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- Ce sujet contient 588 réponses, 46 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
schaefer, le il y a 9 années et 10 mois.
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3 mai 2016 à 4h51 #420003157766
Torzio
MembreÀ cadrature, je ne me fâche pas du tout. Nous échangeons simplement des points de vue entre gens censés être intelligents. La fonte à cire perdue a été inventé par les Égyptiens, toutefois beaucoup de bijoutiers refusent cette technique et sont mal dans leur époque. Souvent parce qu’il ne la pratiquent pas eux-mêmes mais font sous-traiter par des fondeurs pas très performants, surtout que les nouvelles résines à imprimer en 3D, demandent des paliers de températures et une procédure beaucoup plus pointus que la cire traditionnelle. En ce qui me concerne je pratique la fonte à cire perdue depuis 30 ans, de façon occasionnelle au début j’avais énormément de problèmes de porosités qui rendaient les objets cassants. Avec le temps j’ai affiné mes procédures et je suis arrivé à un résultat très satisfaisants avec la cire. Depuis quelques années je me suis intéressé à l’impression 3D. Aujourd’hui, on trouve une bonne imprimante 3D pour moins de 300 €. Le problème est de trouver la bonne résine calcinable et les bonnes procédures de cuisson et autres. Si vous observez bien les rouages de comtoise, vous constaterez qu’ils ont été moulés et usinés ensuite. Je pense que c’est par souci de rapidité et au aussi pour éviter la trop grande perte de matières premières qu’engendre un usinage traditionnel. Un rouage de comtoise demande énormément de bronze. Tous les grands joailliers utilisent depuis longtemps la fonte à cire perdue et maintenant l’impression 3D. Comment pensez-vous que cette bague soit faite ? https://robinsonsjewelers.com/products/cartier-panthere-18k-yellow-gold-skeleton-ring. Pour info, en cherchant bien sur le net, on trouve le fichier STL pour 30 € ! Avec 3D Builder, vous la mettez à la taille que vous voulez. Il est de plus en plus facile de devenir bijoutier aujourd’hui. Il est normal que cela en énerve certains. Pour info, les pales de turbines de réacteurs et beaucoup d’autres choses sont réalisées en fonte à cire perdue ! Les chiens aboient, mais la caravane passe. On n’arrête pas le progrès. Pour certains c’était mieux avant …
La comtoise citée, je lui ai refait les dents il doit y avoir au moins dix ans. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Une chevalière que j’ai réalisée en 3D et fonte à cire perdue. La pièce est un moulage réalisé avec un moule en élasthomère et résine de prothésiste dentaire, le reste imprimé en 3d et le tout, fonte à cire perdue :@+
JC3 mai 2016 à 5h08 #420003157767Cadrature
MembreOK OK 😉
Mais les bijoutiers font de la fonte à cire perdue en majorité ! D’ailleurs il deviens difficile d’acheter
autre chose, surtout en joaillerie 😉Concernant les nouvelles méthodes pour l’industrie, il s’agit maintenant de méthode additive avec frittage, mais on s’écarte.
C’est justement votre process qui a permis de passer d’une fonte poreuse et cassante à une fonte acceptable
pour cette pièce qui m’intéresse.Merci de votre réponse.
Mais de ce que je comprends, vous n’utilisez pas de centrifugeuse ni de fonte sous vide ?
Cadrature
3 mai 2016 à 5h56 #420003157768Torzio
MembreBien sûr que la plupart des bijoutiers font de la fonte à cire perdue. Mais il existe quelques résistants, qui prétendent que le fait main c’est le pied ! et que la fonte à cire perdue, qu’ils appellent « moulage », ce n’est pas de la bijouterie.
Le frittage demande une mobilisation trop importante de matière et, à ma connaissance, n’est pas encore utilisée pour l’or.
J’utilise la dépression (pompe à vide) en plus de la gravitation. J’arrive à couler des choses très fines sans problème : https://www.sulka.fr/fcp2/ avec du matériel rudimentaire.
Pour mes petits secrets de procédure, ce sera cadeau avec le matos à mon remplaçant, si j’en trouve un !
@+
JC3 mai 2016 à 21h34 #420003157769Cadrature
Membre- Torzio a écrit:
- J’utilise la dépression (pompe à vide) en plus de la gravitation. J’arrive à couler des choses très fines sans problème : https://www.sulka.fr/fcp2/ avec du matériel rudimentaire.
Pour mes petits secrets de procédure, ce sera cadeau avec le matos à mon remplaçant, si j’en trouve un !
@+
JC
Merci
Vous avez répondu à ma question: coulage sous vide pour éviter la porosité de la fonte.
Mais cela suppose tout de même un minimum de matériel professionnel dans l’atelier.@+
Cadrature4 mai 2016 à 5h16 #420003157770Torzio
MembreLe coulage « sous vide » ou par centrifugation ne permet pas d’éviter la porosité du métal. Il permet au métal de remplir entièrement le moule et éviter des manques. Les porosités peuvent provenir de nombreux autres facteurs.
