FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Qui sont les influenceurs/ influenceuses ?
- Ce sujet contient 43 réponses, 32 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Necro, le il y a 5 années et 10 mois.
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16 décembre 2020 à 13h16 #420004476705
Eric67
MembreCe n’est pas l’influenceur qui est pire que l’acteur. C’est la marque qui est pire que l’objet. Que tout le désir soit confisqué par la marque, c’est à dire par un logo, c’est à dire par rien, mais aussi beaucoup, puisqu’il s’agit en fait du symbole d’un pouvoir consumériste. Que la seule motivation du désir soit l’accession à ce totem qui n,est rien de plus ni de moins qu’une valeur jugée élevée sur l’échelle des biens consommables. Que la marque se fasse valeur. Que la seule valeur soit l’acquisition d’un haut symbole du pouvoir consumériste. Sur fond d’un mode de vie fantasmé et caricatural qui, en plus d’être fictif, n’est que l’empilement de valeurs qui n’ont d’autre valeur que celle donnée par le consommateur.
16 décembre 2020 à 13h26 #420004476706lytos
MembreEntre envoyer une BB58 bleue a un influenceur « lifestyle » qui a pour habitude de sélectionner avec soin ce qu’il porte et apprécie l’horlogerie et filer un max de pognon à Lady Gaga ou David Beckham qui n’y connait rien en montre je trouve plus légitime le premier que la deuxième pour me « vendre » les mérites d’une montre.
Les influenceurs tu en as de toutes les sortes. Tu as les micro qui vont avoir une audience de 15-20k personnes mais qui vont avoir un impact sur 75% de leur communauté car hyper pointu, et tu as les maxi avec 2 millions d’abonnés qui vont te vendre de la merde pas cher (ou cher) à foison sans rien y connaitre (mais avec un taux de conversion dérisoire).
Je doute que les horlogers suisses y comprennent quelque chose à vrai dire, ce n’est pas dans leur culture cet aspect communautaire. Mais il est intéressant de constater que nombre de micro-marques ont bien compris l’intérêt d’être présent sur les réseaux sociaux pour animer leur petite communauté qui du coup est ultra fidélisée…
16 décembre 2020 à 14h50 #420004476707Raxevis Arcofin
MembrePour le dire tout cru:
J’adore les influenceurs et les Influenceuses!
Je les aimes, je les bénis!
Qu’ils ne s’arrêtent jamais de vanter les mérites de ceci, de cela, d’untel ou de truc-muche.
Pitié, Pitié mon Dieu, pitié Vishnou, pitié Yéovah, pitié Allah. Je vous en prie, Faites qu’il ne s’arrêtent jamais de travailler.– Ahh? Et pourquoi?
– Ben c’est simple. Comme j’essaye de pas faire de bruit, de pas trop emmerder mes voisins, d’être poli avec le crémier, de présenter une poubelle propre a mon éboueur, de saluer les gendarmes, alors dans tout çà je suis sûr d’une chose: c’est que tout ceux qu’ils peuvent entraîner dans leurs conneries ne viendront jamais me faire Ch… chez moi!
Et c’est tant mieux.16 décembre 2020 à 15h45 #420004476708-Slayer-
Membre- Eric67 a écrit:
- Ce n’est pas l’influenceur qui est pire que l’acteur. C’est la marque qui est pire que l’objet. Que tout le désir soit confisqué par la marque, c’est à dire par un logo, c’est à dire par rien, mais aussi beaucoup, puisqu’il s’agit en fait du symbole d’un pouvoir consumériste. Que la seule motivation du désir soit l’accession à ce totem qui n,est rien de plus ni de moins qu’une valeur jugée élevée sur l’échelle des biens consommables. Que la marque se fasse valeur. Que la seule valeur soit l’acquisition d’un haut symbole du pouvoir consumériste. Sur fond d’un mode de vie fantasmé et caricatural qui, en plus d’être fictif, n’est que l’empilement de valeurs qui n’ont d’autre valeur que celle donnée par le consommateur.
Et vice et versa.

16 décembre 2020 à 15h52 #420004476709Totocatcho
Membre- Eric67 a écrit:
- Ce n’est pas l’influenceur qui est pire que l’acteur. C’est la marque qui est pire que l’objet. Que tout le désir soit confisqué par la marque, c’est à dire par un logo, c’est à dire par rien, mais aussi beaucoup, puisqu’il s’agit en fait du symbole d’un pouvoir consumériste. Que la seule motivation du désir soit l’accession à ce totem qui n,est rien de plus ni de moins qu’une valeur jugée élevée sur l’échelle des biens consommables. Que la marque se fasse valeur. Que la seule valeur soit l’acquisition d’un haut symbole du pouvoir consumériste. Sur fond d’un mode de vie fantasmé et caricatural qui, en plus d’être fictif, n’est que l’empilement de valeurs qui n’ont d’autre valeur que celle donnée par le consommateur.
