Les risques de la crise sur la qualité (Billet)

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 20)
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    Messages
  • #410000042977
    ZEN
    Membre

    On parle de la crise et de son impact sur les marques et leur existence. Il est au delà de la survie des marques et de leur diversité un risque qui est beaucoup plus présent qu’on ne l’imagine, ce sont les conséquences directes sur la qualité des mouvements.

    Les programmes de réduction des charges intégrent évidemment le coût des personnels, ils intégrent aussi celui des matériaux . Abaisser les coûts est devenu une nécessité quand les chiffres sont en rempli aussi intense que ces dernières semaines.

    Si ce qui est "visible" est peu touché, ce qui l’est moins commencerait a connaitre un laisser aller. On voit arriver ici des écrins qui viennent d’Asie quand il y a quelques semaines encore on ne jurait que par la Suisse. Les bracets acier aussi bien maîtrisés là-bas qu’ici sont petit à petit en train de glisser vers une fabrication Asiatique plus fréquente y compris dans certaines grandes marques et certaines boites elles aussi suivent le mouvement.

    Composants, bracelets, boites, pièces de montres , mouvement parfois pourraient devenir des mixes de produits Chinois qui n’auraient rien à voir avec la contrefaçon.

    Là où les choses peuvent perturber les esprits les plus ouverts, c’est quand les fabricants de contrefaçons sont entre les mêmes mains que celles de certains sous-traitants. Une sorte de Dr Jekyll de la sous-traitance et de monsieur Hyde de la contrefaçon se ferait jour ainsi…

    Le problème de fond, c’est évidemment l’éternelle question du Swiss made. A force de décharner son contenu , on a fini par ne plus lui donner aucun sens décodable des clients de sorte que le public ne fait plus la différence entre "Swiss made", "Swiss Mvt" ou "Swiss" voire "Swiss concept"… Avant de trouver "My tailor is Swiss" ou toute expression évoquant une référence Swiss, il faudra bien que l’industrie se mette d’accord pas tant pour se protéger que pour offrir de vraies garanties aux clients.

    Finalement c’est bien le client qui reste celui auquel on doit la vérité et toute la vérité. Combien de grandes marques reconnaissent avoir recours à la sous-traitance Chinoise. Très peu en fait voire aucune. Pourtant , il y a bien une forte activité qui s’évade hors de Suisse pour la fabrication de nos montres. A croire pour qu’on le cache à ce point que la qualité d’un produit ne serait pas la même selon qu’il est fabriqué avec les mêmes normes "in" ou "out" du territoire Helvétique.

    Si la qualité est rigoureusement la même alors qu’on nous le fasse savoir !

    #420000705028
    Boogie
    Membre

    Je ne vois aucun souci de ce côté-là..

    Pour abaisser les coûts, il faudrait produire en Chine, mais c’est déjà ce qui se faisait du temps de la haute conjoncture.

    pour abaisser encore les coûts, il faudrait trouver de nouveaux sous-traitants chinois, plus avantageux, et quand on regarde les reportages de " Capital ", sur M6, ce n’est pas évident, ça cloche toujours à quelque part.

    De plus, il faudrait mettre en place des lignes de montage et le temps perdu à tout leur expliquer n’en vaut pas la peine..

    Pour finir, la crise aura ceci de bon qu’elle va plutôt amener les marques à se concentrer sur la qualité, faute de pouvoir vendre les volumes qu’elles faisaient il y a encore quelques mois.

    Auparavant, il fallait PRODUIRE et LIVRER. Aujourd’hui, on a le temps de soigner la qualité

    #420000705029
    ftikai
    Membre

    Il y a risque si les marques décident de couper là où il ne fallait pas.

    Moi, personnellement, je m’en fous de la qualité, du moment que les Anna continuent à se poser pour Rolex et Omega.

    #420000705030
    Invité
    Membre

    je crois qu’en période un peu plus difficile il ait capital de renforcer la qualité au risque de voir definitivement partir des clients.

    #420000705031
    TheFab
    Membre

    Je crois que les moments de crise sont une opportunité pour les marques de se concentrer un peu plus sur la Qualité, vue que la concurrence se fait plus féroce lorsque le marché s’amoindrit.

    Biensûr cela dépend aussi de quelle pérénité le propriétaire / financier / investisseur veut bâtir pour la marque en question. Faire fabriquer à moindre coût aura un impact positif sur le court terme (coût de fabrication en baisse), mais quid du volume perdu lorsque les clients se rendront compte que la Qualité n’est pas au Rendez-Vous et que le prix de l’objet n’aura pas baissé…

    Messieurs les fabriquants, à vos tablettes !!

    Fabien

    #420000705032
    Boogie
    Membre

    La qualité n’a pas forcément de rapport avec le prix, hélas, mais si l’on veut conserver ses marges ne taillant dans les coûts de production des montres, trouver là où c’est moins cher, le sous-traitant le plus avantageux, on risque effectivement un sacré retour de flammes

    #420000705033
    Jean Patrick
    Membre

    Le swiss concept on va finir par le voir apparaitre. C’est un peu comme Apple avec sont "Designed by Apple in California" La classe…suivi de "Assembled in China"!

