Qui veut fabriquer un diviseur à CN ?

15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 44)
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  • #420005069655
    Torzio
    Membre

    @Gomax,

    Désolé, mais je persiste à penser que mon système est viable et plus simple.

    Torzio, qui à défaut d’être ingénieur essaie d’être ingénieux. Qui veut fabriquer un diviseur à CN ? 1f600

    @+
    JC

    #420005069656
    gomax
    Membre

    En effet j’avais mal compris, je pensais que la partie violette était la pièce à usiner. Du coup effectivement la contrepointe remplace bien le deuxième roulement mais ça implique d’avoir déjà une contrepointe. C’est n’est plus un système complet et indépendant à mettre sur une fraiseuse par exemple comme votre premier montage.

    #420005069657
    Torzio
    Membre

    Voici un schéma, plus complet, vite fait. Il n’y a pas la vis sans fin. La pièce à usiner se met à l’extrême gauche :

    Qui veut fabriquer un diviseur à CN ? Poupzo12
    @+
    JC

    #420005069658
    Torzio
    Membre

    Je viens de demander à une copine d’améliorer mon schéma, on se connaît depuis pas longtemps, je ne sais pas encore bien lui parler. Elle n’est pas spécialisée non plus dans le dessin industriel, mais elle m’a pondu un dessin qui me semble explicite :

    Qui veut fabriquer un diviseur à CN ? Poupzo13
    @+
    JC

    #420005069659
    Cadrature
    Membre

    Oui, c’est plus joli.
    Mais je comprenais mieux la contre-pointe montée avec une vis et le roulement conique à rouleaux.

    C’est vraiment très clair et simple.

    Le montage avec une pince américaine sur la poupée fixe d’un tour à perche (où le montage se fait sur deux
    paliers bronze coniques) était très clair aussi.

    Tout ceci donne des idées, mais des « faiseurs » comme vous, et surtout qui
    fendent et taillent des roues et tournent des platines et des ponts, il ne doit pas en avoir
    des masses en effet.

    Merci pour toutes ces informations.
    Cadrature

    #420005069660
    Torzio
    Membre
    Cadrature a écrit:
    Tout ceci donne des idées, mais des « faiseurs » comme vous, et surtout qui
    fendent et taillent des roues et tournent des platines et des ponts, il ne doit pas en avoir
    des masses en effet.

    Merci pour toutes ces informations.
    Cadrature

    Merci Cadrature,

    Je ne suis qu’un modeste horloger rhabilleur de campagne. J’ai toujours été frustré, lorsque j’étais jeune, de ne pas être en mesure de retailler une roue manquante ou détruite sur un garde temps. La machine à tailler Bergeon valait une petite fortune pour moi. Sans engrenages, l’horlogerie n’existerait pas. L’horlogerie est aussi la mère de la mécanique !

    J’ai toujours eu en tête de concevoir une machine à tailler. Curieux, je me suis intéressé aux débuts de l’informatique populaire, aux moteurs PAP etc. En mélangeant tout cela, j’ai réalisé il y a plus déjà ans ma première machine à tailler : https://sulka.fr/mat/ je n’ai eu de cesse que de la perfectionner. Pendant le premier confinemant de la Covid, j’ai entrepris la restauration d’un « oignon » Louis XIV :

    Ces travaux ne sont absolument pas rentables, il vaut mieux changer des piles de montres pour faire bouillir la marmite. Mais la satisfaction n’est pas la même !

    Aujourd’hui, avec les moyens modernes, en rassemblant nos savoir faires, on pourrait, à peu de frais, réaliser ensemble une machine à tailler performante. Encore faudrait il qu’il y ait des personnes intéressées. Je suis prêt à partager ma modeste expérience.

    @+
    JC

    #420005069661
    gomax
    Membre

    Je suis en train de réfléchir sérieusement à intégrer ce genre de chose sur mon tour. Il servira également pour des engrenages de mécanique dite « générale » par les horlogers donc je vais partir sur des solutions techniques bien plus lourdes et rigides pour la partie guidage. En gros à minima deux roulements à rouleaux coniques voir directement une broche de fraisage à 5 roulements.

