FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Les sujets « historiques » n’intéressent-ils personne ?
- Ce sujet contient 23 réponses, 21 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
dedune, le il y a 8 années et 11 mois.
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27 octobre 2017 à 1h13 #410000129579
ZEN
MembreLes sujets historiques roulent-ils sur les voies de l’indifférence ? Je ne compte plus le nombre d’amateurs de montres qui s’interrogent sur le passé de la marque de leur montre ou sur l’histoire de leur modèle. Je reçois de très nombreux mails sur l’histoire des montres dus autant à internet qu’aux articles publiés sur le sujet et je ne parle même pas du livre Zenith qui 2 ans après sa parution me vaut toujours autant de questions et de mails parfois très touchants à l’image de cet ancien magistrat anglais qui, il y a quelques semaines, m’expliquait que ce livre lui avait fait un immense plaisir.
Dénicher des anecdotes, aller à la pêche aux bonnes histoires, fouine dans des archives, échanger avec des conservateurs de musées, des archivistes de marques, remonter la traçabilité de montres depuis leur vente il y a parfois plus de 100 ans, reconstituer leur histoire pour mieux la raconter serait une voie sans issue selon certains et bien au contraire une manière originale d’aborder le sujet horloger et donc très attendu par d’autres.
Et vous qu’en pensez-vous ?
27 octobre 2017 à 1h22 #420003716349arbigoud
Membre- ZEN a écrit:
- Dénicher des anecdotes […] serait une voie sans issue […]
l’auteur cherche-t-il pour lui ou pour les autres, pour son plaisir personnel, pour la transmission … pour les sous, pour une certaine forme de reconnaissance ?
Aborder le sujet horloger d’un point de vue historique, et avec la méticulosité d’un chercheur zélé ne saurait être considéré comme quelque chose de « mal » …
Démarche attendue, je ne sais pas, pas pour ma part, mais bienvenue quand les histoires nous sont données à lire, naturellement
27 octobre 2017 à 1h46 #420003716350Daniel.Lohill
Membre- ZEN a écrit:
- Dénicher des anecdotes, aller à la pêche aux bonnes histoires, fouine dans des archives, échanger avec des conservateurs de musées, des archivistes de marques, remonter la traçabilité de montres depuis leur vente il y a parfois plus de 100 ans, reconstituer leur histoire pour mieux la raconter serait une voie sans issue selon certains et bien au contraire une manière originale d’aborder le sujet horloger et donc très attendu par d’autres.
Pour moi, tout réside dans ce paragraphe.
Aujourd’hui, il m’est impossible de concevoir l’achat d’une montre sans étudier l’histoire de la marque, du modèle, du mécanisme.
D’ailleurs, plus le temps avance et plus j’aime cette phase de recherche qui s’apparente plus à une chasse aux trésors qu’autre chose.27 octobre 2017 à 1h48 #420003716351l’ébat de coin
MembreTout dépend de la place de la marque dans l’Histoire de l’horlogerie . L’histoire de Festina ne m’intéressera pas vraiment . Il en va autrement de Rolex , Zénith … etc …
27 octobre 2017 à 2h33 #420003716352Jicé
MembreQu’entends tu par « sujet » ?
Un axe de recherche, un travail d’historien ? Dans ce cas, c’est à mon avis un travail mené dans l’ombre et animé par la passion. Le premier intérêt de la démarche est scientifique : il révèle des trajectoires ou rétablit des vérités notamment au travers de petites histoires. Le public est restreint. L’autre intérêt de cette démarche – je fais court – est la récupération mercatique du travail : les marques surlignent au fluo dans les textes, les faits qui les intéressent et une synthèse est rapidement faite cuisinée à la sauce com’ ; il en va de même pour le client ou amateur, qui espère dans un article trouver une émotion ou une information de laquelle il synthétise ses phantasmes (ok ok, c’est brossé à gros traits, mais je fais court). La magie opère quand le message de la marque retrouve les espoirs du clients.
