FORUMAMONTRES › Forums › Nouvelles marques › Projet de réalisation d’une montre : Etape 1
- Ce sujet contient 35 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Vir, le il y a 9 mois et 1 semaine.
-
AuteurMessages
-
21 février 2014 à 21h39 #420002422289
laurent42
MembreProjet Etape 1 : l’échappement
Bonsoir,
Je continue donc ma démarche intellectuelle.
Et j’arrive donc sur le mobile d’échappement.
Contrairement aux autres mobiles, la roue (et le pignon) est (sont) en acier.
En effet, cette roue n’entraîne pas un autre pignon mais l’ancre (par l’intermédiaire des palettes en corindon).
Au passage, malgré plusieurs articles, je ne comprends pas vraiment à quoi sert le chanfrein.
Je vous remercie par avance de votre aide…21 février 2014 à 21h45 #420002422290laurent42
MembreProjet Etape 1 : l’échappement
Me voici donc arrivé à l’ancre.

Qui est constituée:
- d’un dare (pour éviter le renversement)
- d’un axe (de rotation)
- et de palette (+ d’explications dans le prochain post)
21 février 2014 à 22h03 #420002422291laurent42
MembreProjet Etape 1 : l’échappement
L’ancre va créer une impulsion sur le balancier (+ ressort spirale) pour entretenir son oscillation.
Cette oscillation est isochronique et « saccade » la rotation du rouage avec des périodes fixes.Le balancier est composé d’une virole avec un moment quadratique important (pour avoir de l’inertie)

d’un axe (j’ai appris que pour la fin de formation d’horloger rhabilleur, l’élève devait réaliser cette pièce!)

et d’un plateau (ici double).

Et c’est donc en modélisant cette pièce que j’ai trouvé le rubis qu’il me manquait toujours!

En effet, j’ai mis du temps (désolé!) pour m’apercevoir que je devais compter les 2 pierres pour les incablocs.
Et encore plus de temps pour trouver ce dernier rubis (qui se trouve sur le plateau)!
Et je me retrouve donc avec mon balancier…
Merci et bonne soirée2 mars 2014 à 12h20 #420002422292laurent42
MembreL’échappement: suite…
Nous allons donc voir l’utilité des palettes.
Pour cela, nous partons de la situation suivante

Le balancier (ici le plateau) n’est pas dans la fourchette
La roue d’échappement dispose de la force du ressort moteur (réduit par le rapport du train d’engrenage et des rendements)
Et elle « souhaite » que tourner (dans le sens de la flèche)
Malheureusement elle bute contre une palette de l’ancre.
Ce qui fait tourner l’ancre autour de son axe A et elle est donc en butée.Remarque:
Le rapport des bras de levier est d’environ 5.
L’effort sur la butée est donc 5 x inférieur à l’effort moteur2 mars 2014 à 12h32 #420002422293Osannah
MembreBonjour
Je salue ta démarche, très intéressante. Certes comme l’a dit un prédécesseur, on ne réinvente pas la roue, mais c’est passionnant comme cheminement intellectuel. Merci2 mars 2014 à 12h50 #420002422294laurent42
MembreL’échappement: suite…
Je n’ai donc, volontairement, pas respecter l’échelle des forces afin que cela reste visible sur les images.
Nous arrivons donc au CHOC…

Le balancier vient heurter la fouche.
Il dispose d’une grande inertie (choc mou: les 2 mobiles partent ensemble dans la même direction).
Le bras de levier est important.
L’ancre va donc tourner autour de son axe A.
La palette va libérer la roue d’échappement: c’est le dégagement.Remarques:
Avec les chocs, les matières doivent être dures et résilientes.
La résistance au dégagement est minime (frottement fonction de l’effort moteur et des matières roue-palette)2 mars 2014 à 12h51 #420002422295LIPNOTIC
Membre- Osannah a écrit:
- Bonjour
Je salue ta démarche, très intéressante. Certes comme l’a dit un prédécesseur, on ne réinvente pas la roue, mais c’est passionnant comme cheminement intellectuel. Merci
+1
C’est tout de même ce qu’il y a d’excitant après tout. Comprendre le pourquoi du comment…
Et ca change un peu des wristshots…- laurent42 a écrit:
- Remarque:
Le rapport des bras de levier est d’environ 5.
L’effort sur la butée est donc 5 x inférieur à l’effort moteur
Pourquoi ce 5 stp? Quelle conclusion cinétique ou mathématique?
Je suppose que tout dépend de la forme de l’ancre (surtout sa longueur) de toute façon, mais est-ce une valeur ‘standard’?2 mars 2014 à 13h00 #420002422296laurent42
MembreBonjour LIPNOTIC
Comme tu l’as écrit, le rapport de 5 vient de la forme de l’ancre et de la position des butées
Par contre, je ne sais pas si c’est une valeur standard.
Mais l’idée (à mon avis) c’est de réduire l’effort sur les butées et d’augmenter leur diamètre.
Afin de réduire la pression de contact (hertz)Mais j’espère écrire sous le couvert des sachants du forum car je suis en quête de compréhension (et non expert).
Merci encore
Laurent2 mars 2014 à 14h57 #420002422297laurent42
MembreL’échappement: suite…
La force étant normale au plan de contact.
La roue d’échappement exerce une force qui fait tourner l’ancre autour de son axe.
L’ancre applique une force sur le balancier: c’est l’impulsion.
Techniquement la cheville est percutée par la fourche (2ème choc)L’ancre arrive en butée (choc).

