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- Ce sujet contient 45 réponses, 16 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
BenoÅ2, le il y a 12 années et 4 mois.
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21 février 2014 à 23h30 #420002558134
Torzio
MembreL’horlogerie ou l’artisanat n’ont rien à voir avec la médecine. L’artisanat a une obligation de résultat, la médecine une obligation de moyens. Les uns ont des clients, les autres des patients.
@+
JC22 février 2014 à 0h16 #420002558135Saturne
MembreBeau déterrage d’un sujet de 10 ans d’âge!
Je l’avais loupé à l’époque.Je vois que n’a pas été évoquée une des raisons principales de la non-lubrification des dentures en horlogerie : le type d’engrenages employé.
En mécanique générale, on emploie beaucoup de dentures en « développante de cercle ». Dans ce type d’engrenage, il y a frottement entre les dents des deux pignons au point de contact. D’où la nécessité de lubrifier.
Traditionnellement en horlogerie, on employait des dentures avec un profil en épicycloïde dont la particularité est qu’il n’y a pas de frottement au niveau des dents, elles « roulent » l’une sur l’autre sans que les points de contact ne glissent l’un par rapport à l’autre (dans la théorie, si l’on considère des dents parfaites, un entraxe exact et aucun jeu). C’est pour cette raison que la lubrification n’est pas nécessaire, et c’est aussi pour ça que ces dentures s’usent très peu.
C’est un peu moins vrai aujourd’hui car les dentures utilisées actuellement sont basées sur des normes un peu différentes. Mais le frottement des surfaces, s’il existe, reste minimal.22 février 2014 à 11h43 #420002558136pilàlheure
Membresympa d’avoir exhumé ce sujet intéressant
22 février 2014 à 17h26 #420002558137Well
Membre- Saturne a écrit:
- en horlogerie, on employait des dentures avec un profil en épicycloïde dont la particularité est qu’il n’y a pas de frottement au niveau des dents, elles « roulent » l’une sur l’autre sans que les points de contact ne glissent l’un par rapport à l’autre (dans la théorie, si l’on considère des dents parfaites, un entraxe exact et aucun jeu). C’est pour cette raison que la lubrification n’est pas nécessaire, et c’est aussi pour ça que ces dentures s’usent très peu.
c’est magnifique, je suis émerveillé par ce que les anciens ont pu réaliser. Si moi-même je voulais tailler une roue d’environ 30 dents, en revenant au point de départ, j’aurais un écart en plus ou en moins. Que dire de percer un trou de pivot minuscule (et propre) pile au bon endroit !
6 juin 2014 à 22h59 #420002558093willbur
MembreJe me pose la question suivante :
Pourquoi sur les montres, ne lubrifie-t-on pas les pignons/engrenages au niveau des dents ?
Dans l’industrie lorsque des engrenages sont utilisés généralement ils sont lubrifiés.
Une boite de vitesse de voiture baigne dans l’huile, les engrenages dans les jouets sont graissés,….La question n’est pas venue toute seul, j’ai un mouvement qui s’arrête après quelques secondes/minutes et le blocage semble venir du train de roue.
Les pivots ayant été nettoyés et huilés, mon hypothèse se porte donc sur un problème au niveau des dents.
Comme j’ai rien a perde, je vais essayer de les lubrifier mais la question initiale reste entière d’un point de vue culture horlogère.Merci de vos lumières.
6 juin 2014 à 22h59 #410000104380willbur
Membre- carlgustav a écrit:
- Le train de rouage, au niveau des engrénements pignon / planche n’a pas à être lubrifié, puisque constitué de deux métaux différents, laiton et acier, d’un coefficient de frottement excellent, sans la moindre lubrification.
bonne nouvelle, le malade a passé la nuit sans nécessiter de réanimation. C’est que j’ai trouvé hier les causes de sa maladie : cholestérol + caillot .
concernant le cholestérol, ce n’est pas moi qui lui en ai donné. Peut-être son propriétaire précédent. Il se passe qu’en observant la rotation de la roue de l’ancre, j’ai constaté qu’elle n’avançait pas rapidement d’un coup, malgré un ressort neuf. ce qui fait que mon carillon faisait :
tic … tac tac
tic … tac tacla branche gauche de l’ancre heurtant la dent pas suffisamment passée avant de descendre dedans, d’où double bruit tac tac
en observant ça longuement, j’ai été interloqué par le fond de l’engrenage acier qui semblait brillant (cholestérol); Essuyé, le chiffon était noir (caillot).en fait une histoire de grain de sable, avec effet identique par quelques poussière agglutinées.
