7, 15 , 16, 17, 18, 19, 21, 23 rubis. On nous aurait menti ? Remise à l’heure

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 32)
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  • #420001822492
    Théo16
    Membre

    Je ne suis pas sur à 100%, mais je croit que plus il y a de rubis, mieux c’est. Si tu veux une
    réponse plus précise, je laisse un plus experimenté que moi te répondre Wink

    #420001822493
    Tass2909
    Membre

    C’est à cause de la loi
    https://famontres.com/forums/topic/adjusted-unadjusted/?highlight=Unadjusted
    https://famontres.com/forums/topic/nombre-de-rubis/

    Le nombre de rubis ne reflète pas la qualité. Un mouvement avec plein de complications exige un nombre conséquent de rubis pour diminuer les frottements. Et instinctivement, on pense que c’est la qualité. Qualité ne rime pas avec quantité.

    #420001822494
    Bilboqueto
    Membre

    Les rubis servent à atténuer les frottements des parties métalliques notamment. Un sujet qui en parle, par exemple : https://famontres.com/forums/topic/7-15-16-17-18-19-21-23-rubis-on-nous-aurait-menti-remise-a-l-heure/?highlight=Rubis .

    Pour le grand public, ça sonne bien : plus il y a de rubis, plus c’est précieux, et c’est plus mieux.

    #420001822495
    Invité
    Membre
    Tass2909 a écrit:
    C’est à cause de la loi
    https://famontres.com/forums/topic/adjusted-unadjusted/?highlight=Unadjusted
    https://famontres.com/forums/topic/nombre-de-rubis/

    Le nombre de rubis ne reflète pas la qualité.

    Merci Tass, cela répond parfaitement à ma question.

    #420001822465
    ZEN
    Membre

    Dans les montres de poche mais aussi dans les montres bracelet, il est courant de lire que le nombre de rubis fait la qualité du mouvement. L’histoire veut que les montres de chemins de fer américaines aient répondu à un cahier des charges qui fixait à 19 lignes la taille minimale et à 21 rubis la norme d’empierrage pour satisfaire aux exigences chronométriques imposées par les compagnies ferroviaires d’outre Atlantique.

    L’expérience démontre que d’autres compagnies de chemins de fers en se contentant de 15 rubis, ce fut le cas par exemple des chemins de fer suisses, n’avaient pas davantage de dérapages horaires que les américains. Sans doute Ball, le rédacteur du cahier des charges américain avait-il d’autres préoccupations à poursuivre que le seul intérêt de l’exactitude ferroviaire. Les coûts de revient de ces mouvements très empierrés étaient en effet supérieurs en Suisse de ce qu’il pouvaient être aux Etats-Unis, qui par tous les moyens recherchaient des règles protectionnistes autant dans un souci économique avéré que dans celui de répondre aux exigences des syndicats des ouvriers de l’horlogerie qui refusaient que des montres non assemblées par des adhérents aux syndicats puissent être diffusées en concurrence avec les produits américains.

    De fait, les Suisses furent contraints d’exporter vers l’Amérique du Nord des mouvements très empierrés pour maintenir sur le terrain du marché américain des parts conséquentes et une concurrence réelle. Les montres suisses aux Etats-Unis tenaient à la fin du 19ème siècle et au début du 20 ème siécle une part infime du marché, pas plus de 3 ou 4% et encore faut-il intégrer à ces chiffres le Canada qui était un peu plus ouvert.

    De cette caractéristique historique du marché, il a pu être déduit que les mouvements les plus empierrés étaient les plus précis et comme les manufactures augmentaient les prix et les marges sur les pièces les mieux finies, la précision a fini par être associée à la finition. Pourtant toutes les finitions n’ont pas un effet induit sur la précision. Aucune cote de Genève, rodhiage ou anglage n’a jamais eu d’effet sur la précision d’une montre. Tout juste peut-on admette qu’un olivage de pierre, un polissage d’axe ait un effet sur la friction bénéfique de manière infinitésimale sur la précision d’une pièce.

    Un calibre « brut de forge » sera ainsi capable sans remplir de critères esthétiques, de répondre à des critères de précision élevés. Qu’il soit russe, chinois, suisse, américain ou français, c’est davantage son architecture, sa conception et la qualité des parties mobiles et éléments réglants qui va intervenir dans la qualité chronométrique. Les 707, calibres de concours de Zenith étaient d’une laideur sans nom et ont obtenu des records absolus de précision. Un double barillet sur un calibre russe fini à la serpe contribuera à une précision extrême du simple fait que la constance de la force d’entrainement apporte une régularité dans la distribution d’énergie.

