Solide tradition allemande en horlogerie

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  • #410000011444
    ZEN
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    Solide tradition allemande en horlogerie

    le 15 Janvier 2007

    Elle pèse certes environ 10 fois moins que son homologue suisse. L’horlogerie allemande est toutefois la quatrième du monde tant en termes de valeur que de volume. En 2005, derniers chiffres disponibles, ses exportations ont atteint environ 1,25 milliard de francs, ce qui représentait 10,8 millions de pièces.

    L’histoire de l’industrie horlogère allemande est particulière. C’est d’abord le coucou qui fait la réputation de l’Allemagne. En Forêt-Noire, la production d’horloges, puis ensuite de réveils se développe. La Seconde Guerre mondiale et la défaite provoqueront un ralentissement de l’activité.

    Berceau des Scheufele
    Aujourd’hui, dans le Bade-Würtemberg, Pforzheim est redevenu un haut lieu de la bijouterie et de l’horlogerie. Entièrement reconstruite après la guerre, la ville – près de 120.000 habitants – et sa région peuvent se targuer de produire la moitié des montres «made in Germany». Sans omettre le fait que Pforzheim est aussi la capitale de la bijouterie.

    Un exemple? Avant de racheter la marque horlogère Chopard, la famille Scheufele s’était fait un nom dans la joaillerie à Pforzheim, où elle possède toujours son entreprise. Quant à la société Junghans, elle a aussi son siège dans la région.

    A l’est, l’histoire est différente. Depuis la moitié du XIXe siècle, des montres ont été produites à Glashütte en Saxe. Le village, situé à environ 30 kilomètres au sud de Dresde à la frontière avec la République tchèque, s’est rapidement taillé la réputation d’une petite Suisse horlogère. Pour bon nombre de collectionneurs, la bourgade avait la réputation de produire les meilleurs mouvements du monde.

    Après la Seconde Guerre mondiale, le pouvoir est-allemand a confisqué les biens des sociétés horlogères. Mais, malgré l’omniprésence du quartz dans les années 1970, les entreprises de Glashütte ont continué à produire des montres mécaniques de qualité. Bien leur en a pris.

    Avec la chute du Mur en 1989, «l’Entreprise horlogère de Glashütte, propriété du peuple» est ruinée. D’anciennes marques renaissent de leurs cendres. A commencer par A. Lange & Söhne. Descendant des fondateurs, Walter Lange revient dans son pays natal et, épaulé par Günther Blümlein, le patron de LMH, il reconstruit l’entreprise. Dès 1994, les premières pièces sont sur le marché. Le succès est immédiat.

    En mains suisses
    L’histoire est quasiment identique pour Glashütte Original. En 1994, Heinz Pfeiffer fonde l’entreprise avec 70 employés, pratiquement tous issus de l’ancienne société étatisée. Quatre ans plus tard, le chiffre d’affaires atteint environ 16 millions de francs.

    Le succès de ces deux marques n’a pas tardé à susciter des convoitises. Le groupe Richemont, en été 2000, acquiert LMH et ses trois marques horlogères (Jaeger LeCoultre, IWC et Lange & Söhne). La même année, Swatch Group achète Glashütte Original. Les deux sociétés sont actives dans le segment du luxe et les collectionneurs apprécient toujours la mécanique allemande. L’horlogerie suisse a mis la main sur deux joyaux…

    Légende tenace
    Brisons le cou à la tenace légende! Le coucou existe depuis le milieu du XVIIe siècle. La Forêt-Noire et la Bohème se disputent toujours sa paternité. L’horloge traditionnelle avec sa forme de maison de garde-barrière, elle, est née en Forêt-Noire aux alentours de 1850. Son succès est lié à l’apparition du tourisme à la même époque. A la fin du XIXe siècle, les Etats-Unis constituaient déjà un marché important pour les fabricants.

    Environ 250.000 millions de coucous sont produits aujourd’hui en Forêt noire. Les horloges et les réveils ont toujours constitué l’essentiel de la production horlogère de cette région.

    En Suisse, une maison d’Oberhofen dans le canton de Berne est la seule active dans le domaine.

    Débouché important
    Le réveil économique outre-Rhin se confirme. Ce qui n’est pas sans incidence pour l’horlogerie suisse. L’Allemagne est en effet – derrière les Etats-Unis, Hong Kong, le Japon, l’Italie et la France – le sixième plus important marché. En 2005 déjà, il avait connu un redressement marqué en fin d’année et terminé au-dessus de la moyenne européenne. Le montant total des exportations avait atteint 632 millions de francs pour une croissance de 11,9% par rapport à l’année précédente. La tendance s’est confirmée en 2006. Rien que pour le mois de novembre, en comparaison avec 2005, la croissance a atteint 9,1% pour un montant d’exportations de 77,7 millions de francs. Sur deux ans, la hausse est de 20%.

    L’Impartial

    Daniel Droz

    http://www.limpartial.ch

    #420000114721
    bibs69
    Membre

    Solide tradition horlogère, je suis bien d’accord. Et qui plus est un rapport richesse de l’offre / qualité / prix assez imbattable, AMHA.

    Mais alors, pourquoi ces marques sont-elles quasiment introuvables en France (en tout cas dans ma bonne ville de Lyon), au contraire des marques suisses ? Je parle de Sinn, Union Glashuette, Nomos, Chronoswiss, Stowa, Schwarz Etienne, Dornbluth, Glashuette Original, Limes et bien d’autres.

    J’aimerais avoir vos avis sur la question. Je vous livre quelques pistes, pas forcément exhaustives et un poil polémiques pour certaines :

    1 – Les grandes marques suisses sont souvent adossées à des grands groupes industriels internationaux qui ont un poids marketing à même de décider du contenu des vitrines de nos horlogers.

    2 – Les horlogers préfèrent vendre une IWC chrono flieger à 2500 euros plutôt qu’une Sinn à 1000 euros embarquant le même mouvement pour un niveau de finition pas si éloigné. Pour résumer, on va vers la meilleure marge, et uniquement vers ça.

    3 – Le manque de curiosité du client, qui connait la réputation de Rolex, Omega, Zenith, IWC, JLC et point barre démontrant par là que dans sa grande masse le marché de la montre est guidée par l’offre et pas par la demande, donc en gros j’achète ce que je vois dans la vitrine ou sur le poignet de mon chef (cf point 1).

    4 – Pas assez cher, mon fils !!, impossible de frimer avec une Sinn ou une Dornbluth (encore que Dornbluth, ça douille) !!

    5 – Une certaine arrogance des marques allemandes qui considèrent que si on veut acheter leurs produits, ça se mérite et que l’on n’a qu’à se déplacer de l’autre côté du Rhin (ou acheter sur Internet)

    6 – …. ??

    Voilà, a+, Laurent.

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