Vincent Calabrese système Calasys

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15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 31)
  • Auteur
    Messages
  • #420004621623
    Manivel
    Membre
    trinita a écrit:
    du coup sans possibilité de reglage appparament,

    Je pense que si, en éloignant le ressort de l’axe du balancier.

    #420004621624
    trinita
    Membre
    Manivel a écrit:

    Je pense que si, en éloignant le ressort de l’axe du balancier.

    cela pourrait mais il faudrait un precision enorme, car le moindre dixième aura une brosse influence

    #420004621625
    Spendius
    Membre

    Oui, intéressant.
    Je suis curieux de connaître la procédure de réglage de ce système. Le ressort doit en effet pouvoir être déplacé dans son plan, en longi, en latéral, et aussi en rotation.

    #420004621626
    FrozenBrain
    Membre
    Leopal a écrit:

    Il faudrait voir quel avantage cela apporte. C’est en silicium?

    J’espère pas, le silicium n’est pas adapté pour supporter des frottements comme cela: ça va vite gripper. Je ne vois d’ailleurs pas d’avantages à utiliser le silicium.

    Au final, qu’est ce que ce nouvel oscillateur apporte par rapport au spiral?

    Cordialement,

    #420004621627
    isosta
    Membre

    avec un spiral il n’y a aucun frottement et seule la stabilité de l’élasticité du spiral est nécessaire
    pour assurer la régularité de la marche dans le temps.

    ici il y a frottement entre le ressort lyre et l’axe du rateau et surtout, entre les dents du rateau
    et le pignon sur l’axe du balancier.

    deux zones d’usure assez conséquentes si on se base sur 28800 ou 21600 alternances /H

    de plus qui dit frottement dit perte d’énergie donc moins de rendement

    Il faudrait en savoir plus mais à priori je reste dubitatif…

    Isosta

    #420004621628
    Jivet
    Membre
    isosta a écrit:
    avec un spiral il n’y a aucun frottement et seule la stabilité de l’élasticité du spiral est nécessaire
    pour assurer la régularité de la marche dans le temps.

    ici il y a frottement entre le ressort lyre et l’axe du rateau et surtout, entre les dents du rateau
    et le pignon sur l’axe du balancier.

    deux zones d’usure assez conséquentes si on se base sur 28800 ou 21600 alternances /H

    de plus qui dit frottement dit perte d’énergie donc moins de rendement

    Il faudrait en savoir plus mais à priori je reste dubitatif…

    Isosta

    Merci pour ces explications, je n’avais pas vu la chose sous cet angle…
    Du coup au final cela ressemble à une vraie fausse bonne idée ce système Confused

    #420004621629
    trinita
    Membre
    Jivet a écrit:
    Du coup au final cela ressemble à une vraie fausse bonne idée ce système Confused

    attendons d’en savoir plus tout de même, j’ose croire que VC du haut de ses plus de 50ans de métiers
    ne présenterait pas un truc qui ne tient pas un minimum la route…

    #420004621630
    Fresco
    Membre

    Réglage toujours possible en modifiant l’inertie du balancier (vis, masselottes, …)

    Par contre, doit être très sensible à la position si on n’ajoute pas un contrepoids au « rateau » (et donc de l’inertie …).

    Pas sûr que ce système démarre automatiquement au remontage …

    Beaucoup d’incertitudes …

    #420004621631
    Manivel
    Membre

    Quelques soient les contraintes mécaniques, on a tous simplement bien du mal a se représenter ce que cela apporte au final. Incompréhensible

    #420004621632
    Maset
    Membre

    Peut-être juste une moindre dépendance des fabricants de spiraux ?

    #420004621633
    Invité
    Membre

    Curieux de voir ça tourner en vrai… j’ai du mal à imaginer que ça puisse fonctionner Incompréhensible

    #420004621634
    Invité
    Membre

    A t on une vidéo du système en question? Car je ne vois pas bien comment tout fonctionne.
    Ça a l’air tout de même bien fragile sur une montre de tout les jours ?

    #420004621635
    trinita
    Membre

    #420004621636
    trinita
    Membre

    Pour continuer sur le sujet,
    VC m’a envoyé le compte rendu de la conférence qu’il a faite donc je vais vous la partager ci dessous :

    Conférence de Vicenza
    du samedi 11 septembre 2021

    Avant-propos
    Le sujet de cette invention est trop important pour ne pas avoir une explication plus complète de sa naissance et des raisons qui m’ont poussé à en être le père.
    78 moins 14, soit 64 ans que je pratique le métier d’horloger. Les 20 premières années ont été consacrées à la réparation de montres, souvent construites de manière
    insatisfaisante, ce qui me donnait envie de les refaire. Au vu des nombreuses incohérences constatées, j’ai décidé un jour de ne plus subir mais de vivre ma profession.

