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WK666, le il y a 9 années et 10 mois.
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6 mars 2016 à 22h07 #420003445635
herge81
MembreJe plussoie pour la vipère
Cela peut être effectivement l’occasion d’augmenter les tarifs. Dodane le facture 450€…6 mars 2016 à 22h59 #420003445636stellar
MembreJe ne connais pas assez les critères du Swiss made pour savoir si les montres Péquignet pourraient y prétendre.
Pour la gamme manufacture cela me semblerait quand même dommage de gommer cet aspect de la personnalité. Je ne dirais pas la même chose pour les montres qui emboîtent de l’ETA.
Il y a des marques non suisses qui marchent bien. Je pense notamment à Nomos comme marque indépendante, non adossée à un groupe puissant, et avec des produits de qualité et des mouvements manufacture.
Les interrogations de Billie, même si je ne partage pas son analyse, ne sont pas stupides et ne méritent pas son excommunication, même symbolique.
6 mars 2016 à 23h05 #420003445637Phil Traère
Membrebin tu vois c’est hyper compliqué et donc une affaire de spécialistes hyper intelligents :
pour que ça soit du Swiss Made, il faut que ça soit fabriqué en Suisse
et quand c’est fabriqué en France, c’est du « Fabriqué en France »
Incroyable non
6 mars 2016 à 23h17 #420003445638ZEN
MembreBien au delà des échanges que nous avons ici, il va falloir se poser sérieusement la question de la manière de propulser Péquignet sur des marchés qui permettront à la maison Péquignet d’atteindre le seuil de rentabilité pour son calibre Royal.
Le marché chinois et les marchés américain, japonais sont parmi les pistes à privilégier au regard des potentiels de ces marchés.
Péquignet, c’est quoi aujourd’hui ? Sur ces marchés, pas grand chose en fait. Il faut donc s’interroger sur ce qui fait la différence entre une Péquignet et une montre suisse de manufacture. Sans nul doute la qualité du calibre est important mais à rang égal avec les mouvements suisses. Il faut donc creuser autre chose et par exemple cultiver le fait que Péquignet soit français en rappelant que la France fut le berceau de grands horlogers. Là, les choses se compliquent très vite car la majorité des grands horlogers historiques ont également séjourné en Suisse et la plupart ont fait l’objet de dépôts de marques plus ou moins récents.
Péquignet a donc tout intérêt à rechercher des horlogers français qui ont fait des choses intéressantes et à s’en servir pour situer son image auprès de ces marchés. Il faut en outre s’interroger sur ce qui identifie la France sur ces marchés. Le résumé est simple : Champagne, Bordeaux, laguiole, fromages, Verdun, Côte d’Azur, Paris, Tour Eiffel, Ducasse. On a assez vite fait le tour.
Péquignet a tout intérêt à rechercher des partenariats, à nouer des synergies avec certaines maisons qui vont l’aider dans sa notoriété et dans la culture de la french touch. Si j’étais Péquignet, je chercherais dans cette direction et ferais fabriquer un Laguiole vendu dans un coffret avec la montre sans oublier du bleu blanc rouge dans l’écrin. Les marchés à conquérir aiment bien les peuples fiers de leur nation. Faire de l’origine française une alternative et non singer les Suisses, voilà un vrai pari à accompagner d’une communication sur le net avec un community manager qui tienne la route.
C’est une première piste stratégique.
La seconde tient à différencier la haute horlogerie du Quartz. La marque peut avoir les deux types de produits mais avec une nuance qui s’imprègne facilement dans les esprits.
Un calibre Royal c’est « Emile Péquignet », un quartz c’est « Péquignet » En ne différenciant pas les deux, la marque commet une erreur fatale. Il faut penser marchés internationaux et non français qui parle aux français.
C’est une seconde piste.
