Les réactions des montres au froid …

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12 sujets de 16 à 27 (sur un total de 27)
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  • #420003815390

    Merci pour l’info thumright

    #420003815391
    Rocca
    Membre
    Pascal a écrit:
    Tu sais ce qu’il te dit, l’original ??!?? Mr. Green

    Pascal, je reconnais bien là ton sens de l’humour ! Mr. Green

    Pascal a écrit:
    Des expériences, j’en ai fait quelques-unes, ce qui me permet de pouvoir parler de chronométrie, domaine dans lequel j’ai acquis quelques connaissances…

    Je n’en doute pas, connaissant par ailleurs ta passion de la précision et ton goût pour la belle horlogerie Wink

    #420003815392
    Pascal
    Membre

    Voilà, tu t’es bien racheté ! Wink

    #420003815393
    yoli
    Membre
    -Pierre- a écrit:
    En 1962, la NASA a commencé à tester des montres pouvant résister à des conditions extrêmes. Les tests étaient les suivants1 :
    (…)
    Basses températures : 4 heures à −18 °C.
    (…)
    Aucun problème pour la Speed, donc on doit encore avoir un peu de marge (et suite aux tests, elles étaient portée sur la combinaison, pas sous le gant et la manche) Wink

    Voilà, la messe est dite Mr. Green

    #420003815394
    Fulgurochat
    Membre

    Cas normal de la montre thermostatée au poignet (température cutanée environ 35°C au contact) : tout va bien.
    Les montres sont réglées pour environ 20°C, et les alliages à spiraux sont assez peu variables dans la plage 10°C – 50°C.

    Quand on refroidit la montre, les huiles deviennent plus visqueuses, mais cela ne rentre quasi pas en ligne de compte dans la chronométrie. Ce qui impacte le plus, c’est la variation du coefficient d’élasticité du spiral : plus il est froid, plus il est rigide et plus il rappelle fort, inversement, plus il est chaud, et plus il est mou. S’il n’y a pas d’autre effet, les montres avancent au froid et retardent au chaud. On compensait cela par des balanciers bimétalliques qui augmentaient le moment d’inertie du balancier au froid (avec une bande de laiton à l’extérieur) pour ralentir la marche, et diminuaient ce moment d’inertie au chaud, pour accélérer.

    Aujourd’hui on s’en fout littéralement : les montres ne passent plus de concours, les Nivarox / Parachrome / Silicium etc. sont relativement stables et surtout, les balanciers coupés bimétalliques sont bien trop chers.

    Les graisses chargées (au teflon, au MoS2, silice et compagnie) ont la fâcheuse tendance à se dissocier sous des températures trop basses. Dépendant des lubrifiants, en dessous de -10°C je n’exposerai pas ma montre lubrifiée avec la gamme Moebius (la 9415 n’aime pas le froid, j’ai pu tester Mr. Green )

    Rappelons nous que la température d’une montre même portée à l’extérieur ne varie pas tant que ça grâce à la proximité de notre peau, et que la coque métallique irradie longtemps après que la montre a été ôtée.
    Pour la speed les tests ne prennent pas en compte l’effet long terme des variations de température, et les montres de dotation étaient fréquemment révisées. Je ne garantirai pas que la montre exposée à des écarts similaires se comporte de façon irréprochable les semaines suivantes.

    #420003815395
    yoli
    Membre

    Les missions étaient courtes, celle d’Apollo 11 a duré 8j, le but était d’avoir des montres tenants le coup dans des situations délicates mais sur une courte période.

    Mais si on parle de réaction d’une montre au froid, l’exemple de la Speed à -18° pendant 4h en 1962, sans conséquences, reste un excellent exemple.

    #420003815396
    pastak
    Membre

    Top ton explication Fulgurochat. thumleft

    #420003815397
    Cassis77
    Membre

    Sur le site de Sinn, on peut voir que la température de l’huile n’a aucune influence sur l’avance/retard sur la plage -20 °C à + 35 °C. (L’huile spéciale Sinn serait encore plus meilleure de -30 °C à +80 °C)
    Donc aucun problème avec n’importe quelle montre au poignet ou pas à -20°C.

    température huile

    #420003815398
    browningt
    Membre
    gronoob a écrit:

    Une Longines au coffre … clown

    Au coffre la nuit et lorsqu’elle porte une autre

    #420003815399
    metropolitan
    Membre

    D’après la description de la campagne KS, la ZRC « north adventure » doit aussi résister à -40°
    Huile spéciale, traitement anti-condensation… d’ailleurs le NATO est prévu pour porter la montre au dessus des gants et de la doudoune.

    Dommage, elle arrivera trop tard pour faire des tests avec les conditions qui s’annoncent.

    #420003815400
    dabu
    Membre

    Merci Fulgurochat!

    #420003815401
    ZEN
    Membre

    Dans les épreuves de Chronométrie pour les concours, on voyait en particulier à l’Observatoire Naval de Washington, les montres ralentir aux tests de température à froid et donc avancer et inversement lors des épreuves en étuves.

    Les balanciers bimétalliques mais aussi les test faits avec l’elinvar par Charles Edouard Guillaume avec des horlogers comme Charles Rosat, Ditisheim ou Paul-David Nardin permirent de faire évoluer la précision y compris dans les variations extrêmes de températures. C’était vers 1890/1900. Nos montres ont hérité de ces recherches qui mettaient aussi en jeu les lubrifiants.

    Les concours ne servaient pas qu’à gagner des récompenses mais surtout à faire évoluer l’industrie. Cela explique que des montres anciennes puissent rester aussi précises à basse température. Pour ce qui est des garanties données à très basse température par des fabricants aujourd’hui, je recommande de faire des mesures après et avant passage une heure dans un congélateur. C’est édifiant.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

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