    J’ai choisi ma voie en simplifiant tous les mécanismes et composants qui m‘avaient fait horreur. Le premier objectif, atteint en 1977, a été mon horlogerie spatiale,
    dont le porte-drapeau était la Golden Bridge, que j’ai vendue à Corum. Le mouvement horloger le plus simple qui ait jamais existé.

    Le deuxième objectif, en 1985, à l’occasion de la création de l’AHCI, a été de dénoncer la stupidité de faire un Tourbillon dans une cage en acier.
    Donc chercher la précision maximale en l’exposant dans une cage magnétique.
    J’ai aussi dénoncé que la légèreté de la cage n’était pas une obligation, vue que mes cages étaient en or 18 carats et que tout fonctionnait parfaitement.

    En 1986, la première montre-bracelet à tourbillon volant de l’histoire de l’horlogerie, réalisée pour Blancpain, 26 mm de diamètre, 3,20 mm de hauteur,
    un seul barillet et 8 jours de réserve de marche.
    Il n’est pas nécessaire d’énumérer les différents brevets et mécanismes qui ont suivi. Je me contenterai d’ajouter la montre Carrousel Blancpain, créée en 2007.
    Elle possède les mêmes caractéristiques que le Tourbillon, à savoir un seul barillet, 8 jours de réserve de marche, une révolution en une minute et le balancier au centre de la cage.

    Il était donc naturel que, tôt ou tard, je mette fin à la torture du spiral.

    Le spiral et sa manipulation

    A première vue, les difficultés sont : le mettre à plat, le centrer parfaitement sur la virole et le centrer dans les goupilles de la raquette.
    En réalité, ses difficultés sont dues à son asymétrie, à sa masse et à son poids. Malgré l’avènement des matériaux non magnétiques, ces défauts inhérents persistent.

    Aucun horloger pratiquant ne regrettera ce composant et sera heureux de le voir remplacé par un système aussi simple et efficace que le Calasys.
    Plus besoin d’un piton, plus besoin d’une raquette, plus besoin de toutes les autres manipulations délicates qui risquent de lui causer des dommages irréparables.

    Je vous rappelle que dans les horloges fixes, le pendule est ramené à son point d’équilibre, c’est-à-dire à son point mort, grâce à la gravité.
    Dans les montres, le spiral est appelé à remplir la même fonction que la gravité, mais sur le balancier.
    Or, si vous restez à la même altitude, la gravité est toujours parfaitement la même. La différence remarquable avec le spiral est que celui-ci modifie ses performances
    à sa guise car il est esclave de tous les défauts énumérés ci-dessus.

    N’écrivons pas d’épitaphe sur le spiral et commençons à nous tourner vers l’avenir, à savoir le Calasys.
    La principale utilité du Calasys est qu’il peut être utilisé sur n’importe quel échappement, remplissant simplement et parfaitement la fonction d’organe de rappel du balancier.
    Il permet de conserver l’échappement avec ses composants d’origine, et nécessite le remplacement de la fonction du spiral avec les modifications suivantes :
    Sur l’axe du balancier, on remplace le spiral par un pignon. Ce pignon engrène avec une roue dont on utilise seulement une partie de ses dents, d’où un râteau.
    Cet engrenage est calculé pour que le balancier puisse avoir la plus grande amplitude possible et le râteau le plus petit angle de rotation possible.
    Par exemple, on choisit un rapport d’engrenage de 8. Un pignon de 10 dents et un râteau de 20 dents, 10 pour l’entrée et 10 pour la sortie,
    obtenues d’une roue qui en avait 80. Si le balancier a une amplitude de 360°, le râteau n’aura qu’un déplacement angulaire de 45°.
    C’est-à-dire 8 fois moins que le balancier.

    N’importe quel rapport de transmission peut être utilisé.
    On décide d’utiliser toujours un pignon de 10 dents et un râteau de 20 dents.
    Si on choisit un rapport de 16, on obtiendra les 20 dents du râteau à partir d’une roue qui en avait 160. Si le balancier aura ses 360°,
    le râteau aura un déplacement angulaire de seulement 22,5°.
    Ce petit déplacement angulaire du râteau est très important car il permet que l’organe de rappel, grâce à ses deux bras élastiques,
    puisse correctement remplir sa fonction de ramener le balancier à son point d’équilibre.

    La première objection qui peut être soulevée est le problème de la friction du râteau avec le pignon. Un corps en mouvement sans friction n’existe pas !
    Dans le Calasys cette friction est continue et donc contrôlable. Il suffit de bien la calculer et d’appliquer les solutions appropriées.
    L’asymétrie du spiral et ses résultats ne sont pas calculable car imprévisibles.

    Passons maintenant aux images qui vous permettront de mieux comprendre le fonctionnement de mon système.

