FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Montres automatiques : affaire classée
- Ce sujet contient 17 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Basyl177, le il y a 7 années et 5 mois.
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26 février 2019 à 3h02 #410000137307
jojo
MembrePatience et longueur de temps Font plus que force ni que rage. »
La FontaineC’est un peu la morale et la conclusion que l’on peut tirer de ce que d’aucuns nommaient, « l’affaire Perrelet/Sarton, ou historiquement, l’origine du dispositif à rotor en montres automatiques
Petit rappel des faits :
En 1949, Léon Leroy, horloger et collectionneur parisien présente dans un magazine horloger une montre avec un dispositif à rotor d’armage automatique, montre non signéeEn 1952 le célèbre historien suisse de l’horlogerie, Alfred Chapuis reprend l’article de 1948, et ajoute une attribution : il attribue la pièce à un Horloger Loclois Abraham Louis Perrelet, mais sans présenter de document confirmant ce fait.

En 1993 je diffuse un rapport issu de l’Académie des Sciences de Paris, décrivant une montre automatique avec un dispositif à rotor…le dépositaire en était Hubert Sarton, horloger de la Principauté liégeoise. Ce rapport était accompagné d’un dessin. Ces deux éléments indiquaient sans ambiguïté que le dispositif attribué à Perrelet par Chapuis en 1952, était le même que celui déposé par Sarton en 1778
Durant plusieurs années j’ai diffusé cette nouvelle page d’histoire sans réellement parvenir à la faire accepter par les grandes instances de l’horlogerie
C’est en 2016 qu’une première rectification fut apportées, à savoir : dans le nouveau catalogue du célèbre Patek Philippe Museum, qui entre temps avait fait l’acquisition de la pièce attribuée à Perrelet, l’attribuait à SartonPuis en 2018 ce fut au tour du MIH d’accepter les nouvelles données historiques, en ouvrant une nouvelle vitrine, dans laquelle Sarton est remis à sa place; ce qui remet l’histoire de l’origine du dispositif à rotor en montres automatiques sur son juste chemin
jojo
26 février 2019 à 3h09 #420004061540Pierre-Yves
MembreL’aboutissement d’un long combat.
Merci Joseph
26 février 2019 à 4h27 #420004061541pilàlheure
Membre1778» fracassant «26 février 2019 à 4h34 #420004061542ZEN
MembreC’est génial ! Quand on connait la difficulté qu’a l’univers horloger à reconnaitre ses erreurs et errements, tu as fait reculer tout le monde et admettre que la lecture scientifique du sujet s’écartait de la lecture néo-marketing de Chapuit.
Le résultat est là. Il est devenu indiscutable ! Chapeau bas Joseph pour cette réussite qui est un cas unique dans l’histoire de l’horlogerie.
Bravo !!!
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).26 février 2019 à 6h35 #420004061543Renard
Membre26 février 2019 à 9h29 #420004061544Kahin
Membre26 février 2019 à 9h48 #420004061545Leopal
MembreC’est sûr, mais la marque n’a aucun rapport avec l’horloger de l’époque, donc c’était déjà un peu limite. Comme feue la marque Jean Richard.
Bravo pour ce travail enfin reconnu.
26 février 2019 à 9h59 #420004061546Amphibia110
MembreMais qu’est ce qui permet d’attribuer à Sarton la montre et non à Perrelet??
Je comprends bien l’histoire du « dépositaire » Sarton, mais est-il impensable que Sarton l’ai soit « piqué » à Perrelet en le « déposant » avant, OU tout simplement qu’ils aient pu avoir la meme idée en meme temps?
Si je prends par exemple le moteur à réaction, si les allemands ont ete les meilleurs et les plus rapides, pour autant les anglais bossaient dessus aussi meme si avec moins de talent et de rapidité…
Donc au final:
– qu’est ce qui permettait d’attribuer CETTE montre à Perrelet?
– qu’est ce qui permet aujourd’hui d’attribuer CETTE montre à Sarton?26 février 2019 à 11h00 #420004061547Rocca
MembreL’éternelle histoire de l’oeuf et de la poule, si je puis me permettre cette comparaison…
Enfin, c’est toujours bien d’essayer de faire avancer de temps en temps le schmilblik de l’histoire de l’horlogerie !
26 février 2019 à 20h12 #420004061548jojo
Membre- ZEN a écrit:
- C’est génial ! Quand on connait la difficulté qu’a l’univers horloger à reconnaître ses erreurs et errements, tu as fait reculer tout le monde et admettre que la lecture scientifique du sujet s’écartait de la lecture néo-marketing de Chapui.
