FORUMAMONTRES › Forums › Forum SEIKO › Mettons les choses au clair: c’est quoi le zaratsu?
- Ce sujet contient 31 réponses, 28 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZenethaaR, le il y a 5 années et 8 mois.
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19 février 2021 à 2h56 #410000147624
Arnaud.A
MembreSalut la compagnie,
Ca faisait un moment que je voulais faire une petite mise au point sur le zaratsu. On entend de tout et de rien dessus, c’est devenu un gros argument marketing, mais je me suis aussi rendu compte que c’était assez mal compris et parfois assez mal expliqué. Certains pensent que ça rend juste la montre plus brillante, d’autres seraient prêts à claquer de grosses sommes juste après avoir entendu ce mot.
Alors c’est quoi au juste, c’est le polissage des katana? Une technique volée aux Allemands et rebaptisée? Est-ce que c’est une exclusivité à Seiko?
Bref, je vous propose une petite lecture aujourd’hui qui devrait poser les bases essentielles à la compréhension de cette technique, son histoire et son évolution, son lien avec GS mais aussi comment juger un zaratsu. Parce que oui, il y a zaratsu et zaratsu !Bonne lecture !
- Citation :
- Dans la bouche des Seikophiles revient souvent ce mot à la consonance tantôt exotique, tantôt Nietzschéenne. Il n’est pourtant pas question de zoroastrisme mais évidemment d’une technique de polissage du métal devenue synonyme de Grand Seiko. Mais qu’en est-il vraiment? D’où vient cette technique? Son nom? A quand remonte-t-elle? Quel est l’intérêt de ce polissage et qu’est-ce qu’il a de spécial? Bref qu’est-ce que c’est vraiment le zaratsu?
Un petit historique du zaratsu.
Comme d’habitude, le personnage à l’origine du fameux polissage zaratsu n’est autre que Taro Tanaka. Non pas que ce soit le fameux designer qui se soit essayé au polissage, mais cette technique n’est en fait que la conséquence de la Grammaire du Design. Cette philosophie du design si spécifique ne peut s’exprimer que grâce à un polissage exemplaire qui permettra de proposer des angles acérés et des surfaces au poli miroir irréprochable. Mais le zaratsu, de par ses reflets parfaits, permet également la création des jeux de lumière qui sont au cœur de la Grammaire du Design. Sans zaratsu, pas de Grammaire du Design et sans Grammaire du Design, pas de zaratsu.
Le zaratsu n’est donc pas une fin en soi, mais simplement une conséquence de la philosophie du design insufflée par Taro Tanaka.
Le zaratsu a été développé en entente avec les ingénieurs de Daini Seikosha et Suwa Seikosha, les deux maisons historiques de la marque, et leurs sous-traitants fabricants de boitiers, dont Hayashi Seiki Seizo.
Le nom de zaratsu vient du nom des machines allemandes Sallaz que Seiko a utilisé et modifié pour créer leur technique de polissage. Il s’agissait de lapidaires qui étaient utilisés dans l’industrie horlogère Suisse à cette époque. Comme souvent dans la culture Japonaise, ils ont su prendre ce qui se faisait de meilleur pour l’adapter à leur façon et l’améliorer. On retrouve encore une fois l’état d’esprit insufflé par Shoji Hattori, le PDG de Seiko à l’époque, « rattraper et dépasser la Suisse ».La première Grand Seiko a profiter de ce polissage Zaratsu est la 57GSS aka Grand Seiko Selfdater. Et pourtant, il ne s’agit pas d’une montre qui incarne pleinement la Grammaire du Design ! C’est pour cela que bien qu’il s’agisse de la première montre à utiliser cette technique de polissage, elle ne met pas autant en valeur le zaratsu que la fameuse 44GS qui sortira quelques années plus tard et qui sera la plus pure incarnation de la Grammaire du Design.
On voit donc ici une idée importante du zaratsu, c’est que celui-ci est indissociable du design. Celui de la 44GS mettant clairement plus en avant cette technique que celui de la 57GSS.
Bon, mais venons-en aux faits:C’est quoi le zaratsu?
