FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Mais non y’a pas de crise …
- Ce sujet contient 23 réponses, 18 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
TOCANTESAUTO33, le il y a 14 années et 4 mois.
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1 juin 2012 à 19h00 #420001741259
Eric67
MembreIl m’est déjà arrivé de l’écrire, mais je pense que la stratégie d’augmentation tarifaire généralisée est suicidaire. Bien sûr certaines marques tireront leur épingle du jeu sur un segment beaucoup plus cher, mais je je ne crois pas un instant qu’il y ait de la place pour toutes. Quand les hausses de tarifs se croiseront avec la crise, on risque d’assister à une bien belle explosion. Et qu’on ne s’y trompe pas, (AMHA) la crise n’épargnera pas l’Orient.
1 juin 2012 à 19h10 #420001741260Soothsayer
MembrePour une TVA à 5,5 dans l’horlogerie, c’est un produit de première nécessité (ici
)Par contre les couts du R/D, je veux bien, mais sur des modèles ‘intemporels’, genre sub ou speed, faudra qu’on explique.
1 juin 2012 à 19h13 #420001741261another
Membre- Soothsayer a écrit:
- Pour une TVA à 5,5 dans l’horlogerie, c’est un produit de première nécessité (ici
)
Par contre les couts du R/D, je veux bien, mais sur des modèles ‘intemporels’, genre sub ou speed, faudra qu’on explique.
R&D en marketing horloger, pas en horlogerie
1 juin 2012 à 19h58 #420001741262fan
Membre- Zoltar1572 a écrit:
- L’AD se fait entre 40% et 45% du prix. Le distributeur environ 15%, reste 40% à la marque. 40% auxquels il faut enlever la fabrication, la logistique, le développement produit, le marketing.
Il se paie plus sur la bête que le fabricant de la montre. Faut arrêter de pleurer pour eux et de vomir sur les marques.
Comme pour les autres biens de consommation, ni plus ni moins.
N’oublions pas que ce sont les Marques qui font les prix de vente finaux.2 juin 2012 à 11h16 #420001741263jeanleo
MembreN’oublions pas qu’un A.D. doit financer ses stocks, qu’il doit payer un loyer, du personnel, l’electricité, des assurances _compte tenu des risques_ qui deviennent exorbitantes, des investissements d’infrastructures, des impôts de toutes sortes…Il ne s’agit pas de faire pleurer, mais seulement de ne pas oublier l’ensemble des données.
D’autre part, plus la marque est prestigieuse, moins le coeff. est important.
Mais pour en revenir à la crise, cela n’a rien d’étonnant, puisque depuis des années nous sommes sur un marché totalement artificiel.
Quand certains d’entre vous disent qu’ils n’achètent jamais au prix de l’étiquette et attendent qu’un A.D. se déboutonne de 20,25,30%…. et cela depuis des lustres, cela prouve que le marché n’est pas sain.
Soi-disant depuis des années la production n’arrive pas à suivre. Avez-vous vu de la pénurie quelque part?
Les marques contingentent 1 ou 2 modèles afin de « faire monter la sauce », mais à côté de cela les vitrines sont pleines à craquer, de par le monde, de toutes les marques.En plus la montre devenue « investissement » et donc « non-consommée », c’est comme le vin, arrive un moment ou cela se casse la gueule.
2 juin 2012 à 12h43 #420001741264Subta
MembreJ’ai lu comme tout le monde les résultats de Richemont, on ne peut pas parler de mauvais ebit.
Au moins deux marques investissent des millions dans une nouvelle manufacture : Piaget et Panerai, j’imagine qu’il y en a d’autres. Pourquoi augmenter sa capacité de production si on ne peut pas écouler son stock actuel?
Ok le gros du marché c’est l’Asie et le Moyen Orient et les touristes. OK le prix des montres c’est n’importe quoi.
Je veux bien croire qu’on va vers un crise mondiale générale encore plus importante que celle d’aujourd’hui, pas besoin d’être prix Nobel d’Eco pour cela, mais le luxe a toujours été à part et leurs dirigeants ne sont pas plus stupides que les autres pourquoi prendre autant de risques en investissant?
2 juin 2012 à 12h53 #420001741265another
MembrePetite précision : le prix Nobel d’économie n’existe pas, il s’agit du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel.
Le luxe a toujours été un secteur à part, c’est vrai. Et il a parfois servi de secteur-refuge en périodes de troubles, et pas seulement pour les grosses fortunes.
Et je pense également que les stratégies d’investissement du groupe Richemont, et de bien d’autres acteurs du monde du luxe sont parfaitement réfléchies, et prennent en compte tous les paramètres.
3 juin 2012 à 5h38 #420001741266lynx25
Membre- SylSS a écrit:
- et pendant ce temps là les tarifs continuent d’ augmenter…il y a comme une sorte de contradiction non ?
Sujet très intéressant… Et en effet, il y a contradiction dans tout ça…
3 juin 2012 à 9h43 #420001741267TOCANTESAUTO33
MembreJe ne suis pas dans le milieu de l’horlogerie, juste un consommateur final qui achète de temps en temps des tocantes et reste pantois devant les prix exorbitants de certaines montres…C’est vrai que comme beaucoup de gens dans mon cas, on ne pense pas aux matériaux précieux qui les constituent, au R&D des gros fabricants qui emploient des ingénieurs de haut niveau et au paramètres de gestion des AD, des distributeurs et autres revendeurs…D’ailleurs, peut être que ces revendeurs seront obligés à baisser de 10 points leur marge (ce n’est pas moi qui le suggère, c’est ce que je vois dans d’autres machés ou les revendeurs margent à 33%, leur âge d’or est fini, ils ont mangé leur pain blanc et attendent un hypothétique regain d’activité, par contre, ils se ratrapent largement sur les tarifs de sav – secteur automobile, secteur de l’électroménager, de l’informatique…)..
par contre, je me dis que l’horlogerie du luxe est moins touchée quand je vois les tocantes de chez DIOR, la série DIOR VIII…Que pense M. Stephan Ciejka de la crise lorsque je lis son éditorial de la revue « MONTRES » du mois d’Avril 2012 , je cite:
« …Baselworld présentera au public son autre visage. certains nouveaux stand ont déjà vu le jour, et leur dimension en expansion nous indiquent bien que l’optimisme et la confiance sont de mise, confortés par d’exceptionnel résultats. Avec 19 milliard de francs d’exportation (16 milliards d’euros), l’année 2011 aura été celle de tous les records pour l’horlogerie suisse. Une croissance remarquable jamais égalée: les entreprises horlogères suisses ont, en effet, dépassé leur précédent résultat annuel de 19,2%. L’Asie constitue le plus fort moteur de croissance. La barre des 10 milliards d’exportation horlogère y a été franchie-du jamais vu. Un bémol toutefois: cette progression se fait toutefois un petit peu au détriment de l’Europe et du continent américain qui n’ont toujours pas retrouvé leur C.A. d’avant-crise. »
Fin de citationVoilà, peut être qu’il ne faut pas dramatiser et noircir le tableau, je ne sais pas…
Peut être que certains AD devront se tourner vers des assembleurs ou se regrouper en centrales d’achat ou toujours en s’unissant devenir leur propre assembleur et présenter de nouvelles marques à eux avec de nouveaux looks de tocantes, de nouveaux concepts à des tarifs plus « populaires », ils faut se creuser les méninges, se battre et présenter des choix plus attractifs, nouveaux et à des tarifs plus adaptés à un public plus large…..En tout cas, attendre que l’orage passe les bras croisés n’a jamais été une solution payante…
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