FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Monde horloger, si tu savais … Billet
- Ce sujet contient 32 réponses, 22 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
tépépé, le il y a 6 années et 5 mois.
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4 mai 2020 à 8h29 #420004324051
sekijoju
Membre- paul87 a écrit:
- Je vous trouve assez abattus quand même!!
Que l’horlogerie soit un secteur avec de très fortes marges ne date pas d’hier.
Que le CEO et sa proche équipe vendraient aussi bien des yaourts que des montres, c’est normal, c’est la base d’un bon CEO.
Qu’en production on essaye de grater 40 cents sur un produit vendu 7 k€ ne date pas d’hier non plus…
tous les CEO font ca , durant leur mandat ils veulent satisfaire les actionnaires pour leur bonus personnel , alors on ne grave plus les fond de boite , on diminue l’etancheité , et on vend les montres dans des boites en carton sur le net , virtuellement ca peu rapporter gros pour le CEO , mais si le client lambda est contrarié tels que nous memes sur ce forum , alors on va bouder , et le CEO se sera tiré une balle dans le pied.
l’horlogerie suisse ca se vend pas comme des baskets , le client attend un minimum de luxe et de qualité au prix qu’il paye une simple montre , qui a envie d’acheter et recevoir sa breitling comme s’il commandait un dvd sur cdiscount ?
les CEO jouent a un jeux très dangereux
4 mai 2020 à 8h56 #420004324052pierrot49
Membre- Eric67 a écrit:
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C’est hélas, ou heureusement, bien plus compliqué que ça.

Effectivement, j’espère que c’est un peu plus compliqué que ça… et que je me trompe dans les grandes largeurs. Toujours est-il que je ne dépasserais pas une somme qui peut paraitre dérisoire dans le milieu de l’horlogerie pour l’achat d’une montre. Trop peur de me répéter: « me suis fait entuber ou pas? » et d’y perdre tout mon plaisir. Qui sais, je changerais peut être d’opinion, on évolue tous!
4 mai 2020 à 9h07 #420004324053Mc
MembreMême s’il y a du vrai dans tout ça, je suis un peu las de lire toujours les mêmes analyses alarmistes. Quand je me suis inscrit sur le forum il y a dix ans, on annonçait déjà la fin proche et inévitable de l’industrie horlogère. Les années qui ont suivi ont pourtant été les plus rentables de l’histoire depuis la création de l’horlogerie.
Quant à la remise à plat induite par la pandémie actuelle, ça relève malheureusement du fantasme. Consommer local, voyager moins, s’intéresser au produit, etc, c’est une belle utopie. Ce qui intéresse les gens c’est de savoir s’ils pourront partir en vacances cet été et quand ils pourront à nouveau consommer sans entrave. Partout où il déconfine, ça a commencé chez nous, on voit des files d’attente immenses de gens qui trépignent de pouvoir claquer leur blé. On l’a vu en Chine, la plupart des boutiques de luxe ont été dévalisées en quelques jours.
Donc après la crise sanitaire actuelle, on devra toujours attendre des années pour une dayto, payer 2x le prix pour une RO où une nautilus, etc. Les marques qui marchaient bien continueront à bien marcher, celles en galère continueront à galèrer ou auront fait faillite mais vu que personne ne s’y intéressait déjà avant, cela ne changera rien.
4 mai 2020 à 9h14 #420004324054nonette
Membre+1
4 mai 2020 à 9h45 #420004324055deninou
MembreJe partage et c’est une belle contribution à ce que j’appelle « les passions tristes » qui sévissent parfois sur ce forum… tous pourris, c’était mieux avant, des méchants financiers,…
J’ai acheté 4 montres ces deux dernières année et je me suis fait plaisir … « plaisir » : oh le vilain mot
4 mai 2020 à 9h50 #410000143652ZEN
MembreAprès la renaissance de l’horlogerie mécanique fin des années 90, la bulle de l’offre et la demande créée par la chine et les nouveaux riches de la planète, le tsunamis de la montre connectée ,la pandémie mondiale qui annonce des changements de paradigme dans tous les domaines, un chômage de masse et donc une précarisation des sociétés modernes, va falloir qu’elle soit forte l’industrie horlogère pour survivre.