Tout cela est urgent, très urgent et ce sera du travail 7 jours sur 7 sur 365 jours par an et non du 35 heures par semaine. Les quatre repreneurs sont maintenant les patrons, la dynamique vient d’eux avant tout.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).6 mars 2016 à 23h28 #420003445639Rosen
Membredans le savoir faire français il y a aussi les grands noms comme par exemple : Goyard malletier de luxe, cela pourrait être un secteur à creuser.
6 mars 2016 à 23h31 #420003445640axluba
Membre- Phil Traère a écrit:
- bin tu vois c’est hyper compliqué et donc une affaire de spécialistes hyper intelligents :
pour que ça soit du Swiss Made, il faut que ça soit fabriqué en Suisse
et quand c’est fabriqué en France, c’est du « Fabriqué en France »
Incroyable non
Voilà qui est Super précis
Zen donne de bons points! Peut être côté du cuir aussi?
6 mars 2016 à 23h48 #420003445641Zenithophile
MembreSur paris, où pouvons nous voir/essayer les pequignet manuf?
6 mars 2016 à 23h51 #420003445642herge81
Membre- Zenithophile a écrit:
- Sur paris, où pouvons nous voir/essayer les pequignet manuf?
pas mal d’endroits: Bucherer prés d’Opéra. Frerey Roy prés de la place Vendôme. Où sinon chez Antoine de Macedo qui fait des offres aux fameurs en ce moment donc c’est une adresse à recommander en ce moment
7 mars 2016 à 1h13 #420003445643fdm44
MembreTrès bonnes pistes vraiment intéressantes, Zen
.Il y a là matière à creuser et s’occuper pendant plusieurs semaines, et comme le temps est compté je suggère à Péquignet Horlogerie de foncer dans ces deux directions
.7 mars 2016 à 1h26 #420003445644billie888
Membre- Phil Traère a écrit:
- bin tu vois c’est hyper compliqué et donc une affaire de spécialistes hyper intelligents :
pour que ça soit du Swiss Made, il faut que ça soit fabriqué en Suisse
et quand c’est fabriqué en France, c’est du « Fabriqué en France »
Incroyable non
Je crois que c’est pas aussi simple que ça…..
ourplanet.com/swisswatches/8-The-Swiss-made-regulation.pdf
7 mars 2016 à 1h30 #420003445645billie888
Membre- ZEN a écrit:
- Bien au delà des échanges que nous avons ici, il va falloir se poser sérieusement la question de la manière de propulser Péquignet sur des marchés qui permettront à la maison Péquignet d’atteindre le seuil de rentabilité pour son calibre Royal.
Le marché chinois et les marchés américain, japonais sont parmi les pistes à privilégier au regard des potentiels de ces marchés.
Péquignet, c’est quoi aujourd’hui ? Sur ces marchés, pas grand chose en fait. Il faut donc s’interroger sur ce qui fait la différence entre une Péquignet et une montre suisse de manufacture. Sans nul doute la qualité du calibre est important mais à rang égal avec les mouvements suisses. Il faut donc creuser autre chose et par exemple cultiver le fait que Péquignet soit français en rappelant que la France fut le berceau de grands horlogers. Là, les choses se compliquent très vite car la majorité des grands horlogers historiques ont également séjourné en Suisse et la plupart ont fait l’objet de dépôts de marques plus ou moins récents.
Péquignet a donc tout intérêt à rechercher des horlogers français qui ont fait des choses intéressantes et à s’en servir pour situer son image auprès de ces marchés. Il faut en outre s’interroger sur ce qui identifie la France sur ces marchés. Le résumé est simple : Champagne, Bordeaux, laguiole, fromages, Verdun, Côte d’Azur, Paris, Tour Eiffel, Ducasse. On a assez vite fait le tour.
Péquignet a tout intérêt à rechercher des partenariats, à nouer des synergies avec certaines maisons qui vont l’aider dans sa notoriété et dans la culture de la french touch. Si j’étais Péquignet, je chercherais dans cette direction et ferais fabriquer un Laguiole vendu dans un coffret avec la montre sans oublier du bleu blanc rouge dans l’écrin. Les marchés à conquérir aiment bien les peuples fiers de leur nation. Faire de l’origine française une alternative et non singer les Suisses, voilà un vrai pari à accompagner d’une communication sur le net avec un community manager qui tienne la route.
