FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Sur Time TV: le mouvement hélicoïdal de Lütolf Philip
- Ce sujet contient 24 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
corsaire75, le il y a 18 années.
-
AuteurMessages
-
13 septembre 2008 à 1h15 #410000033301
Invité
Membre2 sujets excellents dans le dernier numéro de 360 : une interview de Christophe Claret avec une petite visite de son atelier + la présentation du calibre de Philip Lütorf.
http://www.thetimetv.com/index.php?bcpid=1460849520&bclid=1463262326&bctid=1786892710
A ne pas rater tout comme le site de Philip Lütorf :
13 septembre 2008 à 1h44 #420000515845hippone
MembreMerci Xavier pour ce partage
13 septembre 2008 à 2h07 #420000515846steyr
MembreMerci Fx !
Impressionnant cette découpe laser chez Claret qui sort 70% des pièces ! Il y a peu encore, les pièces produites de cette façon avaient des flancs abimés qui nécessitaient des reprises, et les petites tailles étaient impossibles. J’ai été surpris de constater les progrès de cette technologie sur les cadrans des HLq, par exemple. Ca fait pas mal de technologies différentes pour usiner les petites pièces entre l’électro érosion, le LIGA, et donc le LASER.
Le concept de Lutolf est intéressant, même si certaines informations me manquent. C’est surtout la maquette qu’il montre qui m’interpelle… On a l’impression qu’il y a un ressort spiral intermédiaire qui récupère l’énergie des ressorts hélicoïdaux. Un peu comme un système à force constante. Je ne sais pas si c’est pour les seuls besoins de la maquette, ou si c’est bien ainsi. Si tel était le cas, l’énergie fournie au rouage, serait finalement plus d’origine ressort spiral que ressort hélicoïdal. C’est la source la plus proche de l’échappement. Effectivement, en amont, on a le ressort hélicoïdal, tout comme en amont de l’hélicoïdal, on a le porteur. Bref, je considèrerais surtout la source, ou le relai, le plus proche de l’échappement.
Néanmoins, une belle maitrise de la mécanique et une extension, vraisemblablement jamais exploitée. Coïncidence, je lisais il y a 3 jours un brevet sur une source d’énergie non pas sous forme ressort spiral, mais plusieurs lames parallèles arquées à l’armage et qui transmettaient l’énergie du rappel à la forme linéaire plus naturelle (mouai, avec un dessin, ça sera encore mieux… je vais voir ça)Si quelqu’un a des explications sur ce ressort spiral intermédiaire !!??
Ensuite, il reste quand même une idée de se compliquer la vie inutilement. Alors, certes, c’est le principe même de l’horlogerie actuelle, et ce qu’elle a aussi d’intéressant à mes yeux, mais 800 pièces pour une 3 aiguilles, et une puissance si importante… au risque de faire mon Journe des mauvais jours : c’est quand même un non sens quelque part.
Quid de la RDM du coup ?! je n’ai pas trouvé d’infos sur le sujet.
Christian
13 septembre 2008 à 2h54 #420000515847steyr
MembreCa y est, j’ai retrouvé ces ressorts linéaires :

Brevet ici
13 septembre 2008 à 3h08 #420000515848thomasm
MembrePas simple mais merci!
13 septembre 2008 à 11h48 #420000515849Tokage
MembreMerci pour les reportages et le schémas de la montre avec les ressorts en parallèle… Impressionnant.
Nicolas
13 septembre 2008 à 12h38 #420000515850Saturne
Membre- steyr a écrit:
- Ca y est, j’ai retrouvé ces ressorts linéaires :
Brevet ici
Intéressant ce brevet de montre, mais en a-t-il été réalisé??? La présence du "limaçon" faisant office de fusée est en tout cas indispensable. Cependant, même avec ça, je doute de la régularité de la force motrice fournie.
Il y a des horloges qui ont employé cette force motrice par lames de ressorts linéaires. il s’agit d’horloges américaines avec des lames de ressort armées des deux côtés comme une arbalète:

