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- Ce sujet contient 29 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
kjeldor, le il y a 17 années.
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23 septembre 2009 à 13h56 #410000048092
guiharo
MembreBonjour,
Me voila tout nouveau sur ce forum, et j’espère ne pas trop abuser en vous demandant votre aide.
Je suis étudiant en Diplôme des Métiers d’Art option Restauration de Meubles Anciens. Notre diplôme de fin d’année consiste à étudier un meuble d’époque et à le restaurer tout au long de l’année.
Mon meuble est un cartel d’époque Régence (à confirmer) en marqueterie de style Boulle. Il mesure 80cm de haut tout compris. Je n’ai pas encore vu le mécanisme, donc pas d’infos dessus, mais ça ne tarderait à venir. Dès que j’ai ça, je vous le montre.L’appellation de "cartel" est assez confuse puisque en consultant plusieurs ouvrages, j’ai aussi constaté que le terme "pendule" était employé. Connaissez-vous l’appellation correcte pour un tel objet, ainsi que les critères qui permettent de le définir ? D’où vient le terme de "cartel" ? Ainsi que les déclinaisons suivantes "cartel à poser", "cartel d’alcôve" et "cartel d’applique" ? L’appellation de "pendule" est-elle incorrecte pour ces objets ?
En vous remerciant par avance.23 septembre 2009 à 14h43 #420000809385ChP
Membreà mon humble avis…
on peut considérer que le cartel est une "horloge" murale françaiseune explication simple
le cartel peut être en une ou deux parties :en deux parties, on distingue
la console sur laquelle reposera le cabinetcertains cartels sont parfois tellement bien travaillés, richement sculptés que l’on a du mal à différencier la console du cabinet.
Les cartels faits en une seule partie s’accroche directement au mur…
Les Suisses ont un autre modèle d’horloge murale sur console appelée : Pendule Neuchâteloise
Mais les experts et puristes de ce forum vous donneront certainement la meilleure définition du cartel et me "corrigeront" j’en suis sûr
aMicalement24 septembre 2009 à 11h24 #420000809386guiharo
MembreBonjour,
Merci pour ta réponse ChP, ça m’éclaire déjà pas mal.
Je n’avais jamais entendu l’appelation de "cabinet" pour désigner ce qui est posé sur la console, mais je ne manquerai pas d’approfondir ce sujet et de faire des recherches.
J’avais déjà eu l’occasion d’étudier les pendules Neuchâteloises, ce sont de beaux objets.4 octobre 2009 à 19h02 #420000809387guiharo
MembreBonjour,
Mes recherches ont enfin été fructueuses et il semblerait que ce terme soit apparut en 1572. Le cartel désignait des tableaux, des cartouches ou des objets dont la surface se terminait en pointe. Ignoré au XVIIe siècle puis repris milieu XVIIIe, il désignera le cartouche ornemental qui entoure certaines pendules. On parlait alors de pendule à cartel ou en cartel ; puis de l’encadrement, le nom est passé à l’ensemble de la pendule. Pour être plus précis, un cartel désigne maintenant une pendule suspendue à un mur ou portée par un petit socle suspendu à un mur. Sans ce socle, on parlera simplement de pendule.Comme promis, voilà les photos du mécanisme sur lequel je n’ai vraiment aucune information actuellement… Connaissez-vous cet horloger ? Merci d’avance.
5 octobre 2009 à 7h07 #420000809388fly back
MembreVAROQUIER Jean Pierre Ch D’O en 1735 , rue Mazarine en 1739 , Cour Abbatiale 1745 , rue Bordet en 1748….
et autres , cf Tardy.
Beau cartel
5 octobre 2009 à 7h56 #420000809389Michel Tou
MembreBonjour,
Un post bien interessant et riche en enseignements. Quelqu’un pourrait-il me dire à quoi sert le disque avec les chiffres derriere le mécanisme; C’est en rapport avec la sonnerie? D’avance merci et bonne journée.5 octobre 2009 à 8h24 #420000809390guiharo
MembreMerci fly back pour ces informations.
Étant donné que je suis complétement novice en matière d’horlogerie, j’ai recherché ce qu’est le Tardy, et c’est donc un Dictionnaire des Horlogers Français par Tardy.
Par contre, serait-il possible d’avoir quelques petites précisions ?
– en consiste le chef d’œuvre pour un horloger ?
– les adresses citées sont celles où Varoquier a exercé sa profession ?Par la même occasion, je serai très curieux d’avoir une réponse à la question de Michel Tou.
Merci.
5 octobre 2009 à 8h41 #420000809391matic
MembreC’est la roue de compte
elle sert à déterminer le nombre de coups à sonner.
5 octobre 2009 à 8h44 #420000809392fly back
Membre- matic a écrit:
- C’est la roue de compte
elle sert à déterminer le nombre de coups à sonner.
Et le ressort du doigt d’arret y est presque élégant.
Plat, mais presque beau !
5 octobre 2009 à 8h47 #420000809393Arno
MembreRestauration d’une marquette Boulle sur un cartel et son cul.
