Mais d’où viennent toutes ces Rolex ?

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  • Ce sujet contient 103 réponses, 38 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sg88, le il y a 1 année.
15 sujets de 76 à 90 (sur un total de 104)
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  • #420005040238
    damienq
    Membre

    Peut-être aussi que ce qui se passe en Allemagne est la suite de ce qu’il s’est passé en France, puisque chez nous le nombre d’AD s’est déjà bien réduit. Il y a grosso modo le double d’AD en Allemagne vs France pour seulement 25% d’habitants en plus chez nos voisins.
    Certes, les allemands (à l’image des italiens ou anglais) sont certainement plus consommateurs d’horlogerie de luxe que les français. Mais il reste des AD Rolex dans les « petites villes”, ce qui n’existe quasi plus chez nous.

    A l’exception de Paris, la France a assez peu d’AD. La distribution est très éclatée geographiquement. Si ça doit tanguer chez nous, j’imagine que ce sera plutôt sur Paris et dans une moindre mesure au sud-est du pays.

    #420005040239
    Kami80
    Membre
    mathh971 a écrit:

    Une nouvelle fois, Rolex c’est tout sauf de la rareté Incompréhensible

    Je suis persuadé que Tudor est au final plus exclusif …

    T’as un exemple en tête ? Parce que typiquement, la BB58 rouge qui fut (brièvement c’est vrai) sur liste d’attente à sa récente sortie se trouve désormais neuve sur le gris à -25%.

    De façon générale on peut pas simplement affirmer que Rolex c’est ou pas de la rareté, ça dépend à 100% de quoi on parle. Deux tons ? Or ? Acier ? Référence produite à très peu d’exemplaires ?

    Et tu peux creuser encore, on dit que les modèles aciers sont difficiles à obtenir, mais il m’a fallu 5 semaines pour une YM40 Rolesor bleue. Peut-être m’aurait il fallu 5 mois pour une sub no date ? 5 ans pour une Daytona ?

    #420005040253
    Nouch30
    Membre

    Un truc m’étonne

    Il me semblait que toutes les boutiques Rolex étaient en fait des boutiques ouvertes par l’AD local et n’avaient de Rolex que le nom. Ce qui du coup ne change rien au niveau des pratiques douteuses de certains.

    Rolex va-t-il à la fin reprendre toutes ces boutiques ?

    C’est triste pour tous ces AD, mais c’est certainement le seul moyen pour éviter toutes les dérives (ventes au gris, exigence de ventes annexes etc…)

    Moi j’ai toujours été clair avec les différents AD visités:

    – je refuse d’acheter au gris et je préfère ne pas avoir la montre
    – il est exclu que j’achète d’autres choses pour avoir la montre souhaitée
    – ça ne me dérange pas d’attendre, si je l’ai c’est bien, si je ne l’ai pas tant pis

    A l’inverse, si on part sur de bonnes relations, il est évident que le jour où j’ai besoin d’acheter un truc, je l’achète chez l’AD en question (si il le fait bien entendu) et je ne vais pas faire mon crevard pour trouver le moins disant tarifaire.

    #420005040254
    didou
    Membre
    Nouch30 a écrit:
    Moi j’ai toujours été clair avec les différents AD visités:

    – je refuse d’acheter au gris et je préfère ne pas avoir la montre
    – il est exclu que j’achète d’autres choses pour avoir la montre souhaitée
    – ça ne me dérange pas d’attendre, si je l’ai c’est bien, si je ne l’ai pas tant pis

    Je suis parfaitement d’accord: mon seul achat d’une Rolex non neuve fut celle d’une 5 chiffres qui n’est plus fabriquée et que j’ai raté à l’époque : j’étais rentré pour elle en 2004 et je suis sorti avec … une Milgauss cadran noir que je ne regrette nullement car je suis quelquefois proche des champs magnétiques.

    Tout comme toi, je m’inscris sur liste d’attente et … j’attends. Il est vrai que c’est plus facile lorsque la boite est déjà bien garnie et que la fougue de la jeunesse s’est quelque peu calmée.

