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- Ce sujet contient 13 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
georges zaslavsky, le il y a 14 années et 1 mois.
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4 août 2012 à 9h44 #410000085763
ZEN
MembreA la demande de plusieurs d’entre vous, voici un sujet sur les raquettes à disque excentrique dites aussi raquettes Colimaçon que l’on retrouve dans certaines marques de montres de poche et bracelets jusqu’à la fin des années 60.
Il faut pour fixer l’intention de l’inventeur de ce type de raquette car il en existe un, se souvenir que dès la fin du 19ème siècle, les manufactures se livrent une sorte de jeux de raquettes particulièrement inventif. Les américains rivalisent d’idées plus ou moins exotiques pour démontrer que le réglage de leurs montres peut être affiné de la plus ultime manière.
Si le col de cygne classique apparaît comme une solution extrêmement fiable, il n’est pas visuellement assez impressionnant pour attirer un client davantage vers une marque qu’une autre et de fait, toutes les marques ont des cols de cygne qui se ressemblent.

Col de Cygne sur Montre de poche Ulysse Nardin
Col de Cygne Omega
Col de Cygne HamiltonLa véritable création sera dans un premier temps, moins dans les cols de cygne que dans les système de porte piton et dans la recherche de procédés de nature à parfaire l’isochronisme des mouvements ( la régularité du Tic-Tac) dans toutes les positions.
Tavannes est en la matière assez pointu avec son calibre Pleïade
Raquette simple flèche Tavannes et son dispositif exclusif
Les Américains vont exploiter le « filon » de la raquette originale et en faisant des publicités très visuelles sur les mouvements de leurs montres séduire une grande partie de leur clientèle.

Raquette Elgin
Raquetterie Waltham
La raquette Hampden est une des plus réfléchies de l’horlogerie américaineEn Suisse, les manufactures s’intéressent à cet élément des calibres avec un peu de distance. Les auteurs de la fin du 19ème et les meilleurs horlogers émettent des doutes quant à l’intérêt réel de telles raquettes et observent à juste raison que les chronométriers préférent des systèmes à simple flèche à la plupart des systèmes. Plus la surface de la flèche est large et plus le contact avec le coqueret crée un frottement qui empêche le dérgéglage du mouvement.
Un Suisse pourtant, horloger à son compte à Saint Imier, imagine en 1902 et dépose en janvier 1903, un modèle de raquette qui va emporter l’engouement des manufactures hélvétiques. Hermann Roost imagine une raquette colimaçon, dans laquelle un disque excentrique permet de déplacer très lentement et très précisément la raquette vers avance ou retard en garantissant la pérennité du réglage.

Le sytème est très vite adopté par plusieurs manufactures dont Ulysse Nardin est la première …

Raquette de Roost sur un mouvement Ulysse NardinGeorges Favre Jacot voit pour son calibre Zenith ( la manufacture ne porte pas encore ce nom) un élément tout à fait intéressant et adopte cette raquette dont il achète l’exclusivité des droits d’exploitation du brevet.

Les manufactures concurrentes ne disent pas pour autant leur dernier mot et tandis que le brevet porte sur un guidage de la raquette en creux, Omega, Longines, Aegler vont exploiter un système très proche avec un guidage de la raquette en épaisseur …

Longines
Longines
Omega
AeglerLes systèmes de ces trois marques sont très proches et très proches aussi de celui exploité par Zenith et déposé par Roost en 1903. Zenith exploitera jusque dans les années 70 ce système tout en revenant parfois sur des raquettes à col de cygne classiques.
Les raquettes de ce type sur Longines, Omega ou Aegler étaient réservées à des chronomètres et si le disque est cranté et en débord des ponts de balancier, c’est simplement pour favoriser le réglage des raquettes avec la pointe de l’ongle souvent moins dangereuse que l’incitation faite auprès des possesseurs des montres de recourir eux-mêmes à un outil. Ces raquettes appartiennent au passé et aujourd’hui, jouer sur les vis implantées sur le balancier ( système Mocrostella) semble davantage reconnu.
Les raquettes excentiques à disque ont peu séduit les chronométriers lors des concours de chronométrie des observatoires, signe qu’effectivement leur apport reste limité.4 août 2012 à 11h37 #420001805958cheminal67
MembreIci sur un Revue Thommen
4 août 2012 à 12h28 #420001805959rogerw650
Membreje trouve le mouvement Longines (le premier des deux) absolument mangnifique !!!
4 août 2012 à 13h16 #420001805960Etarcos
MembreMerci beaucoup Joël, je me coucherais encore un peu moins con ce soir
Je trouve ce type de raquette très esthétique, à défaut d’être ultra-efficace.
4 août 2012 à 13h30 #420001805961jeanluc67
Membretrès intéressant j’en ai appris beaucoup !! bravo ,continuez avec de tel sujet très enrichissant
4 août 2012 à 14h04 #420001805962Tokage
MembreMiam !
Nic
las4 août 2012 à 14h24 #420001805963kiv
MembreMerci pour ce post!
Solution de came disque très séduisante sur le plan mécanique, et rendant plus accessible l’opération de réglage par le propriétaire de la montre : c’est peut-être cet aspect n’a que moyennement séduit les chronométriers, craignant qu’il ne vulgarise leur art ?
4 août 2012 à 14h52 #420001805964ZEN
MembreLa montre Revue Thommen a un calibre Aegler … Pour ce qui est des chronométriers, ils préféraient les systèmes à simple flèche en général puis à double flèche ( chez Zenith) . Les montres étaient exploitées commercialement avec des raquettes à disque et pour les concours avaient d’autres raquettes …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 août 2012 à 17h25 #420001805965kiv
Membre- ZEN a écrit:
- La montre Revue Thommen a un calibre Aegler … Pour ce qui est des chronomètrier, ils préféraient les système à simple flèche en général puis à double flèche ( chez Zenith) . Les montres étaient exploitées commercialement avec des raquettes à disque et pour les concours avaient d’autres raquettes …
Merci pour cette précision.
En y réfléchissant, on doit pouvoir obtenir une « finesse de réglage » (résolution ?) bien plus grande avec la vis de pression et le col de cygne : pour un tour de came, on déplace le suiveur (la raquette) de plusieurs mm, tandis qu’avec une vis de pression, on répartit la même course sur un grand nombre de tours de la vis…Je réfléchis candidement à voix haute : que les experts me corrigent!
4 août 2012 à 19h42 #420001805966ZEN
MembrePas faux mais le risque de fausse manoeuvre est plus grand.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 août 2012 à 19h48 #420001805967cheminal67
Membre- ZEN a écrit:
- La montre Revue Thommen a un calibre Aegler.
Donc ce n’est pas un Revue Thommen comme il m’avait été dit. Merci.
4 août 2012 à 21h02 #420001805968ZEN
MembreSi probablement mais Revue Thommen a dû se fournir chez Aegler …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).24 août 2012 à 9h51 #420001805969BRxavier
MembreSuperbe post que j’avais manqué !
Sur un sujet qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps.
Merci Zen !2 septembre 2012 à 16h21 #420001805970georges zaslavsky
Membrepost très instructif
merci pour ces superbes photos -
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