Mettons les choses au clair: c’est quoi le zaratsu?

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 32)
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  • #410000147624
    Arnaud.A
    Membre

    Salut la compagnie,

    Ca faisait un moment que je voulais faire une petite mise au point sur le zaratsu. On entend de tout et de rien dessus, c’est devenu un gros argument marketing, mais je me suis aussi rendu compte que c’était assez mal compris et parfois assez mal expliqué. Certains pensent que ça rend juste la montre plus brillante, d’autres seraient prêts à claquer de grosses sommes juste après avoir entendu ce mot.
    Alors c’est quoi au juste, c’est le polissage des katana? Une technique volée aux Allemands et rebaptisée? Est-ce que c’est une exclusivité à Seiko?
    Bref, je vous propose une petite lecture aujourd’hui qui devrait poser les bases essentielles à la compréhension de cette technique, son histoire et son évolution, son lien avec GS mais aussi comment juger un zaratsu. Parce que oui, il y a zaratsu et zaratsu !

    Bonne lecture !

    Citation :
    Dans la bouche des Seikophiles revient souvent ce mot à la consonance tantôt exotique, tantôt Nietzschéenne. Il n’est pourtant pas question de zoroastrisme mais évidemment d’une technique de polissage du métal devenue synonyme de Grand Seiko. Mais qu’en est-il vraiment? D’où vient cette technique? Son nom? A quand remonte-t-elle? Quel est l’intérêt de ce polissage et qu’est-ce qu’il a de spécial? Bref qu’est-ce que c’est vraiment le zaratsu?

    Un petit historique du zaratsu.

    Comme d’habitude, le personnage à l’origine du fameux polissage zaratsu n’est autre que Taro Tanaka. Non pas que ce soit le fameux designer qui se soit essayé au polissage, mais cette technique n’est en fait que la conséquence de la Grammaire du Design. Cette philosophie du design si spécifique ne peut s’exprimer que grâce à un polissage exemplaire qui permettra de proposer des angles acérés et des surfaces au poli miroir irréprochable. Mais le zaratsu, de par ses reflets parfaits, permet également la création des jeux de lumière qui sont au cœur de la Grammaire du Design. Sans zaratsu, pas de Grammaire du Design et sans Grammaire du Design, pas de zaratsu.

    Le zaratsu n’est donc pas une fin en soi, mais simplement une conséquence de la philosophie du design insufflée par Taro Tanaka.
    Le zaratsu a été développé en entente avec les ingénieurs de Daini Seikosha et Suwa Seikosha, les deux maisons historiques de la marque, et leurs sous-traitants fabricants de boitiers, dont Hayashi Seiki Seizo.
    Le nom de zaratsu vient du nom des machines allemandes Sallaz que Seiko a utilisé et modifié pour créer leur technique de polissage. Il s’agissait de lapidaires qui étaient utilisés dans l’industrie horlogère Suisse à cette époque. Comme souvent dans la culture Japonaise, ils ont su prendre ce qui se faisait de meilleur pour l’adapter à leur façon et l’améliorer. On retrouve encore une fois l’état d’esprit insufflé par Shoji Hattori, le PDG de Seiko à l’époque, « rattraper et dépasser la Suisse ».

    La première Grand Seiko a profiter de ce polissage Zaratsu est la 57GSS aka Grand Seiko Selfdater. Et pourtant, il ne s’agit pas d’une montre qui incarne pleinement la Grammaire du Design ! C’est pour cela que bien qu’il s’agisse de la première montre à utiliser cette technique de polissage, elle ne met pas autant en valeur le zaratsu que la fameuse 44GS qui sortira quelques années plus tard et qui sera la plus pure incarnation de la Grammaire du Design.

    On voit donc ici une idée importante du zaratsu, c’est que celui-ci est indissociable du design. Celui de la 44GS mettant clairement plus en avant cette technique que celui de la 57GSS.
    Bon, mais venons-en aux faits:

    C’est quoi le zaratsu?