J’utilise en majorité du matériel DIY ou de récupération. Mon four a été acheté d’occasion il y a 30 ans. Il doit avoir 1/2 siècle. Ma première pompe à vide était un compresseur de frigo récupéré à la casse. Ca fonctionnait très bien. J’ai fait fabriquer par un serrurier mes cylindres et mes « pots ». J’ai fabriqué mon programmateur avec un PIC 16F84, programmé en Basic, qui lit la sonde de température et contrôle le cycle de cuisson sur 9 heures. J’utilise des joints de bocaux à conserves pour l’étanchéité de la pompe à vide.
Ce qui compte, ce n’est pas le prix du matériel, mais l’utilisation des bonnes procédures.J’ai réalisé plusieurs bagues serpent, en or et en argent, comme ci-dessus. aucun retour suite à une fracture qui serait dû à une porosité du métal.
Désolé pour la qualité de la vidéo.La photo et la vidéo ont 30 ans et ça fonctionne toujours parfaitement bien.
Sur la gauche du programmateur on voit un prise RS232 qui est reliée à un PC pour faire des relevés de mesures de températures, en phase de tests.
Concernant l’écrouissage du métal, c’est surtout important, à mon avis, sur les barillets et roues de huitaine, compte tenu des forces en jeu. Si par exemple le propriétaire est un brutal et pense que si sa pendule ne fonctionne pas c’est parce qu’elle n’est pas assez remontée. Après, lorsqu’il l’apporte chez l’horloger il dit que c’est pas grand chose, c’est simplement qu’il l’a trop remontée.
Pour info, j’ai mesuré la force sur une dent de la roue d’échappement, au dynamomètre, sur une horloge comtoise, elle est d’environ 5 grammes ! Donc écroui ou pas, cela ne va pas changer le cours de l’histoire de la pendule.@+
JC4 mai 2016 à 6h33 #420003157344Milou
MembreBonsoir les amis!
Lors de notre séjour dans les Vosges du sud on m’a offert un mouvement de comtoise (plutôt que de le jeter à la benne). Il se trouve que ce mouvement comporte un réglage au niveau de la roue de rencontre que je n’ai pas vu jusque-là. Mes autres mouvement à verge n’ont pas ce réglage. Voir les photos. Je vais essayer de mettre une flèche au niveau de la vis de réglage mais ce n’est pas gagné…
Photos pour patienter:







La photo annotée va suivre …peut-être
A+
milouPS: j’ai laissé la crasse qui date de toute évidence de 1870 et je compte bien la laisser en place quand le mouvement trouvera sa place dans notre séjour
4 mai 2016 à 8h26 #420003157345schaefer
MembreBonsoir Milou,un bien beau mvt que voilà ,si tu le laisse ainsi ou va tu l’installer? et il n’y avait pas de cadran?
Je ne savais pas que cela s’appelait la roue de rencontre.

Et un bras plus rond sur la tienne4 mai 2016 à 9h05 #420003157346Milou
MembreLa tienne a également une vis de réglage de la hauteur de la roue de rencontre.
4 mai 2016 à 9h18 #420003157347schaefer
MembreJe viens d’aller vérifier,pas de vis de réglage,juste un support acier,laiton.
4 mai 2016 à 17h38 #420003157348Milou
Membre- schaefer a écrit:
- Je viens d’aller vérifier,pas de vis de réglage,juste un support acier,laiton.
OK je viens de regarder ta photo d’un peu plus près. Il y a un petit rectangle de laiton sur le support en fer, et je l’avais pris pour une vis. Donc c’est le même principe que sur les autres mouvement à verge que je possède, il n’y a qu’un siège en laiton pour le pivot de la roue de rencontre.
Dès que j’aurai démonté le mouvement je posterai une photo macro du système.
5 mai 2016 à 8h27 #420003157771Dan26
Membre5 mai 2016 à 18h11 #420003157772Milou
MembreBeau travail!
5 mai 2016 à 19h25 #420003157773Cadrature
MembreAh oui, bravo. Bocfil, limes et traitement thermique.
Ça c’est de l’horlogerie ! Le jeu était pipé: Une belle réparation ne se voit pas 😉questions :
– Qu’est-ce qu’a le ressort original ? On ne voit pas sur la photo.
– Vous n’aviez pas une lame plus fine ? Les lames vont jusqu’à 8/0.Vous pouvez donner votre méthode ?
Cadrature
5 mai 2016 à 19h59 #420003157774Torzio
MembreBravo Dan26, beau travail.
Normalement, la lame doit être en fuseau, plus fine à l’extrémité, afin de répartir la flexion sur toute la longueur, afin d’éviter la casse.
@+
JC5 mai 2016 à 23h17 #420003157775Dan26
MembreMerci pour les encouragements.
Voila ce qu’il avait l’original, cassé lors d’un appui sur le bouton de commande.
Je l’ai taillé dans de la « tôle bleue », finition à la lime trempe et revenu « gorge de pigeon ». Merci J.C. pour le conseil du profil de la lame.
Tout ce que j’ai appris en horlogerie c’est sur le forum « horlogerie suisse » et dans les livres.
J’utilise aussi les livres de Maurice Vial; J’ai réalisé un porte forêt en faisant un alésoir Ø 3,18 type mèche à canon comme décrit dans ses livres
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