Les paradoxes du marché horloger et la crainte des détaillants

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  • #410000055223
    ZEN
    Membre

    A l’heure de Baselworld, les détaillants s’inquiètent du futur et constatent que les dés manipulés par les marques sont parfois pipés…

    Voir un détaillant qui investit sortir d’un réseau au motif qu’il ne vend pas assez alors que celui qui n’aura que deux employés et des charges réduites cassera les prix et se verra récompensé par la marque pour les volumes vendus a de quoi susciter quelques craintes…

    Les marques veulent restreindre les réseaux mais se mettent aussi à faire confiance à de nouveau détaillant qui à moindre frais ouvrent ici un corner dédié et là un espace éphémère de vente alors que le détaillant historique ne se voit rien proposer.

    Certaines marques cultivent le paradoxe à outrance. Rolex par exemple réduit les points de vente et ralentit la distribution auprès dedétaillants historiques sans se préoccuper réellement des équilibres économiques du terrain.

    Paris est un exemple criant. Pas une grande rue sans un détaillant Rolex et une enseigne de la marque … Quel équilibre entre la surdensité des réseaux et la survie des détaillants ?

    Que ferait une marque sans détaillants ? Les consommateurs qui regardent bien entendu les prix ont-il intérêt à ne chasser que celui-ci ou devraient-ils être plus attentif à l’avenir de leur détaillant ?

    Les marques enfin ne cassent-elles pas les réseaux en distribuant dans le cadre du marché gris des produits que les réseaux officiels ne savent ou ne peuvent plus vendre ?

    Un détaillant me saisit ainsi de ce problème …

    Citation :
    Que pense le consommateur de la distribution horlogère ? Est il conscient de l’effort fait par certains détaillants qui investissent pour valoriser l’horlogerie, et les marques horlogères, et de l’anéantissement de cet effort par les marques elles mêmes qui continuent à alimenter des points ventes qui n’ont pour seul objectif de récupérer quelques points de marge qui suffisent à les enrichir puisqu’ils n’ont ni charges ni investissement.

    Les marques sont elles conscientes qu’il est indispensable pour la pérennité de l’horlogerie de permettre à ceux qui investissent de continuer à pouvoir le faire sans entrave ? ou bien la raison du marché aurait elle eu raison sur celle de la pérennité ?

    Le discours des grandes marques est sans ambiguïté sur ce sujet " réduisons les points de ventes"

    La réalité est bien qu’on ferme ceux qui n’achètent pas, mais qu’on ne ferme pas ceux qui n’investissent pas et qui empêchent les investisseurs d’envisager la rentabilité de leurs investissements. La place vendôme emblème international de notre horlogerie est un bon exemple du paradoxe horloger Français ou la raison du marché à eu raison sur la pérennité.

    Quel avenir pour les réseaux de détaillants selon vous ? Les marques jouent-elles un jeu totalement transparent ?

    #420000969003
    Fokker III
    Membre

    De quelles informations disposent le consommateur ?

    Je connais le numéro de mon compte bancaire et sa situation……..
    J’ignore qui "joue le jeu", qui investit dans quoi et pour quoi/qui…

    ça va pas être simple…………….

    Wink

    #420000969004
    eddy13
    Membre

    Voici un débat intéressant !! qui pourrait si il est lu, ouvrir une réflexion saine pour le marché entre marques et détaillants.

    pour ma part je suis détaillant et en lisant ces quelques lignes je confirme que le marché à bien raison sur la pérennité des marques.

    Je rajoute aussi qu’il est bien facile pour quelques marques de se cacher derrière la législation pour justifier un manque de sélectivité .

    la conséquence est bien parlante, dans les grandes villes, les distributeurs ont aujourd’hui plus ou moins les mêmes vitrines dans un périmètre assez restreint.

    Doit on comprendre que cette modélisation du marché qui à contraint les détaillants à abandonner leur identité, serait elle la preuve d’un essoufflement de la créativité commerciale indispensable aussi à la pérennité du commerce ?

    #420000969005
    Invité
    Membre
    eddy13 a écrit:
    Voici un débat intéressant !! qui pourrait si il est lu, ouvrir une réflexion saine pour le marché entre marques et détaillants.

    pour ma part je suis détaillant et en lisant ces quelques lignes je confirme que le marché à bien raison sur la pérennité des marques.

    Je rajoute aussi qu’il est bien facile pour quelques marques de se cacher derrière la législation pour justifier un manque de sélectivité .

    la conséquence est bien parlante, dans les grandes villes, les distributeurs ont aujourd’hui plus ou moins les mêmes vitrines dans un périmètre assez restreint.

    Doit on comprendre que cette modélisation du marché qui à contraint les détaillants à abandonner leur identité, serait elle la preuve d’un essoufflement de la créativité commerciale indispensable aussi à la pérennité du commerce ?

    Merci Edouard pour cette de réponse de l’intérieur. Une question me vient à l’esprit: En tant que marque, on peut, vouloir un cadre de distribution définis de ses produits. Mais aller jusqu’à une maitrise totale???..
    Il y a, à mon humble avis une erreur: Rien ne peut remplacer la connaissance du marché qu’a le détaillant. Il sait quel produit cherche son client, comment doit se faire la vente, comment fidéliser le client. Ceci en fonction du contexte économique, social, culturel de son lieu de distribution. Une connaissance du terrain difficilement remplaçable par des études statistiques …
    Alors la tentation de la maitrise totale de la distribution ??? Certes nous connaissons quelques réussites dans le domaine, mais certainement pas dans le marché du haut de gamme qui exige, à mon sens, un contact humain de grande qualité et personnalisé.

    #420000969006
    ZEN
    Membre

    Certaines marques reviennent de la logique de la distribution intégrée… Les coûts induits sont souvent non négligeables et plus faciles à faire supporter par un tiers.

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420000969007
    Cafetao
    Membre
    ZEN a écrit:
    Certaines marques reviennent de la logique de la distribution intégrée… Les coûts induits sont souvent non négligeables et plus faciles à faire supporter par un tiers.

    Il s’agit la d’une politique que nous pouvons également constater dans l’ensemble des groupes : LVMH, PPR,…
    La tendance actuelle va a l’intégration (a tous niveaux, concept, développement, distribution..) .
    Pour ma part je travaille énormément pour ces groupes (en montage d’équipes) et aujourd’hui je remarque ces changements : de moins en moins "d’externe" au profit d’une stratégie plus "corporate"…
    Chinois

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