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- Ce sujet contient 28 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Etarcos, le il y a 15 années et 2 mois.
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7 août 2011 à 12h52 #410000074017
ZEN
MembreNés à la fin du 19ème siècle, les concours de chronométrie ont perduré jusqu’en 1968. Le quartz et l’évolution des réglements des concours qui récompensait quasiment toutes les marques ont fait jeter l’éponge par les plus grandes manufactures et pour ce qui concerne l’observatoire de Neuchatel, l’abandon par Zenith mit un point final au concours que les autres manufactures s’empressent elles-aussi d’abandonner.
Dès lors la précision scientifiquement démontrée ne sera plus jamais un argument de vente et même si aux bulletins de marche certifiant la précision de l amontre observée par un organisme indépendant se voit remplacé par une norme certifiée par le COSC et la délivrance d’un certificat de chronomètre, la recherche des marques se sera plus orientée vers la chronomètrie comme elle le fut jusqu’à la fin des années 60.
Le chronométrier tenait une place à part dans les manufactures, souvent un peu isolé . Il vivait parfois en ascète comme l’expliqauit le fils de l’un d’entre eux, en communion avec son métier et ses pièces 7 jours sur 7.
Un chronomètrier à l’établi en 1966Le chronométrier utilisait des calibres emboités dans des « contours » sorte de pièces en bois ou en aluminium avec parfois un accés par une ouverture sur la raquette afin de pousser le réglage jusqu’à la quasi perfection. Le travail du chronométrier pouvait durer des mois pour présenter au concours organisé par les observatoire de Genève ou Neuchâtel des séries de pièces aptes à décrocher un premier prix.

Le réglage pouvait ‘saccompagner de la conception de raquettes tout à fait particulière et parfois uniques où des raquette faites en un seul exemplaire , à la main permettait d’aller de plus en plus loin dans les réglages…

Modèle unique de raquette faite à la mainLes chronmètriers apportaient des innovations technologiques reprises parfois ensuite dan sla fabrication des pièces dans un cadre commercial et en série. C’est le cas par exemple de la double flèche mise au point par Charles Fleck et qui servit notamment dans le calibre 5011 tutulaire du record absolu de précision …

Version concours du 5011 de Zenith
Version commerciale du calibre 5011Charles Thomann fils de chronométrier, explique dans osn livre que son père se rendait à pieds à plus de 20 kilomètres pour livrer à l’observatoire ses pièces et cela y compris en plein hiver. Il explique que pour les concours de l’Observatoire de Kew Teddington près de Londres, les chronomètriers exigeaient parfois de transporter eux-même les pièces afin de leur éviter des chocs ou des pertes ce qui après des mois de travail est assez compréhensible.
Le travail du Chronomètrier était scientifique et comme les pièces lors des épreuves étaient placées dans des étuves puis au froid, c’est parfois la chambre froide du boucher qui hébergeait les pièces de concours lors des tests faits par le chronomètrier.
Le réglage des pièces se faisait avec en référence des régulateurs de parquet à partir des années 24/25 installés dans des chambres à pression constante pour réduire les erreurs.Les pièces de chronométrie de type concours sont évidemment rare même si les manufactures les ont en partie ou bradées ou jetées dans les années 70 alors qu’elles étaient considérées comme ne valant rien. Fort heureusement tout ne fut pas jeté et quelques rares pièces circules pour les plus passionnés et les privilégiés qui les trouvent… Elles recèlent des centaines d’heures de travail dans leur histoire… Un autre concept de l’horlogerie.
On termine évidemment sur mon Graal … Un double prix de chronométrie en 1924 et 1925 en catégoriie Bord et poche au concours de chronométrie de l’observatoire de Neuchatel.
7 août 2011 à 13h18 #420001443310BRxavier
MembreMerci pour cet article, très intéressant. C’était une autre époque.
7 août 2011 à 16h50 #420001443311Polo75
MembreZen, tes articles et les photos qui les accompagnent sont vraiment passionnants, merci de nous faire partager ces documents!
Comme si on ne passait pas suffisamment de temps sur FAM
7 août 2011 à 18h34 #420001443312ZEN
MembreMerci !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 août 2011 à 18h57 #420001443313Maël56
MembreMerci pour tous ces articles qui sont super agréable à lire et très instructifs
Pardon Zen pour mon effronterie et (peut-être mon ignorance), mais le spiral bleu que tu nous montre sur cette photo:

