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- Ce sujet contient 61 réponses, 27 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
carlgustav, le il y a 16 années et 7 mois.
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12 mars 2010 à 13h47 #420000971131
Cafetao
Membre- Brice88 a écrit:
- + 815..
Et on se plaint de la dévalorisation des métiers dits manuels…Évidemment, si tout un chacun estime que des études ne sont pas nécessaires…..
Enfin, grâce au net de plus en plus de gens parviennent à se soigner eux -mêmes..LOL
Je dirais même qu’il n’existe pas de petits métiers….
A ce sujet je te conseil un très bon article du Monde d’il y a deux semaines ( promis si je le retrouve je mets le lien) qui parle du web et de l’accès a l’information . Pour résumé le journaliste explique qu’avant un expert était une personne qui avait une ou plusieurs information(s) et utilisait ce savoir pour l’enseigner ou travailler .
Aujourd’hui devant la banalisation de l’accès a l’information , tout le monde peut justement y accéder .. Un expert est donc devenu une personne qui a une capacité a traité une information, a la synthétiser et a l’utiliser …Tout le monde peut donc avoir accès a un livre sur l’anatomie, la physiologie voir la médecine a proprement parler … mais un médecin restera celui qui sait diagnostiquer, interpréter et soigner …
Je pense qu’il en va de même pour l’horlogerie …
12 mars 2010 à 18h42 #420000971132joetsmit
MembreBonjour,
Comme Robenger, je suis aussi autodidacte dans l’entretien de montres. Passionné de mécanique d’horlogerie, je me suis lancé en investissant dans du matériel de plus en plus cher, mais jamais autant et au niveau qu’un pro.
Au début on commence par des mouvements simples et pas mal de casse. Au fur et à mesure si on n’y prends goût, avec l’expérience on s’attaque à plus compliqué, automatiques, chronographes.
Je m’adonne à ma passion sur mes montres ou celles d’amis, qui n’auraient vu ou ne verront pour la très grande majorité jamais un pro, compte tenu de leur valeur, même sentimentale, par rapport au coût.
Si un jour j’ai une montre mécanique de valeur (+/->600 euros), je ne dit pas que je ne passerais pas par un pro. Je ne change même pas la pile de ma Rado à 1500 euros… Ce n’est pas non plus tant le prix qui m’arrête, mais des fois le faite de ne pouvoir l’ouvrir sans risquer de l’abîmer.
Mon expérience m’a appris que les Kelton sont plus compliquées à réviser que les montres de marques.12 mars 2010 à 22h02 #420000971133carlgustav
Membre- pietro a écrit:
- "Enfin, grâce au net de plus en plus de gens parviennent à se soigner eux -mêmes"
si ce sont les couillons qui se soignent à l’homéopathie c’est sur que soigner rien par le néant ça ne peut pas faire beaucoup de dégat….
Trés honnétement il y a 8 jours je ne connaissais rien à l’anatomie d’une montre et 8 j plus tard,avec encore difficulé je démonte et remonte sans problème.A suivre dans 1 mois.
Tout ça pour dire qu’à moins d’être neuneu et/ou manchot c’est moins compliqué de réviser sa montre que de monter un plafond en placo ou un mitigeur de douche
Une des meilleures jamais lues. Merci….
12 mars 2010 à 22h20 #420000971134carlgustav
Membre"Mon expérience m’a appris que les Kelton sont plus compliquées à réviser que les montres de marques ".
Tout ce qu’il y a de plus vrai, pour une raison simple et qui exonère l’horloger de toute responsabilité : elles ne sont pas conçues pour être entretenues.
Si l’on parle bien des vintages, sans ponts vissés, mais rivés, on y parvient cependant, aux ultra sons, graissage huilage ensuite, dans la mesure du possible.
12 mars 2010 à 22h43 #420000971135MARC-RENE
Membre- pietro a écrit:
- "Enfin, grâce au net de plus en plus de gens parviennent à se soigner eux -mêmes"
si ce sont les couillons qui se soignent à l’homéopathie c’est sur que soigner rien par le néant ça ne peut pas faire beaucoup de dégat….
Trés honnétement il y a 8 jours je ne connaissais rien à l’anatomie d’une montre et 8 j plus tard,avec encore difficulé je démonte et remonte sans problème.A suivre dans 1 mois.
Tout ça pour dire qu’à moins d’être neuneu et/ou manchot c’est moins compliqué de réviser sa montre que de monter un plafond en placo ou un mitigeur de douche
Bonsoir,
Comme tu la sais, tout le monde ne peut pas avoir les facilités intellectuelles et d’adaptations que tu sembles posséder. De même tout le monde n’est pas en possession d’un ordinateur pour se soigner.
Mais il me semble que tu oublies qu’il existe des mitigeur thermostatiques …. Il me semble donc que tu éludes à ton profit certains problèmes de plomberie.Cordialement,
14 mars 2010 à 19h58 #420000971136luciole
MembreJ’ai commencé ma carrière professionnelle au milieu des années 70 comme "technicien réparateur d’appareils photos P1" sans aucune expérience ni connaissance particulière à part deux années passées à errer dans un lycée technique dédié à la mécanique générale.
