FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Monde horloger, si tu savais … Billet
- Ce sujet contient 32 réponses, 22 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
tépépé, le il y a 6 années et 5 mois.
-
AuteurMessages
-
4 mai 2020 à 3h46 #420004324036
rivolta
MembreDans de nombreux domaines, le Covid a certes bon dos, comme on dit…mais c’est aussi un formidable accélérateur de situations…qu’elles soient déjà dans le rouge, ou dans le vert, pour ceux dont la crise aura été bénéfique à 200 %…
4 mai 2020 à 3h49 #420004324037Eric67
MembreIl y a des bénéficiaires de la crise le temps du confinement. Il y en aura très peu après. Le confinement n’est qu’une parenthèse. C’est après que les choses sérieuses commencent.
4 mai 2020 à 3h56 #420004324038paul87
MembreJe vous trouve assez abattus quand même!!
Que l’horlogerie soit un secteur avec de très fortes marges ne date pas d’hier.
Que le CEO et sa proche équipe vendraient aussi bien des yaourts que des montres, c’est normal, c’est la base d’un bon CEO.
Qu’en production on essaye de grater 40 cents sur un produit vendu 7 k€ ne date pas d’hier non plus…Par contre qu’ils essaient de vendre sur le net serait à mon avis se tirer un chargeur complet dans le pied car le côté expérience d’achat, bien que bof bof parfois, ne serait plus là et que les prix ne serait plus du tout crédible.
Le point positif c’est que maintenant le consommateur est instruit, se renseigne sur les prix et connaît le produit qu’il veut acheter et c’est très bien comme ça!
Ça va obliger les marques qui veulent rester crédible et cohérente à conserver une rigueur sur la qualité de fabrication, la qualité du SAV et le discours en conséquence.Concernant les prix, ils suivent l’augmentation de revenus de la clientèle cible qui ne se trouve amha pas en Europe et honnêtement déjà mettre plus de 1000 € pour un objet devenu inutile, c’est de la passion donc
4 mai 2020 à 4h02 #420004324039paul87
Membre- Eric67 a écrit:
- Il y a des bénéficiaires de la crise le temps du confinement. Il y en aura très peu après. Le confinement n’est qu’une parenthèse. C’est après que les choses sérieuses commencent.
+1,
les infos portugaises ( par exemple) font un tiers du journal sur l’épidémie en cours, les 2 autres tiers sur le tsunami économique qui arrive.Je pense que pour certains, dans mon entourage entre autre, le réveil va être très très dur, alors que c’est faute de dire attention à l’après…
4 mai 2020 à 4h26 #420004324040darius92p
MembreUne question me vient en lisant ce billet: qu’appelez-vous donc la passion en matière d’horlogerie?
Dites-moi si je me trompe, mais un horloger n’a-t-il jamais fait des montres que pour les vendre?
Certes, d’autres facteurs entrent en considération: la volonté d’innover, de faire progresser la technique, de perpétuer un savoir-faire et des traditions… mais tout cela ne marche que si on vend bien les dites montres, non?
Il y a peu, je regardais une émission sur l’ami Voltaire, qui semble avoir joué un rôle assez significatif sur le développement de l’horlogerie à la frontière franco-suisse au 18e s. On ne peut pas dire que le personnage soit un capitaliste sans foi ni loi et c’est bien la perspective du progrès qui l’a motivé. Pour autant cela aurait tourné court sans les revenus qui vont avec…
Alors certes on peut se plaindre de la baisse de qualité de service ou de la menace de concurrents exogènes, mais pourquoi parler de passion, pourquoi mêler l’irrationel au rationel, en l’occurence la logique économique?
4 mai 2020 à 4h31 #420004324041cleblud
MembreIl faut aussi pointer le fait que la clientèle potentielle est de mieux en mieux informée. L’internet a été un phénomène formidable pour diffuser des infos commerciales, mais aussi des infos techniques.
Ce forum en est un bon exemple.
Je profite du confinement pour vendre quelques montres que je ne porte plus. Je suis étonné, et même fortement étonné du niveau des connaissances des acheteurs potentiels. Calibres, finitions, termes techniques exacts font maintenant partie du deal de vente.
Alors n’est-ce pas le cas des acheteurs potentiels d’une PAM, TH, …Plus personne n’achète un chat dans un sac et surtout, plus personne ne supporte la poudre aux yeux et la médiocrité des arguments.4 mai 2020 à 6h02 #420004324042Leopal
Membre- ZEN a écrit:
- A 70% de remise, la marge reste confortable.