Si en France il doit exister une petite cinquantaine de bons horlogers* capable de mener la restauration complète du mouvement, il y a moins de 10 bons ébénistes en marquete Boulle, issus ou non de l’Ecole Boulle pour mener à bien une telle opération.
Alors, AMHA, polarisez vous sur le cabinet, et accrochez vous aux branches.
De la déposition, à la reconfection totale des éléments, tant en corne, laque et laiton, ainsi qu’à son agencement demande beaucoup plus d’attention que le boulot d’horloger.
Quant au vernis final, c’est encore une autre histoire, et si trop chargé, un coup à tout recommencer.
Pour la dorure au feu, c’est encore un autre domaine, un autre métier.
A moins que pour votre exam** on vous demande tout un ensemble, c’est à dire un boulot d’horloger très compètent, pas juste mettre une giclée d’huile, la fonte des bronzes, la ciselure, la dorure, la menuiserie et l’ébénisterie.*Dont FB, et oui, même si je vois des haussements d’épaules, issues surtout d’autres fora, de la part des culs coincés et autres grands donneurs de leçons.
**Même si la restauration d’un cartel Boulle est complexe, vous auriez pu tomber sur un boulot de "Jasmin", et vous tapez une de ses commodes, ou bureau plat.
Les marquettes florales de "Jasmin" sont un jeu de lumière entre parties et contres parties à base d’ivoire, d’os et une multitude d’essences. Un truc de fou à lier.
Sans oublier les travaux en laque de chine, ou plus rare du japon sur le mobilir Français du XVIII.
Dernièrement, une commode de Joseph en laque du Japon, avec des ciselures et une dorure hors du commun, a atteint 1 500 000 euros à Drouot. ( De mémoire, mais je crois plus avec les frais )
Et ce boulot, à restaurer, c’est une sacrée histoire. Le cartel, à coté, c’est juste une planche à poncer !!
Un Mazarin à décor "Jasmin" :
Collection : Dumartin__________________________________
« Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c´est que la quatrième guerre mondiale se résoudra à coups de bâtons et de silex » A. Einstein5 octobre 2009 à 8h56 #420000809394Michel Tou
MembreMerci "Matic"
Je m’en doutais un peu mais je n’étais pas sur.
Bonne journée,5 octobre 2009 à 9h05 #420000809395guiharo
MembreBonjour Arno,
Je pense que votre message m’est destiné, alors je me dois de fournir des explications.
Mon examen est un Diplôme des Métiers d’Art option Restauration de Meubles Anciens. Notre travail consiste à étudier un objet, son époque, son style, ses origines, sa fonction, les techniques et matériaux utilisés, bref, tout ce qu’on peut trouve dessus. A partir de là, nous devons présenter une démarche de restauration de l’objet devant un jury de professionnels qui valide ou non notre démarche.
Nous sommes bien conscient que même en étant un très bon restaurateur de mobilier, nous ne pouvons pas maitriser à la perfection tous corps de métier intervenants sur un objet. Qui plus est en étant étudiant ! C’est pourquoi dans mon cas, j’ai choisi de faire sous traiter le travail des bronzes par un bronzier professionnel. Le travail du mécanisme n’entre absolument pas dans mes compétences, et il semblerait que le client l’ai déjà fait restaurer par un horloger. Je me contente simplement de récolter un maximum d’information à son sujet pour mon dossier d’étude et ma culture personnelle. En revanche, en ce qui concerne le travail de la marqueterie, j’ai un an devant moi pour parvenir à une restauration correcte, de la marqueterie elle-même, jusqu’à la finition.
Voila, j’espère vous avoir un peu éclairci sur mon cas.5 octobre 2009 à 9h08 #420000809396fly back
MembreUne autre histoire, qu’un simple mvt h et demie, surtout quand il est passé chez le bricolo bijoutier du coin; roue de compte du moment, à 1/4, Louis xvi :

Pour apporter un peu de précision aux coincés du fion évoqué, sont surtout des utopistes et de grands poètes. Muti fonctions, bijoutier fondeur programmeur et n’ayant surtout aucun moyen , ni financier, ni matériel ( ce qui va souvent de pair); mais ce genre de poète bijoutier possède surtout une grande fierté, un orgueil du tonnerre.
Effectivement, on ne s’aventure pas dedans avec la b*** et le couteau.
5 octobre 2009 à 9h10 #420000809397rawl1973
MembrePrière de ne pas éclaircir les membres du forum , merci.
Cordialement.
Rawl.
Ps , bon courage pour vos études.
5 octobre 2009 à 9h16 #420000809398Arno
Membre- guiharo a écrit:
- Mon examen est un Diplôme des Métiers d’Art
A part l’Ecole Boulle, et le bon apprentissage à coups de baffes, chez un vieil Italien, le reste ne me parle pas trop.
Je suis sincère, et désolé en même temps.
Cela étant, un an pour mener à bien le boulot, ça vas, ya pas le feu au lac !
Avec le diplôme en poche, faudra pas s’endormir sur le mastic, et pédaler sévère.__________________________________
« Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c´est que la quatrième guerre mondiale se résoudra à coups de bâtons et de silex » A. Einstein -
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