FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Qu’est-ce que le luxe en horlogerie ?
- Ce sujet contient 74 réponses, 52 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Totocatcho, le il y a 8 années et 3 mois.
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AuteurMessages
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25 mai 2018 à 19h00 #420003878585
ZEN
MembreQuel intérêt pour cette polémique dans le sujet ?
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).25 mai 2018 à 19h21 #420003878586tactic!
Membrele luxe, c’est d’avoir le temps de regarder sa montre
voir plus bas, ma signature!!
25 mai 2018 à 21h23 #420003878587Tof971
MembreJe trouve que cette définition du luxe par le Larousse se prête bien au domaine de l’horlogerie :
- Citation :
- Plaisir relativement coûteux que l’on s’offre sans vrai nécessité
25 mai 2018 à 21h33 #420003878588Jango32
Membreedit
25 mai 2018 à 22h44 #420003878589Amphibia110
MembreLarousse:
luxe:
Plaisir relativement coûteux qu’on s’offre sans réelle nécessité.Donc:
– Plaisir: il faut désirer l’objet et ne pas juste le vouloir pour satisfaire une pression sociale.
– Relativement coûteux: Relativement, donc chacun aura un niveau perçu différent
– Sans réelle nécessité: donc pas juste parce qu’on a besoin de lire l’heure.Au final, c’est l’objet qu’on se paie parce qu’on le désire soit, simplement, sans obligation, et indépendamment de son prix.
Du coup, si j’ai envie d’une Seiko ou d’une Hamilton, que je sois rmiste ou milliardaire sans en avoir besoin, c’est un luxe.
Et le « luxe dans l’horlogerie »? C’est a mon sens juste le marketing de marques qui essaient de maximiser leur profit tout en donnant l’impression à l’acheteur qu’il entre dans un domaine d’exception ou il y a moins de monde dedans que dehors…
Moralité: qu’est ce que le luxe dans l’horlogerie?
De la connerie…
26 mai 2018 à 0h41 #420003878590Pulsar77
MembreJe pense qu’à l’origine lorsque les produits de luxe ont été créés à Paris cela consistait à enjoliver des objets usuels pour les rendre exclusifs (avec un travail artisanal et des matériaux prémiums) comme des vêtements, bijoux, pipes, maroquineries, cames, parapluies, et toutes sorte d’accessoires…
Les destinataires étant les membres de la cour du roi ainsi que la grande bourgeoisie.
Un seul mot : l’exclusivité.Cette notion n’a plus rien à voir à l’heure actuelle, dans notre système commercial tel qu’il est conçu.
On vend souvent des objets comme étant du domaine du luxe alors qu’intrinsèquement la qualité n’est pas au rdv et que les produits sont fabriqués à la chaine…
Il y a une vulgarisation du luxe car c’est un argument de vente pour qui a besoin de se rassurer, d’avoir une reconnaissance sociale de satisfaite un achat impulsif, etc…
En horlogerie industrielle de grande diffusion cela n’a plus beaucoup de sens.Je pense que seuls des artisans comme Philippe Dufour, Roger Smith, De Bethune, Kari Voutilainen… reste dans cet état d’esprit avec de toutes petites séries.
Malheureusement bien souvent le luxe est finalement plus de se différencier de la masse en achetant un produit ultra cher et ultra inaccessible plus que d’acheter réellement un produit avec des qualité intrinsèques incroyables.
On le voit avec les séries limités où l’on ne change que le cadran est le prix est x par 2 voire 3…
Ce nouveau luxe s’adresse aussi à des nouveaux riches en quête de montrer leur réussite.
Un seul mot : le snobisme.26 mai 2018 à 1h07 #420003878591Leopal
MembreLe luxe en horlogerie, ou ailleurs, pour moi c’est la qualité et l’authenticité.
Ca peut être une Voutilainen, une P. Coyon, une GS ou une Rolex, etc… Un produit qui n’en pas entaché de marketing mensonger ou de composants bas de gamme, ce qui devient rare. Ca ne peut pas être une Hublot Sellita, donc.
Dans une autre registre, ça peut être un beau sac en cuir d’un bon sellier. Mais ça ne peut pas être un sac LV.
26 mai 2018 à 1h10 #420003878592Pulsar77
Membre- Leopal a écrit:
- Le luxe en horlogerie, ou ailleurs, pour moi c’est la qualité et l’authenticité.