Je me demande toujours quel est ton métier quand je te lis !
Énorme ! Toujours très vrai, synthétique et marrant !
« Ce n’est pas l’influenceur qui est pire que l’acteur, c’est la marque qui est pire que l’objet » . Énorme !
16 décembre 2020 à 17h36 #420004476710Eric67
Membre- -Slayer- a écrit:
- Et vice et versa.
- Spoiler:
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Ce que j’ai maladroitement, mais je crois intelligiblement, tenté d’exprimer c’est que dans ce mode de communication sans fond, toute en apparence, c’est uniquement la marque qui est valorisée et valorisante. Et qu’on devrait s’interroger sur ce que représente la marque pour un être humain consommateur, a partir du moment où il l’érige en valeur. Cette prégnance de la marque dans l’expérience consumériste, à laquelle se réduit de plus en plus l’expérience humaine, me semble, peut-être à tort, assez nouvelle et amha, assez regrettable, tout du moins problématique.
16 décembre 2020 à 18h11 #420004476711Perpetual_dragon
Membre- Eric67 a écrit:
- Ce n’est pas l’influenceur qui est pire que l’acteur. C’est la marque qui est pire que l’objet. Que tout le désir soit confisqué par la marque, c’est à dire par un logo, c’est à dire par rien, mais aussi beaucoup, puisqu’il s’agit en fait du symbole d’un pouvoir consumériste. Que la seule motivation du désir soit l’accession à ce totem qui n,est rien de plus ni de moins qu’une valeur jugée élevée sur l’échelle des biens consommables. Que la marque se fasse valeur. Que la seule valeur soit l’acquisition d’un haut symbole du pouvoir consumériste. Sur fond d’un mode de vie fantasmé et caricatural qui, en plus d’être fictif, n’est que l’empilement de valeurs qui n’ont d’autre valeur que celle donnée par le consommateur.
L’horlogerie n’est heureusement pas encore la plus touchée par ce phénomène où la marque dévore littéralement ses produits (et ses aficionados). Le pire se voit du côté de la maroquinerie, les sacs monogrammes, par exemple.
17 décembre 2020 à 7h59 #420004476712-Slayer-
MembreJ’ai une impression de vrai dans tes propos mais je pense que notre perception est déformée ici par le prisme d’une communauté de passionnés connaisseurs.
Car au final Rolex est un sacré contre-exemple encore plus tout-puissant dans l’horlogerie que LV ne l’est dans la maroquinerie et dont la couronne sur le cadran mange encore plus son produit et la clientèle au point de rendre au delà du désirable de tristes, vulgaires et banales OP et AK.Il y a dans l’horlogerie par contre aussi le phénomène inverse, celui du produit qui mange la marque, la RO et AP. Qui veut d’un logo AP sur sa montre si cette dernière n’est pas une RO ? Absolument personne.
- Eric67 a écrit:
- Ce que j’ai maladroitement, mais je crois intelligiblement, tenté d’exprimer c’est que dans ce mode de communication sans fond, toute en apparence, c’est uniquement la marque qui est valorisée et valorisante. Et qu’on devrait s’interroger sur ce que représente la marque pour un être humain consommateur, a partir du moment où il l’érige en valeur. Cette prégnance de la marque dans l’expérience consumériste, à laquelle se réduit de plus en plus l’expérience humaine, me semble, peut-être à tort, assez nouvelle et amha, assez regrettable, tout du moins problématique.
J’ai très bien compris ton premier message Eric et je souscris au prisme aveuglant de la marque reine absolue et du problème intrinsèque en découlant.
Encore que les stars, les personnages fictifs de haute volée -007- et malheureusement également les influenceurs ont sans aucun doute vendu les produits dont il font la réclame sur leur seul nom même si c’est minoritaire.C’est juste que ton message reprend tellement dans son champ lexical et son lyrisme les Tranxen 200 que je ne pouvais manquer d’y faire référence.
17 décembre 2020 à 10h03 #420004476713azulseco
MembreOh, pis ça fait du bien de se reprendre un peu d’Inconnus de temps en temps
.17 décembre 2020 à 10h21 #420004476714Eric67
Membre
17 décembre 2020 à 11h37 #420004476715cyril051989
MembreEt puis Mr DJOKOVIC avec SEIKO peut aussi etre consideré comme influenceur, un NADAL avec Richard Mille, car en les portant aux poignets, ils influencent leurs fans..
17 décembre 2020 à 12h23 #420004476716sceint
MembreOui, enfin Djoko avec sa Seiko peut influencer un grand nombre de fan, mais Nadal avec Richard Mille c’est un peu restreint, là on parle plutôt d’ambassadeur.