Une montre historique ? Type Kon-tiki, explo I, fifty fathom, speed… ? On nous a tellement bassiné avec « soyez un explorateur au guidon de votre scoot avec au poignet notre Mosbilo One »‘ qu’on en a le tournis. En fait, et c’est mon avis, ces montres, on les connait tous. Elles saturent notre imaginaire horloger et on se dit que pour le prix, on va acheter du gris, ou un autre modèle moins à la lumière, un modèle que la marque n’a pas torturé, qu’elle a laisser tranquille depuis plein d’années. De plus, à part quelques modèles, ces sujets historiques n’ont plus grand chose à voir avec leurs aïeuls, surtout pas le mouvement. Bref, on se fait enfler. Non mais Ok Ok, je fais toujours à gros traits
Quand je feuillète, ou lis un bouquin sur l’horlogerie… je me dis : il y a eu les pionniers (à la lueur de la bougie), la première phase industrielle (celle à la ouille blanche), la deuxième phase industrielle (quand les enfant avait à leur 1re communion une Jaz), puis la révolution quartz. Depuis… on se rachète, on fusionne, on fait de la communication… Seul quelques marques indépendantes et Zenith ou encore Swatch méritent leur place dans ces bouquins.
27 octobre 2017 à 2h54 #420003716353Manivel
MembreAu delà du contenu, je pense que ton talent de plume est toujours un régal a lire…
…et d’autant plus si le sujet est historique et documenté.
27 octobre 2017 à 3h08 #420003716354georges zaslavsky
MembreJ’ai voté oui car étant un grand passionné d’horlogerie ancienne, il est inconcevable que j’achète une marque ou un modèle sans en connaître l’histoire.Merci encore pour tes excellents articles très détaillés
27 octobre 2017 à 4h12 #420003716355GMT
MembreJ’ai répondu un petit « oui » car pour moi la question est plus sur la forme que sur le fond desdits sujets…
1 novembre 2017 à 13h03 #420003716356corsaire75
MembreBonsoir Zen,
Ce travail d’historien et de recherche me plaît beaucoup (voir mes sujets concernant le chrono Tutima Dod, l’Omega Marine Chronometer, l’Hamilton Otis, et l’IWC Porsche Design Compass).
Je l’assimile à un autre de mes hobby qui est la généalogie, alliée à l’héraldisme.
1 novembre 2017 à 19h05 #420003716357Cedric92
MembreJ’ai hésité et fini par voter « non » car même si j’adore l’Histoire en général et celle de l’horlogerie en particulier, je suis souvent agacé par le côté très romancé voire lourdement émotionnel qui revient un peu trop souvent à mon goût. Sans doute mon côté scientifique.
1 novembre 2017 à 21h08 #420003716358ZEN
MembreJe comprends ce point de vue mais il est quasi impossible d’intéresser le public cible avec un mémoire de doctorat. Les recherches scientifiques sont en général faites de manière correcte mais toute la difficulté est à partir du fruit des recherches faites sur archives, de leur donner une dimension vivante. Faire un catalogue raisonné ou une liste à la Prévert de montres et/ou calibres est beaucoup plus confortable à écrire que de rechercher un axe de communication à partir du fruit de ses recherches.
Le travail est très ingrat. On passe des heures sur des pistes sans issue mais il peut aussi donner lieu à de belles découvertes. En travaillant avec les services des archives du Sénat américain ou de l’US Navy, on a toutes les chances de tomber sur des perles. C’est chronophage et passionnant, il reste à le traduire en écriture qui va faire partager cet intérêt.
Les marques le font parfois maladroitement quand les scribes auxquels elles font confiance sont en sous-culture chronique mais lorsqu’elles se donnent les moyens cela peut donner une communication dynamique, historique et prospective qui donne aux montres actuelles une autre dimension.
Il ne faut donc pas tout mettre dans le même panier et une chronique historique bien faite doit susciter les envies.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).3 novembre 2017 à 13h52 #420003716359PIERROT585
MembreOui c est l histoire d une passion
3 novembre 2017 à 15h16 #420003716360Boc21
MembreJ’ai voté « oui » mais malheureusement ce vote ne reflète pas ma pensée, il me faudrait voter dix fois, cent fois « oui ».
