Actu: Impactée par la crise sanitaire, Zenith taille dans ses effectifs

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 140)
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  • #410000146179
    ZEN
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    La manufacture locloise (NE) supprime 18 postes pour assurer sa pérennité. Elle réagit ainsi aux conséquences économiques de la crise sanitaire, tout en finalisant un plan de restructuration entamé il y a deux ans

    Une restructuration devenue nécessaire pour Zenith. La manufacture horlogère locloise, en mains du groupe de luxe français LVMH, a licencié mercredi 18 de ses 300 collaborateurs, soit 6% de ses effectifs. Cette mesure concerne en grande majorité des employés de production sur son site des Montagnes neuchâteloises, où travaillent 220 personnes. Les départs seront effectifs avant la fin de l’année.

    Le directeur, Julien Tornare, confirme cette information du Temps: «La crise sanitaire, qui a provoqué une baisse de nos volumes, a largement pesé dans notre décision.» Elle s’inscrit également dans le cadre d’un plan de transformation lancé en 2018 dans le but de redynamiser la marque et d’assurer sa pérennité, notamment en supprimant des doublons de fonctions et en favorisant les synergies internes.

    Lire aussi: Zenith entrevoit l’équilibre (22.03.18)

    Collaborateurs informés début octobre

    Zenith a fait part de ses intentions à ses collaborateurs le 15 octobre, sans préciser l’ampleur exacte de cette réorganisation. Unia, qui évoquait mardi une fourchette de 15 à 30 emplois supprimés, a été immédiatement intégré dans les discussions. La secrétaire régionale neuchâteloise du syndicat, Catherine Laubscher, indique que l’entreprise a agi «dans les règles de l’art».

    Le directeur affirme que tout a été entrepris ces dernières semaines pour limiter au maximum les licenciements, qui touchent tant des employés suisses que frontaliers (50% des effectifs de la marque). Les collaborateurs ont notamment été invités à faire part de leurs propositions ou à signaler leur intérêt pour des départs volontaires et en préretraite.

    «Il s’agissait de faire les choses le moins mal, ou plutôt le mieux possible, et surtout dans le plus grand respect de nos collaborateurs, poursuit Julien Tornare. Nous ne voulions pas procéder à des licenciements au fil de l’eau, sources d’anxiété pour les employés. Cela n’enlève évidemment rien aux difficultés que rencontreront les personnes concernées.»

    «Le chômage partiel offre une solution temporaire. Notre démarche s’inscrit dans une vision à long terme»

    — Julien Tornare, directeur de Zenith

    Un plan social a par ailleurs été négocié avec Unia, comportant notamment des primes de départ qualifiées de «largement supérieures aux normes légales», et des mesures d’accompagnement sont proposées aux futurs chercheurs d’emploi. «Nous sommes en contact avec les sociétés du groupe [TAG Heuer, Hublot, Bulgari, ndlr] ainsi qu’avec les partenaires sociaux et des entreprises locales pour voir s’il est possible de replacer notre personnel», indique Julien Tornare.

    Il évoque notamment des discussions avec «d’autres maisons qui sont en train de construire au Locle». S’il ne donne pas d’autres précisions, on pense évidemment à l’horloger Tudor et au fabricant de mouvements Kenissi (groupe Rolex), qui prévoient d’ouvrir une nouvelle usine conjointe dans la commune l’an prochain.

    Le chômage partiel, une solution temporaire

    Pourquoi procéder à ces licenciements alors que les entreprises suisses peuvent encore bénéficier du chômage partiel mis en place par la Confédération? «Cet outil offre une solution temporaire. Notre démarche s’inscrit dans une vision à long terme, afin d’assurer la solidité de Zenith. Nous ne pouvons pas nous remettre en question à chaque fois qu’une crise survient et il était donc important d’agir maintenant», répond Julien Tornare.

    Ces licenciements n’affecteront en rien les projets de la marque, qui continue de produire l’ensemble de ses mouvements à l’interne. Zenith s’attend pour 2020 à une baisse de chiffre d’affaires «comparable à la moyenne de la branche», soit 20 à 25% selon les estimations de différents analystes. Si le premier semestre 2021 s’annonce également difficile, le patron voit cependant l’avenir «de manière plus sereine, notamment grâce à la mise en place de la stratégie définie depuis trois ans».

    https://www.letemps.ch/economie/impactee-crise-sanitaire-zenith-taille-effectifs

    #420004445327
    ZEN
    Membre

    L’horlogerie traverse une zone de turbulence qui touche inégalement toutes les marques et tous les groupes. La vente directe via internet sera sans doute une planche temporaire de salut mais insuffisante pour compenser les ventes en boutique.

