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27 octobre 2006 à 7h07 #410000009331
ZEN
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- Le luxe ne connaît pas la crise
27/10/06
DE NOTRE CORRESPONDANTE À MILAN.
L’année 2006 s’annonce comme un bon millésime pour le luxe. Porté notamment par la forte croissance mondiale et l’explosion du nombre de riches, le marché total connaîtra un développement de 8 % à 10 %, pour monter à environ 160 milliards d’euros, prévoit Claudia d’Arpizio, du cabinet de consultants Bain & Co. en Italie. C’est ce qui ressort d’une étude de conjoncture qu’elle a dirigée pour la cinquantaine de marques de luxe italiennes réunies au sein du groupement Altagamma. Quant aux prochaines années, elles seront, sans surprise, placées sous le signe de la Russie, de l’Inde et de la Chine, où les achats de luxe devraient progresser au rythme de 20 %, 25 % et 50 % par an respectivement.Selon cette étude, les ventes de produits de luxe sur la planète ont atteint 146 milliards d’euros en 2005, déjà en hausse de 9 % par rapport à 2004. La bonne santé de cette industrie se reflète dans le fait que 85 % des entreprises ont enregistré une croissance l’an passé, contre 80 % un an plus tôt. Parmi les grands gagnants du marché, 20 % d’entreprises stars ont enregistré plus de 20 % d’augmentation de leurs ventes.
Santé insolente de la maroquinerie
Les Etats-Unis restent le premier pays client pour les produits de luxe, à 52 milliards d’euros en 2005. Il se développe de façon soutenue (+ 9 % en 2005), avec une nette domination des marques européennes et la poursuite de l’engouement pour les accessoires. L’Europe ressent les effets de la reprise économique : le marché, d’une valeur de 50 milliards d’euros, s’est accru de 7 % en 2005. Il profite aussi d’un flux accru de touristes, alimenté par la Russie, la Chine et l’Inde. Le Japon a confirmé pour sa part sa place de troisième débouché mondial, à 23 milliards d’euros en 2005, en hausse de 11 %.La croissance la plus fulgurante est venue de l’Asie-Pacifique (+ 16 %), même si les ventes dans cette zone restent encore modestes, à 15 milliards d’euros. Mais la région promet des lendemains qui chantent aux grandes marques, lorsqu’on considère la progression enregistrée en Chine (+ 70 %) et en Inde (+ 25 %).
L’habillement féminin a montré des signes de forte reprise en 2005, avec une croissance de 9 %, mais tout de même un peu moins que l’habillement masculin, en hausse de 11 %, notamment sous la poussée des nouveaux marchés où les achats de vêtements formels sont très importants. Dans la lingerie, le segment mode est en plein boom, alors que les marques spécialisées sont en crise. Le secteur gagnant reste la maroquinerie, qui affiche une santé insolente (18 % de croissance en moyenne en 2005, mais plus de 20 % en Asie et aux Etats-Unis). La chaussure et l’horlogerie ont toutes deux affiché dans le même temps des progressions de 11 % et la joaillerie de 12 % avec un engouement pour le segment « superluxe ». En revanche, la parfumerie et les cosmétiques, marchés plus mûrs, n’ont vu leurs ventes augmenter que de 4 % chacun.
MARIE-LAURE CITTANOVA
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