    Et puis, par pur plaisir, j’ai acquis des Tudor BB58 et 54 dont je considère qu’elles représentent le "Rolex d’avant" sans connaitre les problèmes des nouveaux mouvements 32XX qui font l’objet d’un large débat.

    #420005040255
    Nouch30
    Membre
    didou a écrit:

    Je suis parfaitement d’accord: mon seul achat d’une Rolex non neuve fut celle d’une 5 chiffres qui n’est plus fabriquée et que j’ai raté à l’époque : j’étais rentré pour elle en 2004 et je suis sorti avec … une Milgauss cadran noir que je ne regrette nullement car je suis quelquefois proche des champs magnétiques.

    Tout comme toi, je m’inscris sur liste d’attente et … j’attends. Il est vrai que c’est plus facile lorsque la boite est déjà bien garnie et que la fougue de la jeunesse s’est quelque peu calmée.

    Et puis, par pur plaisir, j’ai acquis des Tudor BB58 et 54 dont je considère qu’elles représentent le « Rolex d’avant » sans connaitre les problèmes des nouveaux mouvements 32XX qui font l’objet d’un large débat.

    C’est vrai que l’age aidant et la boite bien garnie, ça aide à être serein dans sa demande… et ça facilite de fait l’obtention.

    #420005040256
    JanuarySnow
    Membre
    Nouch30 a écrit:
    Moi j’ai toujours été clair avec les différents AD visités:

    – je refuse d’acheter au gris et je préfère ne pas avoir la montre
    – il est exclu que j’achète d’autres choses pour avoir la montre souhaitée
    – ça ne me dérange pas d’attendre, si je l’ai c’est bien, si je ne l’ai pas tant pis

    Complètement d’accord.
    Jouer avec ça c’est rentrer dans le jeu des AD et on peut dire que certains ne sont pas réglos. Il y a eu des abus, sans doute beaucoup trop, et c’est sans doute une des raisons qui poussent les Maisons horlogères à développer leurs propre boutique depuis quelques années maintenant afin de reprendre les choses en main. Sauf qu’en contre partie, ce développement peut faire mal aux AD multi-marques.

    #420005040257
    Carbene
    Membre

    Il y a un hic à ce que Rolex, via Bucherer, soit le distributeur exclusif de ses montres: ouvrir des boutiques partout dans le monde. Car Rolex produit beaucoup donc il faut une présence physique importante pour vendre.

    Ce n’est pas une mince affaire car il faut trouver des emplacements stratégiques (pas simple et cela coûte très très cher). Il faut aussi former le personnel qui inclus les vendeurs/vendeuses mais aussi les horlogers (car il faut des horlogers sur place pour faire les réparations courantes).

    C’est une logistique énorme qui demande un investissement non seulement financier mais humain.

    L’avenir nous diras comment la distribution sera faite mais je pense que les gros AD resteront.

    #420005040261
    geoff111
    Membre

    Je suis surpris de lire que les AD Rolex “assument” un risque (via le stock – si tant est qu’il existe). Chaque modèle qui arrive est vendu en flux tendu.

    Il n’y a pour une marque du calibre de Rolex aucun intérêt à sous traiter cette partie. Certes l’investissement dans nombre de boutiques physiques est cher, mais vu la trésorerie qui s’en dégage… c’est vite renfloué !

    Y-a-t’il besoin d’avoir des boutiques à chaque coin de France ? J’en doute… et les réels clients se déplaceront dans une grande ville proche dans tout les cas, comme un pèlerinage, ce qui fera grandir le sentiment d’avoir quelque chose d’unique, alors qu’on achète de l’industriel.

    #420005040259
    didou
    Membre

    Il n’y a qu’à regarder la mode pour comprendre : les belles boutiques de centre ville multi-marques diffusant les griffes moyen et haut de gamme ont presque toutes disparues. Ce n’est pas vraiment le cas des horlogers-bijoutiers mais cela pourrait ne pas perdurer.

    Désormais, nombre fabricants diffusent en direct dans tous les domaines. Ce phénomène vise à supprimer progressivement les intermédiaires et à obtenir la main mise sur tous les compartiments de la distribution en symbiose avec l’image et l’esprit marketing.

