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- Ce sujet contient 18 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Fileas Fog, le il y a 14 années et 6 mois.
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23 avril 2012 à 0h12 #410000082873
Fileas Fog
MembreBonsoir à Tous,
Petite recherche sur LIP et les productions de ses premiers âges :
Je cherche à comprendre comment il a été possible à LIP d’inscrire sur le cadran de ses montres-bracelet le mot « Chronomètre ».
Je lis, notamment, sur Wikipedia (qui est loin d’être une référence encyclopédique, mais que nous consultons tous…) :
« En 1896, le Chronomètre Lip est lancé, cette désignation devient la marque de la Manufacture horlogère et apparaît sur tous les cadrans des montres. La fabrication s’élève alors à environ 2 500 pièces par an. »
Je croyais l’appellation « Chronomètre » non pas une marque ou une qualification commerciale, mais la sanction d’un niveau de précision accordée par des organismes de certifications, notamment l’observatoire de Genève.
J’ai déniché un « Chronomètre LIP » et je me demande donc s’il s’agit d’une appellation chronomètre fantaisiste ou réelle.
Les caractéristiques de cette montre bracelet sont les suivantes :
*Boite en or (réalisation très soignée).
*Petite seconde à six heures.
*N° sur l’extérieur du fond de la boîte 33743 (est-ce le numéro de série ?).
*Marquages à l’intérieur du fond de la boîte (joliment bouchonné) :
.encadré dans un rectangle vertical (ou bien est-ce celui-ci le n° de série ?!) :
LIP
252
177
.encadré dans un rectangle horizontal (signe d’une origine suisse ?):
18K
.encadré dans un losange allongé verticalement les deux lettres « SG » avec une clef très stylisée entre le S et le G.Merci par avance de ce que vous pouvez m’apporter comme précisions sur ce sujet un peu confus pour moi !
François
23 avril 2012 à 8h28 #420001697625Hypnos
Membre- Fileas Fog a écrit:
- Bonsoir à Tous, …..
Marquages à l’intérieur du fond de la boîte (joliment bouchonné) :
.encadré dans un rectangle vertical (ou bien est-ce celui-ci le n° de série ?!) :
LIP
252
177
….
C’est un mouvement R25
Il faut lire le premier n° comme suit:LIP
25 2
177
…25 : n° du calibre (les T18 portent le n° 18x dans la boîte)
2 : pour la qualité chronomètre.Pour mémoire (issu du site http://watchesz.free.fr/mfa/calibres.htm)
1 : chronomètre officiel
2 : chronomètre
3 : LIP
4 : LIP standart
5 : Sam23 avril 2012 à 11h05 #420001697626Fileas Fog
MembreMerci Hypnos. Donc, chronomètre « maison », non certifié par un quelconque observatoire ?
23 avril 2012 à 11h12 #420001697627plume68
Membrelip a un passé tout à fait honorable et n’a absolument pas à rougir.
ils ont fait de très belles pièces. mais ce passé est malheureusement lointain, très lointain.
Aujourd’hui cette maison n’est plus!
24 avril 2012 à 17h13 #420001697628jeanleo
MembreQuand une montre est chronomètre elle a normalement un bulletin (papier) mais qui a forcément disparu depuis longtemps.
Par ailleurs, il y avait l’observatoire de Besançon qui certifiait les chronomètres.
Pour tes poinçons, une petit photo serait un plus.
Si Lip t’intèresse j’ai déjà signalé un blog avec de vieux documents dont des factures Lip de 1914.24 avril 2012 à 18h50 #420001697629Toquante26
Membre- jeanleo a écrit:
Merci jeanlo pour ces chouettes catalogues.
Je viens d’acquérir un chouette Excelsior Park de poignée de la même époque de ton catalogue mais badgé par une autre marque (cadran et mouvement).
24 avril 2012 à 18h56 #420001697630Fileas Fog
MembreMerci Jean-Leo, très sympa ce blog. Avec notamment des objets de vitrines et des pubs étonnantes.
Quant aux factures, j’ai fait un tableau de conversion des francs depuis 1890 (Francs courant en Euros constants, base de conversion données INSEE corrigées; si tu me donnes un email je te le transmets) qui montre que la belle horlogerie était chère à l’époque, mais pas autant qu’on pourrait le penser ! Je pense que les marges étaient, alors, moindre…Pour ce qui est des « chronomètres », je croyais que l’on n’avait pas le droit d’utiliser le terme sans certification. L’utilisation par LIP du qualificatif « Chronomètres LIP » sur le cadran de certaines de ces montres est pour moi une source d’interrogations. Je n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante pour le moment !
Ce que dit Hypnos dans cette page est très intéressant, mais quelle est la différence entre « Chronomètre » et « Chronomètres certifié » ? Qu’est-ce qu’un « chronomètres » sans autre mention, donc « non certifié » ?
24 avril 2012 à 22h24 #420001697631jeanleo
Membre- Fileas Fog a écrit:
- la belle horlogerie était chère à l’époque, mais pas autant qu’on pourrait le penser ! Je pense que les marges étaient, alors, moindre…
?
