Seamaster 300M : une plongeuse qui prend l’eau !

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6 sujets de 16 à 21 (sur un total de 21)
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  • #420004922243
    Paulo Dulac
    Membre

    Si c’est la version avec le 1120, je pense qu’un indépendant peut la réviser non? Si c’est une coaxial obligé d’aller chez Oméga…

    #420004922244
    Aryabhata21
    Membre

    C’est un mouvement coaxial. La montre a pris l’eau, mais ça ne pouvait pas être de l’eau salée.

    #420004922245
    Dr Woo
    Membre

    Est ce le calibre 2500 (c’est un 1120 avec un échappement coaxial), ou un 8500 ?
    Car certain horloger indépendant peuvent réviser les 2500 qui sont des ETA 2892.

    En ce qui concerne les révisions chez Omega, ils vont tout faire pour que ta montre sorte de chez eux comme si elle sortait de boutique, outre le changement des aiguilles, couronnes et insert de lunette (si il est en Alu), ils te proposeront toujours le changement du cadran et du verre.
    Après à toi de choisir tes options.

    Par contre normalement le prix d’une révision d’une 3 aiguilles chez Oméga est bien de 750€, vérifie bien car les tarifs sont présentés sur leur site internet

    #420004922246
    ZenethaaR
    Membre

    Autant le remplacement du saphir, s’il n’est pas endommagé, ne semble pas obligatoire, autant le reste semble nécessaire : je suppose que le cadran, une fois atteint par l’humidité, va continuer à se dégrader, et pour la révision, la montre ayant pris l’eau, je suppose que ça implique de démonter, sécher, remonter, re régler, éventuellement changer des pièces oxydées etc…

    Après, les tarifs sont ce qu’ils sont : très élevés et en corrélation avec l’inflation galopante de ces 4-5 dernières années Mr. Green

    Pour le reste, comme te le conseillent les autres :

    – Si ta montra va dans l’eau relativement régulièrement (douche, piscine, plage etc…), un contrôle chaque année à l’approche de l’été, saison où l’on s’immerge en général souvent. Ca coûte une dizaine d’euros, on place la montre dans une machine, et on vérifie l’étanchéité sans démontage, et ça permet de se rassurer sur l’étanchéité.

    – Pour le changement et vieillissement des joints, si les ouvertures/fermetures et placements/remplacements sont faits correctement, pas de gros risques avant une bonne dizaine d’années à mon avis, mais bon, disons un changement tous les 5 ans pour une tocante qui voit l’eau tous les étés. Le nitrile, c’est costaud et ça vieillit très bien.

    A toutes fins utiles, je vais citer Jean-Michel :

    « 99% de la production horlogère utilise du nitrile pour ses joints. Ses températures d’utilisation sont de –20°C/+ 110°C. Vous faites souvent bouillir votre montre, vous ? De plus, la résistance chimique du nitrile est bonne surtout aux savons. Bien sur, certains hydrocarbures peuvent faire fondre le nitrile mais vous plongez-vous souvent les mains dans de l’huile de transformateur ? Si oui, utilisez des joints en viton.

    Revenons un instant à la plongée et regardons les spécifications du matériel photographique : les caissons étanches Ikelite – un « standard » du marché – utilisent aussi des joints nitrile. Il est recommandé de les changer tous les 5 ans, et pourtant on les manipule sans arrêt – ouverture et fermeture du caisson, et ils sont plus exposés que les joints de montre.

