FORUMAMONTRES › Forums › Forum SEIKO › [Revue] Chrono hi-beat à rattrapante
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Invité, le il y a 8 années et 8 mois.
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10 février 2018 à 3h39 #420003508049
Kahin
MembreSi tu as des photos Rocca, je suis preneur, et probablement les autres aussi.
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« sopal1 »: Il y a du potentiel côté GS, il faudrait juste qu’ils travaillent un peu plus les cadrans. (insta: @egkh1)10 février 2018 à 3h54 #420003508050Arnaud.A
MembreEn effet, l’embrayage vertical a été la meilleure solution à ce soucis, puisqu’il ne touche pas à l’échappement. D’ailleurs le chrono Spring Drive de GS propose le fameux duo embrayage vertical/roue à colonne, ajouté au mouvement lisse du SD est à sa parfaite précision, ça en fait à mon sens le meilleur chrono qui soit. Mais je m’égare.
Donc oui, la solution déployée par Seiko pour ce chrono des JO de 64 n’est finalement pas la plus efficace ni celle qui a été retenue pour les montres de poignet (ni pour les 571x sortis en 64 avec un système classique d’embrayage latéral, ni pour le 6139 sorti en 69 qui avait lui aussi la roue à colonne et l’embrayage vertical, comme son descendant le 9R86), mais c’était visiblement la plus avantageuse pour eux au début des 60s et dans le cadre de la chronométrie sportive, puisque c’est ce qui leur a permis de devancer les autres marques.
Je pense que cette solution n’a pas été retenue pour les chrono bracelets entre autre parce que fixer une pièce sur un axe de balancier n’aide pas forcément à avoir une bonne chronométrie. Pour mesurer des temps courts, pas de soucis, mais quand la montre est portée au poignet et au quotidien, ça devient problématique… C’est là qu’on voit la différence de contraintes entre un chrono développé uniquement pour la chronométrie sportive et le chrono de la vie de tous les jours qu’on porte au poignet
Mais je persiste, la came en forme de coeur qui sert normalement à la remise à zéro du chrono (le système de rattrapante étant une sorte de remise à zéro en elle-même) a ici bien été placée sur l’axe du balancier-spiral. Cf le site du Seiko Museum
https://museum.seiko.co.jp/en/collections/clock_watch/category5/collect012.html
« An innovative mechanical stopwatch developed for the 1964 Olympic Games in Tokyo. A heart-shaped cam of the type is usually used for the zero reset of a chronograph. But a heart-shaped cam for this stopwatch was used at the shaft of the balance wheel instead. This unique modification eliminated measurement error by means of preventing from hitting the balance at starting point in order to stop and start at a fixed zero position. The split-time function also enabled simultaneous measurement of two elapsed times.
This stopwatch brought the hand to a stop just above a scale by automatically rounding off the value when the hand likely came between the gap of the scales. In this way, this eliminated not only individual differences between operators, but also individual differences between units. »
Traduction approximative: « Un chronographe mécanique innovant développé pour les JO de Tokyo en 1964. Une came en forme de coeur de ce type est d’habitude utilisée pour la remise à zéro du chronographe. Mais pour ce chronographe, la came en forme de coeur a plutôt été placée sur l’axe de balancier. Cette modification unique élimine l’erreur de mesure en évitant les à-coups sur le balancier lors de l’arrêt ou de la remise à zéro (ici la phrase en anglais est bizarre). La fonction de rattrapante permettait aussi la mesure de deux temps écoulés.
