SAV : Un sujet qui fâche

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  • #410000005807
    ZEN
    Membre

    L’industrie horlogère forte des résultats encourageants des derniers mois, se met à recruter… Enfin , c’est ce qu’elle annonce. 40 personnes ici, 50 là, 20 là-bas… C’est ce qu’on appelle recruter à tours de bras.

    L’industrie recrute ou plutôt voudrait recruter car depuis des années on a fermé les écoles d’horlogerie, limité les accès et le système enseignat ne produit plus le nombre d’horloger qu’il faut.

    S’attaquer au marcher Chinois offre un potentiel de clientèle énorme. Même avec 2% de la population qui est seul susceptible d’accéder au luxe… 9a fait du monde.

    Les marques doivent donc monter en puissance de production.

    Les machines à commandes numèriqes de plusieurs millions de francs Suisses sont capables de fournir de petites quantités de pièces très variées et donc de développer des logiques de manufacture …

    Qui dit logique de manufacture dit développement de mouvement avec des variantes , des évolution permanentes… C’est bien mais il va falloir penser d’ici 5 ans à la maintenance.

    Songez, un horloger qui est capable dans la journée de faire une révision complète de chrono de manufacture génére aujourd’hui 200 à 300 euros de charges et en moyenne 500 à 700 euros de profit soit un solde de 300 à 400 euros ( hors garantie évidemment) .

    Ce même horloger s’il travaille sur des pièces industrielles courante pourra avec un calibre à 40 à 150 euros remplacer 8 à 10 mouvements dans la journée avec des factures équivalentes aux précédentes et dont cette fois un solde de 200+(8X150) = 1300 de charges pour 4000 euros de profit soit un écart de 2700 euros.

    C’est bien mais si ce même horloger passe en production il génére le double voir le triple de profit…

    Alors les marques s’arrachent les horlogers qui parfois pour 150 francs Suisses par mois de plus font la navette d’une marque à l’autre. Le phénomène est constaté par les marque qui voient leurs équipes se décimer par grappes pour s’être vues refuser un bonus salarial et qui accorde les augmentations aux nouveaux arrivants qui ont fait la même chose chez leurs précédents employeurs.

    De fait, rémunérer un horloger à la production plutôt qu’au SAV est nettement plus rentable.

    Conséquence :

    – Augmentation prévisible très importante des factures de SAV
    – Difficulté d’avoir du personnel qualifié pour assurer le SAV
    – Probabilité pour les marques de signer des conventions avec des SAV sous-traitants y compris auprès de la maison mère.

    Inutile de dire que ça n’arrivera pas …Ca commence !

    #420000049469
    steyr
    Membre

    Effectivement, il semble qu’il y ait un certain turn-over…

    Les manufactures pensaient remédier au problème en introduisant des clauses de non-concurrences, mais les manufactures « débauchantes » couvraient ces frais-là de sorte que cela restait transparent pour l’employé en transit.

    A tout hasard, je relance les propositions de formation au C.A.P en cours du soir. Ca devient plus que jamais une voie de reconversion plausible Laughing

    Ca me rapelle le mois dernier : je représentais la section horlogerie de mon lycée dans un salon d’étudiants, et j’ai été surpris par le nombre d’étudiants avec des BAC +4 +2(de chômage) en socio, comm, … en quête d’une réorientation en C.A.P.. Sans compter les adultes de passage, eux aussi, à la recherche d’une réorientation professionnelle.

    Le Wostep (formation diplomante en 2 ans) a été formaté par les manufactures pour avoir des garanties sur un niveau de formation internationnal, et donc multiplier les sources d’horlogers [EDITE]. Ils semblent effectivement se préparer à une pénurie de main d’oeuvre sur le secteur. Même si effectivement, on parle de dizaines par-ci, dizaines par-là, à l’échelle de l’horlogerie, c’est déjà pas mal.

    Christian.

    EDIT : fin de phrase traitant des critères d’accès au WOSTEP retirée avant confirmation.

    #420000049470
    Mosbilo
    Membre

    Les SAV seront d’ici deux à trois ans 30% plus cher . c’est incontournable au regard des salaires des horlogers qui grimpent en Suisse.

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