FORUMAMONTRES › Forums › Les Grandes Heures de FAM › ZENITH El primero: L’histoire n’est pas un conte de fée
- Ce sujet contient 47 réponses, 31 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 18 années et 12 mois.
-
AuteurMessages
-
15 juillet 2007 à 21h27 #420000237182
steyr
MembreMerci pour les petits rappels dans ce post !
- Ze White Rabbit a écrit:
- Si vous voulez de la véritable montre de créateur-constructeur, il ne faut acheter que quelque chose produit par un des membres de l’AHCI… mais ça coûte bonbon.
Quand ils ne s’appuient pas également sur des bases, ou les mobiles de mouvements de grande production. Mais nous sommes d’accord, la "vraie" horlogerie serait plus par là-bas.
Christian.
16 juillet 2007 à 5h00 #420000237183ZEN
MembrePrécision : Dès la signature de son contrat avec Zenith , Rolex connaissait l’échéance finale de la collaboration avec la marque .
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).16 juillet 2007 à 5h22 #420000237184ZEN
MembreZENITH a livré des mouvements terminés et des montres …
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).17 juillet 2007 à 3h17 #420000237185LeGugussDeMontauban
MembreTrès très intéressant !
Peut-on demander à Zen ses sources d’infos sur ce sujet ?
où l’a-t-il lu ? etc…Merci encore
17 juillet 2007 à 4h39 #420000237186ZEN
MembreNon. Sources recherchées auprès de témoignages et documents et non de lectures approximatives.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).5 septembre 2007 à 8h53 #410000019758ZEN
MembreAvec l’ouverture du portail ZENITH et l’aide de certains FAMEURs je suis tombé sur cette superbe histoire(ouf je ne me suis pas fait mal !)
Bravo pour le travail d’archive et merci pour nous
5 septembre 2007 à 8h53 #420000237145ZEN
MembreL’histoire de la préservation du El primero de ZENITHEn 1971, ZENITH à bout de souffle et financièrement exangue devient la propriété de la firme Américaine ZENITH Radio Data corporation de Chicago. Contrairement à l’idée reçue la firme ne s’empare pas de la manufacture mais celle-ci est heureuse de trouver les nouveaux actionnaires que les dirigeants de ZENITH sontallés chercher dès lors que toute l’industrie Suisse en crise ne démontre aucune solidarité à son égard malgré des tentatives de rapprochement recherchées par les dirigeants de la marque.
La firme américaine fait rapidement le constat que ses ambition de créer un grand pôle horloger avec la manufacture du Locle seront compromises dès lors que celle-ci est peu engagée dans la production de calibre à quartz et les achète à l’extérieur.
Les américains tente rapidement de limiter la casse et leurs pertes sont telles qu’ils annoncent la fin dès 1975 de toute production mécanique.
Charles Vermot est découragé à cette idée et prend seul l’initiative sans en référer à sa hiérarchie d’écrire à la nouvelle direction son désaccord profond et tente d’expliquer que la crise est temporaire. Il risque sa place mais probablement perçu comme un marginal, ne recevra pas directement de réponse si ce n’est un ordre répercuté par sa hiérarchie de livrer à la destruction machines, étampes et outillages dédiés aux montres mécaniques pendant que la Direction de ZENITH est chargée de revendre les ateliers du Pont de martel où sont produit depuis 1969 les El Primero dans les anciens ateliers de Martel Watch.
Charles VermotLes ateliers sont vendus à une entreprise agro-alimentaire.
N’écoutant rien de l’ordre donné, Charles Vermot (dit Charly) entreprend de classer, étiqueter et ranger avec précaution toutes les étampes du El Primero et d’écrire dans des cahiers tout le processus de fabrication du mouvement et toutes les recettes qui en font les secrets de préparation. Les plans, les fiches techniques sont également répertoriés et classés avec soin.La manufacture du Locle est grande et personne ne vient controler si les locaux vendus sont pleins ou vidés alors Charly range dans un des greniers autrefois atelier au moment des heures de gloires , quand il y avait 1000 personnes qui animaient la manufacture et la transformait chaque jour en une fourmilière.
Chaque décision des Américains est commentée vertement par Charly qui défend l’horlogerie mécanique auprès de ses collégues résignés même s’ils caressent tous l’espoir d’un retour à la propulsion mécanique des montres.