Ce chronographe arrêtait l’aiguille au-dessus d’une graduation en arrondissant automatiquement la valeur quand l’aiguille s’arrêtait entre deux graduations. Cela éliminait ainsi à la fois les erreurs individuelles entre les opérateurs mais également entre les différentes montres. »
La grosse différence entre une montre qui fait chrono et ces chronos sportifs (on n’a pas de mot en français pour stopwatch, c’est con), c’est que sur une montre, le chrono est une complication en plus du système qui donne l’heure. Donc même quand on arrête le chrono, l’échappement continue à faire sa vie. Mais avec ces « chrono sportifs » qui ne sont pas faits pour donner l’heure, quand on arrête le chrono, on arrête l’échappement. Donc là, il n’est pas question d’embrayage qui permet de coupler ou non le système de chrono sur l’échappement qui tourne en continu, il est juste question d’arrêter l’échappement. Ce ne sont donc pas les mêmes contraintes que sur toutes les superbes montres que tu as partagé (d’ailleurs ce Longines, miam miam !! ). En terme de conception, on est assez loin de la conception d’une « montre à complication chronographe », ce qui explique que les solutions déployées soient différentes aussi… J’avais jamais vu la question sous cet angle en tous cas. Les chronographes sont passionnants !
Sur le sujet, si vous voulez voir comment fonctionne un système de rattrapante, je trouve cette vidéo très claire. Elle montre aussi une solution très intéressante développée par PP pour mettre moins de contraintes sur l’échappement quand la rattrapante est arrêtée. J’adore ce genre de maquettes, qui ont d’ailleurs été popularisées par le génial Dominique Renaud ! Bref, je trouve tout ça fascinant ! Merci pour le titillage de neurones Rocca
11 février 2018 à 2h09 #420003508051Rocca
Membre- Arnaud.A a écrit:
- Mais je persiste, la came en forme de cœur qui sert normalement à la remise à zéro du chrono (le système de rattrapante étant une sorte de remise à zéro en elle-même) a ici bien été placée sur l’axe du balancier-spiral. Cf le site du Seiko Museum
Oui, je comprends mieux maintenant. Si j’essaye de concevoir un peu le système, j’imagine un blocage du balancier dans une position prédéfinie, grâce précisément à une pièce en forme de cœur fixée sur l’axe, soit lorsque le spiral est totalement tendu, soit lorsqu’il est à la moité de sa tension ou encore dans une autre position, je ne sais pas, il entre ici des considérations physiques et mécaniques sans doute complexes. Mais je le vois comme un mécanisme supplémentaire, indépendant de celui qui fait fonctionner la rattrapante du chronographe ; en somme il y a deux cœurs dans ce chrono et chacun joue un rôle particulier : le cœur de la rattrapante est indépendant de celui qui bloque le balancier, sinon ça ne fonctionnerait pas.
- Arnaud.A a écrit:
- La grosse différence entre une montre qui fait chrono et ces chronos sportifs, c’est que sur une montre, le chrono est une complication en plus du système qui donne l’heure. Donc même quand on arrête le chrono, l’échappement continue à faire sa vie. Mais avec ces « chrono sportifs » qui ne sont pas faits pour donner l’heure, quand on arrête le chrono, on arrête l’échappement
Tu as tout à fait raison, on ne peut pas imaginer installer un tel système sur une montre chronographe puisqu’il est évidemment impossible dans ce cas d’arrêter le fonctionnement du balancier, d’où l’usage du fameux embrayage vertical.
- Arnaud.A a écrit:
- d’ailleurs ce Longines, miam miam !!
Oui, j’aime beaucoup cette montre qui a accompagné, pour la petite histoire, ma vie d’étudiant et bien des nuits à apprendre mes cours !
- Arnaud.A a écrit:
- Merci pour le titillage de neurones Rocca

Avec plaisir !
11 février 2018 à 2h11 #420003508052Seikohami
MembreMerci pour ta superbe revue Arnaud
11 février 2018 à 2h23 #420003508053Arnaud.A
Membre- Rocca a écrit:
- en somme il y a deux cœurs dans ce chrono et chacun joue un rôle particulier : le cœur de la rattrapante est indépendant de celui qui bloque le balancier, sinon ça ne fonctionnerait pas.
Voilà, il doit très sûrement y avoir ce système pour la rattrapante (classique) et ce système sur l’axe du balancier
12 février 2018 à 2h46 #420003508054Invité
Membreintéressant, merci pour le partage.
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