C’est une première piste stratégique.
La seconde tient à différencier la haute horlogerie du Quartz. La marque peut avoir les deux types de produits mais avec une nuance qui s’imprègne facilement dans les esprits.
Un calibre Royal c’est « Emile Péquignet », un quartz c’est « Péquignet » En ne différenciant pas les deux, la marque commet une erreur fatale. Il faut penser marchés internationaux et non français qui parle aux français.
C’est une seconde piste.
Tout cela est urgent, très urgent et ce sera du travail 7 jours sur 7 sur 365 jours par an et non du 35 heures par semaine. Les quatre repreneurs sont maintenant les patrons, la dynamique vient d’eux avant tout.

Suis heureux d’avoir stimulé le debat et autant d’idées….les repreneurs trouveront ici pas mal d’inspiration pour leur strategie future…
7 mars 2016 à 2h01 #420003445646DON
MembreLe « Swiss Made » s’est imposé principalement du fait d’un double processus : la spécialisation dans l’horlogerie liée à la volonté commune d’un pays et l’industrialisation qui a apporté un avantage comparatif décisif par rapport à l’horlogerie française qui jouissait d’une réputation haut de gamme jusqu’au XVIIIème siècle.
Le « Fabriqué en France » a tout son sens : nous sommes en plein processus de relocalisation et cela est valable pour la plupart des secteurs.
– Côté Offre : c’est lié aux coûts en logistique, à l’augmentation des coûts de production dans les pays qui auparavant bénéficiaient d’un trop grand avantage comparatif dans ce domaine (principalement dans le facteur travail).
– Côté Demande : c’est lié à la volonté de consommer de manière plus locale. Je ne parle pas des 2-3 biobos qui veulent manger des carottes produites à moins de 5 km de chez eux mais d’une vraie tendance de fond qui préfère consommer des produits fabriqués dans le pays d’origine. Les clients sont de moins en moins dupes et, avec en parallèle la montée des connaissances des clients qui se renseignent et ne se fient pas uniquement aux étiquettes mais recherchent des informations plus précises, je pense qu’ils recherchent de plus en plus du vrai « Fabriqué en France » que de l’assemblé en France (je traduis : de l’emboité en France, cela ne veut pas dire non plus que l’emboité en France n’a pas sa place…).Il y a un créneau à entretenir et à développer. Le « Fabriqué en France » en horlogerie n’est pas en position de force par rapport au Swiss Made (ou le Fabriqué en Suisse comme on le voyait encore inscrits sur les montres au début du XXème siècle) et quand on n’est pas en position de force, il faut appliquer une autre stratégie en se reposant sur les forces disponibles ou les idées-force.
L’avatar de Stef est à ce titre très parlant : une montre de manufacture avec un beau drapeau français : ça, ça me parle, plus qu’un long discours. Un coffret avec du Bleu, Blanc, Rouge, ça me parle aussi. C’est visible, c’est identifiable et c’est cohérent. Il y a une Fleur de Lys ? Louis XIV, Versailles, Les Trois Mousquetaires (je donne des exemples), ça encore cela me parle, ce sont des références de niveau international qui sont identifiables et qui sont appréciées.
[NB : Nous éviterons les sujets de nature politique svp, l’histoire Française est suffisamment riche pour éviter qu’elle ne soit accaparée par n’importe quel individu autre qu’historique]
Différencier le haut de gamme et la gamme principale, c’est essentiel. Renommer la collection Manufacture pour la mettre en évidence, cela me semble être la base (je disais même il y a quelques pages qu’il ne fallait pas hésiter à renommer cette gamme pour repartir sur le bon pied) : cette stratégie est suivie par tous les grands noms du luxe (et pas seulement dans l’horlogerie) pour identifier clairement à quoi correspond la gamme : c’est essentiel pour que le consommateur puisse se repérer et encore plus s’il est étranger.
