FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Le swatch group subit la pression du COMCO – Les Échos
- Ce sujet contient 18 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
georges zaslavsky, le il y a 14 années et 6 mois.
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13 mars 2012 à 2h49 #410000081610
benoit72
MembreJe ne vais rien vous annoncer de nouveau, mais je suis tombé sur cet articles des échos:
- Citation :
- Les réductions de livraisons de mouvements et de composants horlogers s’appliquent de manière uniforme à toutes les marques de montres, y compris à celles de Swatch Group, a déclaré lundi Nayla Hayek, la présidente du conseil d’administration du groupe biennois.
« La Commission de la concurrence (Comco) contrôle clairement tout ce que nous faisons et ce que nous livrons », a-t-elle affirmé à Reuters lors d’un entretien à l’occasion du salon horloger de Bâle (Baselworld).
« Nos marques sont dans la même situation que les autres, a-t-elle ajouté, soulignant que le groupe « applique tout ce qui lui est imposé ».
Contactée par Reuters, la Comco, autorité suisse de la concurrence, n’était pas joignable dans l’immédiat.
En juin, la commission de la concurrence a ouvert une enquête sur les livraisons de composants horlogers à la demande de Swatch Group.
Selon le communiqué publié à l’époque par la commission, les mesures provisionnelles imposaient au groupe basé à Bienne de continuer à approvisionner des tiers dans un premier temps, mais l’autorisaient à réduire les quantités à compter du premier janvier 2012.
« Après la décision (définitive) de la Comco que nous espérons favorable, nous ne serons plus forcés de fournir des mouvements mécaniques à tout le monde », a dit espérer Nayla Hayek.
La famille Hayek fustige de longue date ce qu’elle qualifie de « mentalité de supermarché » qui veut que ses concurrents viennent « se servir » dans son outil de production, faisant valoir que le groupe assume seul les risques industriels.
La présidente du conseil d’administration de Swatch Group s’est néanmoins montrée positive pour l’industrie horlogère suisse en 2012.
« Nous attendons une croissance entre 5 et 10% pour l’industrie horlogère suisse dans son ensemble, et pensons que celle de Swatch Group se situera dans cette fourchette, voire peut-être au-dessus si la situation en Europe et au Moyen-Orient ne se détériore pas », a-t-elle affirmé.
Nayla Hayek s’est par ailleurs dite satisfaite des performances des marques de Swatch Group à Baselworld, le salon qui réunit cette semaine les grandes marques de l’horlogerie suisse.
« Les gens sont contents, les affaires sont bonnes », a-t-elle commenté, sans donner davantage de détails.
Source: Les échos.fr (http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/reuters_00432549-swatch-reduit-uniformement-ses-livraisons-de-composants-300914.php)
13 mars 2012 à 3h27 #420001658893benoit72
MembreA cet article j’ajouterais une question pour nos experts en montres:
Comment un avenir est possible pour les emboiteurs que nous connaissons tous?
Tel est le cas par exemple pour Stowa qui est une petite structure, qui emboite et modifie les mouvements s’ils n’ont plus accès a ce précieux silicium de Swatch?
Un partenariat avec Rolex? Seiko?
Comment envisagez vous ce type de situation?
Cordialement.
13 mars 2012 à 9h22 #420001658894galaad
MembreJe crois que Jörg Shauer, le boss de Stowa, a racheté une unité de production de mouvements allemande, Durowe, et a déjà commencé à les emboîter dans ses montres.
Mais il est sûr que nous allons assisté à des mariages contraints pour les emboîteurs hors du swatch Group.
13 mars 2012 à 9h36 #420001658895cesar
Membreje ne m’inquiete pas pour monsieur Schauer.
le durowe est un véritable plus pour son entreprise
13 mars 2012 à 9h53 #420001658896TMaverick
MembreBah peut-être que Tudor devra s’équiper en mouvement chez Rolex…
13 mars 2012 à 10h39 #420001658897MONTEMONT
Membre- cesar a écrit:
- je ne m’inquiete pas pour monsieur Schauer.
le durowe est un véritable plus pour son entreprise
Oui, mais fait il lui même son spiral, à mon avis non, et c’est là où ça pose problème…
13 mars 2012 à 14h57 #420001658898benoit72
MembreC’est ce que je pense aussi, justement, c’est pour cela que j’ai posé cette question des spiraux en silicium, comment envisager cette possibilité de ne plus déservir les concurrents du Swatch Group en spiraux…
Car sans parler de Stowa, c’etait aussi à titre d’exemple, mais cette meme question pourrait se poser pour B&R, Sinn, Archimède… exce tera…
Quel avenir? Comment pallier à ce manque de spiraux?