Le zaratsu n’est qu’une des étapes du polissage du boîtier.Alors comment se passe le polissage?
La première étape pour permettre un résultat final parfait, c’est de forger le boitier à froid. Au lieu de former la boite avec du métal chaud et facilement malléable, celui-ci est forgé avec une pression très importante mais une température basse. Cela permet d’obtenir un métal plus dur, qui réagira donc mieux au polissage.Le boîtier est ensuite poli de manière classique à l’aide de polisseuses
et de disques feutres pour commencer à lui donner son brillant.Vient ensuite la partie qui nous intéresse, celle du zaratsu à proprement parler.
19 février 2021 à 3h04 #420004528074idfest
MembreMerci Arnaud!
Mise au point nécessaire effectivement,
19 février 2021 à 3h09 #420004528075Toquédetocante
MembreMerci !
Top comme d’habitude
19 février 2021 à 3h29 #420004528076John Coltrane
MembreMarci Arnaud! Comme toujours extrêmement intéressant!
19 février 2021 à 3h30 #420004528077Jownz
MembrePassionnant
19 février 2021 à 3h46 #420004528078rivolta
MembreBien illustré et très instructif… merci !
19 février 2021 à 5h18 #420004528079Beoman
MembreJe ne sais pas si je suis le seul, mais voir les personnes polir les boitiers à la main me stresse !
Je m’imagine à leur place et ai l’impression que le moindre faux mouvement c’est hara-kiri.
Et oui, merci pour le partage.
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« Dura Rolex, Sed Rolex ». « In Grand Seiko We Trust ».19 février 2021 à 5h48 #420004528080Invité
Membrerha flûte, Seiko n’a pas de fabricants de katana dans leurs ateliers.
Chouette article comme dhab .19 février 2021 à 6h05 #420004528081Eric67
MembreLimpide
19 février 2021 à 6h08 #420004528082broncos
MembreToujours excellent! Merci Arnaud…
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ons bloed is blou: gaan die blou bulle! – Rue Royale. ASTRON. SBGR083. Monaco x Gulf. 214270. Tank solarBeat. MN64 Heterium.19 février 2021 à 6h23 #420004528083ChrisC75
MembreMerci Arnaud

Un article très intéressant (as usual)
19 février 2021 à 6h29 #420004528084francois77
MembreTop Arnaud!
19 février 2021 à 6h46 #420004528085Cedyan
MembreTrès intéressant. Par contre je ne pense pas que GS ait une quelconque exclusivité du terme zaratsu. Citizen utilise le même terme pour sa gamme « The Citizen ». On peut le voir employé par exemple p4 de leur catalogue 2017 que j’ai trouvé au pif (ザラツ研磨):
https://citizen.jp/product/the-citizen/images/catalog/2017_thecitizen.pdf19 février 2021 à 7h52 #420004528086Basics
Membre- Citation :
- Dans les années 1950, l’usine Hayashi Seiki, qui fabriquait de nombreux boîtiers de montres pour Grand Seiko, a commencé à utiliser une machine à polir sur laquelle étaient gravés les mots « GEBR.SALLAZ. GEBR. ». C’était une abréviation désignant à la fois le mot allemand « frères » et SALLAZ (prononcé « Zaratsu » au Japon à la manière allemande) était le nom de famille de la société qui avait construit cette machine. La principale caractéristique de cette machine à polir est que son disque rotatif pour polir les surfaces est placé à l’avant de la machine, et non pas sur le côté. Au Japon, ce procédé est connu sous le nom de polissage Zaratsu. Pour atteindre la perfection exigée par le style Grand Seiko, c’est-à-dire des flancs polis et nets et des facettes parfaitement planes, les maîtres horlogers utilisent donc cette machine et font preuve d’une grande expertise dans son utilisation. Une connaissance qu’ils transmettent ensuite à leurs successeurs afin de perpétuer de génération en génération jusqu’à nos jours ce savoir-faire dont ils sont les seuls à détenir le secret.
19 février 2021 à 7h54 #420004528087Ganesh
MembreUne présentation brillante

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