Ce qu’était l’horlogerie…ce qu’elle signifiait…c’est simple plus on remonte dans le passé plus je trouve d’intéret et de sens à l’horlogerie.
Ses débuts putain…les débuts de l’horlogerie…ils ont juste tout rendu possible…là tout ce qu’il y a autour de nous…le monde que nous connaissons…rien que ça…
Une copie du lever et coucher du soleil, rien que ça…les tous débuts de l’horlogerie, représenter le soleil qui se lève et se couche. Un progrès aussi important que lorsque les grecs ont compris la notion de rapport mathématique et dressé des cartes à échelle…leur donnant prise sur le monde.
Là on a eu non la conquête de l’espace, la géographie, mais la conquête du temps, et avec l’évolution des mécanismes de précision on a pu se repérer sur les océans, faire des choses…tant de choses…
Qu’est-ce que le présent de l’horlogerie ?
On en est arrivés aux orgies débiles, aux ambassadeurs attardés, aux éditions limitées pour des raisons toutes plus débiles les unes que les autres, la course au cash en espérant hameçonner un client que l’on va amorcer avec des appats toujours plus cons et insensés possibles, dans les zones où l’on trouve les nouveaux riches les plus cons de la planète.
Un peu ouais que je m’interresse à l’histoire de l’horlogerie : le reste, à savoir son présent, est principalement une putain de plaisanterie qui crache au visage de ce qu’elle a été.
Ce n’est déjà pas si mal…au moins il y a de quoi rire…rire jaune mais rire vraiment.
Merci à Mosbilo au passage.
Et merci à tous les horlogers talentueux qui arrivent encore à faire rêver avec de belles créations en dépit d’un environement de merde.3 novembre 2017 à 21h02 #420003716361H544
MembreJ’ai répondu oui sans hésitation aucune.
L’Histoire d’une Manufacture, d’une montre, d’une gamme tout autant que les personnages ayant un rapport étroit avec l’horlogerie sont de grand intérêt pour moi.
J’ai bon nombre d’ouvrages sur le sujet dont la fameuse saga Zenith, qui représente le modèle même d’un beau livre dédié à l’histoire d’une Manufacture. (sans les inconvénients de n’être pas traduit en français, d’être vendu à un prix prohibitif, ou de traiter le sujet avec légèreté, écueils rencontrés avec d’autres…)
J’ai d’ailleurs commandé cette semaine le nouveau livre « A Man and His Watch » de Matt Hranek paru cette semaine aux USA. Sujet historique serait peut-être un peu prétentieux pour ce dernier car il relève plus de l’histoire d’hommes et de leur montre.
Ma grande déception fut de ne pas voir le projet de ZEN se concrétiser autour des anecdotes historiques liée à la marque Omega. Cette approche du récit un peu plus romanesque mais sans s’éloigner de la vérité historique m’aurait passionné. (Dans le même esprit que le dernier Ken Follett que je lis en ce moment dans un autre registre historique).
Je ne pense pas être le seul dans ce cas mais il est vrai qu’il faut un catalyseur pour réveiller cet intérêt pour les sujets historiques liés à l’horlogerie auprès d’un plus grand nombre.
A défaut d’un livre sur les anecdotes Oméga, un billet mensuel comme Mosbillo peut le faire sur les travers des directions horlogères?
3 novembre 2017 à 23h32 #420003716362ZEN
MembreTout espoir n’est pas perdu avec Omega. Un extrait du livre va paraître en 13 langues en plein partenariat avec Omega. La suite pourrait être favorable.
J’ai en réserve des histoires qui peuvent nourrir une série de livres sur diverses marques. J’ai glané des choses incroyables et elles seront publiées.
La difficulté est l’édition car les coûts sont élevés dès qu’on fait appel à de l’illustration et qu’il faut acheter des images. Les éditeurs ne peuvent porter seuls ce type de livres que si on fait appel à des banques d’images et si on reste sur des contenus bas de gamme. Quand on sort de cela, les coûts s’envolent. Il faut donc le soutien financier des marques et la période de crise que nous traversons n’est pas favorable. Wait and see
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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