FORUMAMONTRES › Forums › Nouvelles marques › Les micro-marques, Kickstarter et quelques analyses (pour insomniaques)
- Ce sujet contient 49 réponses, 19 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Hervé911, le il y a 8 années et 4 mois.
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21 mars 2018 à 9h49 #420003187281
Milannimes
Membre- Leopal a écrit:
- Personne ne sait tout faire bien, et par exemple dans mon cas j’ai tellement à apprendre… mais je progresse beaucoup ces temps-ci.
Il faut trouver les bonnes personnes pour palier à ses faiblesses, mais tout est possible. Je crois.
Pallier ses faiblesses, pas palier à…
2 juin 2018 à 18h33 #420003187282Hervé911
MembreBonjour, je relance sur cet article fort passionnant.
Notre ami Leopal vient de se lancer sur le site Kickstarter et j’espère que le succés sera au rendez-vous
.
Humber Droz aussi ce qui me fait penser que la clientèle manquerait (
) quelques peu pour ce dernier…
Donc cela fait un temps que je me demande comment aller au delà….Arriver à se faire un réseau de distribution à l’étranger demande des fonds, des contacts et la France n’est pas le pays le mieux placer pour le support de ses entreprises à l »export.
A l’heure actuelle les nouvelles marques sont de plus en plus nombreuses sur le sol Français et je pense qu’il pourrait être profitable que l’ensemble de l’horlogerie se serre les coudes pour dépasser les frontières du vieux continent.Est-il possible que l’ensemble des micro-marques s’associent pour se faire un réseau de point de vente ?
Au nord du Mexique arriver à former un groupe pour arriver à quelques choses de plus grand est culturellement impossible (c’est que m’ont dit les gens de la région, ce n’est pas mon point de vue). Mon épouse a pourtant essayé de promouvoir la méthode suzuki pour la musique, mais à chaque fois quelqu’un a voulu s’accaparer l’évènement pour son propre bénéfice au lieu de voir le véritable intérêt.C’est une réflexion que je propose à tous ceux qui anime ce forum
4 juin 2018 à 10h33 #420003187283Blinis
Membre- Hervé911 a écrit:
- Au nord du Mexique arriver à former un groupe pour arriver à quelques choses de plus grand est culturellement impossible
Il n’y a pas de cartel(s) au Nord du Mexique ?
4 juin 2018 à 10h59 #420003187284Leopal
MembrePff.
Oui, et je crois qu’ils ont un réseau de distribution au top.
- Hervé911 a écrit:
- Notre ami Leopal vient de se lancer sur le site Kickstarter et j’espère que le succés sera au rendez-vous
.
Est-il possible que l’ensemble des micro-marques s’associent pour se faire un réseau de point de vente ?
Merci pour les encouragements.

Oui j’avais pensé à ça aussi en commençant à Paris par exemple. Réunir quelques marques pour ouvrir une boutique ensemble et avoir un lieu de vente en dur, avec des frais divisés donc supportables.
Mais bon, je ne suis pas en position de proposer ça pour le moment.4 juin 2018 à 11h28 #420003187285Blinis
MembreC’est une bonne idée mais ça demande de monter une structure, que chacun d’investissent à fond et de trouver des marques qui se parlent un minimum quand même.
Et puis ça rajoute un coût non négligeable aux produits (ou ça rogne sur les marges).
Peut-être que pour commencer il faudrait creuser l’idée d’un showroom, même pas forcément permanent, ce qui permettrait déjà permettre de se faire un idée
4 juin 2018 à 18h53 #420003187286Hervé911
MembreComme le parti du PRI va perdre la présidence les cartels ont repris le sentier de la guerre (entre eux)
il y a 10 ans seulement la frontière était un problème (à cause de la proximité du plus gros consommateur de la planète
) aujourd’hui le niveau de vie au Mexique à tout de même sérieusement augmenté ce qui fait que’un nouveau marché s’est ouvert avec les conséquences ….. Si j’arrive à revenir ça me dirait bien de monter un salon pour les micro-marques
et qui soit surtout l’opposé du prix du Baselword6 juin 2018 à 20h07 #420003187287Kostik
MembreBonsoir à la communauté
J’ai souvent consulté ce forum, et voici ma première contribution : un retour d’expérience sur les micro-horlogeries, qui corrobore totalement les analyses de Nork et Bacalhaueiro.
Pour me situer, je suis un béotien en matière d’horlogerie, je ne prétends donc surtout pas donner de leçons à qui que ce soit. Juste exprimer mon avis, qui peut évidemment être critiqué