13 mars 2012 à 20h20 #420001658899Lassiwala
MembreCertains emboiteurs se sont déjà tournés vers d’autres fournisseurs qui vendent des « copies » d’ETA, comme Sellita. C’est par exemple ce qu’Oris fait…
D’autres, plus haut de gamme et qui en ont les moyens (techniques, économiques et industriels) se (re)mettent à faire leurs propres mouvements. Exemple : Breitling. Avec au passage un gain de notoriété et une hausse des prix plus que sensibles.
Après reste la question des spiraux… Il me semble que si celui-ci venait d’Asie, cela n’enlèverait (légalement) rien au coté « swiss made » de la montre, non ?
Mon petit commentaire sur l’article :
- Citation :
- [swatch group]assume seul le risque industriel
. Quelqu’un peut me dire quel risque industriel il y a a produire de l’ETA à la chaîne ???
13 mars 2012 à 20h23 #420001658900km’rol
Membre- TMaverick a écrit:
- Bah peut-être que Tudor devra s’équiper en mouvement chez Rolex…
Je ne vois pas Rolex se tirer une balle dans le pied de la sorte , s’équiperont plutôt en myota ou racheterons un indépendant dans le besoin
13 mars 2012 à 20h46 #420001658901galaad
Membre- MONTEMONT a écrit:
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- cesar a écrit:
- je ne m’inquiete pas pour monsieur Schauer.
le durowe est un véritable plus pour son entreprise
Oui, mais fait il lui même son spiral, à mon avis non, et c’est là où ça pose problème…
Me suis donc trompé, le problème du spiral reste donc entier.
Mais pourquoi avoir fait l’acquisition de Durowe s’il manque cette pièce si difficile à usiner ?13 mars 2012 à 21h32 #420001658902benoit72
Membre- Lassiwala a écrit:
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Mon petit commentaire sur l’article :
- Citation :
- [swatch group]assume seul le risque industriel
. Quelqu’un peut me dire quel risque industriel il y a a produire de l’ETA à la chaîne ???
J’avoues que ce passage m’avait égallement fait doucement sourire, sans doute ils pensent qu’ils ont une responsabilité pour leur marque et leurs clients/concurrents lors d’une possible erreur de fabrication d’un mouvement, mais bon… comme tu l’as cité, fabriqué en nombre depuis longtemps… le risque est vraiment mineur!
13 mars 2012 à 21h39 #420001658903MONTEMONT
Membre- galaad a écrit:
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- MONTEMONT a écrit:
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- cesar a écrit:
- je ne m’inquiete pas pour monsieur Schauer.
le durowe est un véritable plus pour son entreprise
Oui, mais fait il lui même son spiral, à mon avis non, et c’est là où ça pose problème…
Me suis donc trompé, le problème du spiral reste donc entier.
Mais pourquoi avoir fait l’acquisition de Durowe s’il manque cette pièce si difficile à usiner ?
Le durowe n’est rien d’autre qu’un unitas 6498 modifié : http://www.durowe.com/en/neues-werk-durowe.php
14 mars 2012 à 11h49 #420001658904Le Jules
MembreAprès « l’Etat, c’est moi », de Louis XIV, voici « l’ETA, c’est moi », de Nayla Hayek
14 mars 2012 à 12h41 #420001658905MONTEMONT
Membre- Le Jules a écrit:
- Après « l’Etat, c’est moi », de Louis XIV, voici « l’ETA, c’est moi », de Nayla Hayek
14 mars 2012 à 13h13 #420001658906fdm44
Membre- benoit72 a écrit:
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- Lassiwala a écrit:
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Mon petit commentaire sur l’article :
- Citation :
- [swatch group]assume seul le risque industriel
. Quelqu’un peut me dire quel risque industriel il y a a produire de l’ETA à la chaîne ???
J’avoues que ce passage m’avait égallement fait doucement sourire, sans doute ils pensent qu’ils ont une responsabilité pour leur marque et leurs clients/concurrents lors d’une possible erreur de fabrication d’un mouvement, mais bon… comme tu l’as cité, fabriqué en nombre depuis longtemps… le risque est vraiment mineur!
Mais non les gars
, vous faîtes fausse route.Le risque Industriel, c’est le risque dû au nécessaire investissement industriel dû à l’usure des machines notamment.
Le risque est de devoir remplacer des machines, des pièces, etc. en les amortissant sur une certaine durée sans avoir la certitude de pouvoir les amortir sur cette durée, dans l’hypothèse où leurs concurrents qui utilisent actuellement des pièces ETA peuvent aller à la concurrence, Chinoise par exemple (…), ou trouver des solutions internes sans devoir avertir Swatch Group de leurs décisions.
Quant à nous, acheteurs de montres de concurrents du Swatch Group qui emboîtent de l’ETA, le risque est d’être contraints à moyen ou long terme de se voir remplacer lors de futures révisions ou réparations des pièces ETA par des pièces venant d’on ne sait où…
Nic
las -
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