Au début bien sur, pas question de toucher au Rolleiflex ou autres Foca ou au moindre reflex, mais restait tout de même les Rétinette, voiglander et instamatic pour faire le plus beau, à savoir, apprendre et comprendre.
Plusieurs années après je suis technicien HQ chez Nikon et révisent les F, F2, F3, FM et Cie de pratiquement toutes les agences de presse de Paris.
Nombre de mes collègues avaient des formations d’horloger et beaucoup étaient comme moi "formés sur le tas".
Époque bénie ou l’employeur risquait (un peu) de son temps sur un jeune homme (ou fille) qui lui paraissait dégourdi et motivé.
Les outils informatique n’existaient pas et tout se passait avec des pièces en mouvement qui en tiraient, poussaient, faisaient pivoter d’autres. Ceci est encore valable pour les montres mécanique vintage et c’est pourquoi après avoir parcouru le net (ici et d’autres déjà cités plus haut) pendant plusieurs mois, pour mon 54eme anniversaire j’ai déposé une liste d’outils au Comptoir Breton d’Horlogerie (qu’il soit remercié ici pour sa gentillesse et ses conseils avisés) destinée a ma femme et ma fille (qu’elle soit aussi remerciée pour leur générosité).
Il a fallu commencer par plier une paire de spirale, un ou deux axes de pivots, satelliser quelques ressort…et puis tranquillement, toutes ces vintages sans grande valeur fonctionnent et finissent à mon poignet.
Les pièces détachées se trouvent (souvent mais pas toujours) sur internet, voire montre une jumelle à cannibalisée, et les forum comme celui ci sont une mine d’info et d’encouragement.
En aucun cas je ne pense mettre la profession d’horloger en péril ni n’accepte d’ouvrir une autre montre que les miennes. Je ne suis pas capable de faire certaines intervention (changement d’axe de balancier p.ex) mais j’avoue me faire plaisir à faire redémarrer une montre que je porterai ou offrirai à un ami.
Je pense que c’est aussi la démarche de notre ami et je l’encourage a persévérer.14 mars 2010 à 20h37 #420000971137robenger
Membre- luciole a écrit:
- J’ai commencé ma carrière professionnelle au milieu des années 70 comme "technicien réparateur d’appareils photos P1" sans aucune expérience ni connaissance particulière à part deux années passées à errer dans un lycée technique dédié à la mécanique générale.
Au début bien sur, pas question de toucher au Rolleiflex ou autres Foca ou au moindre reflex, mais restait tout de même les Rétinette, voiglander et instamatic pour faire le plus beau, à savoir, apprendre et comprendre.
Plusieurs années après je suis technicien HQ chez Nikon et révisent les F, F2, F3, FM et Cie de pratiquement toutes les agences de presse de Paris.
Nombre de mes collègues avaient des formations d’horloger et beaucoup étaient comme moi "formés sur le tas".
Époque bénie ou l’employeur risquait (un peu) de son temps sur un jeune homme (ou fille) qui lui paraissait dégourdi et motivé.
Les outils informatique n’existaient pas et tout se passait avec des pièces en mouvement qui en tiraient, poussaient, faisaient pivoter d’autres. Ceci est encore valable pour les montres mécanique vintage et c’est pourquoi après avoir parcouru le net (ici et d’autres déjà cités plus haut) pendant plusieurs mois, pour mon 54eme anniversaire j’ai déposé une liste d’outils au Comptoir Breton d’Horlogerie (qu’il soit remercié ici pour sa gentillesse et ses conseils avisés) destinée a ma femme et ma fille (qu’elle soit aussi remerciée pour leur générosité).
Il a fallu commencer par plier une paire de spirale, un ou deux axes de pivots, satelliser quelques ressort…et puis tranquillement, toutes ces vintages sans grande valeur fonctionnent et finissent à mon poignet.
Les pièces détachées se trouvent (souvent mais pas toujours) sur internet, voire montre une jumelle à cannibalisée, et les forum comme celui ci sont une mine d’info et d’encouragement.
En aucun cas je ne pense mettre la profession d’horloger en péril ni n’accepte d’ouvrir une autre montre que les miennes. Je ne suis pas capable de faire certaines intervention (changement d’axe de balancier p.ex) mais j’avoue me faire plaisir à faire redémarrer une montre que je porterai ou offrirai à un ami.
Je pense que c’est aussi la démarche de notre ami et je l’encourage a persévérer.
Luciole, tu as tout à fait résumé notre état d’esprit.
Je suis tout à fait d’accord avec toi.
Plaisir et persévérance !!!!14 mars 2010 à 22h13 #420000971138ixess
MembreMerci pour ces réponses et ces encouragement.
Je me suis trouve un tuteur et vous tiendrais au courrant de cette aventure.
Que les pros soient rassurés je me cantonerais a mes trouvailles de brocantes.15 mars 2010 à 11h07 #420000971139namzip
MembreBonjour à tous,
Merci Luciole pour cette mise au point.
Dans les années 70, j’étais photographe de presse et il m’est arrivé de dépanner mes appareils (Nikon F et leica M).