    En distribuant en direct, Rolex et les autres adhèrent au principe de la double marge (celle de l’AD en plus de celle d’usine) car les volumes ne pouvant monter jusqu’au ciel soit à cause d’un problème de production comme chez Rolex ou d’un problème de pouvoir d’achat, c’est désormais sur la marge phénoménale qui est dégagée que se situe le terrain de jeux.

    #420005040260
    Nouch30
    Membre
    didou a écrit:
    Il n’y a qu’à regarder la mode pour comprendre : les belles boutiques de centre ville multi-marques diffusant les griffes moyen et haut de gamme ont presque toutes disparues. Ce n’est pas vraiment le cas des horlogers-bijoutiers mais cela pourrait ne pas perdurer.

    Désormais, nombre fabricants diffusent en direct dans tous les domaines. Ce phénomène vise à supprimer progressivement les intermédiaires et à obtenir la main mise sur tous les compartiments de la distribution en symbiose avec l’image et l’esprit marketing.

    En distribuant en direct, Rolex et les autres adhèrent au principe de la double marge (celle de l’AD en plus de celle d’usine) car les volumes ne pouvant monter jusqu’au ciel soit à cause d’un problème de production comme chez Rolex ou d’un problème de pouvoir d’achat, c’est désormais sur la marge phénoménale qui est dégagée que se situe le terrain de jeux.

    ça ne fonctionne que si la marque est suffisamment forte

    Quand je dis forte ça signifie pouvoir générer suffisamment de volume pour faire tourner une boutique sur ses seuls produits.

    Pas évident même pour Rolex dans certains coins, genre chez moi en Lorraine.

    Les AD locaux s’en sortent bien apparemment, mais ils sont multimarques + bijouterie.

    Est-ce que les 2, ou même un seul des deux pourrait faire tourner une boutique sur la seule marque Rolex, j’ai de gros doutes.

    D’autant que contrairement aux grandes villes comme Paris/Lyon, on croise très peu de belles montres au poignet des gens, et pour rester chez Rolex, croiser un modèle en or est rarissime (je me demande d’ailleurs à qui sont vendus ceux en vitrine mais c’est un autre sujet)

    Autre élément de réflexion, à les écouter, et je veux bien les croire, Rolex a imposé des travaux conséquents avec des aménagements coutant une fortune (on m’a annoncé entre 0,5 et 1 M€ pour celle rénovée il y a peu), j’ose espérer pour eux qu’ils ont en contrepartie un engagement de la marque sur plusieurs années… (et en volume de livraison)

    #420005040258
    Nouch30
    Membre
    Carbene a écrit:
    Il y a un hic à ce que Rolex, via Bucherer, soit le distributeur exclusif de ses montres: ouvrir des boutiques partout dans le monde. Car Rolex produit beaucoup donc il faut une présence physique importante pour vendre.

    Ce n’est pas une mince affaire car il faut trouver des emplacements stratégiques (pas simple et cela coûte très très cher). Il faut aussi former le personnel qui inclus les vendeurs/vendeuses mais aussi les horlogers (car il faut des horlogers sur place pour faire les réparations courantes).

    C’est une logistique énorme qui demande un investissement non seulement financier mais humain.

    L’avenir nous diras comment la distribution sera faite mais je pense que les gros AD resteront.

    Il y a une stratégie simple:

    1/ tu fais ouvrir des boutiques Rolex exclusives par les AD (qui prennent les risques financiers)

    2/ si refus tu enlèves la distribution de la marque aux multimarques

    3/ une fois que le boutique a trouvé son rythme de croisière, et fonctionne, tu rachètes.

    #420005040262
    Nouch30
    Membre
    geoff111 a écrit:
    Je suis surpris de lire que les AD Rolex “assument” un risque (via le stock – si tant est qu’il existe). Chaque modèle qui arrive est vendu en flux tendu.

    Il n’y a pour une marque du calibre de Rolex aucun intérêt à sous traiter cette partie. Certes l’investissement dans nombre de boutiques physiques est cher, mais vu la trésorerie qui s’en dégage… c’est vite renfloué !

