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olivier_genève, le il y a 10 années et 10 mois.
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26 août 2007 à 22h55 #410000019349
ZEN
Membre- Citation :
- Les Français colonisent la Genève de la finance et du luxe
Loin du plombier frontalier ou des exilés du showbiz, de nombreux professionnels français trouvent au bord du Léman des postes à haute responsabilité. Les entreprises les convoitent parce qu’ils sont souvent meilleurs que les Suisses.
PAR ANTOINE GUINARDDans les luxueux bars à vin de la rue du Rhône, c’est de plus en plus souvent l’accent pointu parisien qui domine à l’heure de l’apéritif.
Rien d’étonnant à cela. «On constate un nombre important de Français qui viennent travailler dans la banque à Genève», relève Steve Bernard, directeur de la fondation Genève Place financière.
Un vrai changement de culture. Depuis le début de la décennie, les professionnels formés dans les grandes écoles françaises rejoignent en masse les bords du Léman. La progression en territoire suisse des deux locomotives bancaires, le Crédit Agricole et la BNP Paribas, y est peut-être pour quelque chose.
La BNP, en particulier, a lourdement investi à Genève. En octobre dernier, elle engloutissait l’UEB, finalisant une démarche de consolidation qui a débuté en mai 2006 lorsque BNP Paribas Services et BNP Paribas Private Bank ont rejoint la filiale suisse, devenue du même coup le premier centre international de private banking du groupe.
Quant à la branche suisse du Crédit Agricole, elle est en troisième position des banques étrangères en Suisse et compte 1100 employés dans le pays dont 650 à Genève. Près du quart (23%) d’entre eux sont français.
Mais la présence de ces deux porte-drapeaux de la banque française ne suffit pas, à elle seule, à expliquer la vague francophile dans les banques genevoises.
L’entrée en vigueur des accords bilatéraux a permis à la place financière de recruter plus facilement à l’étranger. Les Français, par leur proximité culturelle et géographique, sont souvent les premiers à en profiter.
S’il se refuse à parler de «francisation» de la banque genevoise, Steve Bernard constate un «accroissement d’experts français» dans l’arc lémanique.
Une tendance que confirme Emmanuelle Duneufjardin, responsable du marketing à la succursale de Genève du cabinet de recrutement Michael Page International: «Auparavant, les démarches administratives étaient beaucoup plus longues et laborieuses. Les accords bilatéraux ont clairement facilité l’arrivée des Français dans la Confédération.»
Le recrutement à l’étranger s’explique aussi par un manque d’experts locaux, alors même que plus de 2000 postes ont été créés dans la banque à Genève ces deux dernières années. « Il y a pénurie de personnel bancaire à Genève et en Suisse romande en général face à l’énorme croissance des besoins dans ce canton», confie Clément Dubois, à la BCGE.
La spécialisation des Français dans certaines branches paraît particulièrement attractive. «Les Français sont très performants dans l’ingénierie financière et les marchés des capitaux», indique Jacqueline Peker, directrice adjointe des Ressources humaines au Crédit Agricole à Genève.
Steve Bernard évoque quant à lui les «partenariats impressionnants» qu’ont certaines écoles de commerce françaises avec le monde de l’entreprise.
Pour Sylvie Grass, une Franco-Suisse qui a intégré le MBA luxe de l’Essec à Paris après un cursus initial en histoire de l’art à l’Université de Genève, les réseaux d’alumni (anciens élèves) tissés pas ces écoles jouent un rôle crucial dans la carrière professionnelle.
Après quatre ans passés chez LVMH à Madrid, elle travaille aujourd’hui pour une entreprise privée genevoise, mais son séjour parisien lui sert encore: «J’ai été contactée par des gens simplement parce que je faisais partie de l’annuaire de l’Essec!»