4 mai 2020 à 9h50 #420004324030ZEN
MembreDeux mois de confinement et beaucoup disent tout bas ce que tellement d’autres pensent tout haut. Montres trop chères, marques qui ne savent plus parler avec leurs clients finaux, SAV hors de prix et totalement dissuasifs, fiabilité aléatoire même chez les plus grands, montres qui ne cessent de faire des allers-retours au SAV, manque de soin dans le traitement des montres par les professionnels, manque de nouveautés qui étonnent, absence de distribution de proximité qui impose de faire des kilomètres pour trouver un concessionnaire, concurrence avec le net sur les prix, marques qui torpillent leurs détaillants, humiliations diverses des blogueurs jetés aussi vite qu’ils ont été utilisés, suffisance des services de communication et de presse, montres livrées déjà en panne, réduction des marges arbitraires etc ….
Ces discours-là, exceptionnels il y a 10 ans, sont devenus si courants, tellement récurrents… Les belles maisons ont la pêche mais une fois le fruit pelé, la chair a changé de gout et d’aspect. Sa texture s’est dégradée. Pour dissimuler la dégradation qualitative, il est de mise de railler, de contester toute dégradation, de se mille gausser des indigents qui portent la critique.
Pourtant les SAV sont souvent bâclés, sous-traités sans information du client, gérés au mieux avec des contraintes de temps passé sur une pièce qui obligent à ne pas descendre dans le cœur des mouvements. Combien d’exemples de SAV avec un échange des calibres plutôt qu’une réparation ? On ne fait pas plaisir au client, on l’abuse car le mouvement coûte en général moins de 60 CHF.
L’horlogerie fait partie de ces activités à forte marge comme les lunettes ou les produits cosmétiques. A 70% de remise, la marge reste confortable. La montre qui sort des filiales des groupes financiers est une valeur nette comptable, une unité d’un stock. L’horlogerie n’a rien vendu pendant deux mois et alors ? Ce ne sont pas les fabricants qui trinquent mais les détaillants dont les vitrines ne se vident pas. Les fabricants eux travaillent sur les ventes de 2021 et ces deux mois ne les impacteront que plus tard car jusqu’à l’année prochaine, les montres sont déjà fabriquées.
Le problème est déporté sur les détaillants. Ceux qui s’étaient « chargés » en fin d’année 2019, ont un stock sur les bras. Leur sort inquiète ? Alors tout le monde se met au e-commerce, celui-là même que les fabricants repoussaient d’un revers de main il y a quelques mois au nom de leur attachement au réseau. Ce qui est vrai un jour ne l’est plus le lendemain. La parole donnée, l’engagement, l’amitié, la convivialité ne sont que les vernis d’un attachement au seul chiffre d’affaires et à la marge dégagée.
Il n’y a plus aucune forme de passion chez les managers horlogers. C’est un peu comme les prostituées qui simulent l’orgasme pour dissimuler leur motivation. L’artifice des sentiments, le besoin de faire bonne figure, l’image, la professionnalisation de la spontanéité sont passés par l’horlogerie avec à la clé un public qui finit par ne plus être dupe. Les internautes qui se détachaient par leur rigueur et leur aptitude à porter des messages positifs à l’exclusion de tout autre, sont devenus Community manager des marques. Ils gèrent avec brio et talent les réseaux sociaux et y satisfont encore ceux qui ne regardent que l’étoile vers laquelle pointe le doigt.