    Y-a-t’il besoin d’avoir des boutiques à chaque coin de France ? J’en doute… et les réels clients se déplaceront dans une grande ville proche dans tout les cas, comme un pèlerinage, ce qui fera grandir le sentiment d’avoir quelque chose d’unique, alors qu’on achète de l’industriel.

    Ce n’est pas le risque de la vente de la montre qu’ils assument, là effectivement il y en a peu (pour l’instant)

    C’est le risque du loyer (énorme dans ces quartiers très côtés) + travaux d’aménagement (énorme également) + salaires du personnel etc…

    L’équilibre n’est pas forcément évident à trouver

    #420005040263
    geoff111 a écrit:
    Chaque modèle qui arrive est vendu en flux tendu.

    Non, je pense que la plupart du stock met du temps à se vendre : Rolesor un peu chargé, index diamants… (80 à 90% du stock) ça ne part pas comme des petits pains. Curieusement ce sont même les modèles qu’on voit le plus en vitrine, avec l’étiquette « exhibition only » qui ne trompe personne. Si on rentre dans la boutique et qu’on demande ces modèles « mal aimés », on doit pouvoir repartir avec, même avec le discours de l’AD du genre « elle est réservée jusqu’à demain mais je vais voir avec la Direction ce que je peux faire » (+ le coup de fil le soir ou le lendemain, « vous avez de la chance, elle est disponible »).

    #420005040264
    mathh971
    Membre
    Kami80 a écrit:

    Tu rentres dans une boutique Tudor, 99% du catalogue est disponible à l’achat. Tu rentres chez Rolex, t’auras PEUT-ÊTRE le droit de repartir avec une deux tons ou or disponibles pour -30% sur le gris.

    Au sens usuel du mot, Rolex est exclusif, Tudor non. Sans que ça signifie quoi que ce soit sur la qualité, le prix, ou le rapport qualité/prix.

    Je rencontre 10 fois plus de Rolex dans mon quotidien que de Tudor, rien de plus.
    Mathématiquement, il est donc plus rare de voir des Tudor ce qui rends la marque presque exclusive !

    _________________

    _________________
    Chinois

    #420005040265
    Aaron85
    Membre
    geoff111 a écrit:
    Je suis surpris de lire que les AD Rolex “assument” un risque (via le stock – si tant est qu’il existe). Chaque modèle qui arrive est vendu en flux tendu.

    Il n’y a pour une marque du calibre de Rolex aucun intérêt à sous traiter cette partie. Certes l’investissement dans nombre de boutiques physiques est cher, mais vu la trésorerie qui s’en dégage… c’est vite renfloué !

    Y-a-t’il besoin d’avoir des boutiques à chaque coin de France ? J’en doute… et les réels clients se déplaceront dans une grande ville proche dans tout les cas, comme un pèlerinage, ce qui fera grandir le sentiment d’avoir quelque chose d’unique, alors qu’on achète de l’industriel.

    Je suis d’accord avec toi : Rolex n’a pas besoin d’un maillage aussi large que d’autres marques pour écouler sa production. Vu la demande et l’image de la maison, quelques boutiques stratégiquement placées suffiraient.

    On peut imaginer un réseau réduit, par exemple :

    • une flagship à Paris,
    • une à Lyon (carrefour régional et international),
    • une vers Bordeaux (clientèle locale et passage international),
    • et une dans le Sud / Monaco (fort pouvoir d’achat, clientèle touristique).

    Les clients réellement motivés se déplaceraient sans problème – un peu comme un pèlerinage, ce qui renforcerait encore la dimension exclusive de l’expérience.

    D’ailleurs, Patek Philippe n’a qu’une seule boutique en France et cela ne freine pas ses ventes, malgré une production annuelle bien plus restreinte (~65 000 pièces/an contre plus d’un million pour Rolex). Évidemment, l’échelle n’est pas la même, mais avec sa puissance de production et de trésorerie, Rolex pourrait sans difficulté gérer 4 grandes boutiques phares en France et contrôler totalement son image, sans dépendre d’AD.

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