    Par contre je pense reprendre le concept de couple engrenage/vis + ressort de précontrainte pour la réduction. Vous avez utilisé quel module d’engrenage ? Vu de loin ça ressemble à du module 1.

    #420005069662
    Torzio
    Membre

    Bonjour Gomax,

    Ma roue a un diamètre extérieur de 52,17 mm pour 63 dents (3*3*7) ce qui fait un module de 0,8.
    Je les ai achetées chez HPC Europe.
    Dans votre cas, je me demande s’il ne serait pas plus simple de numériser un diviseur mécanique, existant :

    Qui veut fabriquer un diviseur à CN ? Tete-diviseur-semi-universelle-bs-0

    En ce qui me concerne, je me suis inspiré des anciens « burin fixes », utilisés en horlogerie, il y a plus de 2 siècles. C’était bien avant la généralisation des roulement à billes. Les horlogers de l’époque fabriquaient des merveilles avec très peu de moyens !

    Qui veut fabriquer un diviseur à CN ? Burin_10

    @+
    JC

    #420005069663
    gomax
    Membre

    Ces diviseurs sont bien trop gros pour les petits tours et sont plus adaptés pour être monté sur des tables de fraiseuses.

    Je vais devoir monter le diviseur sur une petite équerre de fraisage, plus le porte à faux sera faible, plus les vibrations seront faibles et meilleure sera la qualité d’usinage. Je dois rester dans le genre de dimensions de votre diviseur à base de tour Lorch.
    En architecture générale je pensais faire quelque chose comme ça :

    Qui veut fabriquer un diviseur à CN ? Divise11

    Par rapport à un moteur pas à pas nema 17 ça reste assez petit et c’est encore optimisable.

    Il y a peu de différence entre les tours modernes et anciens, les paliers en bronze ont « juste » été remplacés par des roulements. Les vitesses de rotations peuvent être plus élevées et les jeux réduits à 0 grâce aux précharges mais la logique de conception reste identique.

    #420005069664
    Vir
    Membre

    Bonjour à tous,
    Le sujet se développe bien 👍 😊
    Dès que ma fraiseuse est terminée je penserai à cette solution de diviseur pour avoir plus de possibilités mais je devrai certainement changer mon électronique pour gérer 1 ou 2 axes supplémentaires mais ça c’est une autre affaire.
    Je ne veux pas polluer le post de JC.

    Bonne journée à tous.
    Vir

    #420005069665
    Torzio
    Membre

    @Gomax,

    Votre architecture me semble très bonne. Toutefois, je préfère configurer le moteur PAP en pas entiers, il me semble qu’ainsi il a le maximum de couple. J’ai donc rajouté 2 poulies et 1 courroie crantée, pour avoir un grand nombre de pas pour 1 tour de broche, afin d’avoir une grande précision d’usinage pour les nombres de dents dont la division n’est pas entière.

    @Vir,

    Vous êtes le bienvenu ! En aucun cas vous polluez cette discussion, bien au contraire, tous les avis sont précieux !
    Le but est de concevoir ensemble la meilleure machine à moindre frais.

    @+
    JC

    #420005069666
    Cadrature
    Membre

    Bonjour

    J’ai une question pour ceux qui entreprennent un tel montage (j’y pense).

    Le montage de type double roulement conique suppose
    des choses assez lourdes pour obtenir une précision inférieure à 5µ.

    Pour une précision d’un micron, nous sommes dans un domaine industriel très exigeant
    avec des choses lourdes et couteuses que seuls les professionnels peuvent maitriser.
    Métrologie, stabilisation thermique, rectification, précontrainte, etc.
    Si effectivement les industriels de la micromécanique utilisent de tels outils, il me
    semble que nous n’en sommes pas là pour construire un diviseur horloger.

    Quelle est la précision à viser en mal rond, en pensant que l’imprécision du diviseur va s’ajouter à
    celle du jeu de la table croisée et du mal rond de la broche si l’on cherche à être modeste en prix ?

    5µ (1/200 mm) ?
    10µ (1/100 mm) ?
    15µ (1,5/100 mm) ?
    20µ (2/100 mm) ?