Je ne m’intéresse donc « aux montres » que depuis très peu de temps, et ce qui m’a poussé à y venir…ce sont ces fameuses micro-marques qui arrosent Facebook avec leurs publications sponsorisées. Je ne pense pas être un cas isolé, et c’est donc là un premier point très positif : ces micro-marques attirent un public nouveau et constituent, pour une partie de ce public, une porte d’entrée sur le vaste monde de l’horlogerie.
Plus spécifiquement, c’est Slow qui m’a attiré, avec sa gamme de mono-aiguilles 24h. J’ai donc acquis une Slow JO 19 (quartz, boitier acier noir & bracelet marron). J’ai beaucoup aimé le principe de cette mono-aiguille 24h et adhère à 100% avec le postulat : aujourd’hui, j’ai l’heure exacte devant les yeux presque 70% de mon temps de vie éveillé (au boulot 10h/j devant l’ordi et smartphone greffé au bout de la main)…donc aucun besoin d’une heure exacte sur ma montre. Dès lors, une montre qui match avec mon style de fringues (casual, autour du marron / bleu / gris), qui propose une approche hyper originale et très cohérente…à pas trop cher : je prends.
Pour justifier le « pas trop cher » : je prends cette montre comme un pur accessoire de mode / look. Évidemment qu’un quartz, même soit disant Suisse et soit disant assemblé en Suisse, ça ne mérite probablement pas qu’on y mettre 260 EUR à la seule considération horlogère, avec une marque sans image et qui n’utilise pas de matériaux précieux.
Et voilà un premier point : ces micro-marques peuvent occuper un créneau, une niche, avec 1 ou 2 modèles. Sans le moindre risque via crowdfunding. Là où une marque bien établie doit faire attention à son image, doit payer ses salariés et ses charges courantes, etc etc. Et aujourd’hui que la montre traditionnelle n’a plus d’utilité pour un citadin (comme je le disais, on peut consulter l’heure exacte à n’importe quel moment sur son téléphone, sa tablette, son ordi), cette stratégie de l’accessoire de look / mode fait sens, d’autant les plateformes de crowdfunding sont plutôt fréquentées, je pense, par un public assez jeune (15-40 ans).La Slow a fait un sacré effet wahou, remarquée par pas mal de monde. Après, tous n’adhèrent pas à 100%, mais globalement, avis très positifs

Mais enfin, je ne comptais pas m’arrêter là et assez vite, j’ai prospecté pour une montre mécanique. Automatique pour démarrer, cela me semblait plus facile. Avec toujours une attention particulière sur le style, que je souhaite disruptif sans être putassier.
Compte-tenu du budget que je souhaitais y allouer et du fait que je veux du neuf, la haute horlogerie était exclue. Dès lors, ETA 2xxx, Miyota 8xxx ou 9xxx, Seiko, etc. : peu importe. Pour moi, c’est blanc bonnet et bonnet blanc en ce sens que ce sont des mécanismes produits par centaines de milliers, tous fiables. Que ça batte à 3Hz ou 4Hz, peu importe, je ne passe pas mon temps à regarder la trotteuse et ce n’est pas ce critère qui, pour moi, fait la noblesse d’un mécanisme. Idem avec le nombre de « jewels ». Quant au label swiss-made…pour un produit de masse, il n’a pour moi aucune valeur. A mon sens en horlogerie, noblesse rime nécessairement et presque exclusivement avec artisanat.
Finalement, c’est une micro-marque qui a su à nouveau me séduire. J’ai opté pour une CJR Airspeed Vintage. Boitier presque tout en verre, pseudo-régulateur et look vintage : on est dans mes critères. C’est aux antipodes de la Slow en termes de sobriété, mais qu’importe, ça me plait. Une Pequignet Equus aurait pu faire le job…mais cadran trop sobre / semblable à la Slow et pas ce côté vintage que j’apprécie tant.
Cette CJR, on peut lui trouver des origines roturières (HK, mécanisme nippon et sans éclat, micro-marque pilotée comme d’hab par des designers qui se foutent de l’horlogerie comme moi des écharpes en mohair), un look affirmé mais peu raffiné, etc. mais le constat est là : elle me plait et, elle aussi, suscite l’intérêt lorsque je l’arbore.
Voilà. Pour finir, j’évoquerais mon projet horloger à court/moyen terme (évidemment suspendu à ma capacité financière) : acquérir une belle pièce d’horlogerie, avec une montre qui soit à mon goût, qui ait un look original / disruptif et qui ait un cœur ouvragé « dans les règles de l’art », avec une forte saveur d’artisanat.
Pour l’instant, c’est Nomos qui m’attire particulièrement, répondant de surcroit à mon envie d’avoir une tocante à remontage manuel (histoire d’en avoir au moins une de chaque type
).Beaucoup de « moi je » dans ce post, ce n’est pas très beau mais enfin…c’est un peu le principe du retour d’expérience après tout

