FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Les Suisses ont du souci à se faire
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alemmar, le il y a 19 années et 7 mois.
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26 mars 2007 à 21h52 #420000146090
Invité
Membre- JuyLe a écrit:
- Heu… On parle de japonais là, pas de chinois… Si ?
Effectivement, je comprends pas moi non plus pourquoi on parle des chinois…
27 mars 2007 à 3h08 #420000146091donaccoustic
Membre- foversta a écrit:
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- JuyLe a écrit:
- Heu… On parle de japonais là, pas de chinois… Si ?
Effectivement, je comprends pas moi non plus pourquoi on parle des chinois…
Peut être parce que l’idée de départ est que les suisses ont du soucis à se faire.
Et que pour illustrer le propos, c’est une montre japonaise qui est exposée…
Donc en soi, ce n’est pas hors sujet…Les chinois ayant des machines anciennes Eta, n’ont pas trop de mal à sortir
des mouvements acceptables, et comme ils ne sont pas plus cons que nous,
les finitions progressent.Quant aux japonais, ils ne nous ont pas atendu pour fabriquer de bonnes montres.
Et comme le dit alemmar Seiko a une gamme des plus étendue…
Ca va de -100€ à +130000€…
Rien que le QP de la gamme Premier est tout de même très chouette.
Certains n’apprécient pas le Kinétic, mais question finition de la boîte et du cadran, c’est vraiment très bien.
Peut être un peu chargé esthétiquement, un peu "on a mis tout ce qu’on a pu",
mais là c’est une question de goût.
Mais la finition elle, ne souffre pas la critique.
J’en ai une, elle fonctionne très bien, et je trouve ça bien pratique le mouvement
pour un QP. Ca me permet de la porter quand ça me prend et ne pas passer 1h à tout régler…Les suisses ont du soucis à se faire, sauf s’ils redescendent sur Terre et se montrent
un peu plus modestes… Pas simple…A+
27 mars 2007 à 6h54 #420000146092alemmar
Membreet encore on a du bol, vu que les modèles méca de seiko ne sont pas commercialisés en Europe ou très peu! J’aimerais bien avoir en main un modèle seiko brighz pour voir:

ou un GS:

source:Seiyajapan.com27 mars 2007 à 7h15 #420000146093JuyLe
MembreJe ne sais pas pourquoi, mais quand je vois ces montres, je pense à ma Seiko 5, alors qu’elles doivent en valoir au moins 10 fois, et la finition et tout doit aller avec… Mais quand même… J’ai du mal à enlever de ma tête que Seiko ne fait pas que des montres à -200€ (et pourtant j’en ai deux). Toujours est-il que j’aimerais bien voir ce que ça donne aussi !
27 mars 2007 à 7h20 #420000146094Time to Time
MembreJ’ai beau avoir eu en main une Grand Seiko, l’avoir ouverte, avoir constaté que, très honnêtement, elle valait largement une bonne Oyster, je n’arrive pas m’enlever de l’idée que ce n’est qu’une Seiko et je ne m’imagine pas avec au poignet, alors qu’elle a tout pour plaire !
Je sais, c’est un préjugé stupide, et une attitude intellectuelle aberrante, mais ce doit être ça la force (ou la faiblesse) de la marque…27 mars 2007 à 7h27 #420000146095jcbiver
Membre- Time to Time a écrit:
- J’ai beau avoir eu en main une Grand Seiko, l’avoir ouverte, avoir constaté que, très honnêtement, elle valait largement une bonne Oyster, je n’arrive pas m’enlever de l’idée que ce n’est qu’une Seiko et je ne m’imagine pas avec au poignet, alors qu’elle a tout pour plaire !
Je sais, c’est un préjugé stupide, et une attitude intellectuelle aberrante, mais ce doit être ça la force (ou la faiblesse) de la marque…
Ce n’est pas un préjugé stupide, bien au contraire. C’est cela l’image, le luxe, la perception. Et il ne suffit pas d’un bon produit (heureusement en quelque sorte, et malheureusement de l’autre côté…).
Car dans l’achat d’une montre qui dépasse quelques centaines d’euro interviennent surtout des raisonnements non rationnels. Et ceux-là, jusqu’à présent, les suisses ont résussis à le développer de manière exemplaire.27 mars 2007 à 8h59 #420000146096Time to Time
MembrePrécision obtenue d’une source japonaise : il ne s’agit pas exactement d’un prototype, mais d’une montre BTO, concept ce qui signifie Build To Order, à savoir qu’elle n’est réalisée qu’à la demande et sur mesures, d’où le prix terrifiant…
Autre précision : il semblerait que ce mouvement Seiko ultra-rapide ait été présenté, à part, à Baselworld 2006, mais pas encore mis en production pour une des collections haut de gamme de la marque. Ce sera peut-être pour cette année…
27 mars 2007 à 9h39 #420000146097Invité
Membre- Time to Time a écrit:
- J’ai beau avoir eu en main une Grand Seiko, l’avoir ouverte, avoir constaté que, très honnêtement, elle valait largement une bonne Oyster, je n’arrive pas m’enlever de l’idée que ce n’est qu’une Seiko et je ne m’imagine pas avec au poignet, alors qu’elle a tout pour plaire !