Les imbéciles de consommateurs ne regardent plus les étoiles, ni le doigt, mais celui qui paie pour qu’un faux sachant montre la lumière. Les marques, les fabricants, les groupes industriels qui les portent ont oublié un paramètre dans leur analyse : le niveau des consommateurs s’est élevé. Ils ne veulent plus être tondus comme de gentils moutons. Du coup, ils vont voir ailleurs, franchissent le pas pour regarder si l’herbe est plus verte dans d’autres univers. Ceux qui conservent à l’horlogerie une forme d’intérêt s’orientent vers l’occasion, la deuxième main. Les grandes maisons prennent les choses tellement au sérieux qu’elles s’engouffrent dans la brèche et n’abandonnent pas leur part du gâteau. L’art de marger une nouvelle fois sur un objet déjà vendu. Ca va marcher un certain temps, le temps de retrouver les cycles du SAV, de la communication rance déjà servie plusieurs fois.Les montres vintages seront englouties de la même manière que le récent de seconde main, la professionnalisation est au bout de tous les chemins. Du vintage il faudra passer à l’ancien mais ça, ce n’est pas pour demain car le secteur est complexe et la rentabilité aléatoire. Le luxe déteste l’aléa. Ce sera le dernier refuge des passionnés, celui qu’on ne pourra leur voler.
La crise que nous traversons est structurelle et non conjoncturelle. Le Covid 19 est un prétexte, un écran de fumée à un mouvement de fond incontrôlé qui va toucher les limites de la rentabilité. Une fois les réseaux de distribution détruits, les marchands de breloques que deviennent les marques d’horlogerie seront placées face à leur seule responsabilité avec un accès immédiat et direct à leur niveau d’efficacité. Les courbes quotidiennes des ventes seront leur baromètre et quand la flèche penchera à gauche, le CEO saura vers où aller pour trouver la sortie.
On pourra dire que ceux qui aujourd’hui pensent cela jouent les Cassandre, j’aimerais tant qu’ils aient raison mais je sais tellement qu’ils ont tort. Leur surdité à ce qui change le monde est telle qu’ils sont déjà prêts à reprendre aujourd’hui « comme avant » mais sans les consommateurs, il sera difficile de faire comme si … « Monde horloger, si tu savais regarder autour de toi, tu verrais que rien n’est déjà plus comme avant… »
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2020 à 10h04 #420004324031Charly
MembreJe partage totalement cette analyse…d’autant que je suis allé hier faire un tour sur le forum Panerai que je n’avais pas consulté depuis longtemps, et j’ai été consterné par ce que j’ai pu y lire concernant la qualité des montres et du SAV…
C’est totalement hallucinant et je me demande comment certaines marques font pour appâter de nouveaux clients.4 mai 2020 à 10h24 #420004324032Yann Riquier
Membreça fait plaisir à lire…. je partage aussi cet avis… il y a une baisse significative de la qualité de service c’est évident… Je collectionne les montres depuis cinq ans, j’ai goûté à plusieurs grandes marques que l’on retrouve en tete de liste ici sur ce forum et je ne compte plus le nombre d’emmerdes que j’ai eu… Très souvent lié au manque de professionnalisme du sav et du contrôle qualité… Panerai, Omega, Tag Heuer… Tous dans le même panier… Les prix augmentent au fil du temps mais le reste ne suit pas pour autant… Le fameux label « Swiss made » signe de qualité dont le marketing est si fier, à t il vraiment encore un sens dans la plupart des industries de nos jours ? Permettez moi de commencer à en douter…
4 mai 2020 à 11h06 #420004324033olivier2412
MembreJe suis actuellement dans le même état d’esprit et mêmes réflexions/conclusions que toi.
La passion est toujours là, mais j’avoue être quelque peu désabusé.
Seules les micro-marques ont encore de la considération pour le client, du moins c’est mon impression et c’est vraiment regrettable.
Malheureusement ce n’est pas près de changer.
