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fly back, le il y a 17 années et 8 mois.
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15 février 2009 à 17h27 #420000640624
jojo
MembreIntroduction à la 2e partie
Cette présentation a pour but de démontrer la similitude entre :
1) d’une part, de la pièce déposée par Hubert Sarton à l’Académie Royale des Sciences de Paris, le 16 décembre 1778, et qui fit l’objet d’un rapport de 9 pages manuscrites, daté du 23 décembre 1778, signé par les rapporteurs Le Roy (Jean-Baptiste) et De Fouchy.
2) d’autre part, un des cinq mouvements automatiques actuellement répertoriés, en l’occurrence celui qui se trouve au Patek Philippe Museum, qui fut trop rapidement à attribué à Abraham Louis Perrelet par Alfred Chapuis et Eugène Jaquet, dans un ouvrage paru en 1952, intitulé «La montre automatique ancienne» éditions Griffon Neuchâtel.
Néanmoins il faut préciser une chose avec insistance :
Si maintenant Sarton peut être considéré comme être celui qui est à l’origine du dispositif automatique à rotor, dispositif incontournable de l’horlogerie moderne, il n’est pas le premier à avoir travaillé dans ce domaine, le rapport est très clair sur ce point, voici ce qui y est dit :Cette montre n’est pas absolument nouvelle, feu M. le Prince de Conti (Mort en 1776, donc encore avant la visite de DeSaussure chez PERLET, ajout JF) qui était curieux d’horlogerie, en avait une dans ce genre à ce que l’on nous a affirmé. Mais M. Sarton, prétend que toutes celles qui ont été faites avant la sienne, n’avaient pas la propriété d’aller pendant qu’elles se remontent, ce qui diminuait par-là beaucoup de leur mérite.
Donc, pour moi, le mouvement d’Hubert Sarton est l’aboutissement de recherches antérieures, qui n’ont pas données satisfaction. C’est sa disposition des choses, comme nous allons le voir, avec rotor qui prévaut actuellement dans toute l’horlogerie.
Il est possible de comparer certains cheminements ayant menés à un dispositif élaboré :
Exemple 1 : Les travaux de Pierre Leroy et Mudge sont l’aboutissement des recherches sur les échappements, et ce sont leur disposition respective qui ont prévalues,
Pour Leroy en chronométrie, avec son échappement à détente en 1748,
Pour Mudge en horlogerie portable avec son échappement à ancre à impulsion indirecte en 1759.
Nul ne peut nier que de très nombreuses tentatives de réalisations d’échappement ont eu lieu avant eux.Exemple 2 : Huyghens et son ressort réglant en spiral, constitue l’aboutissement des recherches qui ont précédées, qui allaient de l’utilisation de la soie de porc comme buttée élastique au ressort réglant en ondes de Hauteville et d’autres
Tous ces précurseurs, Hughens, Leroy, Mudge, Sarton et d’autres, ont marqués l’horlogerie, mais sans être à l’origine des principes. Plus clairement ils sont tous à l’origine d’une disposition qui s’est avérée efficace, aucun n’est à l’origine de l’idée, du principe qui obligatoirement a précédé.
Analyse comparative
Pour poursuivre avec le plus de clarté possible, le rapport a été transcrit, et c’est sur des extraits de ce texte (en rouge dans les pages suivantes), que je vais ajouter les éléments comparatifs, en l’occurrence les détails photographiques de la pièce du Patek Philippe Museum, que vous voyez photographier ici, et qui fut donc attribuée à Perrelet