La banque n’est pas le seul secteur à attirer les Français vers les terres romandes comme le démontrent les présences de Bernard Fornas à la tête du groupe Cartier, de Philippe Léopold Metzger chez Piaget ou encore d’Olivier Bernheim chez Raymond Weil. Le groupe Richemond, dont le siège se situe à Bellevue (GE), occupe en son sein de nombreux Français et en compte deux dans son Conseil d’administration.
Mais pour Anne Biéler, responsable en communication à la Fondation de la haute horlogerie, cette forte proportion française est également due à la formation poussée des cadres français en communication et en marketing, des filières qui selon elle «balbutient» encore en Suisse romande.
«Le luxe appelle à des compétences particulières en terme de management que l’on ne trouve pas forcément ici», confie t-elle. La formation «Création de luxe, Métiers de l’art», lancée l’année dernière à l’université de Genève, a selon elle bien du retard.
Genève, et la Suisse en général reste donc une région particulièrement attractive pour les Français, tant par sa qualité de vie que par la renommée du secteur bancaire et des entreprises de luxe qui y prolifèrent.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les salaires suisses ne sont plus un facteur de motivation majeur: «La différence n’est pas aussi important qu’il y a 10 ans», affirme Emmanuelle Duneufjardin.
Plutôt bon signe pour Steve Bernard, pour qui la présence d’étrangers, et donc de Français dans les secteurs de pointe à Genève, traduit surtout le rayonnement international de la ville.
«C’est comme le championnat de football anglais. La forte présence de joueurs étrangers performants ne doit pas être perçue comme une menace mais plutôt comme un élément motivateur».
Portraits-biographies
Bernard Fornas (Cartier)
A 60 ans, Bernard Fornas dirige Cartier, l’un des noms les plus prestigieux du luxe. Elevé au Maroc, dans une famille impliquée dans la presse, la banque et la viticulture, il a d’abord été recruté par Procter & Gamble après avoir obtenu un MBA en management à Chicago, puis par Guerlain. Il entre ensuite chez Cartier en tant que responsable du marketing à l’international pendant 7 ans. En 1994, il y est nommé directeur du marketing international avant de reprendre la direction générale de Baume & Mercier. Il retourne ensuite chez Cartier en tant que directeur général en 2002.
François Massiera (Crédit Agricole Suisse)
Lorsqu’il arrive en Suisse en 1999, Alain Massiera a déjà une longue carrière internationale derrière lui. A la fin de ses études à Paris, en 1979, il part travailler quatre ans dans une banque anglaise à Bombay. Il entre ensuite au Crédit Agricole, et est envoyé dans la filiale du groupe en Arabie Saoudite, où il reste 6 ans, avant d’être nommé à Milan. Cinq ans plus tard, il est nommé directeur du groupe à Monaco, avant de migrer vers la Suisse. Il est aujourd’hui président de la Direction Générale du Crédit Agricole Suisse (SA), troisième banque étrangère de la Confédération.
François-Paul Journe (Montres Journe)
Artiste, concepteur horloger, ce Marseillais implanté à Genève est passionné de montres depuis l’adolescence. Diplômé de l’école d’horlogerie de Paris en 1976, il établit son premier atelier dans la capitale français en 1985 et se trouve vite sollicité par de nombreux collectionneurs. Désirant atteindre un public plus large, il créé une manufacture d’horlogerie en Suisse en 1989. Dix ans plus tard, il lance une collection de chronomètres et établit sa société, Montres Journe SA, à Genève. Le groupe possède aujourd’hui deux filiales internationales, au Japon et à Hong Kong.
Richard Lepeu (groupe Richemont)
Avec Bernard Fornas, Richard Lepeu est l’un des deux Français qui siègent au Conseil d’administration du groupe Richemont, détenu par le sud-africain Johann Rupert. Issu de Sciences Po Paris et de l’Université de Science Economique de Paris X, il débute sa carrière dans la finance avant de rejoindre Cartier en 1979. Nommé directeur administratif et financier en 1985, il prend la tête du groupe en 1995. Il est ensuite nommé directeur général exécutif chez Richemond, la maison mère, en 2001, puis remplace Jan du Plessis en 2004 au poste de directeur financier du groupe, qu’il occupe actuellement. Il devient membre du Conseil d’administration du groupe en septembre de la même année.