17 décembre 2020 à 13h03 #420004476717metropolitan
MembreLes influenceurs ne sont qu’un moyen de diffuser des messages publicitaires, en utilisant internet du moins avec l’usage qu’on fait de ce réseau d’intercommunication depuis env. 10 ans.
Un peu d’histoire :
La TV c’est du broadcasting, le terme anglais est bien : large diffusion, donc One vers Many.Puis il y eu le cable, le satellite et la payTV (HBO, Canal+, …) : On a baptisé cela le Narrowcasting. C’était déjà pour un public privilégié qui payait l’abonnement. Donc une cible marketing bien définie.
Puis il y eu internet, puis les réseaux sociaux, c’était Many to many, et initialement, Internet, c’était le royaume du « pull », ce qui est l’essence même des hyperliens, base du langage HTML et du WWW. Bref, un media interactif ou l’internaute était supposé avoir le contrôle et aller chercher de l’information.
Rapidement dévoyé !- Google qui « loue » sa première page, quelque soit la requête, au plus offrant
- Amazon & Netflix avec leurs moteurs de suggestion, Youtube aussi, en plus glauque (le moteur de recommandation place systématiquement dans la liste des contenus « douteux » et « putaclic » : complots, ragots, fausse science, …)
- Le RSS, les poke de FB, Les # de Twitter, les notifications tout azimut, les incitations à « s’abonner »
- et j’en oublie…
Avec l’avènement du smartphone, et comme le consommateur (et surtout les jeunes) est faible, internet est devenu un media « push ». Demandez à un ado de rendre *toutes* ses notifications audibles pendant une heure, vous allez être surpris. Perso je passe un temps non négligeable à supprimer les notifs & co. sur mes propres terminaux. Maintenant, un ado effectue une recherche sur Google que s’il y est contraint : par le prof, pour vérifier un fait après avoir parié avec un copain…
Le terme « surfer sur internet » a perdu son parfum de liberté…
Donc, qu’est ce qui a changé entre ce media devenu « push » et la TV :
- Le nombre de chaine / contenu est quasi illimité
- On continue à faire croire que
l’internautele spectateurle consommateur garde le contrôle, mais c’est de plus en plus une illusion - Le
spectateurconsommateur fait remonter une masse considérable d’informations exploitées par les publicitaires (à l’époque de la TV il n’y avait seulement l’audimat) - N’importe qui peut « prendre la parole » (les 15 minutes of fame de Warhol. Une sociologue US a aussi suggéré le terme EgoCasting par opposition au Broadcasting). C’est en partie ici, l’illusion du contrôle, car pour « percer » de nos jours en tant qu’influenceur, il faut de plus en plus de technique, de maîtrise, etc… En fait, il y a un effet de seuil, lorsque ce seuil est franchi, l’avalanche de notifications prend le relais (Je pense qu’il doit exister quelques modélisations mathématiques du phénomène, définies dans les centres d’étude marketing). Il faut trouver le moyen de franchir le seuil, de mettre la bonne mise initiale, le lancer le premier buzz,…
Finalement, les influenceurs ne sont qu’une personnification des méthodes marketing utilisé et utilisable sur le vecteur de diffusion qu’est devenu internet. Lorsque l’usage des AI et bots sera généralisé, les AI fiables et crédibles, il y aura une transition (probablement japan first) et le bot de «Hodink’AI » vous suggèrera personnellement d’acquérir la Tudor BB neo-heritage Limited Edition car, comme toute bonne AI, elle est parfaitement objective dans ses choix et elle-même non influençable.
17 décembre 2020 à 13h05 #420004476718Necro
Membre- Eric67 a écrit:
- Ce n’est pas l’influenceur qui est pire que l’acteur. C’est la marque qui est pire que l’objet. Que tout le désir soit confisqué par la marque, c’est à dire par un logo, c’est à dire par rien, mais aussi beaucoup, puisqu’il s’agit en fait du symbole d’un pouvoir consumériste. Que la seule motivation du désir soit l’accession à ce totem qui n,est rien de plus ni de moins qu’une valeur jugée élevée sur l’échelle des biens consommables. Que la marque se fasse valeur. Que la seule valeur soit l’acquisition d’un haut symbole du pouvoir consumériste. Sur fond d’un mode de vie fantasmé et caricatural qui, en plus d’être fictif, n’est que l’empilement de valeurs qui n’ont d’autre valeur que celle donnée par le consommateur.
J’ai compris sans avoir mal à la tête

Y’a quand même une chose qui a beaucoup changée, c’est la qualité des produits. Y’a 60 ans acheter une bonne mécanique donnait une vraie légitimité au produit. Car beaucoup de montres étaient mauvaises (rouille, tiens pas l’heure).
Aujourd’hui même Rolex n’a que son nom et l’image associée à vendre. N’importe quoi donne l’heure et bien mieux : quartz, téléphone, etc…
Le raisonnement est vrai dans énormément de secteur.
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