Ca peut être une Voutilainen, une P. Coyon, une GS ou une Rolex, etc… Un produit qui n’en pas entaché de marketing mensonger ou de composants bas de gamme, ce qui devient rare. Ca ne peut pas être une Hublot Sellita, donc.
Dans une autre registre, ça peut être un beau sac en cuir d’un bon sellier. Mais ça ne peut pas être un sac LV.
Absolument d’accord avec toi.
Pour Rolex j’ai un avis partagé mais qui n’est pas en rapport avec la qualité du produit mais plutôt lier à l’attitude de certains porteurs, mais Rolex n’y est pour rien là dedans…26 mai 2018 à 2h20 #420003878593Eric67
MembreComme souligné: Larousse: plaisir relativement coûteux qu’on s’offre sans aucune nécessité.
Et tout est dit. Le luxe, c’est le prix, point.
Après on peut broder. Le luxe, c’est une folie: c’est dépenser beaucoup, dans le sens du superflu. C’est donc d’abord une notion subjective, puisque « beaucoup » dépend à la fois de ses capacités financières, et de son rapport personnel à ses propres capacités financières. Beaucoup, pour le superflu, c’est toujours un peu trop. Le luxe c’est une folie. Le luxe, ce n’est pas la même chose pour le pauvre thésauriseur et pour le riche dispendieux.
Bien sûr, le prix ne se décrète pas ex nihilo, il convient de le justifier: qualité, exclusivité, rareté, made in, bienfacture, marketing, publicité, image de la marque, artisanat… Chacun choisira son alibi.Cela dit, l’homme est un être qui aime à se comparer, plus que tout. Il y a donc un luxe communément admis, un luxe sociétal, ou social. Et force est de constater, que dans nos vieilles contrées, du fait du pouvoir d’achat le plus communément répandu, le luxe horloger s’étend grosso modo de Tag Heur ou Longines à Rolex, en passant par Breitling, Omega, JLC, Panerai ou IWC. Du superflu payé cher (trop). Don’t act. Qu’il existe une variété de super riches, ou d’amateurs, prétendument ou réellement éclairés, qui ne jureront que par les super prix ou l’hyper anglage fait main au bois de sureau, ou l’hyper iconique, ne change rien à l’affaire, sauf pour les précités eux-mêmes. C’est du luxe aussi, mais pas exclusivement.
26 mai 2018 à 2h59 #420003878594Pulsar77
Membre- Eric67 a écrit:
- Comme souligné: Larousse: plaisir relativement coûteux qu’on s’offre sans aucune nécessité.
Et tout est dit. Le luxe, c’est le prix, point.
Après on peut broder. Le luxe, c’est une folie: c’est dépenser beaucoup, dans le sens du superflu. C’est donc d’abord une notion subjective, puisque « beaucoup » dépend à la fois de ses capacités financières, et de son rapport personnel à ses propres capacités financières. Beaucoup, pour le superflu, c’est toujours un peu trop. Le luxe c’est une folie. Le luxe, ce n’est pas la même chose pour le pauvre thésauriseur et pour le riche dispendieux.
Bien sûr, le prix ne se décrète pas ex nihilo, il convient de le justifier: qualité, exclusivité, rareté, made in, bienfacture, marketing, publicité, image de la marque, artisanat… Chacun choisira son alibi.Cela dit, l’homme est un être qui aime à se comparer, plus que tout. Il y a donc un luxe communément admis, un luxe sociétal, ou social. Et force est de constater, que dans nos vieilles contrées, du fait du pouvoir d’achat le plus communément répandu, le luxe horloger s’étend grosso modo de Tag Heur ou Longines à Rolex, en passant par Breitling, Omega, JLC, Panerai ou IWC. Du superflu payé cher (trop). Don’t act. Qu’il existe une variété de super riches, ou d’amateurs, prétendument ou réellement éclairés, qui ne jureront que par les super prix ou l’hyper anglage fait main au bois de sureau, ou l’hyper iconique, ne change rien à l’affaire, sauf pour les précités eux-mêmes. C’est du luxe aussi, mais pas exclusivement.
J’aurai une préférence de qualifier les montres Suisses de montre de qualité, bien faites plus que de montres de luxe.