27 décembre 2015 à 21h31 #420000230180indienlife
MembreBonsoir,
je viens de lire le poste il est très intéressant merci de continuez a alimenter ce forum avec de quoi en apprendre toujours plus
27 décembre 2015 à 21h39 #420000230181francoisb
MembreIl faut dire aussi que vu les conditions de travail et l’ambiance dans les entreprises françaises, cela explique aussi la « fuite » des cerveaux, quoiqu’on en dise dans nos médias d’état (pas directement mais vu le pantouflage dans les conseils d’administration…).
2 de mes cousins ont fait des études « très supérieures », l’un a commencé en France puis est parti rapidement, l’autre a commencé en Allemagne, est revenu 6 mois et est reparti… ça fait plus de 10 ans pour eux, sans aucun regret.
27 décembre 2015 à 21h50 #420000230182gasteropode
MembreÇa invalide par contre sérieusement un fréquent ragnagna mortifère sur la France nulle en tout, incapable de former des gens correctement etc
27 décembre 2015 à 22h58 #420000230183Franceallemagne
MembreMerci Zen, pour une fois que l’on entend pas du French bashing… Les français restent bon dans bien des domaines
A+
FA27 décembre 2015 à 23h35 #420000230184Manivel
MembreD’un point de vue pragmatique, je dirais plutôt que la Suisse devient aussi conne que la France et que la aussi, désormais, il n’y a plus de moyens pour embaucher deux fonctionnaires ( ils font grève actuellement…) alors que des milliards sortent du chapeau des qu’une banque à un pet de travers… Ce qu’un suisse a effectivement du mal à accepter… Non pas par manque de compétence mais par conviction, chose dont un français n’a pas conscience quand la différence de salaire s’exprime en puissance de 10.
Toute ressemblance de mes propos avec la réalité ne serait que pure coincidence…
28 décembre 2015 à 1h09 #420000230185Xzf
MembreSans parler du fond, le post initial date de 2007. De l’eau a coulé sous les ponts de Genève.
28 décembre 2015 à 20h44 #420000230186Ari #1
Membre1ère nouvelle, il y a des frontaliers à Genève…Cet article serait paru il y a 20 ans je dis pas, mais là, il a quelques décennies de retard. Le phénomène est même à l’inverse dernièrement : le pourcentage de français à Genève sera à la baisse sous peu suite à l’instauration des quotas de nationalité à l’embauche.
28 décembre 2015 à 20h57 #420000230187francoisb
MembreEn France, on a aussi des quotas, mais à l’opposé
Je sais pas où ça marche le mieux… Ni d’un côté ni de l’autre ?
28 décembre 2015 à 20h59 #420000230188Pierre-Yves
Membre@indienlife, cet article a plus de 8 ans !
pour faire apparaître l’année dans la date des messages, allez dans votre Profil, puis dans Préférences.
Vous pouvez alors choisir un format date avec l’année. N’oubliez pas ensuite d’Enregistrer.29 décembre 2015 à 7h48 #420000230189Ari #1
Membre- Pierre-Yves a écrit:
- @indienlife, cet article a plus de 8 ans !
pour faire apparaître l’année dans la date des messages, allez dans votre Profil, puis dans Préférences.
Vous pouvez alors choisir un format date avec l’année. N’oubliez pas ensuite d’Enregistrer.
Pas vu la date…mea culpa alors
29 décembre 2015 à 10h54 #420000230190gasteropode
MembreEn tous cas, vu la proportion de genevois dans l’administration genevoise (et pas uniquement dans le luxe), les frontaliers de la frontière et d’ailleurs ne sont pas prêts de disparaître, quotas ou pas
29 décembre 2015 à 11h09 #420000230191Kèyz
Membre- Ari #1 a écrit:
- le pourcentage de français à Genève sera à la baisse sous peu suite à l’instauration des quotas de nationalité à l’embauche.
