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- Ce sujet contient 24 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
caput, le il y a 3 années et 9 mois.
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18 janvier 2023 à 22h06 #420004798121
Cramix
MembreUn peu de lecture sur le sujet:
https://www.crowdin.be/fr/projet-crowdfunding/horlogerie-art-temps-artisan-cadranier
18 janvier 2023 à 22h59 #420004798122Saturne
Membre- Cadrature a écrit:
- Comment le dessin d’un écran était-il réalisé avant le XXe sciècle ?
Entièrement à la main ? Au pinceau ? A la plume ?
Existait-il des outils dédiés (pantographes, compas, tours spéciaux pour réaliser les chemins de fer, autres machines ?)
Bonjour,
D’après les sources que j’ai consulté, l’emploi de la tampographie en horlogerie semble s’être répandu dès 1900, avec des essais dès le XVIIIème siècle.
Avant ça, le travail était fait au pinceau mais ça n’exclut pas l’emploi de compas, et diviseurs équipés de règles permettant une division aisée des chemins de fer par exemple.Voici un extrait d’un pdf sur la tampographie disponible ici : https://www.microprint.ch/pdf/Technique-de-tampographie.pdf
« Qui a découvert le procédé de tampographie restera un secret pour toujours. Les racines de ce
procédé d’impression remontent aux origines de l’industrie céramique. Les horlogers du Jura suisse
et de la Forêt Noire commencèrent par peindre leurs cadrans fastidieusement à l’aide d’un pinceau.
Avec le temps, les cadrans se faisaient de plus en plus petits. Les pinceaux devaient suivre cette
tendance. Il finit par ne plus y avoir qu’un seul poil. Ce simple poil et une loupe permirent de créer de
véritables œuvres d’art. Des échantillons en sont exposés dans les musées de l’horlogerie, en parti-
culier celui de La Chaux de Fonds.
Les caractères étaient devenus si petits qu’un œil normal ne pouvait plus les lire. Des textes entiers
de la bible et des cartes miniatures ont été représentés sur des montres bijoux. Les artistes qui sont
parvenus à de telles œuvres rapportent que c’est grâce à leur travail de concentration qu’elles sont
devenues si originales.
Des recherches fouillées au musée de l’horlogerie n’ont pas permis de découvrir quand la transition
vers le procédé de tampographie, c‘est-à-dire la reproduction d’images sculptées une fois, eut lieu. Il
est toutefois certain que des impressions effectuées avec des précurseurs de cette machine ont été
réalisées au XVIIIème siècle. »Pour illustrer les prouesses atteintes par les peintres en cadrans au début du XIXème siècle, voici la photo d’un cadran peint à la main en 1821 par Charles-Frédéric Racine-Hanic :
Le diamètre réel du cadran est de 13,5mm et la hauteur des caractères du texte est d’environ un dixième de millimètre