Extrait 1 :
Nous avons examiné, M de Fouchy et moi (J. B. Leroy) une montre présentée à l’Académie par Monsieur Sarton, horloger de Liège. Cette montre va constamment sans être remontée, non pas par un effet semblable à celui par lequel un odomètre marque le chemin, c’est-à-dire par l’action du genou quand on marche, mais uniquement par l’effet d’une masse de cuivre ou d’une espèce de battant, agité par le mouvement qu’on se donne en marchant. Nous allons faire connaître à l’Académie la mécanique par laquelle cet effet se fait, sans nous arrêter à parler des autres parties de cette montre, d’ailleurs construite à peu près de même que les autres.Ce premier paragraphe est parfaitement clair, il s’agit bien d’une montre que l’on n’a pas besoin de remonter, car elle se remonte par le mouvement qu’on se donne en marchant. Cette remarque montre qu’à l’époque on pensait moins aux mouvements du bras, qu’à ceux provoqués par le déplacement du corps. Nous sommes en 1778, et les montres se portent dans la poche, c’est donc dans cette optique que les choses sont vues et analysées par les rapporteurs. De plus, il confirme que Sarton était horloger, certains semblent vouloir encore le nier…
Extrait 2
Deux choses sont nécessaires pour qu’une montre de cette espèce remplisse bien son objet. Il faut non seulement qu’elle se remonte par l’effet du battant dont nous venons de parler, mais encore qu’en se remontant la montre continue d’aller, sans quoi il y aurait trop de retard dans la marche. Voici comment pour remplir ces deux conditions, les choses sont disposées.Paragraphe un peu énigmatique pour ceux qui ne savent pas comment une montre de l’époque est construite, mais la dernière phrase nous indique que les choses seront expliquées par la suite…
Extrait 3
Mais auparavant il est nécessaire de se rappeler que nous avons dit que cette montre est construite comme les montres ordinaires, et aussi qu’il y a une fusée et un barillet comme dans ces montres.Une première précision d’ensemble, la montre déposée par Sarton est construite comme les montres ordinaires c’est à dire « qu’elle a une fusée et un barillet ». La vue suivante montre que le mouvement qui sert à cette démonstration, en plus de comporter un dispositif automatique, puisqu’il dispose d’une masse qui doit à l’évidence être utile à cela, a aussi une fusée et un barillet, exactement comme celle déposée par Sarton…

Extrait 4
Cette fusée tourne sur son arbre au lieu de faire corps avec lui comme à l’ordinaire, et elle a dessous, à sa base un pignon de 10…
Deux détails précis, plus un taillage précis : «un pignon de 10». Ces 3 points sont déjà des différences évidentes d’avec une fusée ordinaire, disons classique.Mais avant de voir de quoi il s’agit, il faut revenir à l’extrait 2, un peu énigmatique, car la fusée n’y est pas citée, mais en fait c’est d’elle qu’il s’agit, car chacun sait – du moins il l’apprendra ici – qu’une montre à fusée ne marche pas, lorsque son utilisateur la remonte. Ce qui peut être tolérable sur une montre à remontage manuel, car cette action est relativement courte, devient certainement inacceptable, sur une montre qui se remonte seule, et pratiquement sans interruption car, comme il est dit paragraphe 2, « il y aurait trop de retard dans la marche…»
Il ne faut donc pas être devin, pour déduire avec ce début de description de la fusée, qu’il s’agit là d’une construction destinée à supprimer l’inconvénient des fusées ordinaires, donc faire que la montre s’arme et marche simultanément, le propre de nos automatiques modernes, mais qui n’ont pas de fusée.
Donc arbre et corps de fusée sont séparés, et à la base de la fusée se trouve un pignon de 10. ce montage est une confirmation éclatante de ce texte.

Extrait 5
un pignon de 10…placé de manière qu’il engrène dans un pignon de même nombre, porté par cet arbre. Par-là, quand l’arbre tourne, il fait tourner ce pignon….Nouvelle similitude flagrante avec cette photographie sur laquelle l’arbre de fusée a été placé sur le corps de fusée, sous lequel pivote le pignon indiqué et présenté paragraphe 4. Il est précisé que le pignon de cet arbre a aussi 10 ailes.

Extrait 6
La grande roue qui porte cette fusée au lieu d’avoir dans sa creusure un cliquet porte une petite roue dont les dents, au nombre de 30, ont leurs pointes dirigées vers le centre.Nouveaux points, encore plus précis, si cela est possible… Pour mieux l’expliquer je place côte à côte la grande roue de fusée du mouvement Patek Philippe Museum, (ici à droite) et une grande roue de fusée ordinaire, classique, on compare :
1)la grande roue du mouvement automatique, au lieu d’avoir un cliquet (sous entendu comme les grande roues des fusées ordinaires, à gauche) a une petite roue
2) que cette petite roue a 30 dents
3) que ces dents sont tournées vers le centreIl semble que l’on ne puisse pas faire plus similaire, comme ces 2 photographies permettent vraiment de le constater : La comparaison est flagrante, jusqu’ici la fusée du mouvement automatique du Patek Philippe Museum, colle parfaitement avec la fusée du mouvement déposé par Sarton, et parfaitement décrite par les deux rapporteurs Leroy et De Fouchy.

