FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres de poche › Tout ou rien?
- Ce sujet contient 14 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Rod’s, le il y a 10 mois et 3 semaines.
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18 novembre 2025 à 15h53 #410000160203
Rod’s
MembreBonjour tout le monde
Je suis à la recherche d’explications et surtout d’illustrations (plans, photos…) sur ce sujet du “tout ou rien”, aussi appelé “silence”, paraît-il, installé sur certaines montres à répétition.
Je possède l’encyclopédie Diderot dalembert qui traite rapidement du sujet (mais c’est vraiment mal expliqué et illustré… ou alors mon cerveau est en panne?) et j’ai également deux goussets à répétition des quarts (un du milieu du 18e et l’autre du debut du 20e. Aucun des deux n’en est pourvu car lorsque j’appuie insuffisamment sur leur poussoir, j’obtiens par exemple trois coups s’il est six heures et qu’il faut que je fasse aller le poussoir jusqu’en bout de course pour avoir effectivement les six coups frappés
J’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’une sorte de verrou qui, tant qu’il n’est pas levé, empêche de frapper un seul coup.
Merci beaucoup pour vos lumières… s’il y en a
18 novembre 2025 à 21h46 #420005055239Saturne
MembreBonjour,
Le fonctionnement du tout-ou-rien est assez simple.
Le limaçon des heures est monté sur une bascule dont l’extrémité empêche la pièce aux quarts de tomber. Cette même pièce aux quart maintient la levée du marteau des heures relevée tant qu’elle est en position relevée.
Tant que la pièce aux quarts n’est pas libérée, ni les heures ni les quarts ne peuvent donc sonner.
Pour libérer cette pièce aux quarts, il faut que la crémaillère viennent en contact avec le limaçon des heures (c’est donc qu’on a poussé « à fond »). La bascule sur laquelle est monté le limaçon pivote alors légèrement et libère la pièce aux quarts. Ainsi, la montre peut sonner.Le meilleur ouvrage pour comprendre toutes les complications traditionnelles est : « Les montres compliquées » de F. Lecoultre
Je vous conseille fortement de l’acheter si vous souhaitez approfondir le sujet.Deux cadratures avec tout-ou-rien :
19 novembre 2025 à 9h03 #420005055240Rod’s
MembreMerci, ô Saturne!
Je me coucherai moins bête ce soir…19 novembre 2025 à 11h14 #420005055241Saturne
MembreDe
tout ourien
19 novembre 2025 à 14h11 #420005055242Rod’s
Membre
Alors tant que j’y suis , je me permets d’abuser encore de ta gentillesse et de solliciter ton savoir qui semble infini (brisé à reluire, brosse à reluire…) ; j’avais posé une autre question qui n’a pas été répondue : le butoir sur lequel frappe le marteau semble soudé dans l’intérieur du boîtier. Les deux sont en argent. Et en l’absence de chalumeau, à ma connaissance, j’aurais aimé savoir comment on s’y prenait vers 1750 pour souder ? Les seules fixations que je connaisse sont : vissage, sertissage, rivetage, matage, goupill(age?)
19 novembre 2025 à 15h46 #420005055243Saturne
MembreMerci pour le coup de brosse, je me sens moins terne
- Rod’s a écrit:
- en l’absence de chalumeau, à ma connaissance, j’aurais aimé savoir comment on s’y prenait vers 1750 pour souder ?
Justement, la soudure au chalumeau est beaucoup plus ancienne qu’on ne pense.
Le traité de Thiout (1741) mentionne le chalumeau par exemple. Mais son invention remonte au moins à l’antiquité.
Pline l’Ancien, dans son Histoire Naturelle (1er siècle) mentionne la soudure de l’or et de l’argent ( https://remacle.org/bloodwolf/erudits/plineancien/livre34.htm )Et sinon, il existe d’autres options pour braser sans chalumeau :
19 novembre 2025 à 18h32 #420005055244Rod’s
MembreIncollable Saturne !

Je l’aurai, un jour!