Il n’y a plus aucune forme de passion chez les managers horlogers. C’est un peu comme les prostituées qui simulent l’orgasme pour dissimuler leur motivation.
La crise que nous traversons est structurelle et non conjoncturelle.
Je ne sais que dire… A – 70% la marge reste confortable, laquelle ? Un détaillant qui vend à – 70% boit la tasse, lui qui paye 50% du prix boutique HT. Il ne pourra payer ni son loyer, ni les salaires, ni les charges. Ca reste confortable ? A titre perso, moi qui fait moins de cout x 2, pareil : à – 70% je mets la clé sous la porte. Et la plupart des marques qui vendent en direct ne pourraient pas survivre à – 70. Comment payer les charges et les salaires ?
Aucune forme de passion et ce qui suit, c’est assez violent et faux, je connais beaucoup de gens passionnés par ce qu’il font.
Et dire que ce qui ne passe en ce moment n’est pas conjoncturel, je ne comprends pas ce raccourci. Le virus est structurel ?
Je suis assez désolé, et déçu, de lire ce genre de choses, parce que je me sens englobé dans une généralisation pour le moins cavalière.
4 mai 2020 à 6h09 #420004324043Eric67
MembreC’est une hyperbole. Ça donne un ton épique.
4 mai 2020 à 6h15 #420004324044cleblud
MembreC’est vrai que notre ZEN (que je respecte pour toute sa démarche) a un ton un peu « pessimiste », nous ne sommes pas dans la grande dépression de 1929, ne prenons rien à titre personnel (Leopal).
4 mai 2020 à 6h24 #420004324045ZEN
Membre- Leopal a écrit:
-
- ZEN a écrit:
- A 70% de remise, la marge reste confortable.
Il n’y a plus aucune forme de passion chez les managers horlogers. C’est un peu comme les prostituées qui simulent l’orgasme pour dissimuler leur motivation.
La crise que nous traversons est structurelle et non conjoncturelle.
Je ne sais que dire… A – 70% la marge reste confortable, laquelle ? Un détaillant qui vend à – 70% boit la tasse, lui qui paye 50% du prix boutique HT. Il ne pourra payer ni son loyer, ni les salaires, ni les charges. Ca reste confortable ? A titre perso, moi qui fait moins de cout x 2, pareil : à – 70% je mets la clé sous la porte. Et la plupart des marques qui vendent en direct ne pourraient pas survivre à – 70. Comment payer les charges et les salaires ?
Aucune forme de passion et ce qui suit, c’est assez violent et faux, je connais beaucoup de gens passionnés par ce qu’il font.
Et dire que ce qui ne passe en ce moment n’est pas conjoncturel, je ne comprends pas ce raccourci. Le virus est structurel ?
Je suis assez désolé, et déçu, de lire ce genre de choses, parce que je me sens englobé dans une généralisation pour le moins cavalière.
Je parlais de la marge du fabricant et pas du détaillant. Quand une montre est vendue en VAP à 85% de remise, il reste du jus pour l’entreprise. Un détaillant clairement ne peut pratiquer cette remise supérieure à ce qu’il a payé. Le virus est structurel et il a bon dos . Les marques fabriquent aujourd’hui ce qui sera vendu en 2021 le reste est déjà vendu pour elles.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2020 à 6h43 #420004324046Leopal
MembreLa plupart des montres sont vendues par des détaillants, et par les marques qui vendent en direct, – 70% c’est la mort des entreprises dans les deux cas. On n’a pas besoin de ce genre de jugement à l’emporte-pièce dans la situation actuelle, ou beaucoup de gens, et pas que dans l’horlogerie, sont inquiets pour le futur, pour leurs boulots, pour leurs entreprises, et leurs familles.
- cleblud a écrit:
- ne prenons rien à titre personnel (Leopal).
Quand on généralise, on englobe.
4 mai 2020 à 7h09 #420004324047pierrot49
MembreEn tant que novice de l’horlogerie, je me permets de m’inviter dans le débat.
Pour moi les seuls capables de justifier leurs tarifs sont les petites marques indépendantes, elles sont obligées de jouer franc jeu car n’ont aucun prestige et aucune renommée. Elles ne seront donc jugées par le client final que sur la qualité réelle du produit et ne survivront que par elle.