Je ne pense pas avoir mis en péril la profession de réparateur d’appareils photo.
Cdt, Robert
15 mars 2010 à 13h34 #420000971140luciole
Membre- namzip a écrit:
- Je ne pense pas avoir mis en péril la profession de réparateur d’appareils photo.
Cdt, Robert
Bien sur que non, c’est juste l’évolution des technologies et l’arrivée massive de l’électronique qui a fait muter cette profession, tout comme l’horlogerie avec les quartz.
Les amateurs suréquipés ne remplacent pas les pros qui savent ou se placer pour faire une bonne plaque, et utilise un réseau efficace d’informations.
Les deux évoluent dans des mondes parallèles mais participent également au développement de l’Art photographique. Je pense qu’il en va de même pour l’horlogerie et tout le monde doit pouvoir s’exprimer selon ses moyens.15 mars 2010 à 15h53 #420000971141carlgustav
MembreN’importe qui, ou presque, peut effectivement démonter, remonter une montre à quartz simple ; face à une montre de ce type hors fonction, une simple boussole suffit à définir l’origine de la panne, mécanique, ou électronique, selon l’absence de réaction de l’aiguille, ou un déplacement au rythme de la seconde, en dépit d’une trotteuse immobile.
Dans le premier cas, la pile, ou le circuit, ou le quartz, sont HS. Dans le deuxième cas, il s’agit d’un blocage rouage, donc : nettoyage.
Rien de tel avec un mouvement mécanique, qui doit : fonctionner, tenir la durée de marche, et enfin régler, et pas seulement au plat et remonté à fond.
" Quelques " connaissances théoriques , ne sont peut-être pas superflues en ce cas.
A moins que Bréguet, Leroy, Caspari, Daniels, bien d’autres encore n’aient jamais été que d’aimables plaisantins… Certainement pas ce que l’histoire horlogère en a retenu.
15 mars 2010 à 18h22 #420000971142machinchouettetrucbidule
Membre- carlgustav a écrit:
- N’importe qui, ou presque, peut effectivement démonter, remonter une montre à quartz simple ; face à une montre de ce type hors fonction, une simple boussole suffit à définir l’origine de la panne, mécanique, ou électronique, selon l’absence de réaction de l’aiguille, ou un déplacement au rythme de la seconde, en dépit d’une trotteuse immobile.
Dans le premier cas, la pile, ou le circuit, ou le quartz, sont HS. Dans le deuxième cas, il s’agit d’un blocage rouage, donc : nettoyage.
Rien de tel avec un mouvement mécanique, qui doit : fonctionner, tenir la durée de marche, et enfin régler, et pas seulement au plat et remonté à fond.
" Quelques " connaissances théoriques , ne sont peut-être pas superflues en ce cas.
A moins que Bréguet, Leroy, Caspari, Daniels, bien d’autres encore n’aient jamais été que d’aimables plaisantins… Certainement pas ce que l’histoire horlogère en a retenu.
j’t’adore
16 mars 2010 à 17h49 #420000971143vercassivelonos
Membre- carlgustav a écrit:
- N’importe qui, ou presque, peut effectivement démonter, remonter une montre à quartz simple ; face à une montre de ce type hors fonction, une simple boussole suffit à définir l’origine de la panne, mécanique, ou électronique, selon l’absence de réaction de l’aiguille, ou un déplacement au rythme de la seconde, en dépit d’une trotteuse immobile.
Dans le premier cas, la pile, ou le circuit, ou le quartz, sont HS. Dans le deuxième cas, il s’agit d’un blocage rouage, donc : nettoyage.
Rien de tel avec un mouvement mécanique, qui doit : fonctionner, tenir la durée de marche, et enfin régler, et pas seulement au plat et remonté à fond.
" Quelques " connaissances théoriques , ne sont peut-être pas superflues en ce cas.
A moins que Bréguet, Leroy, Caspari, Daniels, bien d’autres encore n’aient jamais été que d’aimables plaisantins… Certainement pas ce que l’histoire horlogère en a retenu.
Chacun son expérience, moi c’est avec un pendule de pur cristal de patagonie que je cherche les pannes. d’ailleurs c’est avec le meme pendule que je fais mes placements financiers
16 mars 2010 à 18h50 #420000971144Hypnos
MembreMoi c’est au 421 que je les cherche. C’est le seul moyen que je maîtrise vraiment. Je parle du lancer de dés.
Des fois ça marche quand la montre n’est pas en panne.16 mars 2010 à 22h26 #420000971145carlgustav
MembreFaites l’expèrience, c’est instructif, amusant, rapide , et peu onéreux.
Même pas besoin d’ouvrir la pièce pour rendre le verdict , nécessite juste un petite boussole et une idée de l’emplacement de la bobine, laquelle, de par son champ magnétique, fait perdre le nord à la boussole.
Et si vous êtes allergiques aux quartz, inconditionnels du mécanique, conservez ce modeste mais précieux instrument, qui vous permettra alors de déceler une aimantation éventuelle sur ce type de mouvement….
A ce point utile, qu’il figure dans le catalogue Bergeon, ref 30104, avec son mode d’emploi.
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