Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire

FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres de poche › Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire

  • Ce sujet contient 5 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par kjeldor, le il y a 18 années.
6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
  • Auteur
    Messages
  • #410000035106
    ZEN
    Membre

    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire Large-1-2197
    Ecole d’horlogerie de Genève. Mouvement chronographe « André Karlen », vers 1923

    Citation :
    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire
    Une exposition qui se tient au Musées d’art et d’histoire de Genève* retrace à travers la présentation de montres-écoles l’évolution de l’horlogerie suisse du milieu du XIXe à nos jours. Témoins de l’apprentissage du métier, elles sont le reflet des qualités horlogères d’hier et d’aujourd’hui.

    Christophe Roulet

    « L’étude des écoles d’horlogerie met en évidence le rôle primordial joué par les établissements de formation professionnelle dans le soutien et le développement de l’industrie horlogère en général. Nous proposons un point de vue original pour aborder l’histoire de ces écoles, en adoptant pour base d’observation les travaux d’élèves et les outils didactiques confectionnés à leur intention par leurs maître », expose le catalogue de l’exposition Dix écoles d’horlogerie suisses qui se tient dès cet automne 2008 au Musée d’art et d’histoire de Genève. « Les montres-écoles sont des témoins précieux de l’avancement général de la technique et de la science du temps, capables de démontrer – du seul point de vue visuel – les étapes principales de l’histoire de l’horlogerie. Car ces montres-écoles, dont la constante qualité de finition est remarquable, sont révélatrices de l’intégration des inventions et découvertes réalisées en matière de technique et de mécanique, de connaissance des métaux et des alliages, en matière également d’organisation industrielle du travail, de division des tâches, de mécanisation…. »

    Naissance de dix écoles

    C’est finalement grâce l’essor qu’a connu la branche horlogère helvétique au XVIIIe siècle que le besoin s’est fait sentir de mettre sur pied des écoles susceptibles de former des horlogers « complets ». La division du travail qui se met en place, essentiellement dans un souci de productivité, fait en effet craindre la perte d’un savoir-faire collectif du fait des lacunes de plus en plus importantes observées dans la maîtrise des techniques horlogères. Les fabricants d’horlogerie commencent ainsi à militer activement en vue de la création d’écoles destinées à combler ce manque de compétences auprès des jeunes générations. Plusieurs instituts de formation vont ainsi voir le jour, souvent par étapes, à Genève (dès 1824), Fleurier (dès 1851), La Chaux-de-Fonds (1865), Saint-Imier (1866), Le Locle (1868), Neuchâtel (1871), Bienne (1873), Porrentruy (1884) et Soleure (1884). Les apprentissages d’alors allient enseignement théorique et pratique en atelier au sein d’un programme d’études allant de trois à quatre ans. L’apprenti commence invariablement par fabriquer ses propres outils pour apprendre la précision de la mesure et la valeur du travail « bien fait ».

    L’horlogerie suisse est désormais en marche et affirme ses exigences par rapport à des écoles jugées par trop conservatrices. « Dans le dernier quart du XIXe siècle, la plupart des entreprises réclament la formation d’ouvriers, de visiteurs, de chefs d’atelier et de cadres techniques disposant de connaissances utiles à l’essor de l’ère industrielle, écrit Estelle Fallet conservatrice du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève dans le Journal des Muées d’art et d’histoire. En 1877, la conférence des directeurs d’écoles d’horlogerie suisses met en évidence la nécessité d’introduire les données du machinisme dans la formation professionnelle. Les écoles de Genève, La Chaux-de-Fonds et le Locle sont réticentes : pour elles, seule la promotion d’une horlogerie qualitative et produite de manière artisanale est à même de combattre la concurrence étrangère. Dans ce but, les écoles soutiennent l’excellence technique d’un savoir-faire traditionnel. » A la fin du siècle des classes de mécaniques vont toutefois s’ouvrir, contribuant à la modernisation de ces établissements de formation dont les équipements techniques sont assurés par les fabricants.

    Exigence, persévérance et passion

    Fort de l’expérience des décennies passées, on peut aujourd’hui raisonnablement se demander si cette dichotomie a été véritablement dépassée au sein de la profession. Les données industrielles ont certes changé mais la question essentielle de l’intervention de la main de l’homme au cœur même des pièces d’horlogerie reste d’une brûlante actualité. Les garde-temps exposés à Genève illustrent admirablement cette démarche voulant que l’apprenti fasse la démonstration de sa « patte » par la réalisation d’une pièce-école, volontiers considérée comme l’équivalent du chef-d’œuvre que devait réaliser les compagnons du Moyen Âge pour revendiquer leur statut. Aujourd’hui, les six écoles d’horlogerie encore en activité ont abandonné le passage obligé de la montre-école, sauf à Genève. Le Musée d’art et d’histoire s’est donc trouvé bien inspiré de rendre hommage à ces chefs-d’œuvre dont « la qualité des finitions, la prouesse des complications les plus abouties ont rimé avec exigence, persévérance et passion », selon les termes d’Estelle Fallet. ■

    http://journal.hautehorlogerie.org/fr/passion/collection/montres-ecoles-chefs-oeuvre-savoir-faire.html

    #420000551213
    cda
    Membre

    Voici le genre de ‘pieces imposées’ aux élèves pour l’obtention de leur diplome…

    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire 015

    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire 014

    #420000551214
    cda
    Membre

    La montre d’école d’un certain Dufour Philippe…

    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire Montreecolemvmt
    (sur une bonne vielle ébauche LeCoultre comme souvent pour les pièces d’école)

    #420000551215
    cda
    Membre

    On poursuit dans la lignée avec cette superbe montre d’école d’Eric Rochat (un patronyme célèbre dans la vallée horlogère).
    Une montre établie à une époque où il faisait surement meilleur d’être apprenti dans une école horlogère Suisse que n’importe où ailleurs en Europe.
    (une pièce bien connue des amateurs de notre ami germain encheresdelatoilevingtquatreheuressurvingtquatre)

    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire 002

    De pres, on reconnait la aussi l’agencement typique de l’ébauche QP/R LeCoultre qu’on retrouve chez les quelques maisons prestigieuses de l’époque

    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire 003

    A l’intérieur itou.
    L’élève Rochat a fait sont boulot de finissage dans les règles. Reçu !
    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire 011

    Il gagne son droit à la gloire éternelle:

    Les montres-écoles, chefs d’œuvre de savoir-faire 007

    #420000551216
    plibou
    Membre

    Que c’est beau I love you

    #420000551217
    kjeldor
    Membre

    J’en pleure tellement c’est beau, C’est digne des chefs-d’oeuvres des compagnons du TDF… Chinois

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.