    Zenith est une petite manufacture par sa taille qui a été ici exemplaire pour ne pas laisser sur le carreau les personnels dont elle se sépare. Un mode d’action que tout oppose à la crise de 2009 et ses 75 licenciements. C’est principalement la production qui est touchée.

    Zenith doit retrouver le chemin de ce qui fait son identité et qui parfois a été abandonné. Julien Tornare donne beaucoup d’énergie pour Zenith et connait la voie à suivre.

    On ne peut que souhaiter bonne chance à toute l’équipe de Zenith.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420004445328

    Zenith pourrait aussi se calmer sur l’inflation des prix : 9400 CHF sa dernière LUPIN A384… un peu dissuasif comme prix.

    #420004445329
    elmex57
    Membre

    Question simple : est il déjà arrivé qu’une maison ( pas forcément zenith) baisse de manière significative leur tarif , pour relancer les ventes ?
    Je ne sais pas si le calcul est rentable

    #420004445330
    foversta
    Membre
    elmex57 a écrit:
    Question simple : est il déjà arrivé qu’une maison ( pas forcément zenith) baisse de manière significative leur tarif , pour relancer les ventes ?
    Je ne sais pas si le calcul est rentable

    Disons que l’on a des exemples de marques qui ont redémarré dans un autre segment. Par exemple Ikepod avec des prix divisés par… 10 pour ne pas dire 20 ou plus.

    Mais quant il s’agit d’une même maison, non je n’ai pas d’exemple de baisse significative. En fait cette stratégie t’envoie direct au cimetière. Tu donnes le sentiment de trahir les clients que tu as, tu fais perdre de la valeur à ta marque, tu ne captes pas forcément de nouveaux clients (à la base les clients n’achètent pas « un prix » et tes coûts restent les mêmes. C’est la mort. Ou alors il faut revoir significativement les produits…

    Zenith a certes considérablement baissé ses prix dans l’ère post Nataf mais il s’agissait plus d’un « retour à la normalité » tant du point de vue tarifaire que de celui des produits.

    #420004445331
    broncos
    Membre

    +1, on peut aussi se rappeler du lamentable effet sur la clientèle (et les AD) des prix massacrés par Eterna en ventes privées…

    #420004445332
    foversta
    Membre

    Ce qui arrive en revanche assez fréquemment, c’est qu’une marque lance un produit d’appel à un tarif plus contenu pour générer plus de volume. Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain et il faut être très prudent vis à vis de l’image de la marque.

    #420004445333
    py3.14
    Membre

    Peut-être qu’ un replacement tarifaire peut-être avec un produit d’ appel comme suggère Foversta…

    Avis personnel mais j’ ai un peu de mal avec le segment tarifaire de Zenith par rapport à ses concurrents.

    Il est clair que la qualité des produits est incroyable, mais si seulement c’ était si simple…

    #420004445334
    Necro
    Membre

    Y’a surtout un énorme déficit d’image. L’initié connaît, ok.

    Mais si tu fais une sondage « rue », 99,99% connaîtront Rolex, Zénith, 2% est sans doute optimiste ?

    Et quand tu connais pas, même si le produit pourrait te plaire, de fait t’achètes pas ; même si un bijoutier te le propose.

    Les gens achètent un nom et une reconnaissance.

    – « J’ai acheté une Omega » « Ah oui ! Montre ! « 

    – « J’ai acheté une Zenith » « Gné ?? »

    #420004445335
    Invité
    Membre

    La crise sanitaire fait déjà évoluer les comportements, le luxe est un peu moins chic, les grands patrons du secteur ont déjà anticipé un changement radical dans les comportements, qui vont vers l’essentiel, plus de rationalité, plus d’utilité, moins dans le superflu.
    On assiste à un retournement de marché, les jeunes ont moins envie de ces breloques.
    Aujourd’hui, contrairement aux années 80 avec Swatch, il n’y a aucune marque qui va redonner massivement le gout de la montre auprès de la clientèle de demain.
    Il est à craindre qu’un nombre préoccupant de maisons horlogères s’enfoncent dans un crépuscule sans fin …

    #420004445336

    La récession évidente ne va pas être contrée par une baisse de tarif qui briserait toute la construction de l’image de marque, si fragile de nos jours.
    Il me semble aussi que le seul moyen de faire du volume serait de créer une gamme d’approche.
    Par exemple une gamme du genre « petits poignets » pour ados par exemple qui arborerait la marque et en reprendrait certains codes.
    Gamme qui afficherait sans complexe une composition différente mais/et un Swiss Re-Made.
    Mais évidemment cela suppose une transparence absolue sur le « real made » de la gamme phare de la marque.
    D’une certaine façon fabricant de téléphone a la pomme l’a fait. Je ne crois pas qu’il ait échoué…

    Comme signe un Fameur, Un jour j’irais vivre en théorie, car en théorie tout ce passe bien.

