FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Qui sont les influenceurs/ influenceuses ?
- Ce sujet contient 43 réponses, 32 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Necro, le il y a 5 années et 10 mois.
-
AuteurMessages
-
15 décembre 2020 à 16h04 #420004476690
Eric67
MembreOn vit dans un monde où l’on ne rémunère plus que la médiocrité, ou alors les plus malins, ceux qui savent jouer du et avec le système, et plus que très peu la vraie compétence et le mérite. A tel point que ces derniers en deviennent méprisables, et méprisés. Ça a toujours été le cas, certes, mais à ce point?
Les influençeurs n’en sont qu’un des symptômes.15 décembre 2020 à 16h10 #420004476691ZEN
MembreLes influenceurs n’influencent que les influençables. L’internaute a ce qu’il mérite. S’il se complait sur Tik-Tok, insta, Facebook ou autre c’est qu’il y retrouve son élément naturel. Il n’est qu’à lire les réactions quand on émet la moindre critique sur ce que sont les réseaux sociaux pour comprendre à quel point ils ont intégré la vie des gens qui s’y retrouvent.
Le paradoxe tient autant à la perte d’esprit critique qu’à la certitude d’un complot qui cultive la méfiance de tout et n’importe quoi. Les marques surfent sur la bêtise humaine, l’absence de culture ou tout au moins les lacunes de culture.
Le pseudo documentaire Hold-Up bien monté et démago tout plein a provoqué une adhésion immense et puis … Le professeur expert qui est intervenu pour accuser l’Institut Pasteur a été interné en psychiatrie et comme par hasard, le doc n’est plus cité en référence par personne.
Le plus affligeant, ce sont ces internautes blogueurs qui vont quémander une mission d’influenceur auprès des marques pour trouver un peu de reconnaissance que leur blog ne leur offre plus. La vraie loose est d’avoir 50 ans, une Rolex et de pleurer pour devenir influenceur… Tiens, j’en tire une larme pour eux.
Je pense qu’il ne faut pas aller contre le mouvement, il faut l’accompagner … Plus les réseaux sociaux sont dépendants d’une forme de connerie qui s’ancre en profondeur, plus un forum comme FAM attire les gens les plus avisés et nous permet de pousser la qualité. Certains esprits chagrins diront que certains messages sont mauvais mais même les pires ici sont meilleurs que là-bas. J’avoue que Tik-Tok est un must car il anticipe ce que les autres vont devenir. C’est à y liker de bonheur !
Mais je ne doute pas qu’on trouvera plus crétin sous peu car la ressource est inépuisable ! En attendant, des marques commencent à s’interroger pour de vrai … Désolé, ça me fait rire.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).15 décembre 2020 à 16h22 #420004476692fredched
MembreJ’aime cette idée.
15 décembre 2020 à 16h37 #420004476693elric15
Membre- jaeger92 a écrit:
- c’est un phénomène, c’est ancré, ça va changer pour des nouvelles têtes à claques, pardon têtes à clics et nous on est les vieux cons passionnés qui de toute façon ne sont pas la cible des marques. suffit de regarder les Marseillais à Miami, Les Valenciénois à Mayorque, les Chtis à Miami ou autre mélange de QI d’huitres aux corps de rêves et aux seins siliconnés qui portent des Rolex, AP, Hublot ou autres tocantes diamantées et brillantes et on se fait une image de notre société..
Tellement vrai
.
Je n’arrive pas à comprendre comment autant de jeunes peuvent suivre ces gens qui au final ne sont rien que des morceaux de viande (certes lisse et rebondie) la pour leur vendre leurs produits.
Il est dommage qu’on perde peu à peu le sens du mérite, il fut un temps ou un acteur un sportif ou quelqu’un qui avait réussi dans son métier pouvait esperer obtenir de belles choses … Aujourd’hui il faut faire les Marseillais.
Perso, je pose le T0 de tout cela avec la sex tape de Kim K ….15 décembre 2020 à 20h26 #420004476694Bender
MembreFranchement, comme dirait l’expression consacrée, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Influenceurs, influencés…
Pour ma part, j’essaie de me tenir loin de toutes ces choses, rézosociaux, insta, tiktok et j’en passe. Je trouve cela ridicule mais si on leur file du pèze, c’est que la marque y trouve son compte à la fin
15 décembre 2020 à 20h45 #420004476695schtunks
MembreLes marques cherchent à avoir de la visibilité (quelle qu’elle soit), les influenceurs et leurs milliers de suiveurs voir millions pour certains leur offrent ça… Surtout, elles ont vu des marques concurrentes émerger grâce à ces réseaux sociaux, donc elles ne pouvaient pas tenter d’y être aussi…
15 décembre 2020 à 21h02 #420004476696Lycad
MembreC’est juste un espace publicitaire comme un autre, les marques choisissent les influenceurs en fonction de leur ligne édito et de leur univers avant de se lancer.