Bonne soirée à tous
6 juin 2018 à 21h11 #420003187288Bacalhaueiro
MembreBonsoir,
Bienvenue sur FAM et merci pour cette contribution très intéressante. Pour un premier message, il est bien senti.
Je pense aussi que ton expérience personnelle résume fort bien cette nouvelle approche de l’horlogerie telle qu’elle nous est proposée par ces jeunes marques.
Nomos sera un grand saut si jamais tu te décides pour cette marque. Mais un excellent choix.7 juin 2018 à 9h25 #420003187289Blinis
MembreEn effet, post très intéressant et qui reflète très bien la tendance actuelle que je retrouve chez beaucoup d’amis possédant des DW et consorts (heureusement que j’en ai un qui a une Max Bill et une Longines pour sauver le lot
).Par contre, pitié, si tu pouvais éviter d’utiliser le mot « disruptif » à toutes les sauces, je t’en serai gré
D’autant plus que Nomos c’est du style Bauhaus, et ça n’a rien de « disruptif ».7 juin 2018 à 11h58 #420003187290IronMan
MembreDISRUPTIF vous avez dit ?
7 juin 2018 à 12h12 #420003187291Kostik
Membre- Blinis a écrit:
- Par contre, pitié, si tu pouvais éviter d’utiliser le mot « disruptif » à toutes les sauces, je t’en serai gré
D’autant plus que Nomos c’est du style Bauhaus, et ça n’a rien de « disruptif ».
Bonjour Blinis

« Savoir » gré et non pas « être » gré
M’enfin je suis d’accord avec toi, « disruptif », au même titre que « proactif », que les guillemets mimés avec les doigts, et sûrement quelques autres trucs du genre, sont devenus très agassants. Mea culpa

Cependant, à la réflexion, Nomos ne démérite probablement pas tant que cela l’adjectif « disruptif » : ils ont conçu et ils fabriquent leur Swing System, proposent des montres très design qui font à mon sens assez fortement évoluer le style horloger Bauhaus au sens strict (tel qu’on le trouve il me semble chez Stowa ou Junghans) le tout à des tarifs certes élevés mais pas intouchables. Du manufacture design, dans l’ère du temps, porté par une marque qui donne le sentiment d’être jeune et pleine d’audace bien loin des pachydermes Suisses et à des prix presque accessibles…c’est un ensemble disruptif (= innovant et en rupture avec le reste de l’offre du marché).
Non ?
(Tout cela n’est à prendre qu’à moitié au sérieux hein
)7 juin 2018 à 12h16 #420003187292Blinis
MembreAïe, heureusement que tu écris « agaSSant » dans ta phrase, ça me sauve presque de ma bourde
Le terme « disruptif » en lui même me hérisse le poil, qu’il soit bien employé ou non pour hêtre (
) honnête7 juin 2018 à 12h24 #420003187293Kostik
Membre- Blinis a écrit:
- Aïe, heureusement que tu écris « agaSSant » dans ta phrase, ça me sauve presque de ma bourde
Le terme « disruptif » en lui même me hérisse le poil, qu’il soit bien employé ou non pour hêtre (
) honnête
Ah punaise, bien vu
Je ne me permettrais pas d’excuser cette honteuse faute par le fait que nous évoquons une marque allemande…ce serait déplacé
Pardon. J’ai (presque) honte
7 juin 2018 à 13h20 #420003187294rotormaniac
Membre- Hervé911 a écrit:
- Bonjour, je relance sur cet article fort passionnant.
Notre ami Leopal vient de se lancer sur le site Kickstarter et j’espère que le succés sera au rendez-vous
.
Humber Droz aussi ce qui me fait penser que la clientèle manquerait (
) quelques peu pour ce dernier…
Donc cela fait un temps que je me demande comment aller au delà….Arriver à se faire un réseau de distribution à l’étranger demande des fonds, des contacts et la France n’est pas le pays le mieux placer pour le support de ses entreprises à l »export.
A l’heure actuelle les nouvelles marques sont de plus en plus nombreuses sur le sol Français et je pense qu’il pourrait être profitable que l’ensemble de l’horlogerie se serre les coudes pour dépasser les frontières du vieux continent.Est-il possible que l’ensemble des micro-marques s’associent pour se faire un réseau de point de vente ?
Au nord du Mexique arriver à former un groupe pour arriver à quelques choses de plus grand est culturellement impossible (c’est que m’ont dit les gens de la région, ce n’est pas mon point de vue). Mon épouse a pourtant essayé de promouvoir la méthode suzuki pour la musique, mais à chaque fois quelqu’un a voulu s’accaparer l’évènement pour son propre bénéfice au lieu de voir le véritable intérêt.C’est une réflexion que je propose à tous ceux qui anime ce forum

en effet, nous nous sommes déjà rapproché entre marques Françaises. La difficulté comme dans tous les groupes cest de centraliser les intérêts communs . Comme toujours, chacun pense a son business (c’est de bonne guerre) et c’est extrement compliqué de fédérer tout le monde pour aller dans le même sens . D’autre part, les stratégies de distrib sont différentes, certains s’orientent vers de la distribution en point de vente , d’autres uniquement online … les marges et les avis divergent donc …
7 juin 2018 à 13h59 #420003187295Bacalhaueiro
MembreDéjà faire un évèment du type Wind-Up avec les marques françaises et belges, voire certaines allemandes serait un bon départ.
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