    Le zaratsu n’est qu’une des étapes du polissage du boîtier.Alors comment se passe le polissage?
    La première étape pour permettre un résultat final parfait, c’est de forger le boitier à froid. Au lieu de former la boite avec du métal chaud et facilement malléable, celui-ci est forgé avec une pression très importante mais une température basse. Cela permet d’obtenir un métal plus dur, qui réagira donc mieux au polissage.

    Le boîtier est ensuite poli de manière classique à l’aide de polisseuses
    et de disques feutres pour commencer à lui donner son brillant.

    Vient ensuite la partie qui nous intéresse, celle du zaratsu à proprement parler.

    La suite par ici

    #420004528074
    idfest
    Membre

    Merci Arnaud!
    Mise au point nécessaire effectivement, Wink

    #420004528075

    Merci !
    Top comme d’habitude thumleft

    #420004528076

    Marci Arnaud! Comme toujours extrêmement intéressant! thumleft

    #420004528077
    Jownz
    Membre

    Passionnant Wink

    #420004528078
    rivolta
    Membre

    Bien illustré et très instructif… merci ! Wink

    #420004528079
    Beoman
    Membre

    Je ne sais pas si je suis le seul, mais voir les personnes polir les boitiers à la main me stresse !

    Je m’imagine à leur place et ai l’impression que le moindre faux mouvement c’est hara-kiri.

    Et oui, merci pour le partage.

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    « Dura Rolex, Sed Rolex ». « In Grand Seiko We Trust ».

    #420004528080
    Invité
    Membre

    rha flûte, Seiko n’a pas de fabricants de katana dans leurs ateliers.
    Chouette article comme dhab .

    #420004528081
    Eric67
    Membre

    Limpide bravohap

    #420004528082
    broncos
    Membre

    Toujours excellent! Merci Arnaud… Chinois

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    ons bloed is blou: gaan die blou bulle! – Rue Royale. ASTRON. SBGR083. Monaco x Gulf. 214270. Tank solarBeat. MN64 Heterium.

    #420004528083
    ChrisC75
    Membre

    Merci Arnaud Smile
    Un article très intéressant (as usual) thumleft

    #420004528084
    francois77
    Membre

    Top Arnaud!

    #420004528085
    Cedyan
    Membre

    Très intéressant. Par contre je ne pense pas que GS ait une quelconque exclusivité du terme zaratsu. Citizen utilise le même terme pour sa gamme « The Citizen ». On peut le voir employé par exemple p4 de leur catalogue 2017 que j’ai trouvé au pif (ザラツ研磨):
    https://citizen.jp/product/the-citizen/images/catalog/2017_thecitizen.pdf

    #420004528086
    Basics
    Membre
    Citation :
    Dans les années 1950, l’usine Hayashi Seiki, qui fabriquait de nombreux boîtiers de montres pour Grand Seiko, a commencé à utiliser une machine à polir sur laquelle étaient gravés les mots « GEBR.SALLAZ. GEBR. ». C’était une abréviation désignant à la fois le mot allemand « frères » et SALLAZ (prononcé « Zaratsu » au Japon à la manière allemande) était le nom de famille de la société qui avait construit cette machine. La principale caractéristique de cette machine à polir est que son disque rotatif pour polir les surfaces est placé à l’avant de la machine, et non pas sur le côté. Au Japon, ce procédé est connu sous le nom de polissage Zaratsu. Pour atteindre la perfection exigée par le style Grand Seiko, c’est-à-dire des flancs polis et nets et des facettes parfaitement planes, les maîtres horlogers utilisent donc cette machine et font preuve d’une grande expertise dans son utilisation. Une connaissance qu’ils transmettent ensuite à leurs successeurs afin de perpétuer de génération en génération jusqu’à nos jours ce savoir-faire dont ils sont les seuls à détenir le secret.

    Vol.2 Le style Grand Seiko, une tendance en constante évolution : L’histoire fantastique du calibre 9S | Les calibres 9F et 9S en 9 chapitres | Grand Seiko (grand-seiko.com)

    Vol.2 Le style Grand Seiko, une tendance en constante évolution : Et la lumière fut, grâce au polissage | Les calibres 9F et 9S en 9 chapitres | Grand Seiko (grand-seiko.com)

    #420004528087
    Ganesh
    Membre

    Une présentation brillante Mr. Green

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