Je l’aurai!20 novembre 2025 à 16h59 #420005055245Torzio
MembreBonjour,
Pour info, voici un chalumeau « à bouche », je sais pas si c’est la bonne appellation. J’ai mis 2 montres à côté pour que l’on se rende compte de l’échelle :
J’ai vu mon maître d’apprentissage s’en servir, dans l’urgence, pour mettre à grandeur une bague, lorsque le délai ne permettait pas de la porter chez le bijoutier. Il avait ce genre de chalumeau, sur lequel il avait mis un petit tuyau en caoutchouc avec un embout blanc (plastique, corne, ivoire ?) qu’il tenait entre ses dents. Il se servait d’une lampe à alcool avec un bec déporté. J’en ai une, mais je ne la retrouve plus.
@+
JC20 novembre 2025 à 17h33 #420005055246Raxevis Arcofin
MembreMerci à tous pour ces découvertes.
20 novembre 2025 à 21h17 #420005055247Rod’s
Membre
Excellent !
J’ignorais totalement l’existence de ce truc!
Et tu peux souder quoi avec ça ? Quels métaux et de quel volume?20 novembre 2025 à 21h22 #420005055248Saturne
Membre- Torzio a écrit:
- chalumeau « à bouche », je sais pas si c’est la bonne appellation.
C’est l’appellation que j’emploie aussi pour cet outil, et ça semble correct (Catalogue Fisseau & Cochot 1925) :

Le petit embout est normalement en os, je l’ai déjà vu directement inséré dans le tube laiton du chalumeau, mais intercaler un tuyau en caoutchouc est une bonne idée pour améliorer la maniabilité de l’outil.
Je me suis déjà servi de cet outil juste pour m’amuser. Je le garde dans un tiroir pour dépanner « au cas où » en cas de pénurie de gaz
21 novembre 2025 à 13h56 #420005055249Rod’s
MembreRions un peu :
En abordant ce sujet de la soudure “a l’ancienne “, et en découvrant cette technique quasiment magique , je me suis soudain souvenu d’une de mes vieilles patientes dont j’ai remis la restauration à plus tard : une montre à repetition des quarts du 20e siècle, que j’avais réussi à refaire fonctionner , mais dont le boîtier est partiellement dessoudé . Bon, là on est sur de la soudure de tres tres haute précision… mais je me dis q’en me faisant la main sur des bouts de ferraille de plus en plus petits, j’arriverai peut-être à maîtriser suffisamment cette discipline pour tenter un truc?… L’espoir fait vivre!21 novembre 2025 à 13h59 #420005055250Rod’s
Membre25 novembre 2025 à 9h16 #420005055251Saturne
Membre- Rod’s a écrit:
- dont le boîtier est partiellement dessoudé . Bon, là on est sur de la soudure de tres tres haute précision… mais je me dis q’en me faisant la main sur des bouts de ferraille de plus en plus petits, j’arriverai peut-être à maîtriser suffisamment cette discipline pour tenter un truc?… L’espoir fait vivre!
Alors, oui. L’espoir fait vivre. La soudure des charnières n’est pas une mince affaire, personnellement je n’ai jamais tenté.
D’autant plus que tu as une seconde charnière juste à côté que tu risques de dessouder en chauffant.A tout hasard, je te partage ces deux vidéos qui évoquent la soudure des charnières :
https://www.youtube.com/watch?v=2RkzNCQN3iU25 novembre 2025 à 16h25 #420005055252Rod’s
MembreGrand merci Saturne!
Mais … je me suis peut-être enflammé un peu trop rapidement.
J’ai bien conscience que la proximité des soudures n’aide pas!
Donc je vais peut-être me tourner vers une autre approche : découper le couvercle dessoudé et y mettre un verre plat
Je possède un petit tour qui devrait raire l’affaire. La difficulté (car il y en a toujours…) sera de réaliser correctement une feuillure pour caler le verre
! Mais si ça marche, j’aurai un joli spectacle en ouvrant le boîtier : les marteaux qui frappent les heures et le balancier qui… se balance. J’ai une montre triple quantième d’à peu près la même époque avec un boîtier similaire. C’est assez chouette ! Mais j’ai un autre chantier en cours sur cette montre à répétition : cadran explosé à l’emplacement des deux piliers qui sont manquants . La aussi, l’espoir fait vivre 
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