    Il reste à vérifier que l’usure aidant, un calibre de 15 rubis puisse être aussi précis qu’un autre de 17, 19, 21 ou 23. Il est évident qu’un mouvement de 7 rubis pourra subir les affres de l’usure. En outre, les manufactures posaient sur ces mouvements des spiraux en acier « basique » et le rendement était moins bon. Pour ce qui est des 15 rubis, la pierre de centre absente à la différence des 16 rubis (d’un seul coté) et plus n’apporte strictement rien. On peut ainsi avoir un calibre de 15 rubis plus précis qu’un 21 ou 23 pourvu que le réglage soit meilleur. En théorie, on arrive à d’aussi bons résultats de 15 à 23 rubis. D’ailleurs, les bulletins de marche pouvaient être remis avec 15 rubis.

    Pour les montres bracelets, nous savons que des calibres étaient exportés par des marques comme Omega ou Zenith, Longines et d’autres avec 17 rubis vers les USA alors qu’ils bénéficiaient d’un meilleur empierrement sur les autres marchés. La différence qualitative est inexistante ou presque. Seule l’usure pourrait être plus rapide. Il n’est pas contsaté d’écart sur des calibre de type El Primero vendus par Movado avec 17 rubis aux Etats-Unis et ceux diffusés sur les autres marchés avec 31 rubis soit un écart de 14 rubis ! Sur un mouvement évoluant à 36 000 alternances par heure, c’est édifiant. L’empierrement au delà d’un minimum vérifié sur les pièces à plus grosses frictions est inutile et sert au final, de décoration plus qu’à garantir la précision des mouvements.

    Il reste les raquetteries associées aux calibres commerciaux dits chronomètres… Il faut là aussi savoir que la plupart des calibres de concours comportaient des raquettes monoflèches « grasses » (comprenez large) sans autre artifice.

    Sans nul doute, ces pierres qui nous rassurent ont au moins cette fonction appaisante dans nos esprits d’amateurs attentifs à la finition des mouvements, faute souvent de pouvoir en interpréter les qualités intrinsèques.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #410000086255
    ZEN
    Membre

    Une question « naïve » quid 2 : Pourquoi les marques indiquent-elles le nombre de rubis dont disposent leurs mouvements ?
    Est-ce un argument marketing ?
    Une indication technique pouvant servir à un horloger ?
    Ou autre ?…

    #420001822466
    laerte
    Membre

    Et bien, merci Zen ! Encore un mythe qui tombe clown

    #420001822467
    Invité
    Membre

    Merci pour ce petit rappel historique Wink

    Existe-t-il différents niveaux de qualité pour les Rubis ?

    Chinois

    #420001822468
    BlD’S
    Membre

    Merci pour l’explication Chinois

    #420001822469
    ZEN
    Membre
    spacekangoo a écrit:
    Merci pour ce petit rappel historique Wink

    Existe-t-il différents niveaux de qualité pour les Rubis ?

    Chinois

    Chaque fabricant explicite qu’il est meilleur mais le corindon est quasi le même. Il fut un temps ou des rubis véritables, voire des saphirs et diamants furent utilisés mais sans effet mesuré.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420001822470
    Invité
    Membre
    ZEN a écrit:
    spacekangoo a écrit:
    Merci pour ce petit rappel historique Wink

    Existe-t-il différents niveaux de qualité pour les Rubis ?

    Chinois

    Chaque fabricant explicite qu’il est meilleur mais le corindon est quasi le même. Il fut un temps ou des rubis véritable, voire des saphirs et diamants furent utilisés mais sans effet mesuré.

    Merci Chinois

    #420001822471
    phip_3l2
    Membre
    laerte a écrit:
    Et bien, merci Zen ! Encore un mythe qui tombe clown

    Je trouve qu’il y a beaucoup de mites dans l’horlogerie suisse!!! z’auraient dû mettre de la Naphtaline… clown

    #420001822472
    oliwoud
    Membre

    oui , il fut un temps ou les rubis étaient vendeur , on inscrivait meme sur le cadran leurs nombre comme un signe de finition soignée ou de luxe , certaines marques sont memes revenus par soucis de baisse des couts en arrière , je pense entre autres à Enicar car mettait les inscriptions 33 sur leurs cadrans á une certaine époque avant de revenir á 30 rubis , ce qui fait la joie des collectionneurs … Mr. Green

    #420001822473
    BRxavier
    Membre

    Pourtant le nombre de rubis/jewels reste toujours un argument commercial, et leur nombre reste gravé sur bon nombre de calibre de production moderne.

    #420001822474
    laphroaig007
    Membre

    Je savais bien que Zen allait nous pondre un petit sujet sympa reprenant l’histoire de Ball watches et des chemins de fer US…
    Mr. Green
    Intéressante analyse qui effectivement a tendance à mettre à bas la rumeur comme quoi plus un calibre est empierré, plus il est précis.

    Chinois

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