FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu : Les Suisses votent oui à la limitation de « l’immigration de masse »
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ZEN, le il y a 12 années et 8 mois.
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10 février 2014 à 9h07 #410000101277
ZEN
Membre- Citation :
- Les Suisses votent oui à la limitation de « l’immigration de masse »
Les électeurs suisses se sont prononcés dimanche en faveur de la « fin de l’immigration de masse » à une très courte majorité (50,3 %), selon les résultats officiels annoncés en fin d’après-midi. Cette proposition du parti de droite populiste UDC visait à instaurer des quotas à l’immigration et renégocier la libre circulation avec l’Union européenne, ce qui risque de tendre les relations avec les voisins européens de la Suisse.
Le taux de participation a été particulièrement élevé, atteignant 56,5 %, soit beaucoup plus que la moyenne de 44 % habituellement enregistrée en Suisse, preuve que le sujet a suscité beaucoup d’intérêt de la part des électeurs.Le gouvernement suisse a annoncé son intention de mettre en oeuvre « rapidement et de manière conséquente » le texte du référendum, a déclaré la ministre suisse de la justice Simonetta Sommaruga.
Le texte présenté par l’UDC, majoritaire au Parlement, a recueilli à la fois une majorité des cantons et des votants, condition nécessaire à son approbation. Et ce, malgré l’opposition du gouvernement, de la plupart des partis politiques et du patronat.
« INDÉPENDANCE » ET « LUCIDITÉ »
« C’est un mauvais résultat, la Suisse a besoin de bonnes relations avec l’UE », a commenté le syndicaliste et député socialiste Paul Rechsteiner, dont le parti parle de « défaite ». Tandis que pour le patronat suisse, une période d’« incertitude commence pour l’économie suisse, ce qui n’est pas bon ».
L’UDC, de son côté, s’est réjouie de ce résultat. « Nous avons gardé notre indépendance », a déclaré en son nom Christoph Blocher, ajoutant que le peuple suisse a dit « non » à la libre-circulation. Plusieurs partis populistes ou d’extrême droite en Europe ont également fait part de leur satisfaction. Ainsi, en France, le Front national, présidé par Marine Le Pen, a salué « la lucidité du peuple suisse ». C’est une « merveilleuse nouvelle pour les amoureux de la liberté et de la souveraineté nationale en Europe », a réagi Nigel Farage, le chef du parti britannique populiste Ukip.
UNE « REMISE À PLAT » DES RELATIONS AVEC L’EUROPE
Pour le politologue genevois Pascal Sciarini, les relations entre la Suisse et l’UE risquent désormais d’être complètement remises à plat, provoquant le « chaos ». Ce petit pays alpin, peuplé de huit millions d’habitants, ne fait en effet pas partie de l’Union européenne, alors qu’il est cerné par ses pays membres. Liée à cette dernière par des accords bilatéraux âprement négociés pendant cinq ans, la Suisse a accepté d’ouvrir son marché du travail aux 240 millions d’actifs de l’UE.
Au moment de l’entrée en vigueur de la libre circulation, qui s’est faite progressivement depuis 2002, les autorités avaient indiqué qu’il n’y aurait que 8 000 nouveaux arrivants par an au maximum. En fait, la Suisse avec son insolente bonne santé économique qui tranche avec la crise dans la zone euro, en accueille bon an mal an 80 000 sur son marché du travail, un chiffre qui provoque la colère de l’UDC.
LA QUESTION DES TRANSFRONTALIERS
Depuis la signature des accords avec l’UE, la part des étrangers dans le pays est passée de 20 % à 23,5 %. Actuellement, 1,25 million d’entre eux sont issus de l’UE-27 ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE).
Les Italiens et les Allemands sont les plus nombreux, avec respectivement 291 000 et 284 200 ressortissants. Ils sont suivis par les Portugais (237 000) et les Français (104 000). A titre d’exemple, l’an dernier, la population du canton de Neuchâtel a progressé de 10%, une hausse due à une arrivée massive de ressortissants portugais. A ces étrangers, il faut ajouter, selon l’UDC, les frontaliers qui sont dans la région de l’Arc Lémanique, autour du lac Léman, quelque 113 000, dans le Tessin 60 000, tout comme dans la région de Bâle.
La Suisse va donc rétablir des quotas et des contingents, en fonction de ses besoins, pour les immigrés. Un système avec lequel elle a vécu avant les accords bilatéraux avec l’UE et qui se traduit par beaucoup de tracasseries administratives, fustigées par les employeurs.
Bruxelles a d’ores et déjà indiqué que si la Suisse mettait fin à l’accord de libre circulation, tous les autres accords liant Berne à l’UE seraient dénoncés ipso facto. Les partisans du oui, l’UDC en tête, répliquaient en disant qu’il s’agit d’une question de souveraineté nationale, et que le pays ne doit pas se plier au « diktat » européen.