Mais où va-t-on ?Voyons
Extrait 7
La fusée placée sur la grande roue, son pignon engrène dans cette petite roue intérieure.
Rien à ajouter, regardons
Extrait 8
Par cette disposition l’arbre de la fusée ne peut tourner sans que son pignon ne fasse tourner en même temps le pignon de cette fusée qui, étant entraîné lui-même du même sens pousse en sens contraire la grande roue. Par-là si on suppose que l’on tourne l’arbre de la fusée dans le sens où on le tourne pour monter la montre ça fera tourner cette fusée et par conséquence on remontera la chaîne ou la montre, en même temps que la grande roue sera poussée en sens contraire pour faire marcher la montre, comme lorsqu’elle est tirée par la chaîne.Je vais tenter de mieux expliquer cet extrait 8, qui peut sembler difficile à comprendre, dans lequel il est précisé comment cette disposition très particulière pour une fusée fonctionne, soit les différents effets produits. Voyons si mon explication peut vous éclairer. Pour cela, j’utilise donc ce croquis représentant la grande roue de fusée avec l’arbre de fusée, le pignon situé normalement sous le corps de fusée et l’engrenage de la denture extérieure de la grande roue de fusée, avec le pignon de la première roue de la montre, dite généralement «roue de centre» ou «grande moyenne».