Les marges nettes n’étaient pas moindres pour les détaillants, il n’existait que la taxe sur le C.A. qui était un impôt local. TVA, charges salariales, taxe d’apprentissage, taxe prof., I.S.F…… n’existaient pas.
Mais surtout le prix de la main d’oeuvre était beaucoup plus faible et comme l’horlogerie c’est quand même beaucoup de M.O. .Aujourd’hui les marques appartiennent à des grands groupes détenus pour bonne part par des fonds de pensions. On connaît la suite…
Les marques au cours de ces dernières années ont rogné la part du détaillant à leur profit, en multipliant leurs propres marges.De mémoire, le Chronomaster Zénith acier était de 18 900F (2 880€) en 94/95, après le rachat de la marque par LVMH, il est passé en 4/5 ans à plus de 32 000F (4 880€), la même pièce. Au départ le calibre Elite était à sa sortie _toujours de mémoire_ à 7 100F (1 080€). Que valent aujourd’hui les pièces équivalentes? Surtout que les outillages ont été bien amortis depuis.
24 avril 2012 à 23h15 #420001697632Fileas Fog
MembreJe ne sais pas comment se sont redistribuées les marges entre les différents maillons de la chaîne, ni comment cette redistribution a évolué. J’aimerais également savoir avec précision, toutes choses égales par ailleurs, pour un modèle existant depuis longtemps sous la même forme (Omega Speedmaster Pro par exemple) comment ont évolué les coûts de production. Le prix de la main d’oeuvre était en effet plus bas, mais il y a beaucoup moins de moins d’oeuvre aujourd’hui. Un ami industriel de l’horlogerie en Suisse me rappelle régulièrement que beaucoup de moteurs de montres, ébauches, pièces, parfois dans des marques assez haut de gamme, viennent de l’Empire du Milieu…
24 avril 2012 à 23h27 #420001697633carlgustav
MembreLe terme » chronomètre » figure, ou plutôt figurait sur bien des cadrans,email souvent, et n’a rien à voir avec les qualités réelles qu’il est censé garantir, du moins dans la majorité des cas.
Seul le bulletin garantit cela, le jour de la livraison, à minima, A un degré moindre ,et en l’absence, parfois compréhensible de ce document, la réputation de la maison en la matière.
Zénith, entre autres, par exemple.
24 avril 2012 à 23h46 #420001697634Fileas Fog
MembreMerci Carl Gustav pour ce complément de précisions ! Ca s’éclaircit un peu !
25 avril 2012 à 0h03 #420001697635carlgustav
Membre- Fileas Fog a écrit:
- Je ne sais pas comment se sont redistribuées les marges entre les différents maillons de la chaîne, ni comment cette redistribution a évolué. J’aimerais également savoir avec précision, toutes choses égales par ailleurs, pour un modèle existant depuis longtemps sous la même forme (Omega Speedmaster Pro par exemple) comment ont évolué les coûts de production. Le prix de la main d’oeuvre était en effet plus bas, mais il y a beaucoup moins de moins d’oeuvre aujourd’hui. Un ami industriel de l’horlogerie en Suisse me rappelle régulièrement que beaucoup de moteurs de montres, ébauches, pièces, parfois dans des marques assez haut de gamme, viennent de l’Empire du Milieu…
Pour les manufactures, » l’Empire du Milieu » est un marché, pas une source d’approvisionnement : les marges bénéficiaires sont telles, qu’il importe peu.
Quant aux coûts de production, pour les raisons que l’on sait , PAO, ils ont drastiquement baissés, compensant largement » l’augmentation « , toute relative d’une main -d’oeuvre
restreinte, principalement au niveau de l’ébauche.Il n’en va peut-être pas de même pour le niveau inférieur, simili manufactures, moyen de gamme, créations récentes, qui ont parfois fait l’objet de quelques malversations en regard du Swiss made intégral. La presse a relaté ces faits.
25 avril 2012 à 0h15 #420001697636Fileas Fog
MembreCher Carl Gustav, je te confirme ce que j’ai écrit concernant la provenance de nombreuses fournitures… L’Empire du Milieu est certes devenu un marché, mais également un sous-traitant pour de nombreux éléments. De plus en plus nombreux.
25 avril 2012 à 0h30 #420001697637carlgustav
Membre- Fileas Fog a écrit:
- Cher Carl Gustav, je te confirme ce que j’ai écrit concernant la provenance de nombreuses fournitures… L’Empire du Milieu est certes devenu un marché, mais également un sous-traitant pour de nombreux éléments. De plus en plus nombreux.
C’est absolument évident, mais pas encore pour le très haut de gamme ; sinon , il y a du souci à se faire… Merci à toi, pour ces infos qu’on entends en effet de plus en plus souvent, hélas.
25 avril 2012 à 0h40 #420001697638Fileas Fog
MembreJe suis de ton avis, j’espère en effet qu’il résisteront à cette tentation. Et qu’en cas de faux-pas, les acheteurs auront des yeux…
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