    Entretien et changement des joints : Mode d’emploi
    – L’ouverture ne « détruit » pas le joint : si celui ci a été correctement posé et qui a été lubrifié (sous réserve qu’il soit en bon état) il peut être réutilisé. Le nitrile est en effet très souple et vieilli peu.
    – Un des gros risques est que le joint non lubrifié « colle » au fond au moment de la fermeture et plisse. Le joint quitte son logement et adieu étanchéité
    – Un joint cela se pose et se lubrifie correctement : pas de montage « à sec » bien que la plupart des fabricants le fassent.
    – Après le dévissage du fond de la montre en retire le joint mais jamais avec un outil métal ! Un cure-dent en bois fera l’affaire. Si le joint a été lubrifié on le lave a l’eau savonneuse et on le sèche. Commence l’inspection à la loupe : à la moindre trace de pincement, poubelle ; si la surface est matte, poubelle ; si on tire légèrement dessus et que des fentes apparaissent, poubelle ! Attention, les joints viton sur Damasko & Rasmus sont normalement mat, donc pas de problème de « couleur » pour ceux-ci.
    – On nettoie très précautionneusement la portée de joint (sur le couvercle) et la gorge (sur le boitier). Là encore un cure-dent fait l’affaire mais il faut faire très attention à ne pas avoir de traces de pollution.
    – Une fois que tout est en ordre, on pose le joint à sec dans la gorge et on pose le silicone par dessus, là encore avec un cure-dent, en prenant soin de ne jamais « piquer » le joint.
    – Les lubrifiants compatibles pour les joints en nitrile sont impérativement à base de silicone. Comme signalé plus haut, un lubrifiant à base d’huile minérale risque de détruire le joint. Parmi les recommandations : la graisse pour la robinetterie ou la graisse pour les joints en nitrile pour le matériel de plongée. Pas de bombe silicone en aérosol ou de joint silicone type joint de baignoire. Pas le Christolube qui est destinée aux applications oxygène pur : la Christolube est une graisse fabuleuse mais dure à poser.
    – Avant de remonter le fond un dernier coup d’oeil sur la portée et l’absence de toute poussière avant de refermer.

    La lubrification améliore l’étanchéité et renforce la résistance aux agressions chimiques, mais surtout évite au joint de forcer lors de la fermeture du fond. On ne lubrifie que d’un seul côté par ce que cela augmente la résistance à la pression : si le joint est uniformément graissé il risque plus de sortir de son logement par extrusion à très haute pression. De plus lubrifier la gorge entraine un risque de pollution du fond de gorge. Cela vaut aussi pour les joints de remontoir et de poussoirs. Malheureusement, 99% des points de ventes ou de SAV ignorent ces règles simples. C’est une opération qui devrait être faite systématiquement, or de nombreuses marques montent leurs joints « à sec » : c’est bien sur plus rapide mais tellement moins performant.

    Pour résumer : un joint torique de montre, sous réserve qu’il ait été entretenu par quelqu’un de compétent, devrait durer au moins 5 ans. Un simple contrôle d’étanchéité devrait par contre être fait sur toutes les montres que vous utilisez en plongée pour s’assurer que le joint n’a pas vieilli ou que la personne qui l’a remonté à la dernière révision ne l’a pas fusillé. Sur les rares montres que j’ai eues et qui n’ont pas passé le test d’étanchéité, une majorité ont échoué à cause d’un mauvais remontage. »

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    Hora Fugit, Stat Jus – IG : @watchmetwotimes

    #420004922247
    Aryabhata21
    Membre

    Un grand merci à tous pour ces éléments, pour le partage de vos connaissances et votre enthousiasme.
    J’ai finalement porté la montre auprès d’un bijoutier agréé et elle est partie chez Omega.
    Quelques semaines plus tard, je l’ai récupérée comme neuve avec de multiples changements de pièces : les couronnes, la masse oscillante… Le bracelet a été poli pour effacer les rayures… Du beau travail à 950 euros (pour les curieux).
    Cela fait presque deux semaines que je la porte et je constate une anomalie pour une montre certifiée COSC : elle perd 20 à 25 minutes par demi-journée. Et ce matin , elle vient d’en gagner une bonne dizaine. Je n’avais jamais eu ce problème avec la montre avant intervention, qui logiquement finissait par perdre deux ou trois minutes au bout de 2-3 semaines. Je vais donc la ramener. J’ai peut-être joué de malchance… Qu’en pensez-vous ?

    #420004922248
    Dr Woo
    Membre

    Vu qu’elle est toujours sous garantie suite à la révision, tu devrais la ramener chez ton horloger pour réglage

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