Voyons maintenant les terme de l’extrait 8, pratiquement un à un, il est écrit : «l’arbre de fusée ne peut tourner sans…» La flèche 1 rouge indique le sens dans lequel il tourne. «…Sans que son pignon ne fasse tourner en même temps le pignon de la fusée». Ici se trouve une petite difficulté de compréhension, car il est dit «que ce pignon de fusée est entraîné du même sens et pousse en sens contraire la grande roue», c’est là toute la subtilité, car voici de quoi il s’agit.
Cette subtilité se trouve dans le fait que le pignon sous la fusée, est entraîné dans 2 mouvements différents et simultanés :
1)Dans le sens des flèches vertes 3, il tourne en satellisation autour du pignon de l’arbre de fusée, ce qui a pour effet d’entraîner le corps de fusée, sous lequel il pivote, dans ce même sens, et ainsi d’enrouler la chaîne, donc d’armer la montre.2) Mais ce pignon de fusée tourne aussi simultanément sur lui même dans le sens de la flèche rouge 2, ce qui produit un effet réactif de ses dents sur celles à denture interne de la grande roue de fusée, au point de contact indiqué dans le rond rouge et dans le sens de la petite flèche rouge intérieure. Cette effet pousse la grande roue de fusée dans le sens de la flèche bleue 4, qui fait tourner la première roue du rouage dans le sens inverse 5, afin de faire marcher la montre.
Cette explication qui nous ramène au termes de l’extrait 2, dans lequel il est dit que la montre doit s’armer en même temps qu’elle marche « sans quoi il y aurait trop de retard dans la marche », prouve que le système incorporé à la fusée par Sarton en 1778, qui se trouve aussi dans le mouvement présenté ici, remplit bien cette fonction. Ce point termine la description de la fusée, décrite parfaitement dans le rapport de l’Académie, et la comparaison faite avec les mouvements existant, représentés ici pour celui du Patek Philippe Museum
À suivre : Après la fusée, comparatif du système automatique
15 février 2009 à 17h36 #420000640625jojo
Membre- Citation :
- marlbare nous dit
En lisant une revue d hologerie ancienne ayant appartenu a mon pere je suis tombé sur un passage qui parle des montres à remontage automatique mecanique ecrit par F Mercier Conservateur du musee d horlogerie du chateau des monts LE LOCLE(la revue date de 1982 association française des amateurs d horlogerie ancienne n°12){ la maison Rolex etudia la mise au point d une montre bracelet à remontage automatique.Conçue par H.Wilsdorf et E.Borer,techniciens constructeurs,la premiere montre à remontage automatique à rotor,(exceptee celle de Perrelet),voit le jour en 1931 dans les ateliers de maison Rolex.(nous precisons que le terme de rotor convient pour une masse oscillante totalement libre sur son axe et susceptible de decrire dans les deux sens de rotation en arc de 360°).}tiré de l article.je ne sais pas où lui aussi va chercher son Perrelet.bien à toi
Merci Marlbare pour ce rappel, je connais bien cet article et il prouve une chose
Étant moi même rédacteur de la revue Horlogerie ancienne, en 1982, je n’avais aucune idée de cette histoire de la montre automatique que moi même j’attribuais encore à Perrelet, ce n’est qu’en 1993, avec la révélation du document de l’Académie que les choses ont changées…Elles ont depuis sans cesse avancées et toujours dans la même direction : C’est Sarton qui est à l’origine du dispositif à rotor
jojo15 février 2009 à 17h45 #420000640626dilettante
Membre- jojo a écrit:
- Avant de mettre en ligne la suite je répond à dilettante
Oui je pensais un peu comme toi, mais j’ai eu aussi en mains deux des pièces anciennes et je peux dire que le fonctionnement m’a impressionné, mais je n’en ai pas fait l’essai comme avec les Éta.
Néanmoins il y a peut-être un détail de montage qui peut faire encore donner au système ancien un gros avantage.
En effet une entrainement plus direct est permis par la plus forte inertie de la masse. Par contre je ne sais pas si on est gagnant car il y a toujours un peu de jeu avant que le cliquet n’engrène : la roue Rolex semble avoir plus de dents au tour que celle de Sarton (mais les "mains" des machines Rolex doivent être un peu plus agiles que celles de Sarton
).
Je ne sais pas si le manque d’adoption de l’automatisme en poche est seulement technique : après tout à l’époque on marchait plus qu’actuellement et les véhicules étaient moins bien suspendus, autant de raisons pour que l’automatisme fonctionne. Je me demande si ce n’est pas culturel :
– je ne pense pas que ça gênait les possesseurs de montres de les remonter car de toute manière il fallait bien les régler de temps à autre
– le remontage semble plus naturel et pratique sur une montre de poche que sur une montre bracelet
– le fait de savoir que sa montre était suffisamment secouée pour se remonter toute seule ne devait pas rassurer le client avant la plus large diffusion des antichocs…
– la notion de temps perdu pour ce genre de chose est typique du XXeme siècle.
Plus 2 ou 3 autres raisons farfelues qu’on pourra trouver…En tout cas, ça n’enlève rien à l’ingéniosité du mécanisme. Il faudrait peut être lancer une pétition en Belgique pour mettre à l’honneur ce grand horloger…
16 février 2009 à 20h54 #420000640627marlbare
MembreBien le bonsoir jojo,félicitation pour tous ce travail et bonne continuation on attend la suite avec impatience.
16 février 2009 à 21h07 #420000640628caput
MembreHaha les bouchons arrivent !
17 février 2009 à 6h52 #420000640629jojo
MembreLe dispositif automatique
Jusqu’ici il a été décrit comment la fusée fonctionne, et démontré avec la force de la comparaison,que la pièce attribuée à Perrelet est absolument identique à celle déposée par Sarton à l’Académie
Je poursuis et démontre maintenant, toujours sur le même principe, comment le dispositif fait tourner l’arbre de cette fusée, afin que toutes les fonctions se fassent automatiquement, ce qui est le propre d’une montre automatique.
C’est la suite du rapport de l’Académie qui nous le dit, à moi de vous convaincre qu’il correspond bien aux automatiques connues et à celle attribuée à Perrelet en particulier.
Extrait 9
Cet effet bien entendu, voici comme il est produit par le mouvement du battant dont nous avons parlé. Ce battant situé sur la platine de dessus est mobile comme un pendule, porte par-dessous un pignon et une petite roue avec un encliquetage dont nous dirons la nécessité dans un moment.Une toute première indication dans cet extrait 9, « le battant est placé sur la platine de dessus, mobile comme un pendule ». Il suffit de se reporter à la photo du mouvement présentée plus haut, pour constater que c’est exactement la disposition de la pièce mise en comparaison, avec ce texte.
Mais la suite est tout aussi parlante, puisque « ce battant porte par dessous : un pignon – une petite roue – un encliquetage ». Ces 3 points sont indiqués par les pavés jaunes et flèches sur la vue suivante. (Le pignon est présenté agrandi séparément).