    #420000705034
    wwinder
    Membre

    Que quelques posts et une quasi unanimité pour dire:"renforcer la qualité pour s’en sortir".
    Je ne suis pas certain que quelques grands groupes et leurs actionnaires aient le même point de vue et appliquent cette politique.
    Nous verrons bien!

    #420000705035
    jimbo78
    Membre

    Je ne connais pas le monde des montres en particulier et du luxe en général, mais bien souvent les entreprises ont des vues à court terme, souvent imposées par leurs actionnaires.
    La solution de facilité est bien évidemment la réduction des coûts. Je rejoins Zen sur cette analyse générale.

    Maintenant le monde du luxe ne joue que sur l’image des marques. Peuvent-ils se permettre de la galvauder sans en payer très cher les conséquences lors de la reprise ?

    C’est une bonne question.

    #420000705036
    kjeldor
    Membre

    AMHA, il va y avoir des coupes dans les marges et dans les R&D farfelues! Chinois

    #420000705037
    wwinder
    Membre
    jimbo78 a écrit:
    Je ne connais pas le monde des montres en particulier et du luxe en général, mais bien souvent les entreprises ont des vues à court terme, souvent imposées par leurs actionnaires.
    La solution de facilité est bien évidemment la réduction des coûts. Je rejoins Zen sur cette analyse générale.

    Maintenant le monde du luxe ne joue que sur l’image des marques. Peuvent-ils se permettre de la galvauder sans en payer très cher les conséquences lors de la reprise ?

    C’est une bonne question.

    Je partage!
    Cependant pour reprendre un sujet déja évoqué, où se situe le luxe, le grand luxe, le prestige, la haute horlogerie.
    Dans la fourchette de prix entre 2000 et 5000€, somme déja collossale pour les profanes, certains membres de votre famille Laughing et une majorité de la population, la rationalisation a déja commencé.
    Exemple:
    Mettre un 2824, son clone ou un dérivé et vendre ça 2000€ ou plus, c’est déja pas mal.
    Manque plus que ces mêmes mouvements soient fabriqués en Asie dans une entreprise "de qualité", et le tour est joué.
    Pour les montres, il en est vraisemblablement comme de la haute couture:
    Je ne suis pas certain que ce soit sur les montres à 200000€ qu’on fait les meilleures marges (je parle des sérieux, pas de ceux qui confondent marketing et colombophilie)

    #420000705038
    TheFab
    Membre
    kjeldor a écrit:
    et dans les R&D farfelues! Chinois

    Tiens d’ailleurs, est-ce que l’on ne risque pas de voir une certaine uniformisation des nouveaux modèles, vers du classique (valeur sûre) et pas vers certains design improbables qui ont eu du succès grâce à la vague horlogère de ces dernières années ?

    Fabien

    #420000705039
    kjeldor
    Membre
    TheFab a écrit:
    kjeldor a écrit:
    et dans les R&D farfelues! Chinois

    Tiens d’ailleurs, est-ce que l’on ne risque pas de voir une certaine uniformisation des nouveaux modèles, vers du classique (valeur sûre) et pas vers certains design improbables qui ont eu du succès grâce à la vague horlogère de ces dernières années ?

    Fabien

    Attention toutes références à la Gamme Défy te vaudra un bannissement de 3 jours! Mr. Green Mr.Red

    #420000705040
    gregorypons
    Membre
    Boogie a écrit:
    Auparavant, il fallait PRODUIRE et LIVRER. Aujourd’hui, on a le temps de soigner la qualité

    Très grave illusion !

    En ce moment, il faut livrer à tout prix, pour pouvoir facturer en urgence…
    C’est pas une impression : c’est de la chose vue à Genève (Meyrin) : il y a si peu de clients qui commandent qu’on les sert en priorité. C’est tout juste si on n’envoie pas un horloger terminer de visser le fond dans l’avion…
    Normal : quand il s’agit d’une facture de 100 000 ou 200 000 CHF ou euros, il y a urgence à encaisser le chèque du détaillant ou du client final si c’est une commande spéciale…

    Moralité : c’est le client qui fait le contrôle qualité final – et la pièce reviendra au SAV une fois ou deux pour que tout soit parfait… Tant pis pour lui. En attendant, la marque aura encaissé la monnaie.

    Conclusion : 2 grands perdants dans cette crise
    – le Swiss Made (Zen a raison, c’est même pire que prévu avec le rapatriement en Chine de composants, par des marques insoupçonnables).
    – la qualité.

    Pour info, relisez l’interview du président de Bulgari qui racontait comment il avait arrêté de polir les maillons intérieurs de ses bracelets pour gagner trois sous en production…

    .

    #420000705041
    yamahi5513
    Membre

    quid 2
    il faut juste que les marques rognent sur la "marge de reve" pour augmenter la qualité, sans augmenter l’addition final!
    innover innover… il n’y a que ca à faire
    AMHA

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