Et oh surprise!!! toutes ces marques s’affichent à des prix compris à la grosse louche entre 200 et 3000 euros.Si je m’en tiens au discours de marge de Leopal, ça signifie qu’une montre coute au maximum, toujours à la grosse louche, 1500 euros à produire (3000/2) et à ce tarif on a de la top qualité 99,99% Suisse garantie comme ce que propose Ultramarine.
personnellement, ce que je déduit de cela, c’est qu’au delà de 1500 euros, il n’y a que de la marge et rien que de la marge. Donc voir des montres vendues avec 4 voir 5 zéros derrières, c’est pour moi juste prendre les gens pour des vaches à lait (et le terme est gentil).
Je suis bien conscient que développer des produits en interne et communiquer coute très cher mais les manufactures qui le font produisent des montres pour un marché mondial et pas régional, le cout de revient par montre n’est donc pour moi pas tellement plus élevé.Conclusion, je préfère m’intéresser à des « petites boutiques » qui ne trichent pas. Même si la mauvaise surprise peut être au rendez-vous, l’enjeu financier sera moindre et si la qualité est là, le plaisir sera sans concession financière.
Bien entendu, je rêve comme beaucoup des grandes marques prestigieuses, mais ça restera à ce stade, je n’ai pas envie que le rêve se transforme en cauchemar.
Je me répète, je suis novice dans le monde de l’horlogerie, mais voila mon ressenti.
4 mai 2020 à 7h31 #420004324048Leopal
Membre- pierrot49 a écrit:
- Si je m’en tiens au discours de marge de Leopal, ça signifie qu’une montre coute au maximum, toujours à la grosse louche, 1500 euros à produire (3000/2) et à ce tarif on a de la top qualité 99,99% Suisse garantie comme ce que propose Ultramarine.
personnellement, ce que je déduit de cela, c’est qu’au delà de 1500 euros, il n’y a que de la marge et rien que de la marge. Donc voir des montres vendues avec 4 voir 5 zéros derrières, c’est pour moi juste prendre les gens pour des vaches à lait (et le terme est gentil).
Dans mon cas, je ne le cache pas, un montre coute environ 1000€ à fabriquer. Je vends autour de 1900€ HT, donc évidemment – 70% ca ne peux pas passer si veux veux payer les factures, charges diverses, éventuellement gagner ma vie…
Pour le reste on ne peut pas généraliser. Qui fabrique quoi, et ou ? Et dans quel volume ? Quel mouvement est employé, un Miyota à 30 balles, un Sellita à 60, un Eterna à 400, un Vaucher à 1000, un Schwarz-Etienne à 2000, etc ? Quel est le niveau des finitions ? Il y a des montres qui sont de très mauvaises offres à 300, d’autres des offres honnêtes à 5/10/15000.
Bien sûr qu’il y a des gens au sein des marques qui vendent des montres comme ils pourraient vendre des yaourts, mais il y a aussi des gens passionnés, qui font bien leur boulot, dont les emplois pourraient être en danger à court ou moyen terme si le désastre continue. Et qui sont des gens estimables, dont le premier message ne parle pas, ce qui m’a mis en colère.
4 mai 2020 à 7h57 #420004324049sekijoju
MembreZen nous dessine un tableau très noir de l’horlogerie actuelle , évidement il y a du vrais dans tout ca , mais il ne faut pas étre totalitaire non plus.
je sais que des marques comme panerai ou breitling grapillent sur la qualité , mais ils ne le font pas tous.
quoi qu’il en soit , il est vrais qu’il y a bien longtemps que je ne suis pas allé chez un AD et que mes 4 dernières montres achetées sont des vintages , mieux finies , moins cheres , emblematiques , et la tendence me dis deja que j’ai pas acheté un nanard inrevendable.
j’espere que l’episode du covid saura recadrer tous ces fabricants sur leur politique et me redonner le gout d’aller chez un AD.
4 mai 2020 à 7h59 #420004324050Eric67
Membre- pierrot49 a écrit:
- …
C’est hélas, ou heureusement, bien plus compliqué que ça.

-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
Sujets en lien
- Cette montre a fait le Tour du Monde
- Présentation : Lancement de la Dare-Devil Diver ELECTRUM
- Histoire – Il faut savoir prendre le temps
- H.Moser&Cie : revue détaillée Perpetual 1 (quantième perpétuel)
- Actu : L’horloger qui écoutait le » tic-tic » de la montre de son grand-père
- Grand Prix d’Horlogerie de Genève : L’Aiguille d’Or pour Ferdinand Berthoud