est possible de mettre comme mouvement.
Franchement, mettre du Myota n’est pas ce qu’il y a de pire, si on prend la peine de le régler un peu à l’assemblage, mais je ne sais pas si c’est le cas chez Lip.
Il faut tout de même se souvenir que l’histoire montre que des maisons horlogères ont faillit disparaitre à cause d’investissements dans des mouvements manufacture.
AMHA, comme je le disais plus haut, Lip a tout intérêt a consolider ses bases sans précipitation, a rebâtir une belle réputation, il faudrait en fait réussir à faire la jonction entre le passé glorieux et le présent. Ils ont quelques atouts pour faire ça : le nom, l’histoire, la mémoire collective, la tendance actuelle du vintage, des catalogues historiques qui regorgent de modèles relativement faciles à mettre au goût du jour.
Ils sont au milieu d’un cycle de 5 ans qui sera surement prolongé d’autant pour aboutir in fine à la prise de possession de la marque. Au total 10 ans seront passé (depuis 2015) et là, la situation sera beaucoup plus claire.
Lancer ce mouvement aujourd’hui serait un sacré coup de poker.22 février 2018 à 4h04 #420003813083axluba
Membre- ChristopheH a écrit:
- Maybe everything that dies someday comes back.
souhaitons le meilleur à cette renaissance.
tant qu’ils ne renaissent pas à Atlantic city.
22 février 2018 à 4h46 #420003813084DON
MembreJe pense que le journal Libé – fondé entre autre par sartre (dont je me souviendrai toujours avec un certain dégoût de certains de ses livres pour avoir été forcé de les lire pendant mes études alors que le fond et la forme étaient parmi les niveaux les plus bas que j’aie rencontrés de ma vie), et aujourd’hui détenu entre autres par le très « estimable » et controversé Patrick Drahi – devrait éviter de s’emballer un peu de trop quand il rappelle à quel point les écrits de Libé étaient « électrisés » pendant l’affaire Lip dans les années 70. De mémoire, Libé a été d’ailleurs fondé exactement à cette époque.
La crise qu’a connu Lip avait plusieurs origines : arrivée massive du quartz, erreurs stratégiques du management combinées à l’hystérisation du débat puis la radicalisation de la lutte sociale jusqu’à atteindre le point de non-retour.
Dans tous les cas, Libé avait participé largement à l’hystérisation/instrumentalisation du débat et tout cela pour arriver à un foirage 100% français avec la chute d’une entreprise horlogère historique. Les reponsablilités ont été multiples mais bravo quand même aux guignols et autres apprentis sorciers qui ont utilisé « Les mots » qui ne fallaient pas dans ce dossier ou plutôt cette débâcle industrielle sans nom.
__________________________________
« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w22 février 2018 à 5h32 #420003813085Rocca
MembreIl faut dire aussi que Fred Lipmann, passionné de mécanique, était un patron qui passait pour assez original. Mais il avait en tout cas le mérite d’avoir étudié l’horlogerie avant de reprendre l’affaire léguée par son père Ernest qui lui-même l’avait reçue de son père Emmanuel fondateur de l’entreprise en 1867. Fred était donc la troisième dynastie.
J’ai bien connu un horloger qui me disait que les dernières montres LIP produites en « auto-gestion » après le départ de Fred Lipmann en 1970, étaient quand même d’assez basse qualité…
Ce serait en tout cas un vrai bonheur de revoir ce fleuron de l’industrie horlogère française produire de nouveau ses propres calibres !
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
Sujets en lien
- Actu: Tous apprentis : Emilien est apprenti horloger dans le Haut-Doubs
- Actu: Délocaliser en Suisse, tentation des français
- Actu : Vol de montres dans le Doubs
- Actu: Prise d’otages et vol d’or enclenchent une vaste opération de police
- Actu : Morteau : Le projet horloger de la Société Péquignet
- Actu : Franche-Comté – Suisse : quand Swatch recrute côté français…