Source : « Le grand livre des montres », Philippe Rouillé.Mais là on est à des années lumières du cadran peint qui est à l’origine de ce post…
19 janvier 2023 à 2h07 #420004798123Torzio
MembreBonjour,
Une vidéo sur la tampographie sur cadrans :
On trouve aujourd’hui des machines de tampographie pour 250 € sur les sites chinois. Avec les nouvelles technologies et la gravure laser, il est très facile de fabriquer les matrices.
@+
JC19 janvier 2023 à 8h07 #420004798124fly back
Membre- Saturne a écrit:
- Bonjour,
D’après les sources que j’ai consulté, l’emploi de la tampographie en horlogerie semble s’être répandu dès 1900, avec des essais dès le XVIIIème siècle.
Avant ça, le travail était fait au pinceau mais ça n’exclut pas l’emploi de compas, et diviseurs équipés de règles permettant une division aisée des chemins de fer par exemple.Voici un extrait d’un pdf sur la tampographie disponible ici : https://www.microprint.ch/pdf/Technique-de-tampographie.pdf
« Qui a découvert le procédé de tampographie restera un secret pour toujours. Les racines de ce
procédé d’impression remontent aux origines de l’industrie céramique. Les horlogers du Jura suisse
et de la Forêt Noire commencèrent par peindre leurs cadrans fastidieusement à l’aide d’un pinceau.
Avec le temps, les cadrans se faisaient de plus en plus petits. Les pinceaux devaient suivre cette
tendance. Il finit par ne plus y avoir qu’un seul poil. Ce simple poil et une loupe permirent de créer de
véritables œuvres d’art. Des échantillons en sont exposés dans les musées de l’horlogerie, en parti-
culier celui de La Chaux de Fonds.
Les caractères étaient devenus si petits qu’un œil normal ne pouvait plus les lire. Des textes entiers
de la bible et des cartes miniatures ont été représentés sur des montres bijoux. Les artistes qui sont
parvenus à de telles œuvres rapportent que c’est grâce à leur travail de concentration qu’elles sont
devenues si originales.
Des recherches fouillées au musée de l’horlogerie n’ont pas permis de découvrir quand la transition
vers le procédé de tampographie, c‘est-à-dire la reproduction d’images sculptées une fois, eut lieu. Il
est toutefois certain que des impressions effectuées avec des précurseurs de cette machine ont été
réalisées au XVIIIème siècle. »Pour illustrer les prouesses atteintes par les peintres en cadrans au début du XIXème siècle, voici la photo d’un cadran peint à la main en 1821 par Charles-Frédéric Racine-Hanic :
Le diamètre réel du cadran est de 13,5mm et la hauteur des caractères du texte est d’environ un dixième de millimètre



Source : « Le grand livre des montres », Philippe Rouillé.Mais là on est à des années lumières du cadran peint qui est à l’origine de ce post…
Ce cadran, chef d’œuvre exposé à la chaud de fond reste un grand mystère pour ma part! Époustouflant !
19 janvier 2023 à 9h51 #420004798125Nezitic
Membre- Saturne a écrit:
- Pour illustrer les prouesses atteintes par les peintres en cadrans au début du XIXème siècle, voici la photo d’un cadran peint à la main en 1821 par Charles-Frédéric Racine-Hanic :
Le diamètre réel du cadran est de 13,5mm et la hauteur des caractères du texte est d’environ un dixième de millimètre
C’est stupéfiant !

Je n’imagine pas le talent, l’expérience et le doigté qu’il fallait avoir pour réaliser une œuvre d’une telle précision.
Merci pour la découverte.19 janvier 2023 à 10h56 #420004798126William21
MembreExtraordinaire… Et un savoir-faire acquis de quelle façon ? Et disparu aujourd’hui j’imagine.
19 janvier 2023 à 11h30 #420004798127caput
MembreJournal Le Solidarité du 13/06/1931:
La chronique horlogère des montagnes neuchâteloises a gardé le nom d’un artiste en peinture sur émail, Racine, dont nous voulons décrire brièvement une œuvre qui illustre le talent et la patience de cet artiste.
Il s’agit d’un cadran d’un diamètre de 6 lignes, contenant l’oraison dominicale qui compte 605 lettres, peinte sur un espace qui ne représente que la 16 partie de la surface du cadran, qui renferme cinq autres cadrans distribués comme suit:
le cadran des heures avec les minutes, le quantième des jours. celui des mois avec les nombres, les jours de la semaine avec les planètes et les secondes,
Viennent ensuite encore des sentences et la signature de l’artiste:
Fait par Charles-Frédéric Racine-Hanic, de La Champ de-Fonds. en 1821.
Son seul rival et d’ailleurs son ami intime. Sylvain Robert, était pacifique et doux, autant que Racine était emporté et têtu.Je posterai, des informations complémentaires plus tard.
19 janvier 2023 à 11h38 #420004798128caput
Membre19 janvier 2023 à 22h50 #420004798129rav6en
MembreMerci Caput pour ce document, c’est fantastique !
Rien que le calcul de la taille de chaque lettre du texte en circonférence pour que tout tienne devait être une immense gageure !
J’adore la mention du fait qu’il ne pouvait produire « que » 3 cadrans soignés par jour.19 janvier 2023 à 23h08 #420004798130caput
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