Extrait 10
Le pignon engrène dans une roue, portée sur la même platine qui a un pignon en dessous en sorte qu’il se trouve dans l’intérieur de la cage.Dois-je encore faire remarquer les similitudes ? Pour montrer cette similitude du paragraphe 8, le pignon placé sous la masse a été placé seul sur le tigeron sur lequel pivote la masse, et on le voit ainsi bien engrener avec la roue placée sur la platine et « qui a un pignon en dessous en sorte qu’il se trouve à l’intérieur de la cage ». tout est parfaitement identique,

Extrait 11 et 12
Enfin ce dernier pignon engrène dans une roue placée au sommet de la fusée et qui fait corps avec son arbre, à la place du crochet des montres ordinaires.
Ces trois vues, ainsi que les explications dans les pavés jaune, confirment la disposition donnée par les paragraphes 8 et 9, nous voyons : Le dessous de la roue qui montre bien son pignon. Puis dans un trou aménagé à la platine, un tigeron qui est celui sur lequel la roue vient pivoter, et enfin dans ce trou on distingue 3 dents, qui font parties des dents de la roue placée sur la fusée, comme la photographie de cette pièce le fait voir.

Résumé fonctionnement expliqué par les rapporteursIl est très facile maintenant de concevoir ??? de ces différentes parties. On voit que le battant, suivant un mouvement de balancement, par exemple dans le sens où on remonte la montre, fera tourner la roue dans laquelle son pignon engrène et, que cela faisant tourner, par le moyen de son pignon, celle qui est portée par l’arbre de la fusée, la fera tourner en même temps du même sens et par-là remontera la chaîne comme nous l’avons dit. Car on imaginera bien, quoique nous ne l’ayons pas dit, que le mouvement de ce battant est assez grand pour surmonter l’action du ressort sur la fusée, et par conséquence pour la faire tourner.
Extrait 13 (ajout du second inverseur)
Nous avons supposé que ce battant allait dans un sens, mais il pourrait aller dans le sens contraire, ce qui produirait précisément un effet opposé, qui dérangerait tout. Pour mettre donc tous les divers mouvements en profit, l’Auteur a placé une seconde petite roue avec un pignon et un encliquetage en fait semblable à celle qui fait corps avec le battant, de manière qu’elle engrène avec celui-ci, et que son pignon engrène avec la roue qui mène celle de la fusée.Ce paragraphe 13 complète le dispositif armeur en ajoutant une seconde petite roue avec son cliquet et son pignon, «en fait semblable à l’autre». Sur la vue de gauche les 2 petites roues engrènent entre elles, et à droite, leur pignon respectifs engrène avec la roue relais
Il est clair ainsi par ce double engrenage, les différents mouvements contraires du battant, produisent toujours un mouvement dans le même sens sur la roue qui mène celle de la fusée. On sent bien que les encliquetages ne sont ici nécessaires, que pour que les pignons puissent tourner indépendamment des roues, et vice versa

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Le blocage de la masseExtrait 14
Enfin pour que la montre montée tout en haut ne puisse pas l’être davantage, le garde chaîne porte une cheville qui traverse la platine, et va s’engager dans les entailles d’une plaque qui est au-dessous du battant, en sorte qu’arrêté par cette cheville il demeure immobile et la chaîne n’est plus remontée.
Sans autre commentaire !
Fin du rapport
Pour faire l’expérience de cette montre l’un de nous l’a fait porter par son domestique pendant l’espace de deux mille ou à peu près, elle (la chaîne) étant au bas auparavant elle se trouva remontée de deux tours.
Il résulte de tous ce que nous venons d’expliquer, que cette montre est bien imaginée pour produire son effet, mais que la nécessité de loger toutes les pièces qu’il demande, donne lieu à un inconvénient qui n’est pas compensé par le petit avantage de n’avoir pas la peine de la remonter. Cet inconvénient, est toute la place que demandent ces pièces, qui retranche beaucoup de celle qui est nécessaire à d’autres plus importantes comme la roue de rencontre et le balancier. Cette montre n’est pas absolument nouvelle, feu M le Prince de Conti* qui était curieux d’horlogerie, en avait une dans ce genre à ce que l’on (*Mort en 1776) nous a affirmé. Mais M Sarton, prétend que toutes celles qui ont été faites avant la sienne, n’avaient pas la propriété d’aller pendant qu’elles se remontent, ce qui diminuait par-là beaucoup de leur mérite. Comme nous l’avons fait observer, et comme la sienne à cet avantage, nous croyons à cet égard qu’elle mérite l’approbation de l’Académie, comme ingénieusement disposée pour pouvoir se remonter aussi par le mouvement qu’une montre reçoit en la portant.
Fait dans l’Académie des Sciences au Louvre ce 23 décembre 1778.
LE ROY DE F0UCHYVoici la fin de cette démonstration, sans aucun doute technique, ce qui l’a rend évidemment un peu difficile à comprendre pour les non horlogers, mais c’est en même temps ce qui la rend incontournable.
Demain je vous post mes conclusions pour clore cette présentation, et je vous remercie de la faire circuler
18 février 2009 à 6h41 #420000640630jojo
MembreConclusion personnelle
En ce qui me concerne ce texte de l’Académie française royale des sciences, date de 1778, décrivant la montre déposée par Sarton, réalisé par des rapporteurs parfaitement maître de leur sujet, est techniquement tellement complète, qu’elle ne peut laisser subsister aucun doute quand à la comparaison qui vient d’être faite avec le mouvement de montre automatique à rotor.
De plus ce mouvement choisi pour cette comparaison, (collection du Patek Philippe Museum, car c’est celui qui fut attribué à Abraham Louis Perrelet en 1952 par Chapuis et Jaquet) est aussi absolument identique au 4 autres répertoriés actuellement.
Toutes les automatiques de poches à rotor connues actuellement, soit 5, sont construites identiquement, soit sur les bases de ce rapport
Ci dessous, des montages extraits de ma présentation vidéo, vous font voir ces 5 mouvements, dont j’ai eu le privilège d’en examiner 4, et j’ai pu en démonter et en photographier totalement deux.

