FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres vintages et sujets techniques › Le terrain miné des montres soviétiques ?
- Ce sujet contient 38 réponses, 18 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
PHIL71, le il y a 9 mois.
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21 janvier 2026 à 17h13 #420005065434
Tben
MembreMerci à tous pour vos réponses !
J’ai désormais une vision plus claire du sujet, et je vous remercie également pour la documentation et les redirections.Pour clore, je me permets simplement de rappeler que ce forum a avant tout une vocation pédagogique. Les aversions personnelles (évidentes et partagées) gagnent à se distinguer de l’analyse technique impartiale et journalistique.
C’est aussi ce qui, de mon point de vue de lecteur, faisait l’esprit du forum à ses débuts, tel que voulu par ZEN.23 janvier 2026 à 10h54 #420005065435raynew
Membre- altius a écrit:
- merci phil, je visiterai ton post avec plaisir, en oubliant les sarcasmes des apprentis horlogers anti russes

C’est justement à partir du moment que l’on connaît bien l’horlogerie, qu’on arrête d’acheter des montres de l’ère soviétique…
Je peux comprendre l’intérêt historique ou idéologique, mais pas horloger (techniquement et esthétiquement).
Si nous devions comparer une raketa, Vostok ou une poljot des années 60/70/80/90 à une Omega de la même époque, il n’y aurait pas photo.
C’était plutôt l’équivalent du bas de gamme européen… Je parle des anciennes, la production actuelle étant certainement chinoise.Apprentis horlogers anti russes… de mieux en mieux ce forum.
La pluralité du forum n’oblige pas à la consommation de couleuvres.23 janvier 2026 à 11h21 #420005065436Cramix
Membre23 janvier 2026 à 13h39 #420005065437William21
MembrePas trop étonnant, vu le pouvoir d’achat de l’époque. Les russes étaient certainement capables de fabriquer des montres de qualité, mais sans marché pour les écouler, ça n’offrait guère d’intérêt.
(Les cosmonautes se sont longtemps envolés avec des Speedmaster au poignet…)23 janvier 2026 à 16h29 #420005065438rbg
Membre- William21 a écrit:
- […]
(Les cosmonautes se sont longtemps envolés avec des Speedmaster au poignet…)
J’ai ouï dire que pas seulement :