Le média est encore assez jeune, donc il y a forcément un peu de manque de recul, mais les coûts sont maîtrisés face aux médias traditionnels, et surtout, cela permet de toucher une cible plus jeune.
Sans compter que pour avoir les résultats finaux, c’est très pratique de savoir précisément combien de personnes et quelle typologie d’audience a été touchée.Je vois ici beaucoup de jugements de valeur venant de personnes qui n’y connaissent absolument rien…
15 décembre 2020 à 22h46 #420004476697Cara1928
MembreJ’abonde dans le sens de mon camarade du dessus. Beaucoup de jugement, peu de recul et peu de nuance, à vous lire les influenceurs ne serait qu’une armée de Nabila sans cervelle.
Qu’une marque utilise la notoriété d’une personne pour faire valoir ses produits n’est pas plus idiot qu’utiliser un personnage fictif pour faire exactement la même chose (oui James, c’est à toi que je pense).16 décembre 2020 à 0h07 #420004476698nephaste
MembreFallait pas le prendre pour vous messieurs.
C’est pas dramatique si vous trouvez les influenceurs géniaux et novateurs, et que vous avez succombé à leurs sirènes (enfin, si quand même un peu).
16 décembre 2020 à 0h58 #420004476699-Slayer-
Membre- Lycad a écrit:
- C’est juste un espace publicitaire comme un autre, les marques choisissent les influenceurs en fonction de leur ligne édito et de leur univers avant de se lancer.
Le média est encore assez jeune, donc il y a forcément un peu de manque de recul, mais les coûts sont maîtrisés face aux médias traditionnels, et surtout, cela permet de toucher une cible plus jeune.
Sans compter que pour avoir les résultats finaux, c’est très pratique de savoir précisément combien de personnes et quelle typologie d’audience a été touchée.Je vois ici beaucoup de jugements de valeur venant de personnes qui n’y connaissent absolument rien…
La ligne éditoriale des influenceurs ? Hahaha elle est bonne celle-là. De base dégager une ligne éditoriale d’une type qui publie des photos avec pour tout texte une série de # cherchant juste à rendre sa photo visible par le plus de monde possible… Faut avoir une idée bien flottante de ce qu’est une ligne éditoriale.
Son univers il va là où il est amené par les marques daignant lui commander une publication. Pendant 6 mois ça te balance des promos -20% sur Daniel Wellington 5 fois par semaine et du jour au lendemain les publis DW sont remplacées par des Breitling (exemple véridique).Parler de ligne éditoriale donne l’impression que tu places l’influenceur au même niveau qu’un journaliste et ça c’est très dangereux.
L’influenceur il est seul avec son réseau social et sa partialité et sa complaisance sont sa raison de vivre. Critique et contrôle inexistants. Ligne volontairement floue et ambiguë entre le contenu personnel, rédactionnel ou commandité et payé. Ou tout à la fois, les joies du publireportage.Dans les médias traditionnels on avait d’un côté la publicité, parfaitement identifiée et sans ambiguïté, directement balancée par les services marketing et de l’autre le contenu rédactionnel. Le journaliste lui il ne fait pas de réclame, a un salaire, une clause de conscience et une commission d’arbitrage propre à la profession, qui garantissent son indépendance et celle de ses propos. Et ce n’est pas parce que certains sont feignants et avides en recopiant (ou pas loin) des communiqués de presse que l’ensemble de la profession est à jeter à l’opprobre.
Les coûts maîtrisés par rapport aux médias traditionnels ? A voir car le retour sur investissement est difficilement quantifiable.
La dernière chose, c’est qui, mais bordel QUI est assez faible / malléable / sans personnalité (rayer les mentions inutiles -si toutefois il y en a-) pour se faire de fait influencer par ces gens-là ?
16 décembre 2020 à 9h59 #420004476700ZEN
MembreLes influenceurs ne sont pas une forme d’espace publicitaire comme un autre. La logique est loin d’être nouvelle d’ailleurs. La télévision des années 60 et 70 a appelé ça « la publicité clandestine » avec des animateurs rémunérés par des marques pour parler de produits en oubliant de signaler leur rémunération pour le faire.
Le cinéma a recours à cette logique en plaçant des produits avec des contrats : Ex la montre de James Bond.
La télé a voté une loi et fait condamner journalistes et animateurs, le cinéma est contraint de citer au générique les marques sous contrat. Les marques profitent d’un vide juridique pour envoyer au front de manière occulte des sous-fifres qui doivent placer les produits et en parler. Les réseaux sociaux sont envahis de ces messages à la noix et les marques conscientes que ces espaces sont devenus suspects pour les internautes demandent à ces influenceurs d’aller sur les sites de discussion.