Et la roue d’échappement vient s’arrêter contre la deuxième palette (choc).
Le balancier poursuit son chemin (libre)Comme nous avons pu le voir c’est un échappement libre (et à choc)
Le WE prochain, je posterai l’impulsion sur la 2ème alternance.D’ici là, j’espère voir s’il est utile d’équilibrer l’ancre (centre de gravité sur son axe de rotation).
Comprendre pourquoi on n’huile pas les pivots de cette ancre.
Et s’il est possible (et utile) de classer les échappements par leur performance.Merci de votre collaboration et bonne semaine
Laurent8 mars 2014 à 9h46 #420002422298laurent42
MembreL’échappement: suite…
Nous allons donc observer l’impulsion sur la deuxième alternance.
Arrêté puis relancé par le ressort spiral, le balancé fait « machine arrière ».
Le « doigt » du plateau vient donc rentrer dans la fourchette.
Et faire pivoter l’ancre dans le sens anti horaire.
C’est donc le dégagement de la dent sur la 2ème palette.
(Remarque: nous ne parlerons pas du recul de la roue)8 mars 2014 à 9h52 #420002422299laurent42
MembreLa dent de la roue appuie sur le plan incliné de la palette.
La rotation de l’ancre vient « accélérer » le balancier par l’intermédiaire de la fourche.
Puis l’ancre arrive en butée et la première palette arrête la rotation de la roue.

Et nous sommes donc revenu à l’état initial…
8 mars 2014 à 10h12 #420002422300laurent42
MembreQuelques conclusions:
Je pensais que les tourbillons n’avaient pas d’intérêt « technique » dans les montres bracelet.
Ils démontrent un savoir faire des manufactures et des horlogers.
Et surtout participent grandement à ce que j’appelle la « poésie mécanique ».Mais aujourd’hui, il faudrait que je sois capable de mesurer la régularité des différents éléments
– barillet,
– rouage et
– échappement.Afin de savoir sur quel élément il faut travailler…
Aujourd’hui je pense que l’homogénéité de l’effort moteur est le plus important.
C’est donc sur cet organe que j’aurais plus tendance à travailler.Après avoir modéliser le rouage complet.

J’ai trouvé de nombreuses réponses à mes questions.
Mais reste encore le chanfrein sur la roue d’ancre (je ne perçois pas l’intérêt pour la lubrification).
Pourquoi l’ancre n’est pas équilibrée (j’aurais profité des palettes pour ramener le CdG sur l’axe).
Par contre avec un mouvement de si petite amplitude, j’ai compris pourquoi il ne faut pas huiler cet ancre.
En effet, c’est plutôt une source d’encrassage.Et puis surtout, j’ai réalisé la précision nécessaire au fonctionnement…

Il est donc vraiment impossible pour moi de réaliser ces éléments (pour une montre bracelet)…
A bientôt pour la suite…15 mars 2014 à 11h16 #420002422301laurent42
MembreBonjour,
Avant de passer à l’étape 2 (Mécanisme de remontage et de mise à l’heure), nous pouvons revoir ou voir des sujets sur lesquels je suis passé un peu trop vite ou complètement zappés.
En effet, entre le travail et les enfants, j’ai peu de temps pour avancer (ou alors ce sont des excuses!?
)Nous pouvons peut être revoir le recul de la roue d’ancre (et trouver l’intérêt de ce chanfrein?)
Ou voir le fonctionnement d’un anti-choc (ce qui est très bien décrit dans la Théorie d’horlogerie à la page 291)Bon WE
29 mars 2014 à 10h38 #420002422302zim
Membre- laurent42 a écrit:
- Bonjour,
Avant de passer à l’étape 2 (Mécanisme de remontage et de mise à l’heure), nous pouvons revoir ou voir des sujets sur lesquels je suis passé un peu trop vite ou complètement zappés.
En effet, entre le travail et les enfants, j’ai peu de temps pour avancer (ou alors ce sont des excuses!?
)Nous pouvons peut être revoir le recul de la roue d’ancre (et trouver l’intérêt de ce chanfrein?)
Ou voir le fonctionnement d’un anti-choc (ce qui est très bien décrit dans la Théorie d’horlogerie à la page 291)Bon WE
Bonjour a tous, je suis horloger et je sais tres bien la difficulte de realiser une montre . De grace a tous, ne decouragez pas Laurent42 qui , il me semble met tout son coeur dans sa future realisation. Les dessins ( avec qq erreurs ) que laurent42 a fait, plusieurs horloger de metier ne saurait les faire.
maintenant Wait an see
bonne journee a tous
zim30 mars 2014 à 0h08 #420002422303carlgustav
Membre- Pascal a écrit:
-
C’est là toute la différence entre un horloger et un ingénieur (ayant, certes, des notions d’horlogerie). On perd trop souvent de vue que les compétences et connaissances fondamentales d’un horloger ne sont finalement que basiques.
Ce à quoi Laurent tente de s’exercer ne concerne ni l’horloger, ni l’ingénieur, mais le » constructeur « .
Les employés dont les connaissances ne sont que » basiques « , ne sont pas des » horlogers « , mais des » opérateurs en horlogerie « . Du moins, actuellement, selon la terminologie helvète, une manière de référence, tout de même…
Daniels, Leroy, Harrison, Bréguet ; horlogers, ou ingénieurs ? Pour n’en citer que quelques uns .
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.