(ici une Vostok Amphibian type 350)Au delà de toute considération politique, et sans refaire l’histoire, je trouve quand même que l’horlogerie russe peut avoir un certain intérêt (pour les anciennes au moins).
Pour les personnes intéressées, on trouve quelques liens/documentations sur internet qui mérite lecture, par exemple :
https://www.safonagastrocrono.club/vostok-amphibia-type-350-first-generation/23 janvier 2026 à 17h12 #420005065439William21
Membre23 janvier 2026 à 17h15 #420005065440PHIL71
Membre- William21 a écrit:
- Pas trop étonnant, vu le pouvoir d’achat de l’époque. Les Russes étaient certainement capables de fabriquer des montres de qualité, mais sans marché pour les écouler, ça n’offrait guère d’intérêt.
(Les cosmonautes se sont longtemps envolés avec des Speedmaster au poignet…)
Bonjour à tous ,
tu es mal renseigné , vu que la production Soviétique puis Russe a été écoulée à des milliers d’exemplaires non seulement dans les pays d’influence communiste mais aussi dans le monde entier .
par exemple pour Poljot (citation wikipédia ) : « Depuis les années 1960 et aujourd’hui encore, les montres de la première fabrique de montres de Moscou restent une référence en termes de montres mécaniques. Elles ont été exportées dans tous les pays d’influence communiste et sont alors considérées parmi les plus durables et résistantes au monde, une fiabilité qui amènera la marque à s’exporter dans le reste du monde dès 1964 sous le nom Poljot. »
les cosmonautes Russes ont aussi porté des Speedmaster, OK , mais le premier homme dans l’espace le 12 avril 1961,Youri Gagarine , portait une Sturmanskie fabriquée par Poljot , Alexeï Leonov qui a réalisé la première sortie extra véhiculaire dans l’espace le 19 Mars 1965 portait une Poljot Strela chronographe mouvement 3017 , les Sturmanskie chronographes et Okeah dotés des mouvements 3133/31659 ont été embarquées dans les missions suivantes:
Soyouz T-4 ( Vladimir Kovalyonok & Viktor Savinykh )
Soyouz 40 ( Leonid Popov & Dumitru Prunariu )
Soyouz T-5 ( Anatoli Berezovoy )
Soyouz T-6 ( Vladimir Dzhanibekov & Aleksandr Ivanchenkov )
Soyouz T-7 ( Leonid Popov & Aleksandr Serebrov )
Soyouz T-10 ( Oleg Atkov & Leonid Kizim & Vladimir Soloviyov )
Soyouz T-12 ( Svetlana Savistkaya )les Vostok Amphibia ont participé également à X missions spatiales …et dire que les montres Soviétique ou Russes n’ont aucun intérêt horloger , juste pour mémoire , un petit rappel sur le mouvement Vostok 2416 , automatique 3 aiguilles+date qui équipe les Komandirskie et Amphibia :
1. Fréquence d’oscillations : 19800 alternance/heure. Soit 3 hertz et demi… pas fréquent !
2. Nombre de rubis : 31 ! Alors que la plupart des montres automatiques 3 aiguilles en ont 21, 22 ou 23. Comment ce fait-ce ? Eh bien, il y en a 10 rien que dans le système de transmission du mécanisme de remontage automatique . Le même mouvement sans le remontage automatique (le Vostok 2403) n’a que 17 rubis.
3. Transmission bidirectionnelle du rotor : oui oui, il s’agit bien de la fonction que Seiko a réglée avec sa fameuse came « magic lever » toute simple. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? D’autant plus quand on sait que le système retenu par Vostok a été inventé par… Girard-Perregaux. Ca claque, non ? Il s’agit de trois roues dont chacune est pourvue d’une roue interne qui permet de tourner dans les deux sens.
4. Changement de date instantané. Vous avez bien lu ! Quel plaisir d’assister au changement de la date instantané à minuit pile, avec un petit « clic » audible mais si rapide qu’on n’a pas le temps de le voir… et d’autant plus appréciable dès lors que cette fonction, en horlogerie non russe, n’est offerte que dans des montres haut de gamme !
5. Solidité à toute épreuve. Outre l’antichoc du balancier qui est pourvu de deux vis, tout dans ce mouvement est conçu pour résister. Il y a d’ailleurs eu des publicités lors du lancement de la Komandirskie, montrant la montre malmenée de toutes sortes de façon et continuant à fonctionner normalement.
6. La tige de couronne molle. J’ai volontairement laissé pour la fin cette caractéristique si bizarroïde qu’elle est devenue très célèbre : après avoir dévissé la couronne, elle vous reste presque dans les mains : cette souplesse de la couronne, pour effrayante qu’elle soit de prime abord, est conçue comme une protection, puisque vous risquez en effet moins de la casser si vous la manipuler sans ménagement. Par contre, il faut chipoter pour faire la distinction entre les positions « règlage » et remontage » !
7. Le prix. Les Komandirskie et les Amphibia sont moins chères qu’une montre à quartz occidentale (made in china) ou qu’une montre mécanique chinoise. Et vous avez un calibre « propriétaire » ! (Ainsi qu’une page d’histoire, puisque la Komandirskie est une militaire de dotation et l’Amphibia la première plongeuse à pressurisation).
quant à la citation plus haut » la production actuelle étant certainement chinoise » …..
OK certains chronos Strela par exemple (qui ne sont d’ailleurs plus Russes mais propriété d’un Allemand basé à Munich) embarquent un mouvement Seagull ST1901, d’ailleurs très fiable et utilisé par une foultitude d’emboiteurs y compris en France , et ces chronos sont peut être entièrement assemblés en Chine (j’ai dis « peut être ? » )
on trouve encore des chronos neufs de stock Poljot ou fabriqués plus récemment en Russie par Volmax/Moscow Classic/Denissov/Strela etc…avec les mouvements 3133/31681 même si ces mouvements ne sont plus fabriqués et que les prix ont beaucoup augmenté
les Vostok sont toujours fabriquées entièrement à Chistopol , les Raketa à Saint Petersbourg, c’est d’ailleurs une des seule manufacture qui maitrise tout y compris la fabrication des spirals et balanciers .
23 janvier 2026 à 18h11 #420005065441William21
MembreIl ne s’agit pas d’être « renseigné », mais de simplement connaître l’histoire économique et la division internationale du travail après guerre.
L’industrie de biens de consommation manufacturés soviétique a été cantonnée en priorité aux marchés des pays d’obédience communiste, autrement dit ceux du COMECON, donc sans grand pouvoir d’achat. (A l’époque, la priorité était plutôt de remplir ses placards, pas de s’acheter des tocantes).
Quant au nombre d’exemplaires vendus en dehors, il est parfaitement marginal comparé à la production horlogère occidentale de l’époque.
C’est tout, et ça ne préjuge en rien de la qualité de ce que les russes fabriquaient.
La même analyse peut s’appliquer à la photographie ou à l’optique.
23 janvier 2026 à 18h39 #420005065442PHIL71
Membre- William21 a écrit:
- Il ne s’agit pas d’être « renseigné », mais de simplement connaître l’histoire économique et la division internationale du travail après guerre.
L’industrie de biens de consommation manufacturés soviétique a été cantonnée en priorité aux marchés des pays d’obédience communiste, autrement dit ceux du COMECON, donc sans grand pouvoir d’achat. (A l’époque, la priorité était plutôt de remplir ses placards, pas de s’acheter des tocantes).
Quant au nombre d’exemplaires vendus en dehors, il est parfaitement marginal comparé à la production horlogère occidentale de l’époque.
C’est tout, et ça ne préjuge en rien de la qualité de ce que les russes fabriquaient.
La même analyse peut s’appliquer à la photographie ou à l’optique.
Ok, mais je ne suis pas d’accord avec toi sur « Quant au nombre d’exemplaires vendus en dehors, il est parfaitement marginal comparé à la production horlogère occidentale de l’époque «
je n’ai pas de chiffres précis mais si l’on additionne les marques d’exportations proposant des montres complètes aux marques ayant commercialisé des montres Soviétiques , plus les différents mouvements emboités par X marques tout autour du globe , cela ne doit pas être si marginal que cela :

https://urss.watch/2021/12/02/les-marques-dexportation/
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