10 février 2014 à 9h08 #420002422708ZEN
Membre…et si les Européens boycottaient les montres suisses …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).10 février 2014 à 9h13 #420002422709tititonio25
MembreLes suisses fondent leur économie sur les exportations si un jour l’on vient à boycotter leur produit c’est l’éffondrement de leur système…
Il serait peut-être amené à réflechir à faire profiter les autres d’une petite part de l’orgie.
10 février 2014 à 9h33 #420002422710seiko007
Membre- ZEN a écrit:
- …et si les européens boycottaient les montres suisses …
Ben y’aura toujours les chinois et les russes..
10 février 2014 à 9h38 #420002422711francoisb
Membre- ZEN a écrit:
- …et si les européens boycottaient les montres suisses …
Vu l’augmentation des prix et notre pouvoir d’achat, c’est déjà comme si sur les belles montres… Actuellement en France par exemple, je me demande quel est le pourcentage de montres réellement vendues à un Français, vu le nombre d’unités vendues aux touristes (sur Paris, sur la côte d’azur, dans les Alpes notamment). Et cette catégorie de touristes là, l’exode économique, il s’en moque assez royalement et ne s’en préoccupera pas.
Pour les autres montres, un acheteur de swatch continuera à apprécier le concept et ne fera pas de politique.
10 février 2014 à 10h13 #420002422712km’rol
MembreIl convient déjà de saluer les pays qui donnent la libre parole au peuple sur des sujets de cette importance .
Par ailleurs, les suisses font le choix de l’immigration choisie , est ce vraiment critiquable ? ne pourrais t-on pas faire simplement la même chose ?
10 février 2014 à 10h25 #420002422713ftikai
MembreJe dis qu’on devrait faire pareil au Québec. Il me semble qu’il y a trop de francophones d’Europe qui viennent s’y installer. Le pire est qu’ils ne s’intègrent pas: ils se plaignent de l’hiver et ne veulent pas manger notre plat nationale qui est la poutine.
10 février 2014 à 10h27 #420002422714francoisb
MembreIci, nous sommes en démocratie, droits de l’homme, tout ça tout ça alors poutine… malgré ses J.O.
10 février 2014 à 10h47 #420002422715Aquanaut
MembreJe ne vois pas en quoi la France aurait un quelconque droit moral de se mêler de la politique d’immigration de la Suisse
D’autant que cette question a fait l’objet d’une votation populaire, essence même de la démocratie directe10 février 2014 à 11h02 #420002422716broncos
Membreje ne comprends pas pourquoi l’UE, qui est incapable de surveiller ses frontières et de réguler ses entrées, veut donner des leçons de morale aux Suisses…
quel manque de respect de leur souveraineté nationale et leur démocratie directe!
10 février 2014 à 11h03 #420002422717phllox
Membre- Aquanaut a écrit:
- Je ne vois pas en quoi la France aurait un quelconque droit moral de se mêler de la politique d’immigration de la Suisse
D’autant que cette question a fait l’objet d’une votation populaire, essence même de la démocratie directe
D’autant qu’on frise les 25% de non-suisses qui résident en Suisse. Si on attaignait cette même propostion en France, je ne vous dis pas …
10 février 2014 à 11h07 #420002422718francis28
MembreUn pays c est comme une famille ca se protege n en deplaise aux bonnes ames charitables
chez les autres…mais pas chez eux !10 février 2014 à 11h07 #420002422719frederic04000
Membreon ferait bien de faire la meme chose
10 février 2014 à 11h14 #420002422720YoshiBipBip
MembreOù est-il question de leçons de morale ou de non respect de la souveraineté nationale Suisse?
Parce qu’il est indiqué « Bruxelles a d’ores et déjà indiqué que si la Suisse mettait fin à l’accord de libre circulation, tous les autres accords liant Berne à l’UE seraient dénoncés ipso facto. » ?
Cela me semble tout à fait normal que lorsque des accords bilatéraux sont conclus, si l’une des parties décide ensuite de ne pas respecter une partie des engagements, cela remette les accords en cause.
10 février 2014 à 11h32 #420002422721doc-le-suisse
MembreNous avons eu une réponse de la montée du populisme.
Je ne suis pas certain que l’on s’attendait à que cela passe. Il faut l’interpréter comme une sonnette d’alarme.
Mais au final, cela ne va pas changer grand-chose, car, malgré le fait que le peuple Suisse a le pouvoir décisionnel, l’Europe imposera de toute façon ses attentes. Et l’on n’aura aucun intérêt à s’y opposer.Bonnet blanc et blanc bonnet.

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