Cela va requérir beaucoup d’efforts mais il existe un créneau sur lequel une maison horlogère française peut se développer.
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« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w7 mars 2016 à 2h38 #420003445647MaitreRobinton
Membre- stellar a écrit:
- Les interrogations de Billie, même si je ne partage pas son analyse, ne sont pas stupides et ne méritent pas son excommunication, même symbolique.
Loin de moi l’idée d’une excommunication, le concept même m’indispose
Pour m’exprimer de manière moins brutale, je trouverais dommage de noyer Pequignet dans un océan de « swiss made » (en anglais dans le texte) revendiquées plutôt que de singulariser par un « fabriqué en france » porté avec fierté.
Mais je conviens que la fierté tricolore ne suffit pas, et comme l’indique Zen, je pense aussi qu’il existe pas mal de points de repères d’image France sur lesquels Pequignet pourrait s’ancrer ; pour compléter les idées déjà évoquées:
– établir un partenariat avec un malletier (au hasard LV) pour la fourniture de la boîte
– Proposer une livraison de la montre dans un salon d’un palace parisien renommé mondialement
– offrir un séjour à Bensaçon pour visiter la manufacture
7 mars 2016 à 2h52 #420003445648herge81
Membre- MaitreRobinton a écrit:
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Loin de moi l’idée d’une excommunication, le concept même m’indispose
Pour m’exprimer de manière moins brutale, je trouverais dommage de noyer Pequignet dans un océan de « swiss made » (en anglais dans le texte) revendiquées plutôt que de singulariser par un « fabriqué en france » porté avec fierté.
Mais je conviens que la fierté tricolore ne suffit pas, et comme l’indique Zen, je pense aussi qu’il existe pas mal de points de repères d’image France sur lesquels Pequignet pourrait s’ancrer ; pour compléter les idées déjà évoquées:
– établir un partenariat avec un malletier (au hasard LV) pour la fourniture de la boîte
– Proposer une livraison de la montre dans un salon d’un palace parisien renommé mondialement
– offrir un séjour à Bensaçon pour visiter la manufacture
Les propositions sont intéressantes. NB: la marque est à Morteau, pas à Besançon (du coup s’y rendre est plus compliqué, TGV oblige). Je me souviens aussi d’une initiative du directeur des ventes de Ford France: il appelle personnellement chaque personne qui achète une Ford Vignale, du coup, je pense que l’acheteur se sent valorisé….
Il y a aussi un maitre à ce jeu, c’est JC Biver, je me souviens lors d’un reportage le concernant où on le voit rédiger lui même une extension de garantie à un client.
Et effectivement, une visite des ateliers serait un gros + (cf la visite de Stef)
Bon, c’est pas tout ça mais il faut que je retourne à ma traduction du post de Stef…7 mars 2016 à 3h21 #420003445649francoisb
Membre- ZEN a écrit:
- …
Péquignet a donc tout intérêt à rechercher des horlogers français qui ont fait des choses intéressantes et à s’en servir pour situer son image auprès de ces marchés. Il faut en outre s’interroger sur ce qui identifie la France sur ces marchés. Le résumé est simple : Champagne, Bordeaux, laguiole, fromages, Verdun, Côte d’Azur, Paris, Tour Eiffel, Ducasse. On a assez vite fait le tour.
…
Laguiole, les vrais fait en France j’espère ?
Après, la montre en marche de Tour Eiffel, c’est déjà fait. Reste en bronze récupéré d’un obus de la Grande Guerre…
Sinon pour le reste OK, chez Seiko, ils ajoutent bien « Grand » pour différencier.
J’ajouterai le travail sur le diamètre : pour trop d’acheteurs potentiels, une montre classique, c’est 40 mm maximum…
Quand au partenariat avec un artisan du cuir, ok pour le bracelet, moins pour la boite : ça flatte sur le coup et après, ça finit dans un placard… (et une boite LV, ça n’augmente pas le prix de la montre livrée avec de 100 €…
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