    Pour rappel, un simple petit roulement à billes pour une
    broche 8mm va couter de quelques euros à 250€ selon la précision visée 😉

    Toujours pour rappel, un tour/fraiseuse avec diviseur Proxxon est vendu pour une précision de 1/100mm
    Je m’en suis déjà servi pour diviser un pignon lanterne en pendulerie. Pour de la montre, je n’ai pas essayé,
    mais j’ai un sérieux doute.

    Cadrature

    #420005069667
    Torzio
    Membre

    @Cadrature,

    Je n’ai aucun moyen de mesurer la précision de mes machines à tailler. Lorsque je retaille une roue d’échappement de pendule de Paris, par exemple. Je tourne un posage parfaitement ajusté, en alu ou laiton. J’y colle la roue pour retoucher éventuellement la concentricité du centre. Puis je rive la roue sur son axe. L’échappement est alors parfaitement régulier. En faisant de la sorte, je n’ai jamais eu de problème. Pour les roues de montres, la machine à arrondir est faite pour cela, éventuellement. En ce qui me concerne je n’ai jamais eu des problèmes de concentricité.
    En tant qu’horloger, je ne suis pas habitué aux roulements à billes. Toutefois, sur mon système, j’ai prévu un roulement à billes conique paracerque cela simplifie, à mon avis, la construction, pour un non spécialiste. La pointe de l’autre coté du porte pince, permet une construction simple, un excellent centrage et un rattrapage de jeu performant.

    L’idéal serait de disposer d’un tour d’horloger Lorch avec ses accessoires en bon état.

    @+
    JC

    #420005069668
    Cadrature
    Membre

    Oui, j’ai un tour Lorch, et je confirme que c’est ce qu’il faut pour tourner avec précision.
    Il est monté avec deux paliers en bronze et un arbre rectifié en acier trempé non revenu.
    On fait le plus précis avec ça (tournage axes par exemple).
    J’ai aussi une seconde lunette qui pourrait servir pour cet usage comme vous l’avez fait.
    Le montage avec un ER11 ou ER16 me semblait simple et permettait de ne pas « sacrifier »
    une lunette Lorch.

    A son époque, le tour à perche et l’usage des pinces américaines a été un progrès pour travailler
    plus rapidement avec une belle précision.
    Pensez qu’avant, tout tournage supposait entre pointes.

    D’ailleurs, les anciens (époque pré-industrielle – époque industrielle) pouvait réaliser des choses
    incroyables avec des machines très rudimentaires. Le tout entre pointes, y compris le fendage
    des roues et pignons.
    J’ai lu récemment (oublié où) un manuel du XIXe pour réaliser une roue d’échappement à cylindre pour montre
    dans son atelier avec les outils essentiellement réalisés par l’horloger lui-même.
    Le manuel dit comment réaliser les fraises, c’est dire !
    Celui que sait (savait) faire cela devrait bien rire de ces histoires de roulements à billes ou à rouleaux !

    L’entre-pointes est la base pour un horloger et votre réflexe de mettre une pointe pour le jeu et le centrage
    rappelle que vous êtes horloger 😉

    Bonne journée
    Cadrature

    #420005069669
    Torzio
    Membre

    Je trouve intéressant de marier les techniques simples d’autrefois et le modernisme de la technologie actuelle. Il faut trouver le bon équilibre, de façon à faire le plus simple avec peu de moyens pour obtenir les meilleurs résultats. C’est un peu cela l’esprit horloger !
    Il y a aussi Internet et les forums qui permettent d’échanger des idées très rapidement et avec le plus grand nombre.
    « Quand on est seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin ».

    Concernant la fabrication des montres à cylindre, il y a un excellent livre de Henry L. Belmont, créateur de la marque de montres Yéma, L’échappement à cylindre (1720-1950). Ce livre, édité dans les années 1970. Ce livre est, à mon avis, la bible de la montre à cylindre. Il raconte l’histoire de la montre à cylindre, sa fabrication artisanale, sa réparation, etc. J’ai la chance d’avoir un exemplaire dédicacé de cet ouvrage. L’auteur a publié aussi 2 autres livres, très intéressants : La Bulle Clock et La Montre, méthode & outillage de fabrication du XVIè au XIXè siècle. Ce dernier livre décrit les outils utilisés par les horlogers de l’époque, pour fabriquer les garde temps.

    @+
    JC

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