J’ai pris l’image iciPour la montre de Lutolf, il me semble qu’il emploie un système du type remontoir d’égalité pour alimenter l’échappement.
13 septembre 2008 à 13h02 #420000515851gregorypons
Membre.
Je refais mon post qui a disparu par erreur.
Merci à Foversta pour nous signaler cet excellent film et merci à Saturne pour avoir mis la main sur cette extraordinaire pendule américaine.
Je viens de demander à Philip Lutolf de nous donner les précisions qui nous manquent sur son système révolutionnaire, qui reprend tout à zéro à partir de l’adoption par les horlogers du système actuel du ressort, il y a quatres siècles.
Ne pas manquer non plus le compte-rendu de l’Horological Journal britannique fait par Ian Skellern sur Horomundi (http://www.horomundi.com/forum/showthread.php?t=6063) : c’est pointu, mais très précis…
.
13 septembre 2008 à 13h22 #420000515852Invité
MembreMerci Grégory.
Avoir des précisions de Philip Lutolf nous enchanterait. Je dois avouer qu’il m’a largué au cours de sa démonstration.
13 septembre 2008 à 13h34 #420000515853Saturne
MembreMerci Gregory pour cet article de l’Horological journal, n’étant pas parfaitement anglophone je n’ai pas tout saisi, mais il me semble quand même avoir compris qu’il y avait bel et bien une sorte de remontoir d’égalité d’une conception particulière intégrant un engrenage différentiel. Cependant, les détails de son fonctionnement m’échappent pour l’instant. J’attends avec impatience les explications de Philip Lutolf.
13 septembre 2008 à 14h00 #420000515854Philp Lutolf
MembreBonjour à tous,
Je suis très honoré que vous avez ouvert la discussion sur le mouvement hélicoïdal.
Pour ceux qui veulent connaitre les détails du fonctionnement, allez sur
http://www.lutolfphilip.com. Ce site est en anglais mais d’ici le milieu de la semaine prochaine, il y aura une version française. Tout y est expliqué.Voici les quelques clefs pour comprendre ce mouvement:
– ce mouvement est sur la puissance. 10kg lorsque les ressort sont comprimé totalement. Comme une pub de Pirelli l’a dit un jour: "whithout control power is nothing"
– la puissance est utilisée pour obtenir un couple constant et pouvoir accepter des complications additionnelles. Du fait que le ressort hélicoïdal à une courbe de couple défavorable, il fallait dé-corréler le ressort hélicoïdal de l’organe régulateur. Donc il fallait faire un turbo mécanique. C’est pour cela qu’il y a toujours des ressorts siprals à l’intérieur, mais il ne peuvent plus ce déployer du fait que je choisis un petit interval sur la ligne du couple et qu’aussi longtemps que les ressorts hélicoïdaux sont en actions nous avons un couple constant. Le système apporte de la puissance sur demande.
– pour faire cela il fallait intégrer de l’intelligence, c’est pour cela qu’il fallait un différentiel qui lise le couple et un déclencheur qui relâche la puissance hélicoïdale. Cette intelligence représentent environ 300 pièces.
Sur le film vous voyez un banc de test qui représentent le déclencheur. Le déclencheur contient un spiral (qui n’a rien avoir avec ceux du barillet), l’autre le grand n’est ici que pour mettre le déclencheur sous tension (aucune fonctionnalité).Bon voilà, je pense vous avoir éclairé un peu.
Je vais malheureusement pas pouvoir répondre individuellement à vos questions, car nous sommes en plein dans l’usinage du nouveau prototype, le HP-0. Par contre si je vois que le forum dévie de la réalité j’interviendrais.
Bon plaisir pour la compréhension du système.
Philip Lutolf
13 septembre 2008 à 14h41 #420000515855Saturne
MembreMerci pour ces précisions, j’ai un peu mieux compris le principe du "turbo" qui est en effet assez différent des remontoirs d’égalité classiques.
Et merci d’avoir prévu une version en français du site, tout le monde ne se donne pas cette peine…
13 septembre 2008 à 14h43 #420000515856steyr
MembreMerci M. Lutolf pour ces éclaircissements sur le dispositif intermédiaire de force constante.
Quelle RDM pensez-vous atteindre sur une application 3 aiguilles ?
Christian
13 septembre 2008 à 15h29 #420000515857gregorypons
Membre.
Merci à Philip de son message.
Bravo à ceux qui ont tout compris…
Moi, je suis un peu largué, même après les explications de Philip, mais je vais attendre le site en français pour un nouveau cours de travaux dirigés.
C’est parce que je suis pas encore certain d’avoir absolument tout compris que je n’ai encore rien écrit de tout cela en français, dans Business Montres ou sur Worldtempus : j’attends en plus d’aller faire un tour dans la micro-manufacture que Philipp Lutolf a mis en place au Locle, pour faire lui-même ses composants.
Je vous donnerai des nouvelles bientôt au sujet de sa capacité industrielle, plutôt rassurante pour ceux qui se méfient des concept watches (moi, le premier).
Tout ce que je peux dire, aujourd’hui, c’est que c’est révolutionnaire et que, s’il arrive au bout de démarche, il peut vraiment ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de la montre.Pour ceux qui lisent l’anglais, il y a aussi un article sur Lutolf Philip dans le dernier numéro d’Europa Star, mais il n’est malheureusement pas mis en ligne sur leur site (si quelqu’un peut en faire un PDF, ce sera parfait : je vais essayer d’ici lundi)…
.
13 septembre 2008 à 15h33 #420000515858HB38
Membre- steyr a écrit:
- Ensuite, il reste quand même une idée de se compliquer la vie inutilement. Alors, certes, c’est le principe même de l’horlogerie actuelle, et ce qu’elle a aussi d’intéressant à mes yeux, mais 800 pièces pour une 3 aiguilles, et une puissance si importante… au risque de faire mon Journe des mauvais jours : c’est quand même un non sens quelque part.
Quid de la RDM du coup ?! je n’ai pas trouvé d’infos sur le sujet.
Christian
Le concepteur efficace sait que la difficulté dans la création ait de parvenir à une solution simple; les circonvolutions techniques ne sont que des errements, des excroissances qui dénaturent l’aboutissement d’un résultat viable et cohérent .
S’agirait t’ il d’art mécanique conceptuel , de poésie cinématique
ou d’un retour à la devise " shadock ," Pourquoi faire simple alors que l’on peut faire compliqué ?".
"
Philip Lutolf est délibérément dans le premier postulat, un artiste cinétique, un horloger poète et inventif
Henri

-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.