Je sais, c’est un préjugé stupide, et une attitude intellectuelle aberrante, mais ce doit être ça la force (ou la faiblesse) de la marque…
A que c’est dur d’être rationnel!
Bien entendu l’achat d’une montre -de surcroit mécanique- échappe à l’analyse objective fonctionnelle. Partant de là intervient, qu’on le veuille ou non, l’image de l’objet perçue comme valeur ajoutée au produit.
C’est même la fonction essentielle du marketing horloger (de l’industrie du luxe en général) que de valoriser -au sens strict- le produit, de lui associer une image qui justifiera le montant de la facture. Cette fonction place la traditionnelle stimulation des ventes en retrait, puisque la capacité de production est limitée.
Les japonais n’ont pas compris ce phénomène à temps, et l’affrontent avec Grand Seiko. Sauf qu’ils ont privilégié leur marché intérieur, peut-être en jouant sur le reflexe traditionnel d’achat "nationaliste" à qualité égale, ce qui a permis à GS de se construire une petite image de luxe horloger en Occident.
Mais à l’instar de Toyota/Lexus, le chemin est encore long pour que l’achat d’une GS soit une alternative réelle à une Rolex. Le sera-t-il d’ailleurs un jour?27 mars 2007 à 9h43 #420000146098Spock
MembreJe ne doit pas être encore trop formaté, car le seul truc qui m’empêche (pour l’instant) d’envisager l’achat d’une Grand Seiko, c’est le grand éloignement des vendeurs.
Bon, le prix aussi me freine, mais pas plus que pour n’importe quelle marque. C’est juste une histoire de budget actuellement limité.
Avoir au poignet une "Rolex" japonaise, que quasiment personne ne connait, ça me plairait bien
. L’anti symbole statutaire parfait (chez nous du moins, au Japon c’est sans doute différent).De même que le prix, l’image véhiculée par la marque n’est pas un vrai problème. Au contraire, puisque je considère Seiko comme l’un des fabricants les plus honorables qui soit. Certes, ils ne font pas dans la poésie horlogère, mais ça n’a jamais été le but de la maison. Chez Seiko, il semble que les techniciens est encore la primauté sur le service marketing. Quel amateur irait s’en plaindre ?
Cdlt
27 mars 2007 à 10h15 #420000146099ftikai
Membre- alemmar a écrit:
- et encore on a du bol, vu que les modèles méca de seiko ne sont pas commercialisés en Europe ou très peu! J’aimerais bien avoir en main un modèle seiko brighz pour voir:
J’ai eu la chance de mettre la main sur une Brightz à prix ridicule (moins de 500 eur):

Eh bien, depuis mes JLC 889, Longines 991, ETA 2892 et autres Valjoux sont rangées dans leur boîte, balancier au repos, comme pièces de collection.
D’un côté, porter une Seiko, c’est sacrifier tout le côté Glamour-Sexy de l’objet qui est autour de notre poignet. Mais bon, à mon âge, Glamour-Sexy, je laisse ça aux jeunes premiers.
27 mars 2007 à 10h26 #420000146100ftikai
Membre- Spock a écrit:
- De même que le prix, l’image véhiculée par la marque n’est pas un vrai problème. Au contraire, puisque je considère Seiko comme l’un des fabricants les plus honorables qui soit. Certes, ils ne font pas dans la poésie horlogère, mais ça n’a jamais été le but de la maison. Chez Seiko, il semble que les techniciens est encore la primauté sur le service marketing. Quel amateur irait s’en plaindre ?
Il suffit de mettre la main sur un de leur rapport annuel dans lequel, on voit que leur "mission corporative" est, à travers le temps, "de concevoir et fabriquer des produits qui répondent aux besoins de TOUS", pour comprendre leur approche horloger.
Mais bon, des fois, je me dis qu’ils devraient faire un peu d’effort de marketing, question de remonter leur cote Glamour & Sexy et comme ça je pourrais refiler mes vieilles KingSeiko aux nouveaux amateurs en faisant des bénéfices.
27 mars 2007 à 11h27 #420000146101jemfi
MembreIl ya quand même bien un mystère des montres Japonnaises…
Toutes les marques du soleil levant après avoir mis la déculotée à la suisse avec le Quartz bon marché, Se sont mangés des rateaux quand ils sont venus sur territoire Helvète pour chatouiller le haut de Gamme (rachat de Jean Lassale) et 15 ans de travaille à Genève et maintenant plus rien…….