A mon sens et qui n’engage que moi la notion de luxe serait plus en rapport avec des montres chères de marques à la mode comme Chanel, Hermès, LV, etc…
Ça m’a toujours énervé que les collègues disent en voyant ma Speedmaster : « ah, il se la pète avec sa montre de luxe… ».
Désolé pour moi la Speed n’est pas une montre de luxe mais une montre de qualité.
Je ne trouve pas qu’on puisse se la péter avec une Speed…
Peut-être plus avec une AP Offshore ou une Hublot Big-bang.26 mai 2018 à 4h08 #420003878595dabu
MembrePour moi le luxe serait une pièce avec une âme, faite main par la même personne de A à Z… Une Dufour par exemple. Le temps pris pour la réalisation du moindre anglage sur un pont est énorme… toute pièce usinée sur place… boitier en métal précieux, exclusivité, caractère réparable (pas comme les nouveaux spiraux ou carrément des mouvements en échange standard).
Je l’ai dit 100 fois mais j’aurais du céder et commander la simplicity, elle était donné…mon plus gros regret horloger!Edit: Du coup tout cela sans parler du prix. Une Platona ne sera jamais vraiment luxueuse pour moi comme un AP ou une PP ect… peut-être une Lange manuelle avec complications ou une Credor manuelle SD 8 jours
26 mai 2018 à 5h21 #420003878596Amphibia110
Membremais au final, ca change quoi de se dire qu’on a une montre de luxe ou pas?
c’est comme de savoir si on a de la HH ou pas..
donc je reitere: le luxe dans l’horlogerie, c’est de la connerie marketing
26 mai 2018 à 5h26 #420003878597Eric67
Membre- Amphibia110 a écrit:
- mais au final, ca change quoi de se dire qu’on a une montre de luxe ou pas?
c’est comme de savoir si on a de la HH ou pas..
donc je reitere: le luxe dans l’horlogerie, c’est de la connerie marketing
Ce serait de la connerie si ce n’était pas efficient sur l’acheteur.
26 mai 2018 à 10h06 #420003878598Amphibia110
Membre- Eric67 a écrit:
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Ce serait de la connerie si ce n’était pas efficient sur l’acheteur.
ha mais prendre les gens pour des cons peut etre parfaitement efficace. On en a la confirmation avec le marketing et/ou les dernieres élections…
Et oui, le marketing, ca fonctionne. Et autant sur moi que sur les autres! Je pourrais dire que bien que j’ai les moyens de taper du JLC, du Rolex, du Zenith ou de l’Omega les doigts dans le nez, je tape du Vostok parce que le marketing ne prends pas sur moi…
Mais en vrai, c’est juste qu’un autre marketing fonctionne sur moi… celui plus « anti conformiste » disons… et encore, c’est aussi un terme marketeux…
26 mai 2018 à 10h12 #420003878599Dissident
Membre- Pulsar77 a écrit:
- Je pense qu’à l’origine lorsque les produits de luxe ont été créés à Paris cela consistait à enjoliver des objets usuels pour les rendre exclusifs (avec un travail artisanal et des matériaux prémiums) comme des vêtements, bijoux, pipes, maroquineries, cames, parapluies, et toutes sorte d’accessoires…
Les destinataires étant les membres de la cour du roi ainsi que la grande bourgeoisie.
Un seul mot : l’exclusivité.Cette notion n’a plus rien à voir à l’heure actuelle, dans notre système commercial tel qu’il est conçu.
On vend souvent des objets comme étant du domaine du luxe alors qu’intrinsèquement la qualité n’est pas au rdv et que les produits sont fabriqués à la chaine…
Il y a une vulgarisation du luxe car c’est un argument de vente pour qui a besoin de se rassurer, d’avoir une reconnaissance sociale de satisfaite un achat impulsif, etc…
En horlogerie industrielle de grande diffusion cela n’a plus beaucoup de sens.Je pense que seuls des artisans comme Philippe Dufour, Roger Smith, De Bethune, Kari Voutilainen… reste dans cet état d’esprit avec de toutes petites séries.
Malheureusement bien souvent le luxe est finalement plus de se différencier de la masse en achetant un produit ultra cher et ultra inaccessible plus que d’acheter réellement un produit avec des qualité intrinsèques incroyables.
On le voit avec les séries limités où l’on ne change que le cadran est le prix est x par 2 voire 3…
Ce nouveau luxe s’adresse aussi à des nouveaux riches en quête de montrer leur réussite.
Un seul mot : le snobisme.
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