    1 La figure 1 montre, en 3D, le mouvement ETA 2892.
    J’ai choisi ce mouvement pour démontrer que mon système peut être appliqué à tout type d’échappement actuellement asservi par le spiral.
    2 La figure 2 ne montre que la platine avec ses rubis ; l’ancre et son pont tels qu’ils sont à l’origine.

    3 Nous voyons l’ajout de l’axe de balancier et de son plateau.

    4 Nous avons ajouté le balancier.
    Ce balancier, est protégé par un brevet qui m’appartient.
    Il a une possibilité de réglage beaucoup plus grande qu’un balancier habituel avec des masselottes ou des viroles.
    Cette possibilité permet de remplacer le manque de la raquette et son réglage final.

    5 L’ajout d’un pignon à la place du spiral.

    6 Installation du pont de rouage avec la première transformation consistant à ajouter deux axes, en bleu sur le dessin,
    destinés à recevoir une plaque de base avec deux trous qui s’y adapteront et un rubis destiné à accueillir l’axe de râteau.

    7 Positionnement de la plaque de base sur les deux axes bleus.

    8 Positionnement du râteau.
    La position du râteau détermine la position du pignon et donc la position du plateau par rapport à l’ancre.
    Le point d’équilibre sera donc définitivement maintenu par les deux bras élastiques de l’organe de rappel.

    9 Montage de l’organe de rappel. Le contact entre l’organe de rappel et le râteau se fait par les deux demi-pointes sphériques.
    Elles sont polies, tout comme les côtés du râteau, ce qui réduit la friction de manière satisfaisante.
    10 Montage de la plaque supérieure du système Calasys, qui sera maintenue en place par deux vis, invisibles sur le dessin.

    11 Assemblage du coq d’origine, à l’exception de la raquette et du piton, dont nous n’avons plus besoin.

    12 Vue complète du système Calabrese, qui sera appelé Calasys.

    13 Vue latérale du système pour le contrôle des partagements des mobiles.

    Aperçu des fonctions

    A Position d’équilibre
    La montre est complètement désarmée et tous les composants, grâce à l’organe de rappel, sont sous contrôle et parfaitement au point d’équilibre.

    Vincent Calabrese système Calasys - Page 2 15_poi10

    B Arrêt sur la lève d’entrée
    Nous avons armé quelques dents du barillet, la roue d’ancre vient toucher la palette d’entrée.
    Nous sommes en position d’arrêt sur la palette d’entrée.
    La partie extérieure de la fourchette est bloquée sur la paroi du pont d’ancre.
    L’ellipse s’appuie sur la face interne de la fourchette, prête à recevoir l’impulsion.
    Le bras gauche du ressort de rappel est légèrement armé pour faciliter l’impulsion.
    Au moindre mouvement, la légère force du bras de rappel gauche suffit à vaincre le tirage, libérer la palette d’entrée
    et permettre à une dent de la roue d’ancre de soulever le plan d’impulsion de la palette d’entrée pour donner l’impulsion au plateau.
    Le bras droit du ressort de rappel est resté dans sa position initiale, respectant à 100% la symétrie absolue du système.

    Vincent Calabrese système Calasys - Page 2 14_arr10

    C L’impulsion est terminé.
    Le balancier a effectué 330°,
    9 dents de râteau ont bougé,
    La fourchette est complètement bloquée contre la paroi de sortie,
    L’ellipse n’a pas touché l’extérieur de la fourchette, donc pas de rebat,
    Le bras droit de rappel est complètement armé, mais loin de la limite d’élasticité qu’il peut supporter, et
    Le bras gauche est resté indifférent, en place, sans aucune perturbation par tous ces changements.
    Voir la ligne noire indiquant le centre d’équilibre.

    Vincent Calabrese système Calasys - Page 2 16_imp10

    Avant de terminer, je vais vous montrer une simulation du mouvement du système.
    Je vous ai montré la théorie 3D de ce système mais, comme c’est souvent le cas avec de nombreuses inventions, on les voit rarement fonctionner,
    et vous pensez que le Calasys est trop simple pour qu’il puisse fonctionner.

    Je suis désolé de vous décevoir, mais ce système fonctionne, et lorsque vous verrez la vidéo suivante, vous vous exclamerez, comme Galilée : ET POURTANT ELLE TOURNE.

    Nous vous remercions de votre attention et vos questions sont les bienvenues. Certains trouveront une réponse immédiate, d’autres attendront des développements futurs. 

    #420004621637
    trinita
    Membre

    Pour aller avec le texe, la video

    et pour aller a la source directement la page de Vincent pour d’autres videos et poster ou lire les commentaires

    https://www.facebook.com/vincentcalabrese.NHC/videos/838859770164532/

    Un grand merci a lui pour toutes ces infos bravohap

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