ne serait il pas en Silicium?? (matière moderne et de couleur bleue en horlogerie, auquel cas la photo serait récente et représentative d’un autre modèle.Ce que je dis n’a sûrement aucun intérêt, mais comme je me pose la question, peut-être d’autres se la poseront et comme le seul à pouvoir répondre, c’est toi, bah voilà…
7 août 2011 à 19h22 #420001443314ZEN
MembreNon c’est un spiral en acier bleui de 1924.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 août 2011 à 19h46 #420001443315l’ébat de coin
MembreMerci pour cet article . Quand je pense que le calibre 135 a reçu 5 fois un premier prix … J’en reste tout chose …
7 août 2011 à 20h24 #420001443316jonath
MembreMerci pour cet article passionnant Zen.
8 août 2011 à 8h02 #420001443317georges zaslavsky
MembreLa très grande époque des chronométrier, toute une époque. Ah noter qu’à ce jour Omega et Zenith sont les deux seules manufactures ayant remporté le plus grand nombre de prix et concours d’observatoire en chronométrie devant Rolex et toutes les autres marques suisses. Merci de l’article
8 août 2011 à 8h15 #420001443318St Ex 2/33
MembreMerci Zen pour ce passionnant éclairage.
Il semblerait que ces dernières années des tentatives pour « relancer » ces concours aient eu lieu mais sans
qu’il y ait eu le succès ou le retentissement escompté…..Penses tu que l’argument de la précision chronométrique ait encore un sens en 2011 dans le monde horloger
et crois tu qu’il soit encore véritablement invoqué par les marques en quête de légitimité?
Bien cordialement
8 août 2011 à 8h51 #420001443319ZEN
MembreEn 2007, j’ai partagé avec la conservatrice du musée du Locle l’idée de relancer en 2009 un concours de chronomètrie. Hélas, nous n’avons pu maîtriser jusqu’au bout cette initiative qui a été reprise sans le dynamisme ni la connaissance historique nécessaires à en faire un prolongement de ce qu’étaient les concours avant 1968.
En outre, il avait été écrit dans le réglement que seul le gagnant verrait sa position rendue publique avec la conservation du secret pour les autres. Ce processus ne fut pas respecté puisqu’un journal a publié tous les résultats, humiliant par là-même ceux qui étaient classés. Ce journaliste a intégré le jury et pour avoir soulevé des questions sans doute jugées fort désagréables coté Suisse, on n’a pas jugé bon de me solliciter pour participer au jury 2011 en se gardant bien d’ailleurs de m’en prévenir, il est vrai que je n’ai pas accepté de passer sous contrôle et que le Français un peu isolé que j’étais n’a pu effacer l’envahissement certainement ressenti par certains. Je l’ai vécu ainsi.
L’évènement est devenu un sujet de la presse locale et encore, l’incapacité chronique des Suisses septuagénaires à communiquer dans les médias modernes va enliser le nouveau concours et je ne suis pas le seul participant à avoir été remercié. J’avoue en être finalement soulagé dès lors que l’idée qui nous a été pillée a été dénaturée. Je ne vois plus l’intérêt des marques et manufactures à y participer.
De fait, le concours a perdu de son intérêt et ce n’est pas ainsi qu’il fallait en exploiter la suite. Songez donc que personne ne fut capable de faire une vraie manifestation dédiée à la chronométrie ( je parle d’une vraie ). Le sujet reste passionnant mais appartient à l’histoire et s’arrête en 1968. Les marques ont fait évoluer leur communication et la précision n’est plus un sujet qui hante les esprits. L’acheteur d’une montre mécanique achète autre chose s’il veut une précision absolue, il achète une montre radio pilotée. Il détient ainsi au poignet les même moyens que les observatoires.
Ce concours n’a donc plus d’intérêt que celui que lui donnent les médias vraiment lus et suivis. C’est à dire pratiquement aucun. Pour avoir vu de l’intérieur comment les choses se font, cela ne m’étonne pas.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).8 août 2011 à 8h57 #420001443320St Ex 2/33
MembreMerci ZEN
Pour ta part sais tu également si « l’expérience » des anciens chronométriers a fait l’objet de transmissions?
j’ai toujours pensé que des « sommes de savoirs » risquent de se perdre avec le décès de ces hommes de l’art si on n’a pas pris soin de consigner leurs souvenirs…;.
Mais bon c’est vrai que ce qui est « immatériel » et non monnayable immédiatement…;
8 août 2011 à 9h02 #420001443321ZEN
MembreTrès peu de transmission. J’ai interviewé l’un d’entre eux qui a 83 ans mais la plupart ne sont plus de ce monde.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).8 août 2011 à 9h08 #420001443322St Ex 2/33
MembreDommage….
Existe t-il des ouvrages répertoriant les différents types de calibres avec leurs spécificités utilisés pour les chronomères
(qu’ils soient de marine,de poche de poignets)?8 août 2011 à 9h14 #420001443323ZEN
MembreIl existe des ouvrages mais ils partent dans tous les sens . Il y en a deux très bon pour Ulysse Nardin, le Charles THOMANN autobiographique, après, ce sont des extraits dans plusieurs livres…
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