J’ai bien ri, merci.
@ admin : Pourrait-on lock svp ?
[edit modo : curieuse requête de la part de quelqu’un qui s’étonnait récemment de la « censure sur FAM »]
29 décembre 2015 à 16h26 #420000230192Cedric92
MembreEn effet, le monde a quelque peu changé en 8 ans : ayant été il y a quelques jours au Locle, j’ai parlé avec des anciens ouvriers de l’horlogerie à la retraite qui se désolent de voir actuellement de plus en plus d’ouvriers Suisses licenciés des manufactures pour être remplacés par des Français nettement moins coûteux… Il est vrai que les parkings des usines du Locle étaient fort pourvus en grosses berlines allemandes immatriculées dans les départements français…
De quoi alimenter un certain ressentiment chez les Suisses qui apparement vivent plutôt mal le taux de chomage de 7% de la zone (qui ferait rêver en France).29 décembre 2015 à 17h41 #420000230193olivier_genève
MembreTravaillant dans justement l’administration Genevoise, je peux vous dire que de l’eau a coulé sous les ponts depuis la parution de ce message..
Alors certes il y a bcp de frontaliers..Néanmoins, il y a eu une contraction évidente envers les frontaliers ces dernières années suite notamment aux affaires en relation avec le monde bancaire de fuites de liste clientèle privée etc..résultat je connais des banques qui refusent d’embaucher du personnel qui n’est pas domicilié sur le territoire Genevois..Concernant plus précisément l’administration Genevoise, il y a certes bcp de frontaliers, mais c’est très sectorisé, et d’après moi principalement aux HUG (hôpitaux universitaire de Genève), donc des infirmières, infirmiers, chirurgiens etc., et aussi chez les enseignants. Concernant le secteur administratif, la dernière demande de permis dans le service ou je travaille date de 2012.
Notez que le tarissement de cette main d’œuvre à plus (mais bcp) à voir avec le gouvernement français actuel qu’avec une quelconque politique Suisse/Genevoise en matière de travail…je m’explique.
Ce (super) gouvernement n’a rien trouvé de mieux qu’affilier de force les frontaliers à la CMU, ce qui pour des temps partiels peut poser la question de l’intérêt de travailler en Suisse puisque le montant à payer est indexé sur le revenu fiscal de référence… et le taux d’indexation est de 8%…et autre nouvelle super mesure de ce tjs (super) gouvernement, les français qui travaillent en suisse en temporaire, ou qui sont inscrit au chômage en France et qui font des missions en suisse, etc, eh bien maintenant l’employeur va devoir payer les charges patronales à l’URSSAF française !!! et bien évidement au niveau des charges en France soit près de 3x plus qu’en suisse… résultat, c’est carrément une catastrophe pour de nombreux employeurs suisse qui vont de fait se passer de main d’œuvre frontalières…mais bon en France on est plus à 40’000 chômeurs près…
En résumé, depuis 2012 la situation s’est dégradé. Un ami qui travaille dans l’immobilier du coté d’Annemasse m’a dit que la baisse est de 80% pour la vente de biens au dessus de 450’000 euros… alors qu’avant une maison à 800’000 euros partait en quelques semaines… fallait presque se battre pour acheter une maison proche frontière…Et dernière chose, le dernier décompte fait dans les communes de Haute-Savoie fait état d’une baisse de près de 13’000 frontaliers en moins par rapport à l’an passée. Alors il y a plusieurs raisons à ça, notamment une nécessaire mise à jour des listes qui étaient à priori obsolète.
Cependant comme Genève reverse directement au nom de la rétrocession une partie de l’impôt aux communes française qui ont des frontaliers, ça va faire mal à certaines communes ou le nombre de frontaliers aura très sensiblement baissé. Je crois qu’Annemasse a « perdu » dans l’histoire près de 2’000 frontaliers…pas rien. -
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