Je cherche une expliquation……. Je vai allé voir du côté de Mercedes….. y a peut-être une ébauche de réponse en Allemagne…..
A oui eux en moins de 15 ans ils ont relancer le haut de Gamme horlogère…
jemfi
27 mars 2007 à 11h43 #420000146102TechTime
MembreLes Suisses n’ont pas de soucis à se faire.
Pour 90% des gens , une montre de qualités c’est Suisse.Tout comme le bon vin ou le champagne c’est Français (et pourtant il y a des vins étrangers à se rouler par terre comme certains vins Australiens).
Bien sûr que les Suisses perdront quelques parts de marché , mais pas sur le haut de gamme.
Le milieu de gamme peut-être aussi mais ce n’est pas certain.C’est vrai qu’actuellement l’offre sur le milieu de gamme se raréfie et reste le terrain de chasse de peu de marques : Longines , Hamilton , Tag Heuer par exemple.
Je pense que les Suisses , de toute manière , ne lutterons pas trop sur ce créneau si la concurrence venait à se développer : Il vaut mieux vendre une montre à 6000€ que 4 à 1500€….La rentabilité est bien meilleure.Mais pour l’instant les circuits de distribution sont bien ciblés et séparés.
L’image de Seiko est liée aux franchisés et les montres se retrouvent aux côtés de Festina , Yema etc..Alors que la distribution des Suisses est encore le fait d’horlogers joaillers.
Depuis quelques années il y a une véritable refonte de la distribution avec une volonté évidente des grandes marques de limiter les points de vente.
Ainsi dans ma ville de 150000 habitants , en 6-7 ans j’ai vu disparaitre le détaillant Rolex , Breitling et Omega.
Actuellement on ne trouve plus que Omega (1 seul point de vente peu achalandé) , Tag , Longines , Hamilton et MontBlanc.
Ce qui prouve quand même qu’il existe bel et bien un marché pour la moyenne gamme.
La seule question que je me pose , c’est : Est-ce que le fait de ne pas booster le marché moyenne gamme ne va pas entrainer un desintêret progressif de clients potentiels futurs pour le haut de gamme.
Pour pouvoir apprécier la qualité , la technicité des nouvelles JLC , Zenith , Panerai , Omega , Hublot etc , ne faut-il pas un minimum de "culture et connaissance" horlogère que justement ce milieu de gamme peut nous apporter ?
Si il n’y a plus cet intermédiaire , les nouveaux clients sauront-ils apprécier et dépenser directement des milliers d’euros dans le haut de gamme ?
Jean-François.
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« Les bonobos deviendront moins bonobos et les humains moins humains.Nous ne sommes pas si différents que ça. » William Fields , Fondation des grands singes de l’Iowa.27 mars 2007 à 11h47 #420000146103alemmar
Membreeh oui il est difficile de lutter contre la renommée des montres suisses. Elles resteront quoiqu’il advienne un symobole majeur d’excellence, au même titre que les grands crus français, les Ferraris, le foie gras, la Rolls, etc.
N’empêche que sauf erreur de ma part, les GS sont encore montées ou du moins supervisées par les "grands maîtres horlogers" de Seiko, une petite touche d’humain dans un monde de robots…(je n’évoque pas le très très très haut de gamme suisse à 400000€)27 mars 2007 à 12h23 #420000146104Time to Time
MembreExcellente analyse de TechniTime sur l’ancienne "initiation" que constituaient les marques de moyenne gamme pour arriver un jour aux montres de haut de gamme.
Voiture ou montre, sauf exception, on a tous commencé par acheter "petit" avant de monter quelques marches.
C’est là aussi que les Suisses ont du souci à se faire : si tu commences "petit" sans eux, tu rêveras "grand" sans eux. Un amateur élevé à Seiko accompagnera une montée en gamme chez Seiko et il aura du mal à trouver le réflexe Breitling. On voit actuellement Festina monter en gamme avec des boîtes or ou à travers la marque Swiss Made Candino : si les vendeurs font bien leur boulot, les clients glisseront plus facilement d’une gamme à l’autre, mais à l’intérieur d’une même famille.
La pyramide suisse a tendance à s’inverser : une assise en bas de gamme, une énorme tranche en haut de gamme, soit un triangle pointe vers le bas. C’est assez fragile : il suffit de bousculer cette pointe pour que tout tombe…
Si les Japonais peuvent faire des montres comme cette GSX et si les Chinois se mettent à pondre des Sea-Gull Répétition Minutes à 12 000 euros, la "référence suisse" n’est pas forcément éternelle.
Exemple classique : la hi-fi japonaise qui faisait hurler la hi-fi allemande au début des années soixante. Le marché s’est renversé en une quinzaine d’années. Idem pour la photo. Idem pour la voiture entre Japonais et Américains : aujourd’hui, Toyota dépasse GM…
Demain, au tour de l’horlogerie suisse ? -
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