vu cette roue d’ancre en bout de chaîne, la force motrice est faible, un rien la perturbe
6 juin 2014 à 23h17 #420002558094Kofi
MembreBonjour,
Sur les engrenages en industrie les pressions en jeu sont relativement élevées, l’huile évite l’usure des pignons en formant un film protecteur. Sur une montre au vu des force, j’imagine que ce n’est pas nécessaire, surtout que l’huile va avoir tendance à coller les impureté et avec le temps il y aura un risque plus important de collage des dents avec la dégradation de celle-ci.
7 juin 2014 à 2h44 #420002558095carlgustav
MembreLa différence entre mécanique courante et horlogère : la nature des métaux : laiton sur acier en horlogerie ( » menant / mené « ), alors qu’il s’agit d’acier sur acier en mécanique courante.
Les différences de pression, significatives, évoquées par Kofi, complètent l’argumentation .
7 juin 2014 à 8h34 #420002558096Izzy
MembreJe trouve étonnant que la nature des matériaux joue ici. Car dans le cas acier/acier, comme dans les pignons de renvoi dans la minuterie, ou la chaussée, on ne lubrifie tout de même pas les dents.
Par contre, en effet, quand il s’agit de roue en plastique, on ne lubrifie même pas les pivots
Outre ce qu’avance Kofi, il faut aussi peut-être aussi voir avec le jeu qui existe entre les dents qui s’engrènent. Jeu qui, je pense, n’existe presque pas en mécanique courante.
Ou la forme des dents qui induit un contact minime entre les dents…
7 juin 2014 à 9h07 #420002558097Bernard
MembreBonjour,
Exception ????….
J’ai toujours lubrifié le taillage bréguet entre l’ hélice et le pignon-coulant , ainsi que la bascule et le pignon coulant …
bm7 juin 2014 à 12h35 #420002558098Izzy
MembreC’est normal qu’il faille lubrifier la denture breguet entre le pignon coulant et le pignon de remontoir car lorsqu’on tourne la couronne dans le sens inverse du remontage, il y a frottement fort entre les dents des 2 pignons.
7 juin 2014 à 22h35 #420002558099willbur
MembreMerci pour vos retours.
Dans l’industrie on utilise aussi des bagues en bronze auto-lubrifiante, est-il possible que les dentures horlogères utilisent la même technique ?
Le frottement génère toujours de l’usure après ça prend plus ou moins de temps pour que cette usure soit néfaste.
7 juin 2014 à 22h58 #420002558100isosta
Membre- Bernard a écrit:
- Bonjour,
Exception ????….
J’ai toujours lubrifié le taillage bréguet entre l’ hélice et le pignon-coulant , ainsi que la bascule et le pignon coulant …
bm
non pas exception Bernard coté minuterie je lubrifie également quasiment tout:
tige, creusure du pignon coulant, denture de l’hélice, axe de la roue de renvoi, axe de la roue roue de minuterie
appui du ressort sur la bascule, dents d’arrêt du frein de tirette et pas de vis de la vis de tirette.
plus la chaussée (dessous)
très peu de graisse j’en met quand mêmerien par contre sur la roue des heures .
Isosta
8 juin 2014 à 0h02 #420002558101Izzy
MembreSous la chaussée, c’est pas utile je pense. Mais sur l’épaulement de la chaussée, oui. Là où vient frotter la roue des heures.
Au fait, c’est quoi que vous appelez l’hélice?
8 juin 2014 à 1h14 #420002558102isosta
Membre- Izzy a écrit:
- Sous la chaussée, c’est pas utile je pense. Mais sur l’épaulement de la chaussée, oui. Là où vient frotter la roue des heures.
Au fait, c’est quoi que vous appelez l’hélice?
hélice = pignon de remontoir
tu as intérêt à lubrifier la chaussée ( si lanternée) si tu ne veux pas refaire le lanternage souvent (au mieux)
ou la gripper et casser les dents de la roue de minuterie (au pire) . C’est du vécu !Isosta
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