    #420004445337
    plop
    Membre
    Raxevis Arcofin a écrit:
    …
    D’une certaine façon fabricant de téléphone a la pomme l’a fait. Je ne crois pas qu’il ait échoué…

    …

    La Pomme l’a fait durant une période faste pour capter (encore) plus de clients; je ne pense pas qu’un entreprise qui « dégraisse » puisse se permettre d’engager de tels projets avec des gammes supplémentaires.

    #420004445338
    Invité
    Membre
    Raxevis Arcofin a écrit:
    La récession évidente ne va pas être contrée par une baisse de tarif qui briserait toute la construction de l’image de marque, si fragile de nos jours.
    Il me semble aussi que le seul moyen de faire du volume serait de créer une gamme d’approche.
    Par exemple une gamme du genre « petits poignets » pour ados par exemple qui arborerait la marque et en reprendrait certains codes.
    Gamme qui afficherait sans complexe une composition différente mais/et un Swiss Re-Made.
    Mais évidemment cela suppose une transparence absolue sur le « real made » de la gamme phare de la marque.
    D’une certaine façon fabricant de téléphone a la pomme l’a fait. Je ne crois pas qu’il ait échoué…

    Comme signe un Fameur, Un jour j’irais vivre en théorie, car en théorie tout ce passe bien.

    Ce que tu décris, c’est le schéma des années 80, la déroute de l’horlogerie Suisse, puis l’arrivée de Swatch qui a redonné le gout de la montre analogique aux jeunes, contre les montres à cristaux liquide venant du Japon, initiant cette génération à consommer plus tard de la montre mécanique Suisse, à s’y gaver, ce qu’on a vécu depuis 30 ans.
    Aujourd’hui, on ne voit rien venir qui pourrait sauver l’horlogerie, préparer une nouvelle génération à s’y intéresser.
    Ce n’est pas en baissant les prix, la crise est plus profonde qu’un positionnement tarifaire. Jouant de la musique, je rencontre beaucoup de jeunes, l’immense majorité, les montres….ils sont complètement indifférents, ils n’en portent pas.
    Dans les années 80 et après, nous avions besoin de montres pour lire l’heure, plus maintenant puisqu’on a l’heure partout. A l’époque, Swatch avait eu le génie de créer une montre, qui avait une certaine utilité donc, mais qui s’insérait comme accessoire mode dans la mouvance streetwear, or aujourd’hui quelle marque, peut créer la Swatch des années 2020, quel concept pour faire durer ce objet pour une prochaine génération ?
    Nick Hayek, l’actuel patron du Swatch Group l’a clairement expliqué, de ce point de vue, je pense qu’il a complètement raison, il a au moins retenu cette leçon de son père, il ne fallait pas tant mépriser l’entrée de gamme, attitude de la plupart des groupes Suisses. Hayek regrettant être le seul à défendre l’entrée de gamme Suisse.
    Pour revenir à Zenith, j’aime vraiment cette marque, mais je crains beaucoup pour eux, il leur faudra beaucoup de génie pour revenir, en fait, je me fais peu d’illusions.

    #420004445339

    Vous avez parfaitement raison. Ce qui montre bien la difficulté ou les difficultés auxquelles doivent faire face les différentes marques. Pourtant il existe sans doute de nouvelles solutions. Mais la voie est certainement rendue très étroite par le fameux Suisse Made cher a M. Zen.

    #420004445340
    ZEN
    Membre

    Il est quasiment impossible, pour son image, à une marque de baisser ses prix, à produit constant. Zenith avait ébauché une baisse sensible lors de l’arrivée de JF Dufour mais a vite modifié les produits pour éviter la comparaison. C’était comme le dit FX un recentrage.

    Avant de se préoccuper du prix, une marque doit se préoccuper de sa notoriété. Cette année 2020 a fait régresser la notoriété de nombre de maisons dont Zenith et d’autres.

    Ces longues périodes de confinement et de fermeture des boutiques sont une catastrophe et il faudra beaucoup de présence pour réallumer la flamme.

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