Le domaine d’activité est peu prospère et en 1978, les américains ne voient plus l’intérêt de posséder cette manufacture quand l’électronique impose d’autres investissements. Il revendent ZENITH aux Suisses…
ZENITH peine à relancer son outil de production et à se refaire une place malgrè toute la passion de la nouvelle équipe de direction. En 1982, Ebel s’intéresse au mouvement dans sa version avec phase de lune pour ses propres collections et en assemble quelques dizaines sortis des stocks disponibles depuis 1975."Un intermédiaire" présente le El primero à Rolex en version classique qu’il a fait assembler sur des modèles qu’il commercialise après avoir racheté les stocks restants chez Zenith. Rolex en possession de cette montre en examine le mouvement et les ingénieurs de la marque dressent un cahier des charges des adaptations qu’ils voudraient y voir si la Direction choisit ce mouvement pour ses Daytona.
La Direction de ZENITH se tourne vers Jean-Pierre Gerber directeur Technique pour étudier la faisabilité d’une remise en fabrication. C’est à ce moment que Charles Vermot vit l’un des plus beaux moments de sa vie et les larmes aux yeux explique tout ce qu’il a mis en oeuvre en 1975 pour qu’un jour, son protégé soit à nouveau fabriqué…
Il faudra 2 ans pour "relancer la machine" et c’est en 1984 que les premiers El primero sortent des ateliers du Locle…Un atelier spécial travaille pour Rolex qui conciliant a "payé d’avance" certaines livraisons et offert sa garantie donnant à la marque du Locle les moyens des investissements indispensables à la remise en fabrication de son mouvement mythique.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).5 septembre 2007 à 8h59 #420000237146baratier
MembreJe commence à aimer Rolex pour cette magnifique histoire de sauvetage
Marc
5 septembre 2007 à 9h00 #420000237147Xaipe
Membrec’est un petit grand moment d’histoire que je suis très content de connaître au delà de ce qui est raconté habituellement, merci Zen pour ces détails !
par contre ce qui me titille : je ne comprend pas la logique des ricains, pourquoi ont-il ordonné les destruction de l’outil de production ? par représailles pour l’attitude de Charly ? par peur d’un "réactionnariat" latent des employés ? ou pour faire comme Cortez pour la conquête du Mexique, : brûler ses navires pour empêcher tout retour en arrière ?
5 septembre 2007 à 9h03 #420000237148fred0666
Membre
Je pense que t’as raté la Yema de peu avec cette histoire.Merci Zen.
5 septembre 2007 à 9h03 #420000237149ZEN
MembreNon, les américains voulaient simplement récupérer le prix de l’acier et le laiton et ne pas payer noi déménagement (jusqu’au Locle) si frais de stockage et de maintenance ….
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).5 septembre 2007 à 9h07 #420000237150le plombier
MembreOUF !!!
Sans ce Héros point de EL Priméro .le prix s’oublie la qualité reste (les tontons flingueurs).
5 septembre 2007 à 9h11 #420000237151baratier
Membre- le plombier a écrit:
- OUF !!!
Sans ce Héros point de EL Priméro .le prix s’oublie la qualité reste (les tontons flingueurs).
tu voulais dire, Sans la roro point de El primero.
5 septembre 2007 à 9h18 #420000237152Eléa
Membreje me demande quand même s’il n’y avait pas de la part des américains une volonté délibérée de détruire l’appareil de production (le côté terre brûlée quoi…) avec l’idée que si n’avait pas réussi à faire de l’argent avec "ces trucs" ils ne voulaient que personne d’autre ne puisse en faire. De plus, le métier de Zenith radio corporation n’était pas la montre à la base, et je pense que la mécanique leur semblait de toute façon un dinosaure… N’empêche que cette "aventure" américaine a empêché Zenith de vendre sur sol US jusqu’en 2000…. quand un certain Thierry Nataf a renégocié les accords (et pour ça, chapeau le Thierry quand même…)
5 septembre 2007 à 9h22 #420000237153le plombier
Membre- baratier a écrit:
-
- le plombier a écrit:
- OUF !!!
Sans ce Héros point de EL Priméro .le prix s’oublie la qualité reste (les tontons flingueurs).
tu voulais dire, Sans la roro point de El primero.

y a aussi : Pas de Primero,pas de Dayto (sa marche aussi dans l’autre sens) -
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.