Le résultat est là. Il est devenu indiscutable ! Chapeau bas Joseph pour cette réussite qui est un cas unique dans l’histoire de l’horlogerie.
Bravo !!!
Merci ZEN, oui je crois aussi que c’est un cas unique, c’est ce qui rend la chose aussi difficile à faire admettre…
26 février 2019 à 20h18 #420004061549jojo
Membre- Amphibia110 a écrit:
- Mais qu’est ce qui permet d’attribuer à Sarton la montre et non à Perrelet??
Je comprends bien l’histoire du « dépositaire » Sarton, mais est-il impensable que Sarton l’ai soit « piqué » à Perrelet en le « déposant » avant, OU tout simplement qu’ils aient pu avoir la meme idée en meme temps?
Si je prends par exemple le moteur à réaction, si les allemands ont ete les meilleurs et les plus rapides, pour autant les anglais bossaient dessus aussi meme si avec moins de talent et de rapidité…
Donc au final:
– qu’est ce qui permettait d’attribuer CETTE montre à Perrelet?
– qu’est ce qui permet aujourd’hui d’attribuer CETTE montre à Sarton?
Cher Amphilia110
Non je ne vais pas recommencer à expliquer les choses, tout peut être dit et son contraire, comme certains le croient encore : « la terre est plate »
Ce serait quand même bien de retrouver des éléments sur le travail de ce Perrelet sur les automatiques à rotor26 février 2019 à 22h25 #420004061550laurentb60260
MembreMais au final, qui officialise l’origine de la découverte ? un tribunal ou bien le travail des historiens ? Et la publicité de Perrelet, que devient t’elle ? juridiquement la marque est t’elle attaquable et par qui pour quel but ?
27 février 2019 à 0h44 #420004061551Amphibia110
Membre- jojo a écrit:
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Cher Amphilia110
Non je ne vais pas recommencer à expliquer les choses, tout peut être dit et son contraire, comme certains le croient encore : « la terre est plate »
Ce serait quand même bien de retrouver des éléments sur le travail de ce Perrelet sur les automatiques à rotor
Je ne dis pas que la terre est plate, je me demande pourquoi finalement cette montre qui a été attribuée (sur quelle base?) a perrelet est desormais attribuée a sarton (sur la base de ce dessin si je comprends bien).
Je me demande juste le lien entre le dessin et la montre: De Vinci a dessiné le premier char d’assaut ou le premier parachute, pour autant le premier char ou le premier parachute n’ont pas été construit par de vinci…
J’imagine que la question est compliquée et extensive, je demandais juste si il y avait une explication simple…
Je peux probablement aller chercher dans des bouquins etc… mais honnetement, cela ne m’interesse pas au point de prendre enormement de temps pour ca.
27 février 2019 à 1h56 #420004061552Rocca
Membre- Amphibia110 a écrit:
- Je me demande juste le lien entre le dessin et la montre
Je me pose aussi la question, il y a loin du principe, de l’idée, d’un dessin, à la réalisation…
Je ne veux pas polémiquer inutilement, mais savoir précisément ce qui a bien pu se passer dans le petit monde de l’horlogerie à cette époque lointaine me semble un peu plus compliqué.
27 février 2019 à 3h38 #420004061553ZEN
MembreJe me mets quelques minutes à la place de la marque Perrelet. Ils ont sorti leur communication sur la foi d’historiens qui ne sont pas allés plus loin que Chapuis. Mais qui aurait investigué davantage ?
Joseph leur est apparu comme un élément perturbateur mais ils avaient mis en place toute leur communication et s’y sont accrochés avec des changements de Direction en plus.Il sont aujourd’hui dans une recherche de transition logique et complexe. Il leur faut sortir de « Perrelet inventeur de la montre automatique » et le faire par le haut.
Cela se travaille. Ca peut être « Perrelet, un des inventeurs de la montre automatique » ou « Perrelet, l’un des plus ardent défenseur (ou promoteur) de la montre automatique. Ce serait tout à leur honneur de rectifier le tir.
En tout état de cause, la réapparition et reconnaissance de Sarton ne retire rien à l’intérêt de leurs montres et à leur place, je partirais sur une communication ludique et historique qui effacerait ce mauvais épisode industriel consécutif à une erreur qui ne leur est pas imputable. Evidemment, il est logique qu’ils aient tenté de se défendre mais la réalité scientifique se démarque parfois de la réalité marketing.
Il est certain qu’il faut faire quelque chose de positif et c’est à portée de main pour la marque et cette maison qui me semble-t-il n’a fait que subir un engouement mal contrôlé.
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