Ligne éditoriale ? Laquelle ? Sur leur chaine YouTube ou leur blog ? Depuis un an il y a un effondrement de la consultation et de l’intérêt pour ces gens. Les marques d’horlogerie ne cessent de répondre à des sollicitations … Imaginez les réactions quand une marque leur répond que ce n’est pas approprié car sur FAM, ils ne sont plus tolérés . Je peux vous dire que le sujet sur la chasse aux influenceurs a été un plaisir pour certaines maisons afin de refuser des offres de services.
Au sein du groupe Richemont, on s’interroge sur l’attrait de ces influenceurs au vu des candidatures reçues… Certains blogueurs le jouent très discret en ce moment car ils sont réputés avoir décroché un accord avec des marques. Je n’hésiterai pas à les citer s’ils viennent pratiquer ici leur sport rémunéré.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).16 décembre 2020 à 10h41 #420004476701battboss
Membre- -Slayer- a écrit:
-
La ligne éditoriale des influenceurs ? Hahaha elle est bonne celle-là. De base dégager une ligne éditoriale d’une type qui publie des photos avec pour tout texte une série de # cherchant juste à rendre sa photo visible par le plus de monde possible… Faut avoir une idée bien flottante de ce qu’est une ligne éditoriale.
Son univers il va là où il est amené par les marques daignant lui commander une publication. Pendant 6 mois ça te balance des promos -20% sur Daniel Wellington 5 fois par semaine et du jour au lendemain les publis DW sont remplacées par des Breitling (exemple véridique).Parler de ligne éditoriale donne l’impression que tu places l’influenceur au même niveau qu’un journaliste et ça c’est très dangereux.
L’influenceur il est seul avec son réseau social et sa partialité et sa complaisance sont sa raison de vivre. Critique et contrôle inexistants. Ligne volontairement floue et ambiguë entre le contenu personnel, rédactionnel ou commandité et payé. Ou tout à la fois, les joies du publireportage.Dans les médias traditionnels on avait d’un côté la publicité, parfaitement identifiée et sans ambiguïté, directement balancée par les services marketing et de l’autre le contenu rédactionnel. Le journaliste lui il ne fait pas de réclame, a un salaire, une clause de conscience et une commission d’arbitrage propre à la profession, qui garantissent son indépendance et celle de ses propos. Et ce n’est pas parce que certains sont feignants et avides en recopiant (ou pas loin) des communiqués de presse que l’ensemble de la profession est à jeter à l’opprobre.
Les coûts maîtrisés par rapport aux médias traditionnels ? A voir car le retour sur investissement est difficilement quantifiable.
La dernière chose, c’est qui, mais bordel QUI est assez faible / malléable / sans personnalité (rayer les mentions inutiles -si toutefois il y en a-) pour se faire de fait influencer par ces gens-là ?
Donc « ligne éditoriale » est limitée aux journalismes ? Et les influenceurs ne se résument pas un poste insta ou tik tok.
Pour avoir regardé de près ce phénomène pour comprendre mon neveu (entre autre) de 11 ans qui ne jure que par Tibo InShape ou de voir tous les lycéens et collégiens de mon club de sport porter du DW du Suprême et chaque année les voir porter les mêmes chaussures et les même style de vêtement, les entendre parler de Léna Situations, des sœur D’Amelio de kylie Jenner (et oui la petite sœur dépasse maintenant la grande Kim K) etc.
C’est hyper important et intéressant de discuter avec eux.Et oui souvent le départ commence par une ligne éditoriale sur un thème précis : mode, beauté, sport, actualité, chirurgie, culture (geek/vidéo/cinéma/art etc) gastronomie… Sur un ou des réseaux sociaux. Certain tiennent un blog, une chaîne YouTube avec des vidéos qualitatifs (dans le sens très travaillé, pas sur le contenue du sujet).
Tibo in shape n’a pas du tout les mêmes placements de produits que Léna situations qui n’a pas les mêmes placements que D’Amelio etc etc.
Du peu que je vois dans différente situations familiale/travail/sportif (je n’en fait pas du tout une généralité) ça fonctionne plutôt bien ils arrivent à influencer…. les jeunes.Alors oui en générale ils vendent beaucoup de vide, mais le truc ils y arrivent très très bien. Ils vendent de la médiocrité mais il sont très loins d’être cons (je parle des influenceurs pas les followers) et surtout il y a beaucoup de travail pour arriver à faire ce qu’ils font
Car n’est pas bon influenceur qui veut. Les plus grands sont même entourés d’une équipe de communication.C’est un phénomène qui dépasse souvent les adulte de plus de 40 ans car les supports de communication change, et moi le premier à 32 ans. Mais ma mère aime bien me rappeler que j’étais exactement comme eux mais avec d’autres mécanismes d’influences.