Vous y voyez :
1) le mouvement présenté ici, collection Patek Philippe Museum à Genève
2) un mouvement signé Berthoud à Paris n° 4782, collection du "Goud-Zilver-en Klookenmuseum» de Schoonhoven, en Hollande.
Sur chacune des ces 2 pièces, totalement analysées, j’ai réalisé des dizaines de photographies, et j’ai pu constater de visu leur similitude d’ébauche avec la pièce de Sarton.
Sur la planche suivante, ces 5 pièces sont présentées sur chacune de leur face, et masses enlevées pour 4, vous montre encore cette similitude d’ébauches, même si la terminaison a été faite par différents horlogers.

PrécisionsJe termine avec le paragraphe que Jack Forster m’a consacré pour lui dire, via la rédaction du magazine Révolution :

Cher Monsieur Forster, (et rédaction du magazine Révolution) je pense qu’après ce qui vient d’être présent vous ne pouvez nier que les pièces connues, dont celle attribuée à A L Perrelet, sont bien construites sur les bases du rapport de l’Académie Royale des Sciences de Paris.
Donc eu égard à cette constatation, et du vide de document de votre article , l’affirmation n’est certainement pas de trop.
Ensuite pour votre information, ainsi que pour apporter une précision à une de vos erreurs, le document de l’Académie n’est pas un brevet, l’organisme accordant les brevet a été créé en France en 1791 et ce document de l’académie date de 1778.
Maintenant j’accepte votre pari sur le fait que la polémique (quel vilain mot que je réfute…) ne sera jamais close, cela semble être votre souhait puisque vous ajoutez «Peut-être en serait il mieux ainsi».
Oui c’est certain qu’il en serait mieux ainsi, mais surtout pour ceux qui ne veulent pas reconnaître, – et il semble que vous en faites partie – l’erreur (ou autre chose…) de Chapuis.
Encore pour encore votre information un ouvrages (parmi d’autres), et non des moindres, puisqu’il s’agit du Dictionnaire Historique de la Suisse, qui se dit "être un ouvrage de référence s’appuyant sur des bases scientifiques" a apporté une correction – et de taille- dans sa dernière édition : La suppression pure et simple du nom d’Abraham Louis Perrelet…
[/size]Pour info voici ce qu’on trouvait dans l’ancienne édition
PERRELET.
ABRAM-Louis, 1729-1826 au Locle; horloger remarquable, il rendit de grands services à ses confrères en inventant plusieurs des outils qui leur étaient nécessaires.Pour passer de cette phrase à la suppression totale il doit y avoir une raison…
Enfin ne vous en déplaise, faire de l’histoire n’est pas ergoter comme vous le dite, puisque les inventeurs sont sans aucun doute les plus grands pourvoyeurs de travail, et leur rendre hommage est à mon sens un devoir.
Cordialement
joseph flores
février 200918 février 2009 à 7h28 #420000640631ZEN
Membre- Citation :
- PERRELET.
ABRAM-Louis, 1729-1826 au Locle; horloger remarquable, il rendit de grands services à ses confrères en inventant plusieurs des outils qui leur étaient nécessaires.
Ne peut-on à partir de cette phrase imaginer que ce soit Perrelet qui se soit fait piquer ses inventions en travaillant dans l’ombre des autres ?
Qu’en pense Patek Philippe ? As-tu des contact avec eux qui valident la thèse Sarton ou sont-ils attachés à la version Perrelet ?
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).18 février 2009 à 8h34 #420000640632jojo
Membre- Citation :
- Le chef nous dit :
Ne peut-on à partir de cette phrase imaginer que ce soit Perrelet qui se soit fait piquer ses inventions en travaillant dans l’ombre des autres ?
Qu’en pense Patek Philippe ? As-tu des contacts avec eux qui valident la thèse Sarton ou sont-ils attachés à la version Perrelet ?
Mes réponses Zen sont assez simples :
1) On ne fait de l’histoire avec de l’imagination, mais avec des faits concrets, qu’on peut –QU’ON DOIT – discuter. L’imagination ne construit que des légendes
2) Si tu me dis qui était ce Perrelet on pourra ensuite peut-être savoir, ce qu’il aurait pu faire…
3) Si tu ne vois dans ma comparaison entre un document et un mouvement qu’une thèse Sarton, c’est que je n’ai pas été très convaincant, mais j’admets que le sujet technique est difficile pour les non techniciens, mais en même temps c’est ça sa force, en quelque sorte c’est mathématique et irréfutable.
4) Enfin la Maison que tu cites, ou du moins son musée. Voici un extrait d’un article paru un numéro du bulletin de la société suisse de Chronométrie