4 mai 2020 à 11h15 #420004324056Invité
Membre- deninou a écrit:
- J’ai acheté 4 montres ces deux dernières année et je me suis fait plaisir … « plaisir » : oh le vilain mot

Oui, mais pour rester dans le thème du sujet, tu aurais au moins pu faire l’effort de dire : « Un plaisir rance »
4 mai 2020 à 11h37 #420004324034tépépé
MembreNous avons pu constater il y a déjà bien longtemps comment le vent allait tourner,
on pouvait mettre sur le marché des mouvements qui ne fonctionnaient pas, le co-axial, le 33xx Piguet/Omega, AP avait des soucis, Journe aussi, Hublot ou IWC faisaient de la « lourde modification » de base 7750, spiral Si qui se cassait chez « un prestige patrimonial »…
On découvrait de l’Unitas en finition brute chez Panerai, du chrono Seiko rebadgé TAG, des pas de vis de couronne foireux, des fonds vissés facilitant la corrosion, des boitiers céramique en miette, etcN’évoquons pas le soin apporté aux montres en SAV en effet, ni les montres neuves déjà endommagées ou en panne, rotor bloqué, ressort cassé, aiguille baladeuse, index décollé…
Je me suis vu sortir de chez Omega Rue de la Paix il y a une quinzaine d’années, avec une montre neuve… pour y retourner dans la minute: trop tard cher monsieur => SAV 2 mois.Il ne faut pas s’étonner si nous allons plus volontiers vers la montre d’occasion, de préférence entre membres avec un passé et en face à face (avant le masque)
Ensuite, les accumulations enthousiastes des années 2000 se heurtent au coût d’entretien, comme annoncé et prévu ici il y a un bout de temps.
Et quand le plaisir devient source de stress pénible ou de spéculation effrénée, les amateurs allègent leurs coffres et tiroirs pour se tourner vers d’autres choses, moins matérielles peut-être ? et autrement satisfaisantes.
Après tout, on n’a jamais vu une boite de montres suivre un corbillard.
Alors, peut-être tout cela se terminera par cette simple formule : Merci pour ce moment.
4 mai 2020 à 11h47 #420004324057Lamontretictac
Membre- Mc a écrit:
- Même s’il y a du vrai dans tout ça, je suis un peu las de lire toujours les mêmes analyses alarmistes. Quand je me suis inscrit sur le forum il y a dix ans, on annonçait déjà la fin proche et inévitable de l’industrie horlogère. Les années qui ont suivi ont pourtant été les plus rentables de l’histoire depuis la création de l’horlogerie.
Quant à la remise à plat induite par la pandémie actuelle, ça relève malheureusement du fantasme. Consommer local, voyager moins, s’intéresser au produit, etc, c’est une belle utopie. Ce qui intéresse les gens c’est de savoir s’ils pourront partir en vacances cet été et quand ils pourront à nouveau consommer sans entrave. Partout où il déconfine, ça a commencé chez nous, on voit des files d’attente immenses de gens qui trépignent de pouvoir claquer leur blé. On l’a vu en Chine, la plupart des boutiques de luxe ont été dévalisées en quelques jours.
Donc après la crise sanitaire actuelle, on devra toujours attendre des années pour une dayto, payer 2x le prix pour une RO où une nautilus, etc. Les marques qui marchaient bien continueront à bien marcher, celles en galère continueront à galèrer ou auront fait faillite mais vu que personne ne s’y intéressait déjà avant, cela ne changera rien.
C’est un commentaire que je trouve assez réaliste et juste. Un point cependant est à noter : la situation en France n’est pas la même que dans les pays qui sont restés riches (la Suisse par exemple) ou qui sont encore en plein boom économique (la Chine pour ne parler que d’elle). Ainsi, les réactions aux prix élevés et sans cesse croissants de certaines marques ne produit pas les mêmes réactions : on y est plus sensibles, dans tous les sens du terme.
4 mai 2020 à 12h00 #420004324035chrispare
MembreJe vous trouve tous bien pessimistes …et pourtant je me dis que vous avez raison
Sur le plan de la fiabilité et du sav on peut penser que Rolex tient son rang , mais se « prostituer « pour être en attente , et sans délai précis… merci , sans moi5 mai 2020 à 10h18 #420004324059CPC464
MembreCe message ouvrant ce fil fait froid dans le dos.
Même si je n’ai pas pour le moment le budget pour une Ultramarine, ce fil m’aura fait découvrir ces belles montres et cette chouette démarche.
Pour le moment, je suis plus dans un budget de 1000 € pour une plongeuse. J’hésitais entre une Yema Superman Heritage et une Longines HydroConquest, mais ce fil m’a bien refroidi. C’est sûr que si c’est pour se faire vendre un truc qui ne les vaut pas,
Vivement le déconfinement.
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