Un de mes plus marquant, ma garde de robe de vêtement très influencé avec la série Friends et Ralph Lauren. Surtout quand je me souvient d’avoir dis à ma mère je ne veux plus jamais porter de marques, mais que des vêtements avec un cheval et un homme dessus
.Chaque marketing c’est greffer au mode de communication en vogue du moment. Efficace ou pas vaste débat.
16 décembre 2020 à 10h49 #420004476702Think
MembreCela va avec l’évolution de notre société et ses canaux de communication
Les grandes marques se sont engouffrées dans cette nouvelle forme de promotion de même qu’avec la chasse aux avis/commentaires clients
Il y a du bon et du mauvais, beaucoup, comme partout
J’ai eu l’occasion il y a quelques années de travailler sur un salon rassemblant ce type de personnes et j’avoue avoir été atterré par le niveau en général
Pour la très grande majorité c’est le vide intersidérale drapé d’amateurisme et pourvoyeurs d’illusions
Beaucoup, mais pas tous, sont des profiteurs éphémère et j’étais en fait beaucoup plus triste pour ces nuées d’ados qui suivaient leurs « dieux » dans tous le salon que pour ces gloires de pacotille
Cela va se nettoyer forcément et les plus qualitatifs resteront
Pour les autres il y a un terme outre manche que l’on entend régulièrement c’est celui de « binfluencer » et je trouve que cela leur va bien
16 décembre 2020 à 12h35 #420004476703Chirouille
MembreC’est un business comme un autre: pour certain c’est juste un complément de revenu passager, d’autres gagent leur vie avec, un petite minorité s’est enrichie.
Comme pour tout business, il faut un produit (la pub, déguisée ou non), un sourcing (les marques, un commerçant, un restaurateurs,…), une cible: leur communauté, et un circuit de distribution: les réseaux sociaux, plus ou moins spécialisés selon les communautés viéses.
C’est vieux comme le monde. TF1 donnait une définition du job : « Rendre du temps de cerveau disponible pour gober des conneries ». Les programmes qui visaient la vente de pub pour la ménagére de moins de 50 ans n’étaient pas les mêmes que les actifs de 25 à 35 ans. La fameuse segmentation de marché chère aux marketeux. Idem pour les placements de produits divers et variés
Là ou cela s’est complexifier avec le temps, c’est que les grandes plates-formes te pompent maintenant des données perso pour te cibler d’avantage et cerise sur le gâteau, revendent en plus ces données. Google et Facebook ne sont QUE des régies publicitaires, derréire tous leurs discours.
Aujourd’hui la structuration type TF1 a bien évoluée et l’on parle en « communautés ». De plus les anciens ne comprennet plus rien aux nouvelles générations, qui sont explosées en une multitude de vecteurs et surtout pas raccrochés aux anciens, et ne savent pas comment les aborder.
D’où la multiplication des influenceurs. Le phénoméne n’est peut-être que provisoire, mùais il est là et bien là.L’autre question, c’est celle de la cible et de sa capacité à gober n’importe quoi. Et là c’est trans-générationnel et très ancien, même si le phénoméne numérique a accéléré très fortement le mouvement avec la diffusion d’informations en tout genre non vérifiées.
Je lisais l’autre jour un entretien très intérressant sur la connaissance, ou le sentiment de connaissance et d’avoir raison, qui disait entre autre ceci:- Citation :
- « Avoir des connaissances, c’est bien. Savoir comment elles se sont construites en tant que connaissances dans l’histoire des idées, c’est beaucoup plus important. »
C’est ICI
Cela pose aussi une question au niveau de l’éducation: comment en sommes-nous arrivé là, à ce manque de recul ou de vérification, bref d »humilité versus certitude face à ce que nous voyons ou lisons.
Je me rappelle toujours la phrase d’un de mes prof de physique en Terminale qui disait : « Posez-vous toujours à minima la question: ce résultat est-il plausible ». Pas « Juste » (cela nous sommes rarement en capacité de le savoir), mais juste « Plausible ». Si tout le monde se posait cette question face à la multiplication actuelle des Fake News, le monde ferait un grand progrés.16 décembre 2020 à 13h04 #420004476704Lycad
MembreC’est exactement ça, pour moi ce n’est pas pire qu’une pub dans un magazine ou qu’un sportif (ou acteur) qui se montre avec tel ou tel objet…
Qui ici a travaillé avec des influenceurs ? -
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.