sans commentaire
jojo18 février 2009 à 10h15 #420000640633cisco
MembreQuestion: as tu publié un livre sur le sujet, Joseph?
PS:
Si jamais tu publies dans un magazine je te conseille en couverture, Paris Hilton avec en titre "Paris Hilton /les secrets de X".
Remplace X par je ne sais quelle marque mais pour aller au niveau de Romain Jérôme ca risque d’être dur.
18 février 2009 à 10h36 #420000640634jojo
Membre- Citation :
- Cisco demande :
Question: as tu publié un livre sur le sujet, Joseph?
Oui en 2002 et malheureusement mes moyens ne m’ont pas permis de tirer au delà de 1000 exemplaires qui sont actuellement épuisés.
Je précise aussi que depuis 2002 j’ai encore fait beaucoup de chemin, toujours dans le même sens: confirmation que Sarton est à l’origine des automatiques à rotor connues
Format 21 x 27 160 pages
voici sa couv. 1 et 4
18 février 2009 à 10h47 #420000640635cisco
MembrePenses tu que tu pourrais retenter l’aventure?
(peut être avec un titre plus simple, "origine de la montre automatique" ou quelquechose dans le style)
18 février 2009 à 10h52 #420000640636caput
MembreSerait-il possible que FAM fasse un appel à souscription aux membres pour que Joseph puisse éditer une brochure livre ou livret sur les recherches qu’il a effectué.
18 février 2009 à 11h21 #420000640637jojo
Membre- Citation :
- Cisco dit :
Penses tu que tu pourrais retenter l’aventure?
- Citation :
- Caput aussi
Serait-il possible que FAM fasse un appel à souscription aux membres pour que Joseph puisse éditer une brochure livre ou livret sur les recherches qu’il a effectué.
Minute les amis, chaque chose en son temps…
Je travaille avec des amis belges sur un ouvrage biographique sur l’horloger que fut Hubert Sarton (1748/1828) donc en temps voulu pourquoi pas bien sûr ne pas lancer une souscription sur forumamontres, mais patientons un peu.
Si parmi vous certains ont des renseignements sur cet horloger, nous sommes preneurs
Merci et A+
jojo18 février 2009 à 12h13 #420000640638Austin
MembreJ’ai un ami qui a publié sur ce site : TheBookEdition.com
C’est totalement gratuit, le site ne se rémunèrant qu’en cas de commande.Cependant un tel projet mérite probablement mieux qu’un éditeur online…
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